jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2001521 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | TRINCAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 février 2020, et des mémoires enregistrés les 12 janvier et 24 novembre 2021, et 26 mars 2022, la société civile immobilière G.K.O, représentée par Me Trincal, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du conseil municipal de la commune de Marseille du 20 décembre 2018, notifiée le 31 janvier 2019, par laquelle celui-ci a limité le montant de la subvention à laquelle elle a droit à la somme de 3 182,28 euros ainsi que la décision rejetant implicitement son recours gracieux présenté le 28 novembre 2019 ;
2°) de condamner la commune de Marseille, et le cas échéant son mandataire la SOLEAM, s'il y a lieu solidairement entre eux, à lui verser la subvention à laquelle elle est en droit de prétendre d'un montant total de 3 864 euros, lequel sera majoré des intérêts au taux légal ayant couru depuis la demande du 22 novembre 2019 et jusqu'à complet paiement, avec capitalisation annuelle des intérêts au même taux ;
3°) d'enjoindre, s'il y a lieu à la commune de Marseille et à son mandataire, de lui verser cette somme dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
4°) de mettre à la charge de la commune et le cas échéant son mandataire, solidairement entre eux, la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le montant sur lequel devait être calculée sa quote-part était de 42 000 euros dès lors que les honoraires de l'architecte devaient s'ajouter au montant des travaux hors dépenses privatives ;
- elle a droit de ce fait à un complément de subvention de 681,72 euros ;
- la commune a tardé à lui verser la somme de 3 182,28 euros sans motif.
Par des mémoires en défense enregistrés les 4 septembre 2020 et 23 mars 2022, la commune de Marseille conclut :
1°) au non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au versement de la subvention à hauteur de la somme de 3 182,28 euros ;
2°) au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle soutient que :
- elle a procédé au versement de la somme de 3 182,28 euros ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à la société locale d'équipement et d'aménagement de l'aire métropolitaine Aix-Marseille-Provence (SOLEAM) qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 7 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 août 2022.
Par courrier du 10 novembre 2022, le tribunal a informé les parties que sa décision était susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité´ des conclusions de la SCI G.K.O tendant au versement des intérêts et leur capitalisation sur la somme due par la commune de Marseille au titre de la subvention sollicitée, de`s lors qu'aucune demande préalable de nature a` lier le contentieux n'a e´te´ formée par la société auprès de la commune.
Vu le mémoire en réponse à ce courrier, enregistré le 16 novembre 2022, présenté pour la SCI G.K.O.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- et les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 5 décembre 2016, le conseil municipal de la commune de Marseille a créé, dans le cadre du programme " Axes prioritaires de ravalement de façades " destiné à revaloriser les façades et leur architecture, notamment en zone protégée, un régime de subventions pour la rénovation des façades d'immeubles dans certains quartiers. Il a confié la réalisation de ce programme à la société locale d'équipement et d'aménagement de l'aire métropolitaine Aix-Marseille-Provence (SOLEAM) en mars 2017 dans le cadre d'un mandat d'une durée de quatre ans. Le syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier du 54, rue Sainte, dans le 1er arrondissement de Marseille, destinataire d'une injonction de ravalement de ses façades en septembre 2017, a déposé le 15 mai 2018 une déclaration préalable en vue de travaux de rénovation des façades, à laquelle la commune ne s'est pas opposée par décision du 6 juillet 2018, sous réserve du respect des prescriptions de l'architecte des Bâtiments de France. La SCI G.K.O, copropriétaire de l'immeuble dans lequel elle possède des locaux à usage de bureaux correspondant aux lots n°7, 8 et 11 de la copropriété et représentant 184/1 000èmes des parties communes, a sollicité une subvention dans ce cadre. Cette subvention lui a été accordée, pour un montant de 3 182,28 euros, par une délibération du conseil municipal du 20 décembre 2018, dont elle a reçu notification le 31 janvier 2019. Par un recours gracieux adressé le 28 novembre 2019 à la SOLEAM, elle a demandé à bénéficier d'une subvention d'un montant total de 3 864 euros. Ce recours a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. La SCI G.K.O demande au tribunal d'annuler la délibération du 20 décembre 2018 et la décision rejetant son recours gracieux en tant qu'elles ont limité le montant de la subvention à laquelle elle avait droit à la somme de 3 182,28 euros, et de condamner la commune et le cas échéant son mandataire la SOLEAM, au versement de la somme totale de 3 864 euros, ainsi qu'au règlement des intérêts sur les sommes qui lui sont dues.
