jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2200066 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 23 août 2021, le 19 février et le 29 mai 2022 au tribunal administratif de Guadeloupe, puis transmis et enregistrés au greffe du tribunal administratif de Saint-Martin le 27 juin 2022, ainsi que des mémoires, enregistrés le 2 juillet, le 25 septembre 2022 et le 11 septembre 2023, Mme B A, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme 2 675 euros résultant de deux saisies administratives à tiers détenteur émises les 22 février et 22 juillet 2021 par le comptable public du SCOM de Saint-Martin correspondant aux cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 et de taxe foncière au titre des années 2019 et 2020 ;
2°) de lui rembourser la somme de 1 125,90 euros résultant de la saisie administrative à tiers détenteur du 22 février 2021 ou de reporter cette somme pour le paiement de la taxe foncière à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2022 ;
3°) de condamner l'Etat à la réparation de son préjudice moral et de son préjudice financier.
Elle soutient que :
- elle a payé ses cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2016, s'élevant à 2 441 euros, par un chèque de 2 441 euros et un excédent de 623 euros ; il en résultait un trop-perçu fiscal de 623 euros à reporter sur l'année suivante ;
- elle a payé ses cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017, s'élevant à 2 507 euros, par deux acomptes versés en 2018 d'un montant total de 1 628 euros ; compte tenu du trop-perçu fiscal de 623 euros de l'année précédente et d'un versement par un chèque de 191 euros, la dette fiscale restante s'élève à 65 euros ; le montant mis à sa charge par la saisie administrative à tiers détenteur du 22 février 2021 est exagéré ;
- la saisie administrative à tiers détenteur du 22 février 2021 est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle lui a été transmise par son employeur par mail ;
- la majoration des cotisations de taxe foncière au titre de l'année 2019 doit être annulée dès lors que la mise en demeure de la payer n'est apparue sur son espace " impôts.gouv " que le 9 juin 2020 ;
- la majoration des cotisations de taxe foncière au titre de l'année 2020 doit être partiellement annulée si elle porte sur la totalité de ces cotisations alors qu'elle en a réglé la moitié le 7 octobre 2020 ;
- la majoration des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 doit être annulée dès lors qu'elle a été calculée sans prendre en considération les acomptes versés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 16 février, le 2 mai et le 14 septembre 2022, le directeur régional des finances publiques de Guadeloupe conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu partiel à statuer sur la requête et au rejet du surplus des conclusions.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur du 22 juillet 2021 sont irrecevables faute d'avoir fait l'objet d'une réclamation préalable ;
- la somme de 731,10 euros mise à la charge de la requérante par la saisie administrative à tiers détenteur du 22 juillet 2021 en vue du recouvrement de la taxe foncière de l'année 2020 a fait l'objet d'une restitution d'office le 1er avril 2022 ;
- les cotisations de l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2016 ne sont pas comprises dans la saisie administrative à tiers détenteur litigieuse ;
- les acomptes versés en 2018 concernaient l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 ; la requérante ne peut se prévaloir du crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CMIR) mis en place pour l'année 2018 ; elle n'établit pas qu'elle a versé une somme de 814 euros ; le solde de l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 non réglé s'élève à 966,90 euros, comprenant des majorations de retard d'un montant de 87,90 euros ;
- les cotisations de taxe foncière au titre de l'année 2019 ont été réglées en retard ; la requérante reste redevable de la majoration de retard d'un montant de 149 euros ;
- les cotisations de taxe foncière au titre de l'année 2020, s'élevant à 1 506 euros, dont 75 euros de majorations de retard, ont été réglées à hauteur de 753 euros ; la requérante reste redevable d'un montant de 828 euros.
Par trois courriers du 29 août 2023, Mme A a été invitée à régulariser ses conclusions indemnitaires en application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 22 août 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 septembre 2023.
Un mémoire présenté pour Mme A a été enregistré postérieurement à la clôture de l'instruction, le 2 novembre 2023, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts de Saint-Martin ;
- le livre des procédures fiscales de Saint-Martin ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sollier,
- les conclusions du rapporteur public, M. Sabatier-Raffin,
- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A a reçu deux saisies administratives à tiers détenteur émises aux dates respectives du 22 février et 22 juillet 2021 pour des montants respectifs de 1 943,90 euros et 731,10 euros. Par la présente requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la décharge des obligations de payer mises à sa charge par ces actes ainsi que la restitution des sommes indûment versées ainsi que la condamnation de l'Etat à la réparation de ses préjudices moral et financier.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction de la requête, par un avis de remboursement du 1er avril 2022, prononcé la restitution d'un montant de 731,10 euros correspondant à un excédent de versement de taxe foncière au titre de l'année 2020. Les conclusions de la requête à fins de restitution sont, dans cette mesure, devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense à l'encontre des conclusions à fin de décharge dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur du 22 juillet 2021 :
3. Aux termes de l'article 281 du livre des procédures fiscales de Saint-Martin : " I. Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics compétents mentionnés à l'article 252 doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / Les contestations ne peuvent porter que : / 1° Soit sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° Soit sur l'existence de l'obligation de payer, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués, sur l'exigibilité de la somme réclamée, ou sur tout autre motif ne remettant pas en cause l'assiette et le calcul de l'impôt. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés, dans le premier cas, devant le juge de l'exécution, dans le second cas, devant le juge de l'impôt tel qu'il est prévu à l'article 199 / II. 1. Les contestations relatives au recouvrement prévues par le I peuvent être formulées par le redevable lui-même ou la personne solidaire. Elles font l'objet d'une demande qui doit être adressée, appuyée de toutes les justifications utiles, en premier lieu, au directeur territorial des finances publiques compétent pour la collectivité de Saint-Martin. / 2. La demande prévue par le 1 doit, sous peine de nullité, être présentée au chef de service compétent dans un délai de deux mois à partir de la notification de l'acte si le motif invoqué est un vice de forme ou, s'il s'agit de tout autre motif, dans un délai de deux mois après le premier acte qui permet d'invoquer ce motif. / 4. Le chef de service compétent se prononce dans un délai de deux mois à partir du dépôt de la demande, dont il doit accuser réception. / Si aucune décision n'a été prise dans ce délai ou si la décision rendue ne lui donne pas satisfaction, le redevable doit, à peine de forclusion, porter l'affaire devant le juge compétent tel qu'il est défini à l'article 281. Il dispose pour cela de deux mois à partir : / a. soit de la notification de la décision du chef de service ; / b. soit de l'expiration du délai de deux mois accordé au chef de service pour prendre sa décision. / La procédure ne peut, à peine d'irrecevabilité, être engagée avant ces dates. Elle doit être dirigée contre le comptable chargé du recouvrement. "
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que Mme A a demandé au tribunal la décharge de l'obligation de payer la somme de 731,10 euros résultant de la saisie administrative à tiers détenteur du 22 juillet 2021 sans avoir, au préalable, saisi l'administration d'une réclamation. L'acte contesté comporte la mention de l'existence et du caractère obligatoire, à peine d'irrecevabilité d'un éventuel recours juridictionnel, de cette réclamation préalable, ainsi que les délais dans lesquels le contribuable doit la présenter à l'administration. Par application des dispositions précitées, la fin de non-recevoir opposée par le directeur régional des finances publiques de Guadeloupe doit être accueillie. Par suite, les conclusions à fin de décharge de l'obligation de payer mise à sa charge par la saisie administrative à tiers détenteur du 22 juillet 2021 ne sont, pas recevables et, par suite, ne peuvent être que rejetées.
