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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2002812

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2002812

lundi 3 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2002812
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL ANDREANI-HUMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 mars 2020, M. B A, représenté par Me Andreani, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 4 novembre 2019 par laquelle le conseil municipal de la commune de Montclar a approuvé la révision du plan local d'urbanisme ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Montclar la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les dispositions des articles L. 151-4 et R. 151-2 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;

- les dispositions de l'article R. 151-3 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;

- les dispositions de l'article L. 104-6 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;

- les dispositions de l'article R. 132-12 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;

- les dispositions de l'article L. 123-7 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;

- les dispositions de l'article R. 621-93 du code du patrimoine ont été méconnues :

- il y a erreur manifeste d'appréciation sur la délimitation de la zone urbaine du hameau des chapeliers.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2020, la commune de Montclar, représentée par Me Rouanet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le requérant n'a pas intérêt pour agir ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une intervention enregistrée le 19 octobre 2020, la SAS Valcros Immobilier, représentée par Me Andreani, demande au tribunal d'annuler la délibération du 4 novembre 2019 par laquelle le conseil municipal de la commune de Montclar a approuvé la révision du plan local d'urbanisme.

Elle fait valoir que :

- les dispositions de l'article R. 151-1 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;

- les dispositions des articles L. 151-4 et R. 151-2 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;

- les dispositions de l'article R. 123-8 du code de l'environnement ont été méconnues ;

- la délibération est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Une ordonnance du 22 juin 2022 a fixé la clôture de l'instruction au 13 juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dyèvre, rapporteure,

- les conclusions de M. Argoud, rapporteur public,

- et les observations de Me Tosi, pour M. A et la SAS Valcros Immobilier.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 4 novembre 2019, le conseil municipal de Montclar a adopté la révision du plan local d'urbanisme de la commune. Par un recours gracieux du 2 janvier 2020, M. A a sollicité le retrait de cette délibération, demande qui a été rejetée par décision du 20 janvier 2020. M. A demande au tribunal d'annuler la délibération du 4 novembre 2019, ensemble la décision du 20 janvier 2020 rejetant son recours gracieux.

Sur l'intervention :

2. Est recevable à former une intervention devant le tribunal administratif, toute personne qui justifie d'un intérêt suffisant eu égard à la nature et à l'objet du litige.

3. En l'espèce, le syndic SAS Valcros Immobilier, représentant douze syndicats de copropriétaires d'immeubles situés sur le territoire de la commune de Montclar au sein des zones Us1, Us2 et Us3, ne justifie pas, en se bornant à se prévaloir de l'institution d'une zone Us6 à proximité de leurs zones d'implantation, d'un intérêt pour agir au regard de son objet statutaire. Par suite, l'intervention présentée par le syndic SAS Valcros Immobilier n'est pas admise.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme alors en vigueur : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. () ". Aux termes de l'article L. 151-9 de ce code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. () ". Aux termes de l'article R. 151-1 du code de l'urbanisme : " Pour l'application de l'article L. 151-4, le rapport de présentation : () 3° Analyse l'état initial de l'environnement, expose la manière dont le plan prend en compte le souci de la préservation et de la mise en valeur de l'environnement ainsi que les effets et incidences attendus de sa mise en œuvre sur celui-ci. " et aux termes de l'article R. 151-2 du même code : " Le rapport de présentation comporte les justifications de : () 4° La délimitation des zones prévues par l'article L. 15-9 ; () ".

5. L'orientation 3 du plan d'aménagement et de développement durable (PADD) est de " développer l'urbanisation dans le respect de son organisation historique, du paysage et de l'environnement " et a pour objectifs de " hiérarchiser et polariser l'aménagement du territoire communal de Montclar " au moyen d'une limitation du " développement des hameaux de la zone ouest (() Les chapeliers) afin de préserver l'activité agricole ". Le rapport de présentation justifie cet axe par la circonstance que " Dans le hameau des Chapeliers, seul un terrain de 0,4 ha situé entre le hameau et des constructions existantes a été maintenu en zone urbaine afin de reforcer la structure du hameau, en faisant la liaison entre le hameau et les constructions existantes au sud de celui-ci ". Le hameau des chapelier est identifié comme entrant dans le champ de la loi Montagne. Il ressort ainsi des pièces du dossier que le plan local d'urbanisme révisé par la délibération du 4 novembre 2019 comporte les justifications relatives au zonage du hameau des chapeliers, conformément aux dispositions précitées du code de l'urbanisme.

6. Au titre de l'article R. 151-3 du code de l'urbanisme : " Au titre de l'évaluation environnementale lorsqu'elle est requise, le rapport de présentation : () 4° Explique les choix retenus mentionnés au premier alinéa de l'article L. 151-4 au regard notamment des objectifs de protection de l'environnement établis au niveau international, communautaire ou national, ainsi que les raisons qui justifient le choix opéré au regard des solutions de substitution raisonnables tenant compte des objectifs et du champ d'application géographique du plan ; / 5° Présente les mesures envisagées pour éviter, réduire et, si possible, compenser, s'il y a lieu, les conséquences dommageables de la mise en œuvre du plan sur l'environnement ; () ".

