mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2300175 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELAS JURISCARIB |
Vu la procédure suivante :
Par une saisine, enregistrée le 9 décembre 2023, la Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin , représentée par Me Nicolas, défère au tribunal comme prévenu d'une contravention de grande voirie M. A B et conclut à ce que le tribunal :
1°) au titre de l'action publique, constate que les faits établis par le procès-verbal dressé le 11 avril 2023 constituent une contravention de grande voirie prévue et réprimée par l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques et condamne par suite M. B au paiement de l'amende prévue par les dispositions de l'article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques ;
2°) au titre de l'action domaniale, ordonne à M B la remise en état des lieux sans délai, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, à compter de quinze jours suivant la notification du présent jugement ;
3°) mettre à la charge de M. B les entiers dépens en application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) mettre à la charge de M. B la somme de 6 000 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Elle soutient que :
- un officier de police judiciaire territorialement compétent sur le quartier de Grand-Case à Saint-Martin, a constaté, le 7 mars 2023, sur le territoire de la commune de Grand-Case, que M. B, gérant de l'établissement Max's Place, occupe sans droit ni titre une partie du domaine public maritime, occupation caractérisée par la présence d'une structure en bois ainsi que de tables et de chaises sur une superficie de 11, 4 m² (5,70 mètres de long et 2 mètres de large) ; ces faits ont fait l'objet d'un procès-verbal de contravention de grande voirie en date du 11 avril 2023 ;
- ces faits sont constitutifs d'une contravention de grande voirie, prévue et réprimée à l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques.
La procédure a été communiquée à M. B, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le procès-verbal de contravention de grande voirie du 11 avril 2023 ;
- le certificat constatant la notification du procès-verbal, comportant invitation à produire une défense écrite.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gouès, président,
- les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public,
- et les observations de Mme C, pour la COM de Saint-Martin.
Considérant ce qui suit :
1. Un procès-verbal de contravention de grande voirie a été dressé le 11 avril 2023 à l'encontre de M. B par un officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale, en raison de la présence non autorisée, sur la parcelle cadastrée AS 280, située 56 boulevard de Grand Case, d'une structure en bois de restauration, ainsi que des tables et des chaises, sur une superficie de 11,4 m². Ce procès-verbal a été notifié à M. A B, gérant de l'établissement Max's place, par remise en main propre le 20 avril 2023. Le président du conseil territorial de Saint-Martin défère au tribunal, comme prévenu d'une contravention de grande voirie, M. A B.
Sur les infractions :
2. En premier lieu, d'une part, en vertu de l'article LO 6313-1 du code général des collectivités territoriales : " Les dispositions législatives et réglementaires sont applicables de plein droit à Saint-Martin, à l'exception de celles intervenant dans les matières qui relèvent () de la compétence de la collectivité en application de l'article LO 6314-3. () ", aux termes duquel figure notamment " le droit domanial et des biens de la collectivité ". Aux termes de l'article LO 6313-4 du même code : " Les lois, ordonnances et décrets intervenus avant l'entrée en vigueur de la loi organique n° 2007-223 du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer dans des matières qui relèvent de la compétence des autorités de la collectivité peuvent être modifiés ou abrogés, en tant qu'ils s'appliquent à Saint-Martin, par les autorités de la collectivité selon les procédures prévues par le présent livre. / Lorsqu'elles usent de la faculté qui leur est offerte par le premier alinéa, les autorités de la collectivité doivent prononcer l'abrogation expresse de la disposition législative ou réglementaire précédemment en vigueur et procéder à l'édiction formelle d'une nouvelle disposition. ". Il résulte de la combinaison de ces textes, que les dispositions législatives ou réglementaires adoptées avant l'entrée en vigueur de la loi organique n° 2007-223 du 21 février 2007, et qui régissent un domaine qui relève de la compétence de la collectivité en application de cette loi organique, restent applicables dans cette collectivité jusqu'à leur abrogation expresse par celle-ci.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous ". Aux termes de l'article L. 2132-3 du même code : " Nul ne peut bâtir sur le domaine public maritime ou y réaliser quelque aménagement ou quelque ouvrage que ce soit sous peine de leur démolition, de confiscation des matériaux et d'amende. Nul ne peut en outre, sur ce domaine, procéder à des dépôts ou à des extractions, ni se livrer à des dégradations ". Aux termes de l'article L. 5111-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " La zone comprise entre la limite du rivage de la mer et la limite supérieure de la zone dite des cinquante pas géométriques définie à l'article L. 5111-2 fait partie du domaine public maritime de l'Etat. ". Toutefois, aux termes de l'article LO. 6314-6 du code général des collectivités territoriales : " L'Etat et la collectivité de Saint-Martin exercent, chacun en ce qui le concerne, leur droit de propriété sur leur domaine public et leur domaine privé. / () Le domaine public maritime de la collectivité comprend, sous réserve des droits de l'Etat et des tiers, la zone dite des cinquante pas géométriques () ", et, en application de l'article L. 774-13 du code de justice administrative, le président du conseil territorial de Saint-Martin exerce, pour le domaine public de la collectivité de Saint-Martin, les attributions dévolues au représentant de l'Etat pour constater et déférer les contraventions de grande voirie devant le juge administratif compétent. Il en résulte que, sur le territoire de la collectivité de Saint-Martin, la zone dite des cinquante pas géométriques, définie à l'article L. 5111-2 du code général de la propriété des personnes publiques, fait partie du domaine public de la collectivité. Cependant, dès lors que les dispositions précitées du code général de la propriété des personnes publiques sont entrées en vigueur le 1er juillet 2006 et n'ont pas été expressément abrogées par la collectivité territoriale de Saint-Martin, elles sont applicables à Saint-Martin en remplaçant l'expression " domaine public maritime de l'Etat " par " domaine public maritime de la collectivité de Saint-Martin ".
