mercredi 5 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2003593 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LUCCHINI |
Vu la procédure suivante :
I°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 mai et 11 juin 2020 sous le numéro 2003593, M. C E, représenté par Me Lucchini, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 janvier 2020 par lequel le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur lui a infligé la sanction de révocation prenant effet au lendemain de la notification de celle-ci ;
2°) d'enjoindre au président de la région de le replacer dans ses précédentes fonctions et de reconstituer sa carrière dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la région une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- l'arrêté est entaché d'erreur dans la qualification juridique des faits, ceux-ci n'étant pas fautifs ;
- la sanction est disproportionnée ;
- la sanction est discriminatoire et vise à évincer l'agent du fait de son handicap.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2020, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle soutient que l'arrêté en litige a été retiré par un arrêté du 28 juillet 2020, qu'elle a réintégré M. E dans ses effectifs et reconstitué la carrière de celui-ci, notamment en lui versant les rémunérations correspondant à la période du 15 janvier au 28 juillet 2020.
Par deux mémoires enregistrés les 6 octobre 2020 et 28 septembre 2021, M. E indique que la requête est devenue sans objet du fait de l'intervention de l'arrêté du 28 juillet 2020 de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur portant réintégration juridique et retrait de l'arrêté du 2 janvier 2020 portant révocation.
Par un courrier enregistré le 24 février 2022, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a informé le tribunal du décès en cours d'instance de M. E, survenu le 14 février 2022.
Par un courrier du 6 juillet 2022, M. B E et Mme F A ayants droit de M. E, représentés par Me Lucchini, ont informé le tribunal qu'ils reprenaient l'instance.
Par un mémoire, enregistré le 12 septembre 2022, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur déclare accepter le désistement de M. et Mme E et A, et conclut subsidiairement au rejet des conclusions de la requête fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II°) Par une requête enregistrée le 7 octobre 2020 sous le numéro 2007640, M. C E, représenté par Me Lucchini, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 juillet 2020 par lequel le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur l'a suspendu de ses fonctions à compter du lendemain de la notification de celui-ci ;
2°) d'enjoindre au président de la région de le replacer dans ses précédentes fonctions et de reconstituer sa carrière dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la région une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas commis de faute grave, de sorte que la décision méconnaît les dispositions de l'article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- il a déjà fait l'objet d'une suspension de huit mois et demi avant la décision de révocation du 2 janvier 2020 et ne pouvait de nouveau être suspendu pour les mêmes faits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 février 2022, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 4 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 10 mars 2022.
Par un courrier enregistré le 24 novembre 2022, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a informé le Tribunal du décès en cours d'instance de M. E, survenu le 14 février 2022.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2020 dans l'instance n° 2003593 et par une décision du 19 novembre 2020 dans l'instance n° 2007640.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public,
- et les observations de M. D, représentant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, adjoint technique territorial des établissements d'enseignement, employé en qualité de magasinier alimentaire depuis 2016 au lycée d'altitude Honoré Romane à Embrun, placé en congé de longue maladie à compter du 8 janvier 2018 et qui s'est vu reconnaître la qualité de travailleur handicapé pour la période du 12 avril 2018 au 30 avril 2023, a fait l'objet d'une suspension de ses fonctions le 19 avril 2019 par le président du conseil régional, à la suite d'un courrier du procureur de la République avisant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de l'existence d'une procédure pénale le concernant. Au vu du jugement correctionnel rendu le 22 novembre 2018 par le tribunal de grande instance de Gap, prononçant la condamnation de l'intéressé à une peine d'emprisonnement de dix-huit mois, assortie d'un sursis total avec mise à l'épreuve pour une durée de trois ans, et après avis du conseil de discipline rendu le 18 octobre 2019, l'autorité administrative a prononcé à son encontre, le 2 janvier 2020, une sanction de révocation. M. E en a demandé l'annulation au tribunal par une requête enregistrée sous le n° 2003593. Après la suspension de l'exécution de cette décision par une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Marseille du 2 juin 2020, la région a, en exécution de cette ordonnance, pris le 28 juillet 2020 une décision portant réintégration juridique de M. E et retrait de l'arrêté de révocation. Par une décision du 29 juillet 2020 dont le requérant a demandé l'annulation par une requête enregistrée sous le n° 2007640, la région l'a suspendu à nouveau de ses fonctions à titre conservatoire. A la suite du décès de M. E le 14 février 2022, ses deux parents ont informé le tribunal par un courrier du 6 juillet 2022 qu'ils entendaient reprendre l'instance n°2003593 en qualité d'ayants droit.
