jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2200052 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 mai 2022 et le 10 mai 2023, M. A B, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 mars 2019 par laquelle le recteur de région académique de Guadeloupe a refusé de lui verser l'intégralité des indemnités REP et REP+ ;
2°) d'enjoindre au recteur de région académique de Guadeloupe de lui verser la somme de 2 199,77 euros au titre de l'indemnité REP et REP+.
Il soutient que la décision attaquée méconnaît le principe d'égalité devant la loi dès lors qu'aucun motif ne justifie la différence de traitement qu'il subit en tant qu'enseignant remplaçant, à savoir le non versement de l'intégralité des indemnités REP et REP+, par rapport aux enseignants titulaires de postes fixes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, la rectrice de l'académie de la Guadeloupe conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que l'unique moyen soulevé est inopérant et non fondé.
Par une ordonnance du 17 août 2023 la clôture de l'instruction a été fixée au 29 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2015-1087 du 28 août 2015 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sollier,
- les conclusions du rapporteur public, M. Sabatier-Raffin,
- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, professeur des écoles titulaire remplaçant, rattaché administrativement à Saint-Martin, a été admis à la retraite à sa demande à compter du 1er septembre 2018. Par courriel du 13 février 2019, il doit être regardé comme ayant sollicité le versement de l'intégralité des indemnités de sujétions REP et REP + pour la période du 1er juillet 2016 au 31 août 2018, qu'il déclare n'avoir touchées que partiellement. Par courriel du 22 mars 2019, dont M. B demande l'annulation, le recteur de région académique de Guadeloupe a rejeté sa demande.
2. D'une part, aux termes de l'article 1er du décret n° 2015-1087 du 28 août 2015 portant régime indemnitaire spécifique en faveur des personnels exerçant dans les écoles ou établissements relevant des programmes " Réseau d'éducation prioritaire renforcé " et " Réseau d'éducation prioritaire " : " Une indemnité de sujétions est allouée aux personnels enseignants () exerçant dans les écoles ou établissements relevant du programme "Réseau d'éducation prioritaire renforcé", dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de l'éducation nationale. () " Selon l'article 3 de ce même décret l'attribution de l'indemnité prévue à l'article 1er est subordonnée à l'exercice effectif des fonctions dans une école ou un établissement y ouvrant droit.
3. En l'espèce, M. B soutient que la décision attaquée méconnaît le principe d'égalité dès lors qu'il n'a reçu qu'un versement partiel des indemnités mensuelles REP et REP + auxquelles il avait droit, selon lui, qui auraient été calculées comme des indemnités journalières, alors que ses collègues titulaires de postes fixes reçoivent l'intégralité de ces indemnités. Toutefois, il résulte des dispositions précitées que les indemnités REP et REP + sont versées au prorata des jours de remplacement effectivement réalisés par les titulaires remplaçants dans les zones concernées. M. B, qui se borne à produire ses fiches de paie pour la période du 1er juillet 2016 au 30 avril 2018, ne justifie pas avoir effectivement réalisé pendant l'intégralité des mois de cette période des remplacements dans des établissements situés en zone REP et REP+, alors même, par ailleurs, qu'il ressort de ses échanges de courriels avec l'administration qu'il n'aurait effectué de tels remplacements que pour une partie des mois de février, mars, avril, mai et juin 2018. Par suite, la différence de traitement invoquée par M. B entre les professeurs titulaires remplaçants et les professeurs titulaires de postes fixes, exerçant effectivement leurs fonctions pour l'intégralité du mois, est en rapport direct avec l'objet des indemnités litigeuses et n'est pas manifestement disproportionnée. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B, à la rectrice de région académique de Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Le Roux, conseillère,
Mme Sollier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.
La rapporteuse,
Signé
M. SOLLIER
Le président,
Signé
S. GOUÈSLa greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. CETOL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026