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AccueilJurisprudence administrativeN° TA109-2300055

Tribunal Administratif de St Barthélemy — Décision N° TA109-2300055

mercredi 4 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de St Barthélemy
SectionTribunal Administratif de St Barthélemy
N° DossierTA109-2300055
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantFERRAND

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a été saisi par la SAS 369 St Barth Beach Club d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy du 19 avril 2023 lui refusant un permis de construire modificatif. La société invoquait notamment la méconnaissance des articles LO 6222-13 et LO 6242-4 du code général des collectivités territoriales, ainsi que des articles U9 et U10 du règlement de la carte d’urbanisme local. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que les règles d’urbanisme applicables n’avaient pas été violées. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 octobre 2023 et le 18 novembre 2024, la société par actions simplifiée (SAS) 369 St Barth Beach Club, représentée par Me Ferrand, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération n° 2023-487 CE du 19 avril 2023 par laquelle le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy a refusé de lui délivrer le permis de construire modificatif sollicité, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux en date du 21 août 2023 ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy de lui délivrer le permis de construire modificatif sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, d'enjoindre au conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy de réexaminer sa demande permis de construire modificatif, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte.

3°) de mettre à la charge de la collectivité de Saint-Barthélemy une somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions litigieuses méconnaissent l'article LO 6222-13 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'il n'est pas établi que l'ordre du jour de la séance du 19 avril 2023 ait été arrêté par le président du conseil territorial ;

- elles méconnaissent l'article LO 6242-4 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'un des membres du conseil exécutif présents lors de la séance du 19 avril 2023 était intéressé en tant que requérant dans le cadre du recours en annulation du permis de construire initial de la société, enregistré au greffe du tribunal sous le n° 2200028 ;

- elles méconnaissent l'article U9 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy dès lors que le nombre de places de stationnement ne pouvait être déterminé selon les règles applicables aux constructions à destination de logement alors que le projet litigieux n'a pas cette destination ; l'article U9 est illégal en ce qu'il crée une destination " restaurants " non prévue par les dispositions de l'article 114-4 du code de l'urbanisme, de la construction et de l'habitation de Saint-Barthélemy ; le projet, qui prévoyait 26 places de stationnement, respectait l'article U9 ;

- elles méconnaissent l'article U10 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy dès lors que l'assiette du terrain à prendre en compte pour le calcul des parts de terrain non imperméabilisée et végétalisée est de 1 814 m², compte tenu notamment de l'existence d'une servitude de passage de 56 m² grevant ledit terrain, induisant une part végétalisée de 833,40 m² ; en tout état de cause, la part végétalisée du projet est de 891,20 m² ; en outre, le projet modificatif ne conduit pas à la suppression de 45 m² de toiture végétalisée.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 septembre et le 19 décembre 2024, la collectivité de Saint-Barthélemy, représentée par Me Destarac, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle sollicite une substitution de motifs de fait s'agissant de l'article U10 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy et, par ailleurs, elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 28 novembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme, de l'habitation et de la construction de Saint-Barthélemy ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sollier, conseillère,

- les conclusions de Mme Créantor, rapporteure publique.

- et les observations de Me Destarac représentant la collectivité de Saint-Barthélemy.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération n° 2021-1298 CE du 4 novembre 2021, le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy a délivré un permis de construire n° PC 971123 21 00051 à la SC Management, désormais dénommée 369 St Barth Beach Club, en vue de l'édification d'un restaurant de plage et d'un hébergement ponctuel de 5ème catégorie sur la parcelle cadastrée AP 1117, sise à la pointe Ouest de l'anse de Lorient à Saint-Barthélemy. Son projet ayant évolué, la société pétitionnaire a déposé une demande de permis de construire modificatif le 28 novembre 2022. Par une délibération n° 2023-487 CE en date 7 juillet 2022, le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy a refusé de lui délivrer le permis modificatif sollicité. Par la présente requête, la société requérante demande au tribunal d'annuler cette délibération, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'article LO 6222-13 du code général des collectivités territoriales :

2. Aux termes de l'article LO 6222-13 du code général des collectivités territoriales : " Le président du conseil territorial arrête l'ordre du jour des réunions du conseil exécutif. Il en adresse copie au représentant de l'Etat quarante-huit heures au moins avant la réunion, sauf en cas d'urgence. () "

3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la collectivité de Saint-Barthélemy a transmis au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy une copie de l'ordre du jour de la réunion du conseil exécutif de la collectivité devant se tenir le 19 avril 2023, par courriel en date du 14 mars 2023. D'autre part, l'examen de la demande de permis modificatif litigieuse était inscrite à l'ordre du jour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

En ce qui concerne la présence d'un membre intéressé :

4. Aux termes de l'article LO 6242-4 du code général des collectivités territoriales : " Sont illégales : / 1o Les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil territorial intéressés à l'affaire qui en fait l'objet, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires ; () ".