2. Les requêtes susvisées qui présentent à juger la situation d'un même fonctionnaire, ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre afin de statuer par une seule décision.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté de révocation du 2 janvier 2020 :
3. Par deux mémoires des 6 octobre 2020 et 28 septembre 2021, M. E a fait valoir que ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 2 janvier 2020 étaient devenues sans objet du fait de l'intervention de l'arrêté du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur du 28 juillet 2020 portant réintégration juridique et retrait de l'arrêté de révocation contesté. Ses conclusions, qui n'ont au demeurant pas été modifiées par ses ayants droit reprenant l'instance à la suite de son décès, doivent être regardées comme un désistement pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté de suspension du 29 juillet 2020 :
4. Aux termes de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction alors applicable, désormais codifié à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique : " En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire qui saisit, sans délai, le conseil de discipline () / Sa situation doit être définitivement réglée dans le délai de quatre mois. ". Il résulte de ces dispositions que la mesure de suspension, qui ne peut être prononcée que dans le cas où un agent public a commis des faits suffisamment vraisemblables et graves, présente un caractère conservatoire et a pour unique objet, pendant la durée d'une instance disciplinaire, de sauvegarder l'intérêt du service en restaurant la sérénité nécessaire à l'action administrative. Sa légalité est subordonnée, d'une part, à l'existence d'une faute grave et, d'autre part, à la justification par l'administration de son caractère nécessaire au regard de l'intérêt du service.
5. Aux termes du troisième alinéa de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, dans sa rédaction alors applicable, désormais codifié aux articles L. 531-2 et L. 531-3 du code général de la fonction publique : " Si, à l'expiration d'un délai de quatre mois, aucune décision n'a été prise par l'autorité ayant le pouvoir disciplinaire, le fonctionnaire qui ne fait pas l'objet de poursuites pénales est rétabli dans ses fonctions. S'il fait l'objet de poursuites pénales et que les mesures décidées par l'autorité judicaire ou l'intérêt du service n'y font pas obstacle, il est également rétabli dans ses fonctions à l'expiration du même délai. Lorsque, sur décision motivée, il n'est pas rétabli dans ses fonctions, il peut être affecté provisoirement par l'autorité investie du pouvoir de nomination, sous réserve de l'intérêt du service, dans un emploi compatible avec les obligations du contrôle judiciaire auquel il est, le cas échéant, soumis. A défaut, il peut être détaché d'office, à titre provisoire, dans un autre corps ou cadre d'emplois pour occuper un emploi compatible avec de telles obligations. L'affectation provisoire ou le détachement provisoire prend fin lorsque la situation du fonctionnaire est définitivement réglée par l'administration ou lorsque l'évolution des poursuites pénales rend impossible sa prolongation ". Il résulte de ces dispositions que si, à l'expiration d'un délai de quatre mois, aucune décision n'a été prise par l'autorité ayant le pouvoir disciplinaire à l'encontre d'un fonctionnaire suspendu, celui-ci est rétabli dans ses fonctions, sauf s'il fait l'objet de poursuites pénales. Un fonctionnaire doit pour l'application de ces dispositions être regardé comme faisant l'objet de poursuites pénales lorsque l'action publique a été mise en mouvement à son encontre et ne s'est pas éteinte, c'est-à-dire, en application du premier alinéa de l'article 6 du code de procédure pénale relatif à l'extinction de l'action publique pour l'application de la peine, par la mort du prévenu, la prescription, l'amnistie, l'abrogation de la loi pénale et la chose jugée, telle qu'un jugement pénal devenu définitif. Lorsque l'action publique n'est pas éteinte, l'autorité administrative peut, au vu de la situation en cause et des conditions prévues par ces dispositions, le rétablir dans ses fonctions, lui attribuer provisoirement une autre affectation, procéder à son détachement ou encore prolonger la mesure de suspension en l'assortissant, le cas échéant, d'une retenue sur traitement.