mercredi 28 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-1903366 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LEDUC |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n°1903366 et un mémoire, enregistrés le 12 avril 2019 et le 29 mai 2021, Mme B A, représentée par Me Pagenel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 février 2019 par laquelle le maire de la commune d'Ensuès-la-Redonne a délivré à la SAS Mumiel un permis modificatif de construire un commerce dans un centre commercial situé 31 avenue de la Côte bleue, à Ensuès-La-Redonne ;
2°) d'enjoindre au maire d'Ensuès-La-Redonne de prendre un arrêté de refus de permis de construire ;
3°) de mettre à la charge de la commune la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les agissements de la SAS Mumiel démontrent qu'elle a tenté de dissimuler la violation des accords conclus avec M. A du 24 mai 2012 ;
- à cet égard, elle n'était pas habilitée à déposer une demande de permis de construire modificatif ;
- la présentation du dossier de demande de permis modificatif est irrégulière et erronée ;
- la demande de permis modificatif ne régularise pas le conteneur construit sans autorisation;
- le permis de construire modificatif ne régularise pas le permis de construire initial et aggrave la violation des accords conclus avec M. A compte tenu des aménagements prévus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2020, la SAS Mumiel, représentée par Me Leduc, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2020, la commune d'Ensuès-La-Redonne, représentée par Me Touitou, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme A la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 7 octobre 2021, a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.
II. Par une requête n°1906086 et un mémoire, enregistrés le 12 juillet 2019, le 3 décembre 2019 et le 29 mai 2021, Mme B A, représentée par Me Pagenel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune d'Ensuès-la-Redonne a refusé de retirer le permis de construire délivré le 13 juin 2014 à la SAS Mumiel en vue de l'extension d'un local de boucherie dans un centre commercial situé 31 avenue de la Côte bleue à Ensuès-La-Redonne ;
2°) d'enjoindre au maire d'Ensuès-La-Redonne de prendre un arrêté de refus de permis de construire ;
3°) de mettre à la charge de la commune la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les agissements de la SAS Mumiel démontrent qu'elle a tenté de dissimuler la violation des accords conclus avec M. A du 24 mai 2012 ;
- à cet égard, la SAS Mumiel n'était pas habilitée à déposer une demande de permis de construire ;
- le dossier de demande d'autorisation est irrégulier et erroné ;
- le permis de construire ne régularise pas le conteneur ;
- l'extension en façade Sud est excessive et viole les accords donnés par M. A ;
- la création d'une chambre froide à l'ouest n'a pas été autorisée ;
- le sanitaire PMR en façade nord viole l'accord donné par M. A ;
- la construction d'un étage sur l'extension viole l'accord donné par M. A ;
- l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation du caractère frauduleux de la demande et était tenue de retirer l'autorisation délivrée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2019, la SAS Mumiel, représentée par Me Leduc, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2021, la commune d'Ensuès-La-Redonne, représentée par Me Touitou, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme A la somme de 2 000 euros an application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 4 mars 2022, a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Mestric, première conseillère,
- les conclusions de M. Argoud, rapporteur public
- et les observations de Me Touitou pour la commune et de Me Leduc pour la SAS Mumiel.
Considérant ce qui suit :
1. Par les présentes requêtes, Mme A demande au tribunal l'annulation de la décision du 13 février 2019 par laquelle le maire de la commune d'Ensuès-la-Redonne a délivré un permis de construire modificatif à la SAS Mumiel aux fins de divers aménagements d'un commerce Intermarché situé 31 avenue de la Côte bleue sur le territoire de la commune ainsi que l'annulation de la décision implicite par laquelle le maire de la commune d'Ensuès-la-Redonne a refusé de retirer le permis de construire délivré le 13 juin 2014 à la SAS Mumiel en vue de l'extension d'un local de boucherie dans ce même commerce.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°1903366 et n°1906086 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 13 février 2019 par laquelle le maire de la commune d'Ensuès-la-Redonne a délivré à la SAS Mumiel un permis modificatif de construire :
3. A titre liminaire, l'autorité administrative saisie d'une demande de permis de construire peut relever les inexactitudes entachant les éléments du dossier de demande relatifs au terrain d'assiette du projet, notamment sa surface ou l'emplacement de ses limites séparatives, et, de façon plus générale, relatifs à l'environnement du projet de construction, pour apprécier si ce dernier respecte les règles d'urbanisme qui s'imposent à lui. En revanche, le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, elle n'a à vérifier ni l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande, ni l'intention du demandeur de les respecter, sauf en présence d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date à laquelle l'administration se prononce sur la demande d'autorisation.
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire () ". Aux termes de l'article R. 451-1 du même code : " La demande de permis de démolir () comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis. ".
