mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2003273 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 17 avril 2020, 8 octobre 2021, 5 juillet 2022 et 9 septembre 2022, M. E D demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 17 février 2020 par laquelle la maire de la commune d'Aix-en-Provence a fixé la liste d'aptitude pour l'accès au grade d'attaché territorial au titre de l'année 2020 ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Aix-en-Provence de saisir à nouveau la commission administrative paritaire en vue de réexaminer les candidatures des agents promouvables au grade d'attaché territorial au titre de l'année 2020 et d'établir une nouvelle liste d'aptitude, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence la somme de un euro symbolique sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'il est fondé à demander l'annulation de la liste d'aptitude attaquée dans la mesure où il n'y figure pas ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée en droit ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que les membres de la commission administrative paritaire (CAP) ont seulement été destinataires d'un projet de liste établi par l'administration proposant la nomination de deux agents et du classement des agents promouvables au regard des critères définis par le règlement intérieur, sans qu'aucun élément relatif à la comparaison et à l'examen individuel et approfondi des titres et mérites respectifs de ces agents ne lui ait été adressé ; seule cette comparaison aurait permis de départager les mérites des six agents qui avaient obtenu un nombre de points équivalent ; il a de ce fait été privé d'une garantie substantielle ;
- la participation du directeur général des services (DGS) en sa qualité d'expert lors de la CAP a conduit à la désinformation de ses membres dans la mesure où ce dernier a affirmé aux membres de la CAP que les agents de la filière animation à laquelle il appartient sont promouvables au grade d'attaché tant par la voie de la filière administrative que par la voie de la filière animation alors que seule une promotion par la voie de la filière administrative est possible ; le DGS était tenu de se retirer lors de la délibération des membres ; ce vice de procédure substantiel a altéré l'avis de la dite instance ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'elle est fondée sur les dispositions des articles 79 et 80 de la loi du 26 janvier 1984 alors que l'article 39 de la même loi était applicable ; à supposer que cette erreur de fondement juridique ne soit pas considérée comme substantielle, il démontre que la procédure retenue par l'administration est arbitraire ;
- la collectivité ne peut attribuer des points supplémentaires pour départager les candidatures aux agents de la seule filière administrative alors que cette circonstance ne procède pas par elle-même d'une appréciation de la valeur professionnelle ;
- cette décision viole le principe d'égalité de traitement des fonctionnaires puisqu'étant titulaire du grade d'animateur principal de 1ère classe, soit le grade le plus élevé de la filière animation, il aurait dû bénéficier de l'attribution de points supplémentaires au même titre que ceux accordés aux agents de la filière administrative ;
- la réglementation applicable aux avancements au choix dans le cadre d'emploi des attachés ne prévoit pas de priorisation de la filière administrative au détriment des autres filières ; pour ce motif, le règlement intérieur de la CAP est entaché d'une erreur de droit ;
- le motif retenu par l'administration pour justifier l'avancement des deux agents proposés, selon lequel ils auraient été plus utiles que d'autres à un moment donné de leur service, n'est pas un critère objectif et légal ;
- la décision litigieuse est entachée d'une erreur d'appréciation au vu de ses états de service et du critère dont se prévaut l'administration pour justifier de la nomination des deux agents retenus ; il disposait d'une ancienneté, d'une expérience et d'une valeur professionnelle supérieures à celles de l'agent retenu en première position ;
- la note de vingt points qui lui a été attribuée par le DGS selon le barème destiné à départager les agents promouvables contredit les avis de ses supérieurs hiérarchiques ;
- la décision en litige est entachée d'un détournement de pouvoir, la première agente nommée sur la liste d'aptitude étant une proche de la maire de la ville d'Aix-en-Provence.
Le tribunal a procédé à la mise en cause de Mme B C et de M. A F le 25 juin 2020 en qualité d'observateurs.