5. La société requérante soutient que Mme B A, membre du conseil exécutif de la collectivité, présente lors de la séance du 19 avril 2023, était l'une des requérantes dans le cadre du recours en annulation du permis de construire initial délivré à la société, enregistré au greffe du tribunal sous le n° 2200028 et sur lequel il a été statué par un jugement du 28 novembre 2023. Toutefois, il n'est pas allégué et ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait exercé une influence déterminante sur le vote de la délibération litigieuse qui a été adoptée à l'unanimité. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, il n'est pas établi que la participation de Mme A au vote ait été de nature à vicier la procédure d'adoption. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens tirés de la méconnaissance du règlement de la carte d'urbanisme :

6. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser le permis de construire modificatif litigieux, le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy s'est fondé sur deux motifs tenant à la méconnaissance des articles U9 et U10 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy.

S'agissant des espaces végétalisés :

7. Aux termes du II de l'article U 10 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy : " Dans les zones UV, UR et URa, une part du terrain doit rester non imperméabilisée et une part doit être végétalisée, selon les proportions figurant sur le tableau suivant :

Taille du terrain

Part du terrain non imperméabilisée

Part du terrain végétaliséeTranche de 0 m² à 300 m²15%15%Tranche de plus de 300 m² à 1000 m²40%50%Tranche au-delà de 1 000 m²50%60%Ces pourcentages s'appliquent à la partie du terrain située dans la zone UV, UR ou URa.

Pour leur calcul, la part du terrain qui supporte une voie aménagée dans le cadre d'une servitude de passage n'est pas prise en compte. "

Quant à la superficie du terrain en zone UV et la part d'espace végétalisé exigée :

8. Aux termes de l'article 131-1 du CUHC, dans sa version en vigueur jusqu'au 12 juillet 2023 : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / 1° Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables. () "

9. En l'espèce, la société requérante ne peut se prévaloir de ce que le certificat d'urbanisme qui lui a été délivré le 2 novembre 2022 indique que la parcelle AP 1117, terrain d'assiette du projet, comprend 1 755 m² situés en zone UV dès lors que ce document a pour seul objet d'indiquer les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables, et pour seul effet de figer celles-ci en cas de dépôt d'une demande de permis de construire dans les dix-huit mois suivant sa délivrance.

10. Il ressort des mesures effectuées sur la carte d'urbanisme de la collectivité de Saint-Barthélemy, accessible tant au juge qu'aux parties, que la parcelle cadastrée AP 1117, terrain d'assiette du projet, comprend 1 768 m² situés en zone UV. Par ailleurs, il ressort de la notice descriptive sommaire du projet de construction qu'une servitude de passage de 52 m² grève la partie de la parcelle située en zone UV.

11. Par conséquent, en application des dispositions précitées de l'article U10 du règlement de la carte d'urbanisme, la part du terrain végétalisée exigée est égale à 824,6 m².

Quant à la part d'espace végétalisée prévue par le projet litigieux :

12. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

13. Pour refuser de délivrer le permis de construire modificatif en cause au motif de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent, la collectivité a indiqué que le projet devait fournir 891,2 m² d'espace végétalisé et que, alors que le permis initial présentait 906,2 m² d'espace végétalisé, les toitures végétalisées avaient été réduites de 45 m² rendant le projet non conforme.

14. Il résulte de ce qui précède que le motif de fait retenu dans la délibération litigieuse est entaché d'erreur de fait dès lors que la part du terrain végétalisée exigée est égale à 824,6 m².

15. Toutefois, les dispositions de l'article U10 du règlement d'urbanisme régissent la proportion du terrain d'assiette du projet qui doit être végétalisée et ne permettent ainsi pas de prendre en compte, au titre de ces espaces végétalisés, la surface des toitures terrasses, même aménagée en jardin. Or, en l'espèce, il ressort du dossier de demande du permis de construire modificatif litigieux, et notamment du plan intitulé " SUR-04 ", que la société pétitionnaire a déclaré 891,2 m² de surfaces végétalisées en y incluant à tort une superficie de 78,7 m2 correspondant aux toitures végétalisées des constructions. Il en résulte que la surface des espaces végétalisés de la demande de permis de régularisation pouvant être prise en compte au titre de l'article U10 du règlement est seulement de 812,5 m², soit inférieure à la surface minimale requise. Il résulte de l'instruction que la collectivité aurait pris la même décision si elle avait entendu se fonder initialement sur ce nouveau motif de fait et compte tenu de ce que la substitution de motif n'a pas pour effet de priver le requérant d'une garantie, il y a lieu de procéder à la substitution demandée par la collectivité.