7. Les requérants n'apportent pas les précisions suffisantes pour apprécier le bien-fondé du moyen tiré de la méconnaissance du 4° de l'article R. 151-3 du code de l'urbanisme.

8. Il ressort du rapport de présentation que les chapitres 21 et 22 sont consacrés respectivement au développement des " choix retenus au regard notamment des objectifs de protection de l'environnement " et aux " Mesures envisagées pour éviter, réduire et, si possible, compenser, s'il y a lieu, les conséquences dommageables de la mise en œuvre du plan sur l'environnement ", le chapitre 19 du rapport étant consacré à l'" articulation du plan avec les autres documents d'urbanisme et les plans ou programmes ". Si le rapport relève des enjeux locaux concernant notamment le " sabot de Vénus ", la " noctule " et le " bruant jaune ", il résulte de la lecture du tableau relatif aux mesures ERC que ces enjeux sont pris en compte et font l'objet de telles mesures avec la précision de leur impact sur ces espèces après leur mise en œuvre. Par suite, il ressort des pièces du dossier que l'évaluation environnementale contenue dans le rapport de présentation ne méconnaît pas les dispositions du 5° de l'article R. 151-3 du code de l'urbanisme.

9. Aux termes de l'article L. 104-6 du code de l'urbanisme : " La personne publique qui élabore un des documents d'urbanisme mentionnés aux articles L. 104-1 et L. 104-2 transmet pour avis à l'autorité environnementale le projet de document et son rapport de présentation. ".

10. Il ressort des pièces du dossier que l'évaluation environnementale et le rapport de présentation ont été transmis pour avis à l'autorité environnementale par courrier du 23 mars 2019. Cette autorité a accusé réception de cette transmission par courrier du 11 avril 2019. La seule circonstance que le requérant produise une capture d'écran non datée du site internet de la commune sur lequel n'apparaît pas le rapport de présentation du plan local d'urbanisme, n'est pas de nature à démontrer que l'autorité environnementale n'aurait pas été saisie des éléments prévus par les dispositions précitées de l'article L. 104-6 du code de l'urbanisme. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

11. Aux termes de l'article R. 123-12 du code de l'environnement : " Un exemplaire du dossier soumis à enquête est adressé sous format numérique pour information, dès l'ouverture de l'enquête, au maire de chaque commune sur le territoire de laquelle le projet est situé et dont la mairie n'a pas été désignée comme lieu d'enquête. / Cette formalité est réputée satisfaite lorsque les conseils municipaux concernés ont été consultés en application des réglementations particulières, ou lorsque est communiquée à la commune l'adresse du site internet où l'intégralité du dossier soumis à enquête peut être téléchargé. Un exemplaire du dossier est adressé sous format numérique à chaque commune qui en fait la demande expresse. ".

12. Il ressort des pièces du dossier que la révision du plan local d'urbanisme de la commune de Montclar ne concerne que le territoire de cette commune. Par suite, contrairement à ce que soutient M. A, le projet d'enquête publique n'avait pas à être communiqué à d'autres maires de communes du territoire.

13. Aux termes de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable à la date de la délibération contestée : " L'Etat, les régions, les départements, les autorités organisatrices prévues à l'article L. 1231-1 du code des transports, les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de programme local de l'habitat, les collectivités territoriales ou les établissements publics mentionnés à l'article L. 312-3 du présent code, les établissements publics chargés d'une opération d'intérêt national ainsi que les organismes de gestion des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux sont associés à l'élaboration des schémas de cohérence territoriale et des plans locaux d'urbanisme dans les conditions définies aux titres IV et V./ Il en est de même des chambres de commerce et d'industrie territoriales, des chambres de métiers, des chambres d'agriculture et, dans les communes littorales au sens de l'article L. 321-2 du code de l'environnement, des sections régionales de la conchyliculture. Ces organismes assurent les liaisons avec les organisations professionnelles intéressées. "

14. Contrairement à ce que soutient M. A, il ressort des pièces du dossier que le projet de révision de la commune de Montclar a été adressé à la chambre de métier et de l'artisanat des Alpes de Haute-Provence, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

15. Aux termes des dispositions de l'article R. 621-93 du code du patrimoine : " I. - Sans préjudice de l'article R. 621-92, lorsque la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent élabore, modifie ou révise au sens du 1° de l'article L. 153-31 du code de l'urbanisme le plan local d'urbanisme ou le document d'urbanisme en tenant lieu ou lorsqu'il élabore ou révise la carte communale, le préfet saisit l'architecte des Bâtiments de France afin qu'il propose, le cas échéant, un projet de périmètre délimité des abords. () ".