Par un mémoire enregistré le 21 juillet 2020, Mme C déclare contester les affirmations remettant en cause ses qualités professionnelles et ses mérites.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 juin et 9 novembre 2021, la maire de la commune d'Aix-en-Provence, représentée par Me Lonqueue, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. D sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle demande également la suppression des passages injurieux, outrageants et diffamatoires qu'elle estime être contenus dans les écritures du requérant.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, dès lors que le requérant ne peut solliciter l'annulation de la liste d'aptitude dans son ensemble mais seulement en tant que son nom n'y figure pas ;
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés ;
- les passages des écritures situés aux pages 39 et 40 du mémoire récapitulatif de M. D mettant en cause la probité et l'impartialité de la commune doivent être supprimés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987 ;
- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Me D et de Me Taddei
, représentant la commune d'Aix-en-Provence.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, animateur principal de 1ère classe, est employé, depuis 1992, au sein de la commune d'Aix-en-Provence où il occupe les fonctions de chef de projet. Par un courrier du 6 novembre 2019, il a sollicité sa nomination au grade d'attaché territorial. A la suite de la consultation de la commission administrative paritaire le 11 février 2020, la maire d'Aix-en-Provence a, par une décision du 17 février 2020, établi la liste d'aptitude pour la promotion interne au grade d'attaché territorial pour l'année 2020. Ayant constaté que son nom ne figurait pas sur cette liste, M. D demande au tribunal d'annuler la décision du 17 février 2020.
Sur les conclusions de la commune à fin de suppression de passages injurieux ou diffamatoire :
2.Aux termes de l'article L. 741-2 du code de justice administrative : " Sont également applicables les dispositions des alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-après reproduites: () Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux. Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts ".
3.Contrairement à ce que soutient la commune d'Aix-en-Provence, aucun des termes utilisés par le requérant dans ses écritures ne présente un caractère diffamatoire ou injurieux dont il conviendrait d'ordonner la suppression. Par suite, les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense à la requête :
4 . Il ressort des pièces du dossier, et il n'est au demeurant pas contesté, que M. D remplissait les conditions statutaires lui donnant vocation à être promu au grade d'attaché territorial. Dès lors, la fin de non-recevoir soulevée par la commune tirée du défaut d'intérêt à agir de M. D, motif pris de ce que cette liste d'aptitude présenterait, selon elle, un caractère divisible et qu'en conséquence, celui-ci ne pourrait la contester qu'en tant qu'il n'y figure pas, et non pas dans son ensemble, doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes des dispositions de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dans sa rédaction applicable au litige : " En vue de favoriser la promotion interne, les statuts particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d'être proposés au personnel appartenant déjà à l'administration ou à une organisation internationale intergouvernementale, non seulement par voie de concours, selon les modalités définies au 2° de l'article 36, mais aussi par la nomination de fonctionnaires ou de fonctionnaires internationaux, suivant l'une des modalités ci-après :/()2° Inscription sur une liste d'aptitude établie par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité territoriale ou le président du centre de gestion assisté, le cas échéant, par le collège des représentants des employeurs tient compte des lignes directrices de gestion prévues à l'article 33-5 ". Aux termes de l'article 8 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux : " Pour l'établissement du tableau d'avancement prévu à l'article 80 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée et de la liste d'aptitude prévue à l'article 39 de cette même loi, il est procédé à une appréciation de la valeur professionnelle du fonctionnaire, compte tenu notamment : / 1° Des comptes rendus d'entretiens professionnels ; / 2° Des propositions motivées formulées par le chef de service ; / 3° Et, pour la période antérieure à la mise en place de l'entretien professionnel, des notations. / Les fonctionnaires sont inscrits au tableau d'avancement par ordre de mérite ou sur la liste d'aptitude. Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l'ancienneté dans le grade ". Il résulte de ces dispositions que l'avancement de grade au choix est fonction de la seule valeur professionnelle des agents, qui est appréciée en prenant en compte, notamment, les acquis de l'expérience professionnelle de l'agent. Toutefois, ces dispositions ne font pas obstacle à ce que l'administration prenne en compte d'autres éléments dès lors qu'ils permettent d'apprécier, selon des critères objectifs, la valeur professionnelle des agents.