4. Enfin, la personne qui peut être poursuivie pour contravention de grande voirie est soit celle qui a commis ou pour le compte de laquelle a été commise l'action qui est à l'origine de l'infraction, soit celle sous la garde de laquelle se trouvait l'objet qui a été la cause de la contravention. La garde d'un ouvrage peut se caractériser par le pouvoir d'usage, de direction et de contrôle de la chose au moment du dommage.
5. En l'espèce, il résulte de l'instruction, et notamment des énonciations du procès-verbal dressé le 11 avril 2023, qui ne sont pas contredites par le contrevenant, qui n'a pas produit d'observations en défense, que, le 7 mars 2023, a été constatée, au 56 boulevard de Grand Case, sur le territoire de la collectivité de Saint-Martin, l'occupation sans droit ni titre de la parcelle cadastrée AS 280, par restaurant dénommé " Max's Place ", composé d'une structure en bois sur une superficie de 11,4 m², ainsi que la présence de tables et de chaises disposées sur cet emplacement. Il est également constant que ces ouvrages ont été implantés sans autorisation sur la parcelle cadastrée AS 280, située à moins de vingt mètres de la plus haute mer, dans la zone cinquante pas géométriques, laquelle appartient au domaine public maritime de la collectivité de Saint-Martin en application des dispositions précitées. Ces faits sont constitutifs d'une contravention de grande voirie prévue et réprimée par les dispositions précitées du code général de la propriété des personnes publiques. Il résulte en outre de l'instruction, et notamment de l'extrait Kbis produit par l'administration, que la société GIFA exploite le restaurant situé 58 boulevard de Grand Case à Saint-Martin depuis le 4 juin 2012. Il doit ainsi être regardé comme ayant la garde des ouvrages litigieux, et doit, par suite, être regardé comme l'auteur des travaux litigieux. Par suite, ce motif justifie l'engagement de la poursuite intentée par la collectivité territoriale de Saint-Martin devant le tribunal à l'encontre de M. B en sa qualité de gérant de l'établissement Max's Place.
Sur l'action publique :
6. Aux termes de l'article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sous réserve des textes spéciaux édictant des amendes d'un montant plus élevé, l'amende prononcée pour les contraventions de grande voirie ne peut excéder le montant prévu par le 5° de l'article 131-13 du code pénal () ". Aux termes de l'article L. 2132-27 du code général de la propriété des personnes publiques : " Les contraventions définies par les textes mentionnés à l'article L. 2132-2, qui sanctionnent les occupants sans titre d'une dépendance du domaine public, se commettent chaque journée et peuvent donner lieu au prononcé d'une amende pour chaque jour où l'occupation est constatée, lorsque cette occupation sans titre compromet l'accès à cette dépendance, son exploitation ou sa sécurité. ". Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2, ces dispositions qui sont entrées en vigueur le 1er juillet 2006 et n'ont pas été expressément abrogées par la collectivité de Saint-Martin, y sont pleinement applicables. En outre, aux termes de l'article 1er du décret du 25 février 2003 : " Toute infraction en matière de grande voirie commise sur le domaine public maritime en dehors des ports, et autres que celles concernant les amers, feux, phares et centres de surveillance de la navigation prévues par la loi du 27 novembre 1987 susvisée, est punie de la peine d'amende prévue par l'article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la 5ème classe () ". Aux termes de l'article 131-13 du code pénal : " () Le montant de l'amende est le suivant : () 5° 1 500 euros au plus pour les contraventions de la 5e classe () ".
