jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2200084 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GENESIS |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré et des pièces complémentaires, enregistrés le 23 août 2022, le 25 août 2022 et le 7 septembre 2022, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, demande au tribunal d'annuler la décision du 7 mars 2022 par laquelle le président du conseil territorial de la collectivité de Saint-Martin a délivré un permis de construire à Mme B C, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours reçu le 22 avril 2022.
Il soutient que :
- la décision méconnaît le plan de prévention des risques naturels de 2021 ;
- la décision méconnaît l'article UG 8 du règlement du plan d'occupation des sols de Saint-Martin.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2022, la collectivité de Saint-Martin, représentée par Me Benjamin, conclut au rejet du déféré et à ce que soit mise à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable ;
- les autres moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à Mme B C, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme de Saint-Martin ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Mahé, rapporteure publique,
- et les observations de Me Benjamin, représentant la collectivité de Saint-Martin, et les observations de Mme C.
Une note en délibéré présentée par Mme C a été enregistrée le 9 novembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 7 mars 2022, transmis au contrôle de légalité le 4 avril 2022, le président du conseil territorial de la collectivité de Saint-Martin a délivré à Mme C, au nom de la collectivité, un permis de construire pour le réaménagement et l'extension d'une construction existante et la création d'un niveau supplémentaire, sur la parcelle cadastrée BR 202, située au 41 rue Round the pond, sur le territoire de la collectivité de Saint-Martin. Par un courrier reçu le 22 avril 2022, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin a demandé au président du conseil territorial de la collectivité de Saint-Martin de retirer le permis de construire litigieux avant le 7 juin 2022. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé sur ce recours gracieux. Par la présente requête le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le président du conseil territorial de la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin a accordé un permis de construire à Mme C, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense par la collectivité de Saint-Martin :
2. En premier lieu, par un arrêté du 7 janvier 2022 publié au recueil des actes administratifs spécial n° 971-2022-006 du 7 janvier 2022, M. A, en tant que secrétaire général de la préfecture de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, a reçu une délégation de signature du préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin à l'effet de signer toute décision relevant des attributions de l'Etat dans la collectivité de Saint Martin. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir tirée de ce que l'auteur du déféré, en l'espèce M. A, ne disposerait pas d'une délégation de signature du préfet délégué à Saint Martin doit être écartée comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". La collectivité de Saint-Martin fait valoir que le déféré préfectoral est irrecevable dès lors qu'il n'était accompagné d'aucune pièce. Toutefois, par des pièces complémentaires le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin a produit l'acte attaqué et a, par conséquent, régularisé sa requête. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative doit être écartée.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 61-14 du code de l'urbanisme de Saint-Martin : "En cas de déféré du représentant de l'Etat dans la collectivité ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir, le représentant de l'Etat dans la collectivité ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou un permis de construire, d'aménager ou de démolir. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article R. 421-7 du code de justice administrative : " () Lorsque la demande est présentée devant le tribunal administratif de Guadeloupe (), ce délai est augmenté d'un mois pour les personnes qui ne demeurent pas dans la collectivité territoriale dans le ressort de laquelle le tribunal administratif a son siège. () ". Aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. / Lorsque dans le délai initial du recours contentieux ouvert à l'encontre de la décision, sont exercés contre cette décision un recours gracieux et un recours hiérarchique, le délai du recours contentieux, prorogé par l'exercice de ces recours administratifs, ne recommence à courir à l'égard de la décision initiale que lorsqu'ils ont été l'un et l'autre rejetés. ".
5. En application de ces dispositions, il appartient au préfet, en cas d'exercice par lui d'un déféré, ainsi qu'à l'auteur d'un recours contentieux, quand ceux-ci sont dirigés contre une décision relative à un certificat d'urbanisme, une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou un permis de construire, d'aménager ou de démolir régie par le code de l'urbanisme de Saint-Martin au sens de l'article 61-14 de ce code, d'adresser au greffe de la juridiction où le déféré ou le recours contentieux a été enregistré une copie du certificat de dépôt de la lettre recommandée adressée à l'auteur du document d'urbanisme ou de la décision contestée et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation. En outre, si ce recours a été précédé d'un recours administratif qui a eu pour effet de conserver le délai de recours contentieux, doit également être transmise au greffe de la juridiction concernée une copie du certificat de dépôt de la lettre recommandée afférente au recours administratif ou toute autre modalité de notification présentant des garanties équivalentes.
6. En l'espèce, il est constant que le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin a notifié par lettre recommandée avec accusé de réception son déféré et son recours gracieux à la titulaire de l'autorisation, ainsi que son déféré à la collectivité, auteur du permis litigieux. Si le préfet délégué n'a pas transmis au greffe de la juridiction une copie du certificat de dépôt de la lettre recommandée attestant de la notification de son recours gracieux à la collectivité de Saint-Martin, il justifie en revanche avoir déposé à la collectivité ledit recours. En effet, ce dépôt est attesté par l'apposition sur ce recours d'un tampon humide au nom de la collectivité de Saint-Martin portant la date du 22 avril 2022. Ainsi, les modalités de notification auxquelles le préfet délégué a eu recours présentent des garanties équivalentes à celles d'un envoi en recommandé avec accusé de réception et n'étaient pas de nature à priver l'autorité publique des garanties prévues par l'article 61-14 du code de l'urbanisme de Saint-Martin. En application des dispositions combinées des articles R. 421-1 et R. 421-7 du code de justice administrative, ce recours gracieux, qui a été exercé dans le délai initial de trois mois du recours contentieux ouvert contre le permis de construire du 7 mars 2022, a eu pour effet de proroger le délai de recours contentieux. Le silence gardé par l'administration pendant deux mois à compter de la date de réception du recours gracieux a fait naître une décision implicite de rejet, en application de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet disposant dès lors d'un délai franc de trois mois à compter de la naissance de la décision implicite de rejet de son recours gracieux pour exercer un recours contentieux, sa requête enregistrée le 23 août 2022 n'est, par conséquent, pas tardive. Par suite, les fins de non-recevoir tirées de la méconnaissance des dispositions de l'article 61-14 du code de l'urbanisme de Saint-Martin et de la tardiveté de la requête doivent être écartées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, en vertu de l'article L. 562-1 du code de l'environnement, l'Etat élabore et met en application des plans de prévention des risques naturels prévisibles, en particulier pour les inondations et les tempêtes, qui ont notamment pour objet de délimiter les zones exposées aux risques, en tenant compte de leur nature et de leur intensité, d'y interdire les constructions ou la réalisation d'aménagements ou d'ouvrages ou de prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être réalisés, utilisés ou exploités. L'article L. 562-4 du même code précise que : " le plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé vaut servitude d'utilité publique. Il est annexé au plan d'occupation des sols, conformément à l'article L. 126-1 du code de l'urbanisme () ".