16. Il ressort des pièces du dossier qu'il n'existe pas, sur le territoire de la commune de Montclar, un monument classé à l'inventaire des monuments historiques. Par suite, l'architecte des bâtiments de France n'avait pas à être saisi du projet de révision du plan local d'urbanisme de la commune, afin de délimiter un projet de périmètre des abords d'un monument historique. Le moyen invoqué ne peut qu'être écarté.

17. Aux termes de l'article R. 151-18 du code de l'urbanisme : " Les zones urbaines sont dites " zones U ". Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter. " et aux termes de l'article R. 151-22 du même code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. ". Aux termes de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme : " L'urbanisation est réalisée en continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants, sous réserve de l'adaptation, du changement de destination, de la réfection ou de l'extension limitée des constructions existantes, ainsi que de la construction d'annexes, de taille limitée, à ces constructions, et de la réalisation d'installations ou d'équipements publics incompatibles avec le voisinage des zones habitées. " et aux termes de l'article L. 122-7 du même code : " Les dispositions de l'article L. 122-5 ne s'appliquent pas lorsque le schéma de cohérence territoriale ou le plan local d'urbanisme comporte une étude justifiant, en fonction des spécificités locales, qu'une urbanisation qui n'est pas située en continuité de l'urbanisation existante est compatible avec le respect des objectifs de protection des terres agricoles, pastorales et forestières et avec la préservation des paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel prévus aux articles L. 122-9 et L. 122-10 ainsi qu'avec la protection contre les risques naturels. L'étude est soumise à l'avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. Le plan local d'urbanisme ou la carte communale délimite alors les zones à urbaniser dans le respect des conclusions de cette étude. () ". S'agissant d'un plan local d'urbanisme, il appartient à ses auteurs de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de sa compatibilité avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières à la montagne.

18. Il est de la nature de toute réglementation d'urbanisme de distinguer des zones où les possibilités de construire sont différentes. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de définir des zones urbaines normalement constructibles et des zones dans lesquelles les constructions peuvent être limitées ou interdites. Ils ne sont pas liés par les modalités existantes d'utilisation du sol dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme ou par la qualification juridique qui a pu être reconnue antérieurement à certaines zones sur le fondement d'une réglementation d'urbanisme différente. L'appréciation à laquelle ils se livrent ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'erreur manifeste ou de détournement de pouvoir.

19. Il ressort des pièces du dossier que le hameau des chapeliers se situe en partie sud-ouest de la commune de Montclar et s'inscrit dans un vaste espace agricole, dans lequel sont comprises les parcelles du requérant. Ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, il ressort des termes du rapport de présentation justifiant l'orientation 3 du PADD relative à l'action " limiter le développement de la zone ouest (() Les chapeliers) afin de préserver l'activité agricole " que " Dans le hameau des Chapeliers, seul un terrain de 0,4 ha situé entre le hameau et des constructions existantes a été maintenu en zone urbaine afin de reforcer la structure du hameau, en faisant la liaison entre le hameau et les constructions existantes au sud de celui-ci ". Cette orientation a notamment pour objectif de " recentrer le potentiel constructible dans les dents creuses () ". Les parcelles appartenant au requérant, non bâties, jouxtent uniquement par leurs parties sud le hameau des chapeliers et s'inscrivent au sein d'une vaste zone agricole, tant à l'ouest qu'à l'est et au nord et ne sont pas dépourvues de potentiel agricole. Ainsi, par le zonage retenu de la zone Ub du hameau, la commune de Montclar a recentré ce zonage sur les limites urbaines du hameau des chapeliers, en excluant les parcelles de M. A. Elle a toutefois intégré à la zone urbaine quatre secteurs situés en continuité de l'urbanisation et présentant des constructions ou une artificialisation justifiant l'extension de l'urbanisation. Si la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPNAF) ne s'est pas prononcée expressément sur ces extensions, il ressort des termes de son avis du 8 juillet 2019 qu'elle formule un avis favorable sur le projet de plan local d'urbanisme de la commune après, notamment, avoir considéré qu'il permettait " une consommation des ENAF pour les 12 prochaines années estimées à 8,6ha en extension et en dents creuses de l'enveloppe urbaine ". Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que le zonage délimitant la partie urbanisée du hameau des chapeliers, retenu par le règlement du plan local d'urbanisme serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 4 novembre 2019 ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

21. L'article L. 761-1 du code de justice administrative dispose : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montclar, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Montclar et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : L'intervention du Syndic SAS Valcros Immobilier n'est pas admise.

Article 3 : M. A versera à la commune de Montclar une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Montclar.

Délibéré après l'audience du 19 juin 2023, où siégeaient :

M. Frédéric Salvage, président,

Mme Constance Dyèvre, première conseillère,

Mme Florence Le Mestric, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2023.

Le rapporteure,

signé

C. DYEVRELe président,

signé

F. SALVAGE La greffière,

signé

S. BOUCHUT

La République mande et ordonne au préfet des Alpes de Haute-Provence en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière

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