2. Aux termes de l'article 9-1 de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leur relations avec les administrations : " Constituent des subventions, au sens de la présente loi, les contributions facultatives de toute nature, valorisées dans l'acte d'attribution, décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion d'un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général et destinées à la réalisation d'une action ou d'un projet d'investissement, à la contribution au développement d'activités ou au financement global de l'activité de l'organisme de droit privé bénéficiaire. Ces actions, projets ou activités sont initiés, définis et mis en œuvre par les organismes de droit privé bénéficiaires. / (). "
3. Une décision qui a pour objet l'attribution d'une subvention constitue un acte unilatéral qui crée des droits au profit de son bénéficiaire. De tels droits ne sont ainsi créés que dans la mesure où le bénéficiaire de la subvention respecte les conditions mises à son octroi, que ces conditions découlent des normes qui la régissent, qu'elles aient été fixées par la personne publique dans sa décision d'octroi, qu'elles aient fait l'objet d'une convention signée avec le bénéficiaire, ou encore qu'elles découlent implicitement mais nécessairement de l'objet même de la subvention.
4. Indépendamment des actions indemnitaires qui peuvent être engagées contre la personne publique, les recours relatifs à une subvention, qu'ils aient en particulier pour objet la décision même de l'octroyer, quelle qu'en soit la forme, les conditions mises à son octroi par cette décision ou encore les décisions de la personne publique auxquelles elle est susceptible de donner lieu, notamment les décisions par lesquelles la personne publique modifie le montant ou les conditions d'octroi de la subvention, cesse de la verser ou demande le remboursement des sommes déjà versées, ne peuvent être portés que devant le juge de l'excès de pouvoir, par le bénéficiaire de la subvention ou par des tiers qui disposent d'un intérêt leur donnant qualité à agir.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de versement de la subvention accordée par la délibération du conseil municipal du 20 décembre 2018 :
5. Il résulte tant du document intitulé " extraction de données " que du justificatif de paiement produit par la commune de Marseille que celle-ci a procédé le 24 mars 2022 au virement de la somme de 3 182,28 euros sur le compte de la requérante, au titre de la subvention d'équipement accordée pour le bâti aux personnes de droit privé. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision de refus de versement de cette somme par la commune de Marseille ou la SOLEAM sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
En ce qui concerne la décision de refus de versement des intérêts sur la subvention accordée :
6. A l'occasion d'un litige portant sur le versement d'une somme d'argent, les conclusions ayant trait au principal et celles ayant trait aux intérêts sont de même nature. Il en résulte que, lorsqu'un requérant est recevable à demander, par la voie du recours pour excès de pouvoir, l'annulation de la décision administrative qui l'a privé de cette somme, il est également recevable à demander, par la même voie, l'annulation de la décision qui l'a privé des intérêts qui y sont attachés.
7. Il résulte de l'instruction, notamment du procès-verbal de réception des travaux du 15 mars 2019, que les travaux menés par la SCI G.K.O ont été achevés et réceptionnés le 13 mars 2019. En vertu de la décision du 31 janvier 2019 notifiant l'octroi de la subvention, le versement de la subvention devait intervenir à la suite du dépôt du dossier justificatif de l'achèvement des travaux, transmis par la société requérante à la SOLEAM par courrier du 1er avril 2019. Toutefois, la commune fait valoir que le dossier de la requérante n'était pas complet en ce qu'il présentait une adresse non conforme au relevé d'identité bancaire produit, celui-ci correspondant à une société secondaire fermée le 31 décembre 2016, ainsi que des documents raturés, circonstances qui ressortent des documents produits par la commune et qui ne sont pas utilement contestés par la SCI G.K.O. Celle-ci produit en revanche un courriel du 3 septembre 2020 adressé aux services instructeurs de la SOLEAM, puis un second en date du 18 août 2021, réceptionné le même jour par la commune, par lesquels elle établit avoir transmis un relevé d'identité bancaire à l'adresse de son nouveau siège social. Dès lors, rien ne faisait obstacle au versement de la subvention à la société compter du 18 août 2021. Par suite, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que la SCI G.K.O pouvait prétendre au versement des intérêts au taux légal sur la somme de 3 182,28 euros à compter de sa demande de règlement le 18 août 2021, jusqu'au 24 mars 2022. La décision attaquée de la commune de Marseille, en tant qu'elle lui refuse implicitement le versement des intérêts moratoires sur la somme de 3 182,28 euros est ainsi entachée d'illégalité, et doit être annulée.