8. Il se déduit de ces dispositions que les prescriptions d'un plan de prévention des risques naturels prévisibles, élaboré par l'Etat conformément aux articles L. 562-1 et suivants du code de l'environnement, destinées notamment à assurer la sécurité des personnes et des biens exposés à certains risques naturels et valant servitude d'utilité publique, s'imposent directement aux autorisations de construire, sans que l'autorité administrative ne soit tenue de reprendre ces prescriptions dans le cadre de la délivrance du permis de construire. Il incombe à l'autorité compétente pour délivrer une autorisation d'urbanisme de vérifier que le projet respecte les prescriptions édictées par le plan de prévention et, le cas échéant, de préciser dans l'autorisation les conditions de leur application.
9. En l'espèce, il n'est pas contesté que le terrain d'assiette du projet se situe en zone rouge du plan de zonage réglementaire du plan de prévention des risques naturels de l'aléa cyclonique de la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin approuvé par l'arrêté préfectoral n°2021-252 du 3 novembre 2021, correspondant notamment aux zones urbanisées ayant " un aléa submersion marine et choc mécanique des vagues de référence fort ". Est admise en zone rouge " l'extension par surélévation visant uniquement à la mise en sécurité des bâtiments existants à vocation de lieux de sommeil, sous condition de requalification du rez-de-chaussée dans une optique de réduction de la vulnérabilité des personnes (création d'une zone refuge), sans augmentation de la capacité d'hébergement, et ce sous condition de pérennité du bâtiment vis-à-vis du choc mécanique des vagues et des affouillements ; cette extension ne doit pas excéder 25 % de la surface plancher et est plafonnée à 50 m2. Des adaptations limitées à ce plafonnement peuvent être décidées par délibération du conseil exécutif motivée par des impératifs techniques ou par la nécessité d'accueillir les habitants d'un immeuble collectif, à condition que l'agrandissement n'ait pas pour objet ni pour effet de créer de logement supplémentaire ".
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la construction existante, qui a une surface de 123 m2, avait notamment une vocation de lieu de sommeil dès lors qu'elle est décrite par la pétitionnaire comme une maison d'habitation familiale. Il ressort des pièces du dossier de demande du permis en litige que le projet prévoit une extension par surélévation de cette construction existante en créant un niveau supérieur d'une surface de 128 m2. Cette extension, qui est composée d'une cuisine, d'une salle à manger, d'un séjour, de deux salles de bains, de quatre chambres et de trois terrasses couvertes est qualifiée de " maison " dans la note de présentation du permis de construire litigieux et peut ainsi être considérée comme ayant pour effet de créer un logement supplémentaire. Par conséquent, la construction autorisée augmente la capacité d'hébergement de la construction préexistante. De plus, il ne ressort d'aucune pièce du dossier, que cette surélévation vise uniquement à la mise en sécurité du bâtiment existant, ni que le rez-de-chaussée ait été requalifié en zone de refuge dans une optique de réduction de la vulnérabilité des personnes ou encore qu'elle ne porte pas atteinte à la pérennité du bâtiment vis-à-vis du choc mécanique des vagues et des affouillements. Par suite, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin est fondé à soutenir que la demande de permis de construire méconnaît les dispositions précitées du règlement du plan de prévention des risques naturels de la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin.
11. En second lieu, aux termes de l'article UG 8 du règlement du plan d'occupation des sols de la collectivité de Saint-Martin concernant l'implantation des constructions les unes par rapport aux autres, sur une même propriété, liées par un acte authentique : " les constructions sont implantées à au moins 6 mètres les unes par rapport aux autres ".
12. En l'espèce, s'il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse, que la construction litigieuse se situe sur une parcelle où sont construits d'autres bâtiments, le préfet ne soutient toutefois aucunement, et il ne ressort d'aucune pièce du dossier, que l'ensemble des biens construits sur cette parcelle appartiennent au même propriétaire et sont ainsi liés par un acte authentique. Par suite, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin ne peut utilement soutenir que la demande de permis de construire méconnaît les dispositions de l'article UG 8 du règlement du plan d'occupation des sols de la collectivité de Saint-Martin et le moyen doit être écarté comme inopérant.
13. Il résulte de ce qui précède que le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin est fondé à demander l'annulation du permis de construire délivré à Mme C le 7 mars 2022, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le président du conseil territorial de la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin a accordé un permis de construire à Mme C et la décision implicite de rejet du recours gracieux du 22 avril 2022 sont annulés.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, au préfet de la Guadeloupe, à la collectivité de Saint-Martin et à Mme B C.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Basse-Terre et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.
La rapporteure,
Signé
J. D
Le président,
Signé
S. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026