vendredi 9 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Barthélemy |
| Section | Tribunal Administratif de St Barthélemy |
| N° Dossier | TA109-2300062 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FERRAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2300062 le 20 novembre 2023 et le 2 décembre 2024, M. A B et Mme C B, représentés par Me Ferrand, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n° 2023-620 CE du 17 mai 2023 par laquelle le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy a refusé de leur délivrer le permis d'aménager sollicité, ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux en date du 24 septembre 2023 ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy de lui délivrer le permis d'aménager sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, d'enjoindre au conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy de réexaminer leur demande permis d'aménager, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte.
3°) de mettre à la charge de la collectivité de Saint-Barthélemy une somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les décisions litigieuses méconnaissent l'article LO 6222-13 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'il n'est pas établi que l'ordre du jour de la séance du 17 mai 2023 ait été arrêté par le président du conseil territorial ;
- la délibération litigieuse constitue un retrait de la décision de non-opposition à déclaration préalable née le 10 avril 2023 ; ce retrait méconnaît l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'aucune procédure contradictoire n'a été organisée ; le courrier du 10 mars 2023 ne peut s'analyser comme une décision d'opposition à déclaration préalable mais était une demande illégale de complétude du dossier ;
- elle méconnaît l'article 112-2 du code de l'urbanisme, de la construction et de l'habitation de Saint-Barthélemy dès lors que ni l'étroitesse, ni la pente de l'accès à la parcelle d'assiette du projet ne rendent cet accès dangereux ; un accès similaire a été autorisé sur une parcelle voisine ; une décision de non-opposition à déclaration préalable a été délivrée par délibération 2024-789 CE du 1er juin 2024 ;
- la substitution de motifs sollicitée au titre de l'article U3 du règlement de la carte d'urbanisme ne peut être accordée en raison de la décision de non-opposition à déclaration préalable a été délivrée par délibération 2024-789 CE du 1er juin 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2024, la collectivité de Saint-Barthélemy, représentée par Me Destarac, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- elle sollicite une substitution de motifs afin de fonder la délibération attaquée sur l'article U3 du règlement de la carte d'urbanisme dès lors que l'accès projeté rend impossible les manœuvres notamment pour les véhicules de service public.
Par un courrier, enregistré le 17 avril 2025, les requérants déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de la justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / ().".
2. Par un acte, enregistré le 17 avril 2025, les requérants ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. et Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Mme C B et au préfet délégué de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin.
Fait à Basse-Terre le 9 mai 2025.
Le vice-président,
signé
J-L. SANTONI
La République mande et ordonne au préfet délégué de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026