7. Aucune disposition applicable aux contraventions de grande voirie ne permet au juge administratif, dès lors qu'il a constaté la matérialité de ces infractions, de dispenser leur auteur de la condamnation aux amendes prévues par les textes et non frappées de prescription. Alors même que les dispositions précitées ne prévoient pas de modulation des amendes, il appartient toutefois au juge de fixer, eu égard au principe d'individualisation des peines, et dans les limites prévues par les textes applicables, le montant des amendes dues compte tenu de la gravité de la faute commise, qu'il apprécie au regard de la nature du manquement et de ses conséquences.
8. En l'espèce, compte tenu de la nature et de l'ampleur des travaux reprochés au défendeur, il y a lieu de condamner M. B en sa qualité de gérant de l'établissement Max's Place, au paiement d'une amende de 1 000 euros pour l'occupation du domaine public maritime sans autorisation, et le maintien de cette occupation.
Sur l'action domaniale :
9. Il appartient au juge administratif, saisi par l'autorité gestionnaire du domaine public, d'ordonner les mesures nécessaires à la conservation et au maintien de l'intégrité de ce domaine. Les dispositions précitées de l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques tendent à assurer, au moyen de l'action domaniale qu'elles instituent, la remise du domaine public maritime naturel dans un état conforme à son affectation publique, en permettant aux autorités chargées de sa protection d'ordonner au propriétaire d'un bien irrégulièrement construit, qu'il l'ait ou non édifié lui-même, sa démolition, ou de confisquer des matériaux.
10. Le président de la collectivité de Saint-Martin, autorité responsable du domaine public maritime de cette collectivité, est en droit de demander au tribunal soit la condamnation du contrevenant à procéder à la remise en état des lieux, soit sa condamnation à lui verser une somme correspondant au coût de celle-ci, à condition que le montant en cause soit justifié et ne présente pas un caractère anormal. Toutefois, il ne saurait prétendre au cumul de ces deux modes de réparation du préjudice causé au maître du domaine.
11. Il n'est ni établi, ni même allégué, qu'à la date du présent jugement, M. B ait régularisé la situation en procédant à l'enlèvement des ouvrages susmentionnés. Dans ces conditions, il y a lieu de lui enjoindre de remettre en état le domaine public maritime, dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision et d'assortir cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai. En cas d'inaction du contrevenant dans le délai imparti, la collectivité territoriale de Saint-Martin est autorisée à intervenir d'office pour y procéder en lieu et place et aux frais du contrevenant.
Sur les dépens :
12. La collectivité territoriale de Saint-Martin ne justifie pas au dossier des frais qu'elle a exposés à raison des poursuites engagées à l'encontre de M. B en sa qualité de gérant de l'établissement Max's Place. Par suite, ses conclusions doivent être rejetées sur ce point.
Sur les frais d'instance :
13. Il y a lieu de mettre à la charge de M. B en sa qualité de gérant de l'établissement Max's Place, qui est la partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 200 euros à verser à la collectivité territoriale de Saint-Martin au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. A B en sa qualité de gérant de l'établissement Max's Place est condamné à payer une amende d'un montant de 1 000 euros.
Article 2 : Il est enjoint à M. A B de remettre en état le domaine public maritime, à ses frais et dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, sous peine d'une astreinte de 50 euros par jour de retard.
Article 3 : En cas d'inexécution par l'intéressée, passé un délai de deux mois après la notification du présent jugement, la collectivité de Saint-Martin est autorisée à procéder d'office à la remise en état des lieux aux frais exclusifs de M. A B.
Article 4 : M. A B versera à la collectivité territoriale de Saint-Martin une somme de 1 200 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions du déféré sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié au président de la collectivité territoriale de Saint-Martin, à charge pour lui de le notifier à M. A B, dans les conditions prévues à l'article L. 774-6 du code de justice administrative.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Le Roux, conseillère,
Mme Sollier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.
Le président,
Signé :
S. GOUÈSL'assesseure la plus ancienne,
Signé :
J. LE ROUX La greffière,
Signé :
L. LUBINO
La République mande et ordonne préfet délégué auprès du représentant de l'État dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin et préfet de la Guadeloupe en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
L'adjointe à la greffière en chef,
Signé : A. CETOL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026