Sur les conclusions à fin de décharge dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur du 22 février 2021 :
En ce qui concerne les droits
5. En premier lieu, aux termes de l'article 281 du livre des procédures fiscales de Saint-Martin, dans sa version applicable au litige : " I. Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics compétents mentionnés à l'article 252 doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / Les contestations ne peuvent porter que : / 1° Soit sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° Soit sur l'existence de l'obligation de payer, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués, sur l'exigibilité de la somme réclamée, ou sur tout autre motif ne remettant pas en cause l'assiette et le calcul de l'impôt. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés, dans le premier cas, devant le juge de l'exécution, dans le second cas, devant le juge de l'impôt tel qu'il est prévu à l'article 199. "
6. En l'espèce, si la requérante soutient que la saisie administrative à tiers détenteurs du 22 février 2021 lui a été irrégulièrement notifiée par le biais d'un courriel de son employeur, un tel moyen, qui se rattache à la régularité en la forme de l'acte de poursuite, ne saurait être utilement soulevé par le requérant à l'appui de la contestation, devant le juge administratif, de son obligation de payer.
7. En second lieu, la requérante soutient qu'elle a réglé les cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 par le biais de deux acomptes de 814 euros, d'un chèque de 191 euros et d'un excédent de 623 euros dont elle bénéficiait au titre de l'année 2016 et reporté pour l'année litigeuse, et que le solde restant dû s'élève ainsi à 65 euros. En l'espèce, il résulte de l'instruction que les cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 auxquelles Mme A a été assujettie s'élevaient, en droits, à 2 507 euros, et en pénalités, à 87,90 euros. Si la requérante produit un avis de remboursement du 2 février 2018 de 623 euros sur lequel elle a coché la case correspondant à l'affectation de cette somme au règlement d'une autre dette, elle n'établit pas avoir effectivement adressé ce document à l'administration fiscale. En outre, il résulte du tableau comptable produit par la requérante elle-même que cette somme a été affectée au règlement des cotisations d'impôt sur le revenu de l'intéressée au titre de l'année 2016, qu'elle n'établit pas avoir payé en une seule fois par un chèque de 2 441 euros. Par ailleurs, la requérante ne justifie pas avoir versé un chèque de 191 euros à l'administration fiscale pour le paiement des cotisations de l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017. Par suite, le solde restant dû de ces cotisations s'élève, en droits, au montant principal de 2 507 euros diminué des acomptes dont il est établi qu'ils ont été effectivement versés par l'intéressée, d'un montant total de 1628 euros, soit à 879 euros.
En ce qui concerne les pénalités
8. En premier lieu, aux termes de l'article 1730 du code général des impôts de Saint-Martin : " Donne lieu à l'application d'une majoration de 10 % tout retard dans le paiement des sommes dues au titre de l'impôt sur le revenu, des taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties, (). / 2. La majoration prévue au 1 s'applique : / a. Aux sommes comprises dans un rôle qui n'ont pas été acquittées dans les quarante-cinq jours suivant la date de mise en recouvrement du rôle, sans que cette majoration puisse être appliquée avant le 15 septembre pour les impôts établis au titre de l'année en cours ; () ".
9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que le solde des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017, mises en recouvrement le 15 août 2018, s'élève à 879 euros. Il est constant que la requérante ne s'est pas acquittée de cette somme avant la date limite de paiement, le 1er octobre 2018. En application des dispositions précitées, l'administration fiscale pouvait appliquer aux cotisations litigieuses une majoration de 10 % pour retard de paiement. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le montant des pénalités, s'élevant à 87,90 euros, a été établi sans prendre en considération les acomptes versés.
10. En deuxième lieu, il est constant que la date limite de paiement des cotisations de taxe foncière au titre de l'année 2019 auxquelles Mme A a été assujettie, d'un montant de 1 488 euros, était fixée au 15 octobre 2019, qu'elle a été mise en demeure de payer cette somme par un acte du 9 juin 2020 publié sur son espace personnel " impôts.gouv " et que celle-ci s'en est acquittée par deux versements en date du 13 août et du 5 octobre 2020. Par suite, en application des dispositions citées au point 8, l'administration fiscale pouvait appliquer aux cotisations litigieuses une majoration de 10 % pour retard de paiement, soit de 148,8 euros. Toutefois, il est constant que cette dernière a infligé à Mme A une majoration de retard de 149 euros. Par suite, la requérante est fondée à demander la décharge de l'obligation de payer les cotisations de taxe foncière au titre de l'année 2019 à hauteur de 20 centimes d'euros.
