lundi 30 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-1905770 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CHANET |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement du 3 juillet 2023, le tribunal a sursis à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sur les conclusions présentées par M. C J et Mme H I, représentés par Me Chanet, tendant à l'annulation de l'arrêté de permis de construire n° PC.13.095.18M.042 du 7 mars 2019, modifié par l'arrêté n° PC.13.095.M.042M01 du 22 juillet 2019, par lesquels le maire de Saint-Marc-Jaumegarde a délivré un permis de construire à MM. F et B, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux du 30 avril 2019, et à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde la somme de 3 600 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier enregistré le 18 septembre 2023 M. A F, Mme E G et M. D B, représentés par Me Crisanti, ont produit un arrêté de permis de construire modificatif délivré le 18 septembre 2023 par le maire de Saint-Marc-Jaumegarde.
Une ordonnance du 19 septembre 2023 a fixé la clôture de l'instruction au 4 octobre 2023.
Un mémoire a été produit pour la commune de Saint Marc Jaumegarde et enregistré le 6 octobre 2023, après clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Salvage,
- les conclusions de Mme Giocanti, rapporteur public.
- les observations de M. J, requérant et de Me Crisanti, pour les pétitionnaires.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté en date du 7 mars 2019, le maire de Saint-Marc-Jaumegarde a délivré à MM. F et B un permis de construire en vue de la construction de deux maisons individuelles jumelées avec deux piscines et deux garages sur un terrain situé au n°55 Draille de la Prigonne, lot B. Par un arrêté du 22 juillet 2019, le maire de la commune a délivré aux pétitionnaires un permis de construire modificatif. M. J et Mme I ont demandé au tribunal l'annulation de ces arrêtés, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
2. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ".
3. Par un jugement du 3 juillet 2023, le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance par le projet des prescriptions particulières relatives à la zone UD du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article 5.3.1.1 du règlement d'assainissement fluvial de la commune était fondé, en raison du volume insuffisant du bassin de rétention des eaux fluviales projeté. Le tribunal, après avoir constaté l'absence d'autres moyens susceptibles d'être fondés, a décidé de surseoir à statuer sur la légalité de l'arrêté attaqué et imparti aux pétitionnaires et à la commune un délai de trois mois à compter de la notification du jugement pour justifier de la régularisation du permis de construire.
4. Les pétitionnaires ont obtenu un permis de construire de régularisation le 18 septembre 2023. Il ressort ainsi des pièces du dossier que le projet a évolué en ce qu'il prévoit désormais d'établir un bassin de rétention des eaux fluviales d'un volume total de 49 m3, supérieur aux 47,5 m3 requis par les prescriptions précitées. Dans ces conditions, les pétitionnaires justifient de la régularisation du vice relevé par le jugement avant dire droit du 3 juillet 2023.
5. Il s'ensuit que la requête doit être rejetée.
Sur les frais de l'instance :
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de quelque partie que ce soit les frais demandés au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. J et Mme I est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. J, Mme I, la commune de Saint-Marc-Jaumegarde et par M. A F, Mme E G et M. D B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C J et Mme H I, à la commune de Saint-Marc-Jaumegarde, ainsi qu'à M. A F, Mme E G et M. D B.
Délibéré après l'audience du 16 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Salvage, président,
- Mme Le Mestric, première conseillère,
- Mme Fayard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2023
La première conseillère
Signé
F. LE MESTRIC
Le président-rapporteur,
Signé
F. SALVAGE
La greffière,
Signé
S. BOUCHUTLa République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026