LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-1906694

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-1906694

lundi 21 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-1906694
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantGODEFROY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 juillet 2019 et le 6 avril 2020, M. F D et Mme A B, représentés par Me Godefroy, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 avril 2018 par lequel le maire de la commune de Peynier a délivré à Mme E C un permis de construire une maison en R+1 sur un terrain situé avenue des Muriers à Peynier ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux du 5 avril 2018 ;

2°) d'enjoindre à la commune de Peynier d'introduire une action en démolition sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé un délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Peynier la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le recours a été déposé dans les délais contentieux ;

- ils justifient d'un intérêt à agir ;

- ils justifient avoir respecté les modalités de notification aux parties de leur recours gracieux et contentieux ;

- la décision contestée méconnait l'article UB7 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- elle méconnait l'article UB11 du même règlement ;

- l'arrêté de division parcellaire est lui-même illégal.

Par des mémoires, enregistrés le 10 mars 2020 et le 4 juin 2020, Mme C, représentée par Me de Salve, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. D et Mme B la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- les requérants ne justifient pas de leur qualité à agir ;

- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 3 mars 2020, la commune de Peynier, représentée par Me Susini, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal que soit mise à la charge de M. D et Mme B la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- les requérants ne justifient pas de leur qualité à agir ;

- les moyens invoqués par M. D et Mme B ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 7 octobre 2021, a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Mestric, première conseillère,

- les conclusions de M. Argoud, rapporteur public,

- et les observations de Me Susini, représentant la commune de Peynier et de Me De Salve, représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 5 avril 2018, le maire de la commune de Peynier a délivré à Mme E C un permis de construire une maison en R+1 sur un terrain situé avenue des Muriers sur le territoire de la commune. Le 23 avril 2019, M. D et Mme B ont formé un recours gracieux auprès du maire à l'encontre de cette autorisation, auquel il n'a pas été répondu. Par la présente requête, ils demandent au tribunal l'annulation du permis de construire du 5 avril 2018.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 c) du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain (..). ".

3. Le dossier de demande de permis de construire comporte un plan cadastral, un plan de situation, des photographies proches et lointaines montrant le bâtit environnant et un document graphique d'insertion du futur bâtiment permettant ainsi au service instructeur d'apprécier son insertion dans le lotissement. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le dossier est incomplet au sens des dispositions précitées.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article UB7 du plan local d'urbanisme : " En zone UB, excepté dans les sous-secteurs UBa et UBb : - les constructions doivent respecter un recul de 3m minimum des limites séparatives. () Des implantations différentes peuvent être autorisées : () lorsque le bâtiment nouveau est édifié en continuité d'un bâtiment existant implanté en limite séparative sur le fond voisin. ".

5. Il ressort des pièces du dossier de permis de construire que le terrain d'assiette du projet est issu d'une division foncière de la parcelle 326 en deux lots, cadastrés AZ 954 sur lequel est implantée une maison préexistante et AZ 955. La future habitation est implantée en limite nord-est, en continuité du bâtiment existant et à 3 mètres des limites séparatives nord-est et sud-ouest. Les circonstances que la future maison comporterait un étage et que la maison préexistante n'ait pas été initialement construite en limite séparative, cette dernière n'existant qu'en conséquence de la division foncière, ne permet pas de considérer que le projet méconnaîtrait la règle fixée par le c) de l'article UB7 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la pétitionnaire aurait " manifestement détourné les dispositions précitées afin de s'en exonérer ".

6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme, repris par l'article 3-2 des dispositions générales du plans local d'urbanisme : " Dans le cas d'un lotissement () l'ensemble du projet est apprécié au regard de la totalité des règles édictées par le plan local d'urbanisme, sauf si le règlement de ce plan s'y oppose. ". Aux termes de l'article UB9 du plan local d'urbanisme : " L'emprise au sol des constructions par rapport à la superficie totale du terrain, telle que définie dans les dispositions générales, ne peut excéder 25% en UB (). ".

7. Par la voie de l'exception d'illégalité de l'arrêté de division foncière du 6 octobre 2017, les requérants soutiennent que l'emprise au sol du projet devrait être calculée sur l'ensemble de la parcelle ayant donné lieu à division foncière et que le projet ne respecterait pas la limite de 25% exigée par l'article UB9 du PLU. Toutefois, en se prévalant de tels arguments ils ne démontrent pas en quoi cette division foncière, devenue au demeurant définitive, serait illégale.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article UB11 du plan local d'urbanisme : " Les constructions à édifier ou à modifier be doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'ntérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ansi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Les permis de construire peut être refusé si les travaux projetés sont de nature à rompre l'harmonie de l'ensemble. ".

9. Pour apprécier si un projet de construction porte atteinte, en méconnaissance des dispositions précitées, au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

10. S'il ressort des pièces du dossier que le projet s'insère dans un environnement ayant le caractère d'un quartier résidentiel d'habitat individuel, et que le lotissement dans lequel il doit être réalisé comporte principalement des maisons de plain-pied, il ressort des photographies produites que la parcelle 322 située à proximité du terrain d'assiette comporte également une maison en R+1. En outre, la hauteur projetée de la maison individuelle, qui est prévue à 6m40, n'est pas de nature à elle seule à rompre l'harmonie de l'ensemble du lotissement et à porter attente aux caractères des lieux. Par suite, le projet ne méconnait pas les dispositions précitées.

11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que M. D et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation du permis de construire délivré le 5 avril 2018. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Peynier, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse à M. D et Mme B la somme demandée par eux au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D et de Mme B une somme de 750 euros au titre des frais exposés par la commune de Peynier et une somme de 750 euros à Mme C à ce titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D et Mme B est rejetée.

Article 2 : M. D et Mme B verseront à la commune de Peynier et à Mme C une somme de 750 euros, chacun, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F D, à Mme A B, à Mme E C et à la commune de Peynier.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Salvage, président,

Mme Le Mestric, première conseillère,

Mme Houvet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2022.

La rapporteure,

Signé

F. LE MESTRIC

Le président,

Signé

F. SALVAGE La greffière

Signé

S. BOUCHUT

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions