jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2002694 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | MARTINS-MESTRE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi n°2000842 du 23 mars 2020, la présidente du tribunal administratif de Toulon a transmis au tribunal administratif de Marseille la requête présentée le
11 mars 2020 par M. B A.
Par cette requête et un mémoire complémentaire enregistré le 14 juin 2022,
M. B A, représenté par Me Martins-Mestre, demande au tribunal :
1°) d'annuler le compte-rendu d'entretien professionnel de l'année 2019, établi le
14 janvier 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- il n'a pas bénéficié d'un entretien ;
- le compte-rendu attaqué n'a pas été complété ni signé par ses soins ;
- il n'a pas été dressé par son supérieur hiérarchique direct ;
- il ne mentionne pas les objectifs au titre de l'année à venir ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 mai 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable et à titre subsidiaire qu'elle est infondée.
Par une ordonnance du 2 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Peyrot,
- et les conclusions de M. Terras, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, agent technique au sein du ministère des armées, a été affecté du
1er juillet 2017 au 31 août 2019, comme contrôleur d'infrastructure à l'unité de soutien de l'infrastructure de la défense (USID) de Toulon. Le 1er septembre 2019, à la suite de sa réussite au concours de technicien supérieur Etudes et Fabrication de 2ème classe, il a été affecté au poste de technicien gestionnaire technique patrimoine à l'USID de Marseille. Par courrier électronique du 15 janvier 2020 le chef de l'USID de Toulon lui a transmis son " CREP intermédiaire pour la période du 1er janvier au 31 août 2019. Par sa requête, M. A demande l'annulation de ce compte-rendu d'évaluation.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la ministre des armées :
2. Aux termes de l'article 55 de la loi du 11 janvier 1984, dans sa rédaction applicable aux faits de l'espèce : " () l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct ". Aux termes de l'article 2 du décret précité du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat : " Le fonctionnaire bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à compte rendu. Cet entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct. La date de cet entretien est fixée par le supérieur hiérarchique direct et communiquée au fonctionnaire au moins huit jours à l'avance. ". Aux termes de l'article 4 de ce même décret : " Le compte rendu de l'entretien professionnel est établi et signé par le supérieur hiérarchique direct du fonctionnaire. Il comporte une appréciation générale exprimant la valeur professionnelle de ce dernier. Il est communiqué au fonctionnaire qui le complète, le cas échéant, de ses observations. Il est visé par l'autorité hiérarchique qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations. Le compte rendu est notifié au fonctionnaire qui le signe pour attester qu'il en a pris connaissance puis le retourne à l'autorité hiérarchique qui le verse à son dossier ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a successivement occupé, au cours de l'année 2019, les fonctions d'agent technique à l'USID de Toulon, jusqu'au 31 août, puis les fonctions de technicien supérieur à l'USID de Marseille, à compter du 1er septembre 2019. Le document attaqué, intitulé " CREP intermédiaire pour la période du 1er janvier au 31 août 2019 ", adressé au requérant le 15 janvier 2020 par son supérieur hiérarchique lors de son affectation à l'USID de Toulon, correspond à un bilan d'étape des fonctions exercées à l'USID de Toulon au cours de cette année et ne saurait constituer le compte-rendu d'entretien professionnel définitif au titre de l'année 2019. Le requérant a, à cet égard, signé le 19 février 2020, soit avant même l'introduction de sa requête devant le tribunal, son compte-rendu professionnel définitif au titre de l'année 2019, dressé à l'issue de son entretien avec son supérieur hiérarchique direct dans ses nouvelles fonctions à l'USID de Marseille. Dans ces conditions, le document dont l'intéressé sollicite l'annulation doit être regardé comme une simple mesure préparatoire insusceptible de recours. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par la ministre des armées doit être accueillie.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par
M. A doivent être rejetées comme dirigées contre une décision insusceptible de faire grief, et comme étant par suite irrecevables. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des frais non compris dans les dépens.
DÉ C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hogedez, présidente,
Mme Busidan, première conseillère,
M. Peyrot, premier conseiller.
Assistés de M. Brémond, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023.
Le rapporteur,
signé
P. Peyrot
La présidente,
signé
I. Hogedez
Le greffier,
signé
A. Brémond
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026