5. Il résulte des dispositions précitées que le maire était fondé à estimer que la SAS Mumiel avait qualité pour présenter une demande de permis dès lors qu'elle attestait, dans le formulaire Ceraf de demande d'autorisation, remplir les conditions définies à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. En outre, au regard de l'autorisation de travaux du 24 mai 2017 par laquelle M. A a autorisé la SAS Mumiel à déposer une demande de permis de construire en vue de l'extension et de l'aménagement de certaines parties du local commercial lui appartenant, il n'apparait pas que la SAS Mumiel, en attestant remplir les conditions définies à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, ait procédé à une manœuvre de nature à induire l'administration en erreur et que la décision attaquée ait ainsi été obtenue par fraude. Par suite, le moyen tiré de ce que la SAS Mumiel n'aurait pas eu qualité pour demander le permis de démolir contesté et aurait tenté d'induire l'administration en erreur sur ce point doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
7. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. En l'espèce, il ressort des pièces PC2 et PC5 que le pétitionnaire a produit des plans du projet, tel qu'issu du permis de construire obtenu en 2014, ainsi que des plans du nouveau projet dont la modification est sollicitée. Dans ces conditions, Mme A ne démontre pas que cette présentation des plans serait constitutive d'une intention de frauder. De même, la circonstance que les indications des surfaces existantes et projetées mentionnées dans le tableau des surfaces déclarées soient différentes des surfaces mentionnées dans le dossier de permis de construire initial et dans le dossier de permis de construire modificatif ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une intention de fraude de la part du pétitionnaire. Il suit de là que Mme A ne démontre ni une incomplétude du permis de construire ni une intention de fraude de la part de la SAS Mumiel.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme : " Sont soumis à permis de construire les travaux, exécutés sur des constructions existantes () : a) Les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés ; () ". Aux termes de l'article L. 421-9 du même code : " Lorsqu'une construction est achevée depuis plus de dix ans, le refus de permis de construire ou la décision d'opposition à déclaration préalable ne peut être fondé sur l'irrégularité de la construction initiale au regard du droit de l'urbanisme. ".
10. Mme A ne peut utilement se prévaloir de ces dispositions en se bornant à soutenir que le container en cause aurait été installé sans autorisation sous l'auvent au plus tard le 22 mai 2003, soit plus de dix années avant le permis de construire en litige.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme : " () Le permis est délivré sous réserve du droit des tiers : il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme. Il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé. Toute personne s'estimant lésée par la méconnaissance du droit de propriété ou d'autres dispositions de droit privé peut donc faire valoir ses droits en saisissant les tribunaux civils, même si le permis respecte les règles d'urbanisme. " ;
12. Il résulte des dispositions précitées que la délivrance d'un permis de construire n'est pas subordonnée au respect des règles de droit privé mais au respect des règles d'urbanisme, sous réserve du droit des tiers qui ne relève pas de la compétence de la présente juridiction. Il suit de là que Mme A ne peut utilement se prévaloir de ce que la SAS Mumiel aurait, par les différents aménagements prévus par le permis de construire modificatif litigieux. délibérément maintenu et aggravé les violations commises dans le permis de construire initial à l'encontre des stipulations d'un accord conclu avec M. A le 24 mai 2012. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision en litige.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le maire de la commune d'Ensuès-la-Redonne a refusé de retirer le permis de construire délivré le 13 juin 2014 à la SAS Mumiel :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que les moyens tirés de ce que la SAS Mumiel ne serait pas habilitée à déposer une demande de permis de construire, de ce que le conteneur aurait été construit sans autorisation et de ce que des surfaces erronées auraient été mentionnées par la SAS pétitionnaire dans le dossier de demande de permis de construire initial doivent être écartés pour les mêmes motifs que pour le permis de construire modificatif attaqué.
15. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que le permis de construire initial violerait par les aménagements envisagés tels l'extension en façade Sud, la création d'une chambre froide à l'ouest et d'un sanitaire en façade nord l'accord donné par M. A le 24 mai 2012 doit être écarté comme pour le permis de construire modificatif contesté sur le fondement de l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme dans sa version en vigueur à la date de la décision litigieuse : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire. ". Aux termes de l'article L. 241-2 du code des relations entre les particuliers et l'administration : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. ".
17. Il résulte de tout ce qui précède que le maire de Ensuès-La-Redonne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation du caractère frauduleux du permis de construire initial délivré le 13 juin 2014 à la SAS Mumiel et n'était par conséquent pas tenu de le retirer.
18. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de retrait du permis de construire initial.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Ensuès-le-Redonne qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A une somme de 1 000 euros au même titre à verser à la commune d'Ensuès-la-Redonne et à la SAS Mumiel.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.
Article 2 : Mme A versera à la commune d'Ensuès-La-Redonne et à la SAS Mumiel une somme totale de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la SAS Mumiel et à la commune d'Ensuès-la-Redonne.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Salvage, président,
Mme Le Mestric, première conseillère,
Mme Houvet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
F. LE MESTRIC
Le président,
Signé
F. SALVAGE La greffière
Signé
S. BOUCHUT
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,-1906086
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026