vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2003726 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ANDREANI-HUMBERT |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 15 mai 2020 et le 24 novembre 2021, M. A B et Mme D C épouse B, représentés par MCL Avocats (Me Ladouari), demandent au tribunal : 1°) d'annuler le certificat d'urbanisme du 3 décembre 2019 n° CU 13 001 19J0649 estimant que l'opération projetée de construction de deux bâtiments n'était pas réalisable, ainsi que la décision du 16 mars 2020 prise sur recours gracieux ; 2°) d'enjoindre à la commune d'Aix-en-Provence de réexaminer la demande dans le délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 € par jour de retard, en application des articles L. 911-1 à L. 911-3 du code de justice administrative ; 3°) de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence le versement à leur profit de la somme de 3 000 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que le motif fondé sur la méconnaissance de UD11, pour lequel l'administration a estimé que l'opération n'était pas réalisable, est infondé. Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2021, la commune d'Aix-en-Provence, représentée par la SELARL Andreani-Humbert, conclut au rejet de la requête et à la mise la charge des requérants du versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'urbanisme - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Charbit, rapporteure, - les conclusions de M. Argoud, rapporteur public, - les observations de Me Bezol, pour M. B et Mme C épouse B, - les observations de Me Tosi, pour la commune d'Aix-en-Provence. Considérant ce qui suit : 1. Le certificat d'urbanisme en litige déclare non réalisable l'opération projetée de construction de deux bâtiments sur une parcelle située en zone 2AU du PLU, en raison de la méconnaissance de l'article 2 du règlement de la zone n'autorisant que l'extension de 15 % d'une construction existante. 2. Les requérants invoquent par la voie de l'exception l'illégalité du classement en zone d'urbanisation future du terrain d'assiette du projet. 3. Aux termes de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. ". 4. Il ressort du rapport de présentation du plan local d'urbanisme d'une part, que le terrain d'assiette du projet est situé dans le secteur de Lignane qui présente un enjeu de développement nécessaire à l'organisation du développement économique et de la préservation des espaces agricoles et d'autre part, que l'ouverture à l'urbanisation de ce secteur nécessite la création des réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées. En conséquence, et sans qu'importe la circonstance que les parcelles du terrain d'assiette seraient elles-mêmes déjà desservies par les réseaux, les auteurs du plan local d'urbanisme n'ont pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant l'ensemble de la zone à laquelle appartient le terrain d'assiette en zone AU, d'urbanisation différée. Dès lors l'unique moyen, invoqué par voie de l'exception, tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du classement en zone AU du terrain d'assiette ne peut qu'être écarté. 5. Il résulte de ce qui vient d'être dit que les conclusions à fin d'annulation, ainsi par voie de conséquence que les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées. Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune qui n'a pas la qualité de partie perdante à la présente instance verse aux requérants une quelconque somme sur leur fondement. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants, sur le même fondement, la somme de 1 500 euros à verser à la commune d'Aix-en-Provence.D É C I D E : Article 1er : La requête M. B et Mme C épouse B est rejetée. Article 2 : M. B et Mme C épouse B, verseront la somme de 1 500 à la commune d'Aix-en-Provence sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et Mme D C épouse B et à la commune d'Aix-en-Provence.Délibéré après l'audience du 12 décembre 2023, à laquelle siégeaient : M. Fédi, président,Mme Caselles première conseillère,Mme Charbit, première conseillère. Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.La rapporteure,signéC. CharbitLe Président,signéG.Fedi La greffière, signé S.IbramLa République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.Pour expédition,Pour la greffière en chef, La greffière2N° 2003726
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026