S'agissant du nombre de places nécessaires au regard de la destination des espaces :

16. Aux termes de l'article 114-4 du code de l'urbanisme, de l'habitation et de la construction de Saint-Barthélemy, dans sa version en vigueur jusqu'au 12 juillet 2023 : " Le règlement de la carte d'urbanisme peut édicter des règles différentes, dans une même zone, selon que les constructions sont destinées à l'habitation, à l'hébergement hôtelier, aux bureaux, au commerce, à l'artisanat, à l'industrie, à l'exploitation agricole ou forestière ou à la fonction d'entrepôt. En outre, des règles particulières peuvent être applicables aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif ". Aux termes de l'article L. 114-5 du même code : " Le règlement peut : () 2° Définir les règles concernant la destination et la nature des constructions, travaux et aménagements autorisés. () / 5° Imposer aux constructeurs des contraintes en matière de réalisation d'aires de stationnement () ". Il résulte des dispositions de l'article U9 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy que celui-ci prévoit des règles différenciées en matière de réalisation d'aires de stationnement en fonction de six destinations de construction : logement, hébergement hôtelier ou para hôtelier, restaurant, commerce, bureaux et entrepôt.

17. L'article 114-4 du code l'urbanisme précité énumère les destinations des constructions pour lesquelles le règlement de la carte d'urbanisme peut édicter des règles différentes. En vertu de l'article 114-5 du code de l'urbanisme, de l'habitation et de la construction de Saint-Barthélemy, le règlement de la carte d'urbanisme peut définir les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées. Le 5° de cet article prévoit que le règlement peut comprendre les obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d'aires de stationnement. S'il est loisible aux auteurs du règlement de la carte d'urbanisme de préciser, pour des motifs d'urbanisme et sous le contrôle du juge, le contenu des destinations énumérées à l'article 114-4 du code de l'urbanisme, les dispositions de l'article 114-5 ne leur permettent, toutefois, ni de créer de nouvelles catégories de destination pour lesquelles seraient prévues des règles spécifiques, ni de soumettre certains des locaux relevant de l'une des catégories qu'il énumère aux règles applicables à une autre catégorie.

18. Par suite, il résulte de ce qui vient d'être dit que l'article U9 est illégal en tant qu'il crée la destination " restaurant ", une telle destination n'étant pas prévue à l'article 114-4 du code de l'urbanisme, de la construction et de l'habitation de Saint-Barthélemy.

19. Aux termes de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme : " Sous réserve de l'application des articles L. 600-12-1 et L. 442-14, l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale a pour effet de remettre en vigueur le schéma de cohérence territoriale, le plan local d'urbanisme, le document d'urbanisme en tenant lieu ou la carte communale immédiatement antérieur ". Aux termes de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme : " L'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale sont par elles-mêmes sans incidence sur les décisions relatives à l'utilisation du sol ou à l'occupation des sols régies par le présent code délivrées antérieurement à leur prononcé dès lors que ces annulations ou déclarations d'illégalité reposent sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet. / Le présent article n'est pas applicable aux décisions de refus de permis ou d'opposition à déclaration préalable. Pour ces décisions, l'annulation ou l'illégalité du document d'urbanisme leur ayant servi de fondement entraîne l'annulation de ladite décision ". Il résulte de ces dernières dispositions que l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un document d'urbanisme entraîne l'annulation d'une décision de refus de permis de construire prise sur son fondement, sauf au juge à procéder, le cas échéant, à une substitution de base légale ou de motifs dans les conditions de droit commun, en s'appuyant sur les dispositions pertinentes du document d'urbanisme immédiatement antérieur, remises en vigueur, totalement ou partiellement, en application des dispositions précitées de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme.

20. En application des dispositions précitées des articles L. 600-12 et L. 600-12-1 du code de l'urbanisme, la déclaration d'illégalité de l'article U9 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy, constatée au point 19 du présent jugement, doit avoir notamment pour effet l'annulation de la décision de refus de permis de construire litigieuse, prise sur le fondement de cet article.

21. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 16 que le motif tiré de la méconnaissance de l'article U10 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy, est de nature à justifier à lui seul la délibération attaquée. Par suite, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy aurait pris la même décision s'il s'était fondé uniquement sur ce motif, les conclusions à fin d'annulation de la société requérante ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la collectivité de Saint-Barthélemy, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société 369 St Barth Beach Club une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la collectivité de Saint-Barthélemy et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société 369 St Barth Beach Club est rejetée.

Article 2 : La société par actions simplifiée 369 St Barth Beach Club versera à la collectivité de Saint-Barthélemy une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée 369 St Barth Beach Club et à la collectivité de Saint-Barthélemy.

Délibéré après l'audience du 20 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Santoni, président,

Mme Ceccarelli, conseillère,

Mme Sollier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juin 2025.

La rapporteure,

signé

M. SOLLIERLe président

signé

J.-L. SANTONI

La greffière,

signé

A. CETOL

La République mande et ordonne au préfet de Saint-Barthélemy en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

L'adjointe à la greffière en chef

Signé

A. CETOL

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