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. E a fait l'objet d'une première suspension de ses fonctions à compter du 20 avril 2019 au motif de faits graves pouvant entraîner des poursuites judiciaires, qui a été prolongée par décision du 26 juillet suivant, au motif de sa condamnation par le tribunal de grande instance de Gap par jugement du 22 novembre 2018 à un emprisonnement délictuel de dix-huit mois avec sursis total et mise à l'épreuve pour " importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la santé publique, importation non autorisée de stupéfiants - trafic, offre ou cession non autorisées de stupéfiants, détention non autorisée de stupéfiants, acquisition non autorisée de stupéfiants, usage illicite de stupéfiants, détention non autorisée de matériel de guerre, armes, munitions ou éléments essentiels de catégorie A, détention de marchandise dangereuse pour la santé publique sans document justificatif régulier ". Après la suspension, par le juge des référés, de l'exécution de la décision de révocation du 2 janvier 2020, la région a, par une décision du 28 juillet 2020, réintégré M. E et retiré cet arrêté de révocation. Dès le lendemain, le 29 juillet 2020, la région a décidé, au regard des faits jugés et établis par le jugement correctionnel précité, et de son affectation au sein d'un établissement susceptible de le mettre en contact avec des mineurs, de suspendre à nouveau M. E de ses fonctions et d'engager une nouvelle procédure disciplinaire, laquelle a conduit le président du conseil régional à prononcer à l'encontre de l'intéressé, par un arrêté du 15 décembre 2020, la sanction d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de deux ans. Toutefois, et dès lors qu'il n'est ni établi ni même allégué que le jugement du tribunal de grande instance de Gap du 22 novembre 2018 ne serait pas devenu définitif, faute d'exercice d'une voie de recours, l'action publique devait être considérée comme éteinte, M. E ne faisant plus l'objet de poursuites pénales au sens des dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983. Par suite, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ne pouvait, sans méconnaître les dispositions précitées de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, alors que la précédente sanction de révocation avait été retirée, prolonger une nouvelle fois la suspension de M. E de ses fonctions.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués au soutien de ces conclusions, que M. E est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur du 29 juillet 2020 portant suspension de ses fonctions.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Le décès du requérant, intervenu en cours d'instance, fait en tout état de cause obstacle à ce qu'il soit enjoint au président du conseil régional de le réintégrer dans ses fonctions. Ensuite, eu égard à la portée de la décision de suspension annulée par le présent jugement, laquelle n'avait pas emporté d'éviction du requérant de ses fonctions mais seulement sa mise à l'écart temporaire, l'exécution de ce jugement implique seulement que le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur reconstitue, si nécessaire, les droits de M. E à compter de la date de la prolongation illégale de la suspension de ses fonctions, soit le 29 juillet 2020, jusqu'à la date de la prise d'effet de la décision d'exclusion temporaire des fonctions d'une durée de deux ans décidée le 15 décembre 2020, et qu'il y procède dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la région une somme de 1 500 euros au profit de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Conformément aux dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée, le recouvrement en tout ou partie de cette somme vaudra renonciation à percevoir, à due concurrence, la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. E des conclusions de la requête n° 2003593.
Article 2 : La décision du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur du 29 juillet 2020 est annulée.
Article 3 : Il est enjoint au président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de reconstituer les droits de M. E pour la période débutant le 29 juillet 2020 jusqu'à la date de la prise d'effet de la décision du 15 décembre 2020, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : La région Provence-Alpes-Côte d'Azur versera à Me Lucchini, conseil de M. E, une somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2007640 est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et à Mme F A en qualité d'ayants droit de M. C E, à Me Jennifer Lucchini et à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Balussou, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026