En ce qui concerne la décision de refus de versement du complément de subvention sollicité :
8. Il ressort de l'annexe à la délibération du conseil municipal du 5 décembre 2016 mentionnée au point 1, portant règlement d'attribution des aides financières accordées aux propriétaires d'immeubles dans le cadre du ravalement obligatoire de façades, que les travaux subventionnables relèvent du nettoyage ou la réfection des éléments de façade, de la remise en peinture et du remplacement des éléments constitutifs de la façade ou encore du déplacement et de la dissimulation d'éléments techniques en façade. Il ressort de ce même document que le montant des travaux subventionnables est plafonné à 200 euros TTC par mètre carré de façade traitée, que le taux de subvention est de 50 % du montant TTC des travaux réalisés, et enfin, que les honoraires de maîtrise d'œuvre engagés à l'appui de ces travaux sont subventionnés à hauteur de 10 % du montant TTC des travaux.
9. Il ressort des pièces du dossier que, dès lors que la surface totale de l'immeuble dont la requérante est copropriétaire était en l'espèce de 210 mètres carrés, le montant maximal des travaux subventionnables était de 42 000 euros. Le montant des travaux de ravalement de façade présenté par la copropriété s'élevait à 47 162,10 euros correspondant à la facture réglée le 23 mars 2019 à la Société Indigo, avant déduction de la somme représentant le coût des travaux réalisés sur des parties privatives pour un montant de 7 410,48 euros, soit la somme de 39 751,62 euros TTC. A ce montant s'ajoutent les honoraires de l'architecte, pour un montant de 8 245,51 euros TTC, cependant plafonné, en application du principe rappelé au point précédent, à 3 975,16 euros représentant 10% du montant TTC des travaux, soit un montant total subventionnable de 43 726 euros. Ainsi, compte tenu de la prise en charge de 50% du montant subventionnable des travaux par la commune, soit 21 000 euros en application du plafond également visé au point précédent, et de la quote-part de la société G.K.O à hauteur de 184 millièmes dans la copropriété, le montant de l'aide financière dont celle-ci doit bénéficier s'élève à 3 864 euros.
10. Par suite, la requérante est fondée à demander l'annulation des décisions en litige en tant qu'elles ont limité le montant de la subvention à laquelle la SCI avait droit à la somme de 3 182,28 euros et ne lui ont pas octroyé la somme supplémentaire de 681,72 euros.
Sur les conclusions à fin d'injonction de versement du reliquat de subvention, des intérêts et de capitalisation de ceux-ci :
En ce qui concerne le complément de subvention :
11. Il résulte du préambule de la délibération du 5 décembre 2016 visée au point 1 que " le versement de la subvention est fait sur présentation des factures acquittées, des autorisations administratives requises et d'une visite de contrôle de l'administration attestant l'achèvement et la conformité des travaux ". Il ne ressort d'aucune pièce au dossier que la SCI requérante aurait présenté à la SOLEAM ou à la commune de Marseille une facture acquittée du montant des honoraires de maîtrise d'œuvre de l'atelier d'architecture F. Rouanet auquel elle a eu recours dans le cadre des travaux de ravalement entrepris. Par suite, il n'y a pas lieu,en l'état de l'instruction à la date du présent jugement, d'enjoindre à la commune de Marseille de verser à la SCI G.K.O la somme de 681,72 euros.
En ce qui concerne les intérêts :
12. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, pour les motifs indiqués au point 7, qu'il soit enjoint à la commune de Marseille de verser les intérêts au taux légal sur la somme de 3 182,28 euros à compter du 18 août 2021 jusqu'au 24 mars 2022, date de paiement de la subvention accordée. En revanche, dès lors qu'une année d'intérêts n'était pas due sur la somme de 3 182,28 euros, la requérante ne peut prétendre à ce que soit enjoint à la commune de lui verser la capitalisation de ces intérêts.
Sur les frais du litige :
13. Il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Marseille une somme de 700 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la SCI G.K.O tendant à l'annulation de la décision du maire de Marseille portant refus de versement de la somme de 3 182,28 euros.
Article 2 : La décision du conseil municipal de la commune de Marseille en date du 20 décembre 2018, notifiée le 31 janvier 2019, ainsi que la décision rejetant implicitement le recours gracieux présenté par la SCI G.K.O le 28 novembre 2019 sont annulées en tant qu'elles ont limité le montant de la subvention qui lui a été accordée à la somme de 3 182,28 euros et refusé le versement des intérêts sur cette somme.
Article 3 : Il est enjoint à la commune de Marseille de verser à la SCI G.K.O. les intérêts au taux légal sur la somme de 3 182,28 euros à compter du 18 août 2021 jusqu'au 24 mars 2022.
Article 4 : La commune de Marseille versera à la SCI G.K.O la somme de 700 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière G.K.O et à la commune de Marseille.
Copie en sera adressée à la société locale d'équipement et d'aménagement de l'aire métropolitaine Aix-Marseille-Provence
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026