LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA108-2200092

Tribunal Administratif de St Martin — Décision N° TA108-2200092

mercredi 28 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de St Martin
SectionTribunal Administratif de St Martin
N° DossierTA108-2200092
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantGUILLAUME-MATIME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 août 2022 et le 23 septembre 2022, M. B dit A D, représenté par Maître Loïse Guillaume-Matime, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 8 juillet 2022, par laquelle le préfet délégué, représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, lui a fait obligation de quitter le territoire avec délai de trente jours et lui a fait interdiction de retour pendant un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans l'attente du jugement au fond à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision est susceptible d'être exécutée à tout moment ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée dès lors que :

- le dispositif de la décision du 8 juillet 2021 ne reprend pas les motifs de l'acte relatifs au refus de régularisation ;

- elle méconnait l'article L.423-7 du CESEDA dès lors qu'il prouve participer à l'entretien et l'éducation de son enfant ;

- elle méconnait également son droit à mener une vie privée et familiale normale ;

. l'intérêt supérieur de l'enfant, qui a été confié à l'ASE en raison de la santé défaillante de la mère, est méconnu ;

. la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;

- les décisions qui en découlent sont également entachées d'irrégularités pour les mêmes motifs ;

- de plus, il bénéficie de la protection absolue prévue par l'article L.611-3 ;

- l'interdiction de retour n'est pas motivée ;

- il existe un risque pour sa santé en cas de retour dans son pays :

- enfin, les moyens en défense opposés par le préfet sont inopérants.

Par un mémoire en défense, enregistrés le 12 septembre 2022, préfet délégué, représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 31 août 2022 sous le numéro 2200091 par laquelle M. D demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Lubino, greffière d'audience, M. E a lu son rapport.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'aide juridictionnelle :

1. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

3. Si M. B dit A D, né le 11 juin 1964 à Pilate (Haïti), de nationalité haïtienne, entré illégalement en juillet 2005 sur le territoire, père d'un enfant français, fait notamment valoir la méconnaissance de l'article L.423-7 du CESEDA, l'atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences des décisions attaquées sur sa situation personnelle, il résulte de l'instruction que les allégations selon lesquelles M. D, qui ne fait état d'aucun emploi à la date de la décision attaquée et ne justifie d'aucunes ressources, contribuerait à l'entretien et l'éducation de la jeune C ne sont pas suffisamment établies par les pièces du dossier.

4. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Par suite, les conclusions de M. D aux fins de suspension de l'exécution des décisions attaquées doivent, en l'état de l'instruction, être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de procès.

O R D O N N E :

Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. D est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B dit A D et au préfet délégué, représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.

Décision rendue publique le 28 septembre 2022 par mise à disposition au greffe.

Le juge des référés,

Signé :

O. E

La greffière,

Signé :

L. Lubino

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière, par délégation,

Signé :

Lucette Lubino

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions