lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2200102 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL DURIMEL & BANGOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2022, Mme B, représentée par Me Durimel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin lui a fait obligation de quitter le territoire national dans un délai de trente jours, à fixer le pays à destination duquel elle pourra être éloignée et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre, au représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin de lui délivrer, à titre principal, une autorisation provisoire de séjour et à titre subsidiaire, d'instruire sa demande, dans un délai de quinze jours, à compter de la notification du présent jugement, sous une astreinte de 150 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que sa demande de délivrance d'un titre de séjour n'a pas été instruite ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir saisi la commission du titre de séjour en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les dispositions des articles L. 423-23 et 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnait l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2023, le préfet de la Guadeloupe conclut au rejet de la requête. Il soutient qu'aucun des moyens soulevé n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gouès.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante de nationalité dominicaine, est née le 4 octobre 1972 à La Romana (République dominicaine). Elle est entrée irrégulièrement sur le territoire français le 1er décembre 1999, selon ses dires. Le 8 mars 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour mention vie privée et familiale auprès de la préfecture de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Le 22 juillet 2022, le représentant de l'Etat dans les collectivités Saint-Barthélemy et de Saint-Martin lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée et à prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, si l'arrêté attaqué du 22 juillet 2022 ne contient pas, dans son dispositif, de référence à une décision portant refus de délivrer un titre de séjour à Mme B, il ressort toutefois sans ambiguïté des motifs de cette décision que le préfet délégué a examiné la situation de la requérante au regard de son droit au séjour, il dispose notamment explicitement que " la délivrance du titre de séjour lui est refusée ". L'arrêté litigieux doit ainsi être regardé comme comportant également une décision de refus de délivrance d'un titre de séjour à la requérante. Cette simple erreur matérielle n'est pas de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée et la requérante n'est ainsi pas fondée à soutenir que la décision serait entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet délégué n'aurait pas adopté de décision lui refusant explicitement la délivrance d'un titre de séjour.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ".
4. Toutefois, il résulte négativement des dispositions de l'article L. 443-1 du même code, que les dispositions du chapitre relatif à la commission du titre de séjour et à sa saisine obligatoire n'étant pas applicables dans la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin, le préfet délégué n'avait pas à saisir cette commission de la situation de Mme B avant de se prononcer sur son droit au séjour sur le territoire français. Par suite, ce moyen est inopérant et doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, les décisions litigieuses énoncent, avec une précision suffisante et dépourvue de caractère stéréotypé, les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles reposent. Ainsi, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". De plus, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
7. En l'espèce, si Mme B soutient être entrée sur le territoire français le 1er décembre 1999, elle n'établit pas une telle ancienneté en l'absence de preuves de sa présence précédant l'année 2010. De plus, elle n'atteste pas de la continuité de son séjour en France dès lors que d'une part, son passeport dominicain, valable du 31 octobre 2017 au 31 octobre 2023, présente un compostage d'entrée sur l'île de Saint-Martin via l'aéroport de Sint-Marteen le 13 janvier 2018 et d'autre part, qu'elle ne produit pas dans la présente instance de pièces relatives notamment aux années 2011, 2013, 2015. En outre, la requérante, ne saurait se prévaloir de sa relation de concubinage avec un compatriote en situation régulière, dont elle ne démontre la réalité par le versement d'aucune pièce et elle ne conteste pas que l'identité de son concubin est inconnue au regard du fichier national des étrangers de France. Par ailleurs, la signature par la requérante d'un contrat de travail à durée déterminée du 5 au 31 août 2017 se saurait suffire à caractériser une insertion professionnelle particulière sur le territoire. Enfin, l'intéressée n'est pas dépourvue d'attaches fortes dans son pays d'origine où résident, selon ses propres termes, l'intégralité de sa famille dont ses deux enfants majeurs. Dans ces conditions, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin n'a pas porté une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme B en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire français. Il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni, en tout état de cause, des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Lorsqu'elle envisage de prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger, l'autorité préfectorale n'est tenue, en application de ces dispositions, de recueillir préalablement l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration que si elle dispose d'éléments d'information suffisamment précis et circonstanciés permettant d'établir que l'intéressé présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une telle mesure d'éloignement, et alors même que l'intéressé n'a pas sollicité le bénéfice d'une prise en charge médicale en France.
9. En l'espèce, la requérante, qui se prévaut de la fragilité de son état de santé, verse à l'instance des pièces médicales diverses, notamment des ordonnances pour des soins orthopédiques et kinésithérapiques qui ne mentionnent pas d'affections particulières. D'une part, ces certificats médicaux ne permettent pas d'établir que l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et d'autre part, qu'elle ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié en République dominicaine. Au surplus, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment du procès-verbal d'audition établi par les services de la police nationale du 24 septembre 2019 que l'intéressée ait porté à la connaissance de l'administration, préalablement à l'intervention de la décision litigieuse, des éléments précis et circonstanciés quant à la nature et la gravité de ses problèmes de santé justifiant que le préfet saisisse pour avis le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration avant d'édicter l'obligation de quitter le territoire français litigieuse. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. En quatrième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est opérant qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, de sorte que ce moyen, en tant qu'il est dirigé contre la portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays le pays de renvoi :
11. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. En se bornant à se prévaloir des dispositions précitées de manière générale, sans produire dans la présente instance d'éléments probants à l'appui de ses allégations, la requérante n'établit pas qu'un retour en République dominicaine lui ferait encourir personnellement et effectivement des risques de mauvais traitement. Au surplus, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que Mme B ait effectué à ce titre une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiées et apatrides. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français./ Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
14. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour prononcer à l'encontre de Mme B, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans le représentant de l'Etat s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit dès lors que l'intéressée n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7. Ainsi, le représentant de l'Etat n'était pas placé dans une situation de compétence liée pour assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement datant du 24 septembre 2019, qu'en dépit de sa durée de présence en France, qu'elle n'y établit pas la nature et l'ancienneté de ses liens et que la délivrance de son précédant titre de séjour avait fait l'objet d'un signalement par le préfet délégué relativement à des suspicions de fraudes, suspicions que l'intéressée a confirmé dans le procès-verbal d'audition établi par les services de la police nationale le 24 septembre 2019. Dans ces conditions, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant une interdiction de retour d'une durée de deux ans à l'encontre de Mme B. Par suite, ce moyen doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris au titre de l'injonction et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et Saint-Martin
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Biodore, conseillère,
Mme Sollier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.
Le président,
signé
S. GOUÈSL'assesseure la plus ancienne,
signé
V. BIODORE
La greffière,
signé
A. CETOL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et Saint-Martin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. CETOL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026