mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Barthélemy |
| Section | Tribunal Administratif de St Barthélemy |
| N° Dossier | TA109-2400039 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ATMOS AVOCATS - SELARL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 30 août et le 12 septembre 2024, la société Woodstekke, représentée par Me Moustardier, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la collectivité de Saint-Barthélemy de lui communiquer les motifs détaillés du choix de l'offre de l'attributaire et de rejet de l'offre de l'exposante, ainsi que les caractéristiques détaillées de l'offre de l'attributaire ;
2°) d'annuler la procédure de publicité et de mise en concurrence lancée par la collectivité de Saint-Barthélemy en vue de la passation d'un marché public de travaux d'entretien, de modifications et de construction de locaux et aménagements divers de la collectivité de Saint-Barthélemy et plus particulièrement son lot n°3 : Charpente/Couverture, ensemble la décision rejetant l'offre de la société Woodstekke.
3°) de condamner la collectivité de Saint-Barthélemy à lui verser la somme de 3000 euros, au titre des disposition de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
La société soutient que :
- Les critères de notation sont irréguliers dès lors que deux des quatre critères d'évaluation, à savoir celui relatif aux délais d'intervention et celui portant sur la qualité des matériaux proposés, ne constituent pas des éléments d'appréciation de l'offre afin de retenir l'offre économiquement la plus avantageuse, mais des exigences de la collectivité. En effet, s'agissant des délais d'exécution, l'article 3 du CCAP du marché prévoit que le titulaire n'a pas de prise sur eux puisqu'ils sont fixés par la collectivité à l'occasion de l'émission de chaque bon de commande. De même la qualité des matériaux est imposée, notamment l'étanchéité des toitures et la protection contre la corrosion dans la CCTP. De plus, ce critère est imprécis dés lors que la collectivité n'indique ni les délais d'exécution ni quels types de travaux seraient concernés en urgence. S'agissant de la qualité des matériaux proposés, il est impossible de comprendre ce critère dès lors que les articles 3 à 5 du CCTP imposent de façon précise des normes pour les matériaux utilisés, notamment contre la corrosion ou l'étanchéité des toitures.
- La méthode de notation des offres est irrégulière, en méconnaissance de l'article L.2152-7 du code de la commande publique, dès lors qu'écartés les deux critères de notation contestés, la société requérante a été écartée alors qu'elle est celle qui présente l'offre la plus avantageuse, ayant obtenu la note maximale pour le prix et une note de 18/20 pour la valeur technique.
- En tout état de cause, la méthode de notation retenue a eu pour effet de dénaturer l'offre de la société requérante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2024, la collectivité de Saint-Barthélemy, représentée par Me Cloix, conclut au rejet de la requête. Elle demande en outre que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 5 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire, enregistré le 13 septembre 2024, la société Woodstekke déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2024, la collectivité de Saint-Barthélemy demande au tribunal de donner acte du désistement d'instance et d'action de la société requérante et déclare renoncer à ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1°) Donner acte des désistements () ".
2. Postérieurement au dépôt de sa requête, par un mémoire, enregistré le 13 septembre 2024, la société Woodstekke déclare se désister de sa requête. Par un mémoire en réponse, la collectivité de Saint-Barthélemy demande au tribunal de donner acte du désistement d'instance et d'action de la société requérante et déclare renoncer à ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1 : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation présentées par la société Woodstekke.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Woodstekke et à la collectivité de Saint Barthélémy.
Fait à Basse Terre, le 17 septembre 2024.
Le juge des référés
signé
J-L Santoni
La République mande et ordonne au représentant de l'Etat à Saint Barthélémy en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. Cétol
N° 24000039
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026