6. Aux termes de l'article 1er du décret du 30 décembre 1987 portant statut particulier du cadre d'emplois des attachés territoriaux dans sa rédaction applicable au litige: " Les attachés territoriaux constituent un cadre d'emplois administratif de catégorie A au sens de l'article 13 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée. Ce cadre d'emplois comprend les grades d'attaché, d'attaché principal, de directeur territorial () ". Aux termes de l'article 5 du même décret :
" Peuvent être inscrits sur la liste d'aptitude prévue au 2° de l'article 3 ci-dessus : 1° Les fonctionnaires territoriaux qui justifient de plus de cinq années de services effectifs accomplis en qualité de fonctionnaire territorial de catégorie B en position d'activité ou de détachement () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que, pour établir la liste d'aptitude au grade d'attaché territorial contestée, l'administration a attribué aux agents promouvables un certain nombre de points selon des critères fixés à l'annexe 2 du règlement intérieur des commissions administratives paritaires du 27 mars 1990 modifié. Parmi ces critères figure celui visant à valoriser les agents appartenant à la filière du grade d'accès en leur attribuant des points supplémentaires. Il est constant que pour la promotion interne dans le cadre d'emploi des attachés, l'administration a appliqué ce critère en octroyant une bonification de 10 points aux agents de la filière administrative, aucun point n'étant attribué à ceux de la filière d'animation, dont relève M. D, ou de la filière technique. Or, un tel critère, qui n'est pas prévu par l'article 5 du décret statutaire du 30 décembre 1987 visé au point 4, n'est pas au nombre de ceux permettant d'apprécier objectivement la valeur professionnelle des agents. Contrairement à ce que soutient la commune, la seule appartenance à la filière administrative ne saurait justifier d'un positionnement et de fonctions en adéquation avec le grade d'attaché dès lors qu'elle ne révèle pas en elle-même le mérite ou la valeur professionnelle des agents concernés. Alors même que la maire d'Aix-en-Provence ne s'est pas fondée sur ce seul critère pour établir la liste d'aptitude en cause, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'aurait pas pris la même décision si elle n'avait retenu que les autres critères puisque, si les deux agents promus n'avaient pas obtenu 10 points au titre de leur appartenance à la filière administrative, le nombre total de 80 points dont ils auraient bénéficié aurait été inférieur à celui attribué au requérant. Par suite, M. D est fondé à soutenir que l'administration a commis une erreur de droit dans l'établissement de la liste d'aptitude pour l'année 2020 pour l'accès au grade d'attaché territorial.
8. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, M. D est fondé à demander l'annulation de la décision du 17 février 2020 fixant la liste d'aptitude pour l'accès au grade d'attaché territorial au titre de l'année 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
9. D'une part, il est constant que les nominations des agents inscrits sur la liste d'aptitude contestée au grade d'attaché territorial au titre de l'année 2020 ont été effectuées par l'autorité territoriale. D'autre part, aucune demande d'annulation de ces nominations n'a été formée dans le délai de recours contentieux. En outre, le délai de quatre mois dont disposait l'administration pour retirer ces décisions, qui constituent des décisions créatrices de droit, est expiré. Par suite, les mesures individuelles de nomination étant devenues définitives, les conclusions de M. D tendant à ce qu'il soit enjoint, sous astreinte, à la commune d'Aix-en-Provence de saisir à nouveau la commission administrative paritaire en vue de réexaminer les candidatures des agents promouvables au grade d'attaché territorial au titre de l'année 2020 et d'établir une nouvelle liste d'aptitude doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par la commune d'Aix-en-Provence soit mise à la charge de M. D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. M. D, qui n'est pas représenté par un avocat dans la présente instance, n'établit pas avoir exposé de frais de procédure. Dans ces conditions, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La décision de la maire d'Aix-en-Provence du 17 février 2020 fixant la liste d'aptitude pour l'accès au grade d'attaché territorial au titre de l'année 2020 est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de M. D est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de la commune d'Aix-en-Provence présentées au titre des articles L. 741-2 et L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et à la commune d'Aix-en-Provence.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jorda-Lecroq, présidente de chambre,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Balussou, première conseillère,
Assistées de Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
La rapporteure,
Signé
F. G
La présidente,
Signé
K. Jorda-Lecroq
La greffière,
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
N°2003273
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026