11. Si la requérante soutient que l'administration fiscale avait consenti à annuler cette majoration de retard, elle n'en justifie pas par la production d'échanges de mail dans lesquels cet engagement n'apparaît pas.
12. En troisième et dernier lieu, il est constant que les cotisations de taxe foncière au titre de l'année 2020 auxquelles Mme A a été assujettie s'élevaient à 1 506 euros, que la date limite de paiement était fixée au 15 octobre 2020 et que la requérante s'est partiellement acquittée de cette somme le 7 octobre 2020, à hauteur de 753 euros. Par suite, en application des dispositions citées au point 5, l'administration fiscale pouvait appliquer aux cotisations litigieuses restantes, d'un montant de 753 euros, une majoration de 10 % pour retard de paiement, soit de 75,30 euros. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le montant des pénalités, s'élevant à 75 euros, a été établi sur la base d'un montant ne prenant pas en considération l'acompte versé.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est fondée à demander la décharge de l'obligation de payer 1 943,90 euros qu'à hauteur de 20 centimes d'euros.
Sur les conclusions à fin de restitution :
14. D'une part, il résulte de l'instruction que la requérante a été prélevée sur ses salaires de mars, d'avril et d'août 2021 d'une somme totale de 1 943,90 euros afin de régler la saisie à tiers détenteur litigieuse. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 qu'il y a lieu d'enjoindre à l'Etat de restituer à Mme A une somme de 20 centimes d'euros.
15. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 7 que la requérante n'est pas fondée à demander la restitution des acomptes versés pour le règlement des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017.
Sur les conclusions indemnitaires :
16. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser ".
17. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () " Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, des conclusions tendant au versement d'une somme d'argent sont irrecevables.
18. En l'espèce, Mme A demande au tribunal de condamner l'Etat à réparer les préjudices qu'elle estime avoir subis en raison d'un acharnement fiscal. Dans le cadre de sa requête, l'intéressée ne justifie cependant pas du dépôt d'une demande indemnitaire préalable auprès de l'Etat. Elle a donc été invitée, par un courrier du 29 août 2023, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en produisant la demande d'indemnisation adressée à l'Etat ainsi que la preuve de sa réception. En dépit de cette demande de régularisation, Mme A n'a produit aucun élément tendant à établir l'existence d'une demande indemnitaire et par suite d'une décision la rejetant.
19. En deuxième lieu, en dépit d'un courrier du greffe du 29 août 2023 par lequel Mme A a été invitée à régulariser ses conclusions indemnitaires par le chiffrage de cette demande, ainsi que le prévoit l'article R. 612-1 précité, l'intéressée n'a pas procédé à cette régularisation.
20. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent () à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. () ".
21. En l'espèce, Mme A, invitée, par un courrier du 29 août 2023, à régulariser ses conclusions par la présentation de ces conclusions par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 du code de justice administrative, n'a pas procédé à cette régularisation.
22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme A doivent être rejetées comme irrecevables.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de restitution de la requête à concurrence de la restitution mentionnée au point 2 du présent jugement.
Article 2 : Mme A est déchargée de l'obligation de payer les sommes réclamées par la saisie administrative à tiers détenteur du 22 février 2021 à concurrence d'une somme de 20 centimes d'euros.
Article 3 : L'Etat restituera à Mme A la somme de 20 centimes d'euros.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à Mme A, au directeur régional des finances publiques de Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Le Roux, conseillère,
Mme Sollier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.
La rapporteuse,
Signé
M. SOLLIER
Le président,
Signé
S. GOUÈSLa greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. CETOL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026