mardi 27 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2003867 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | VIALE |
Vu la procédure suivante :
Par l'effet de la loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018 relative à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025 et portant diverses dispositions intéressant la défense, le tribunal des pensions militaires d'invalidité de Marseille a transmis au tribunal administratif de Marseille le dossier de l'instance introduite par M. A le 25 février 2019, enregistrée au greffe du tribunal le 22 mai 2020.
Par cette requête, et un mémoire enregistré le 9 février 2022, M. B A, représenté par Me Viale, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 janvier 2019 de la ministre des armées en tant qu'elle a rejeté sa demande de révision de pension militaire d'invalidité tendant à la prise en compte de l'infirmité " douleurs chroniques du genou droit " ;
2°) d'ordonner une expertise avant-dire droit ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 2 juillet 2019 et le 2 mars 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une décision du 14 mars 2019, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par ordonnance du 13 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au même jour en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Un mémoire, enregistré pour M. A le 4 septembre 2022, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;
- la loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Simeray, rapporteure,
- les conclusions de M. Grimmaud, rapporteur public,
- et les observations de Me Viale, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A s'est engagé l'armée française le 1er octobre 1985 et a été radié des contrôles le 5 avril 2007. Il s'est vu concéder à titre définitif une pension militaire d'invalidité par un arrêté du 18 avril 2017, pour diverses infirmités. Le 30 mai 2017, il a sollicité une révision de sa pension militaire d'invalidité en se prévalant d'une aggravation de son infirmité " raideurs articulaires à l'épaule droite ", pensionnée au taux de 15%, et d'une infirmité nouvelle, " douleurs chroniques du genou droit ". Par une décision du 24 janvier 2019, la ministre des armées a reconnu l'aggravation de son infirmité " raideurs articulaires à l'épaule droite " au taux de 30% et rejeté sa demande relative à une infirmité nouvelle au motif qu'elle ne pouvait ouvrir droit à pension dès lors que le taux d'invalidité était inférieur au minimum indemnisable de 10 %. M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 24 janvier 2019 en tant qu'elle rejette sa demande tenant à cette nouvelle infirmité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 151-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, applicable au litige : " La pension militaire d'invalidité prévue par le présent code est attribuée sur demande de l'intéressé après examen, à son initiative, par une commission de réforme selon des modalités fixées par décret en Conseil d'Etat. L'entrée en jouissance est fixée à la date du dépôt de la demande () ". Il résulte de ces dispositions que l'administration doit se placer à la date de la demande de l'intéressé pour évaluer ses droits à révision de sa pension militaire d'invalidité et notamment le taux d'invalidité résultant de l'infirmité au titre de laquelle cette révision est sollicitée, à savoir, en l'espèce, le 30 mai 2017.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " " Ouvrent droit à pension : 1° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'événements de guerre ou d'accidents éprouvés par le fait ou à l'occasion du service ; (). ". L'article L. 121-4 de ce même code dispose que : " () Aucune pension n'est concédée en deçà d'un taux d'invalidité de 10 %. ", et aux termes de son article L. 121-5 : " La pension est concédée : 1° Au titre des infirmités résultant de blessures, si le taux d'invalidité qu'elles entraînent atteint ou dépasse 10 % (). ". Aux termes de l'article L. 125-1 du même code : " Le taux d'invalidité reconnu à chaque infirmité examinée couvre l'ensemble des troubles fonctionnels et l'atteinte à l'état général ".
4. Il résulte de l'instruction que lors de l'expertise du 25 septembre 2018, le chirurgien orthopédiste a procédé à un examen complet de M. A, en rappelant notamment ses antécédents et en prenant en compte un certificat du 22 mai 2017 relatif aux douleurs du genou droit selon lequel elles seraient dues à une surutilisation de cette articulation du fait des lésions du genou gauche, et a évalué le taux d'invalidité du requérant au titre de cette infirmité à moins de 10 %. Les pièces produites par le requérant, composées d'examens et de certificat médicaux de médecins généralistes évoquant des douleurs chroniques du genou droit mais sans établir l'existence d'un déficit fonctionnel ni fixer de taux d'invalidité, ne permettent pas de contredire utilement cette expertise. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'évaluation de son invalidité ne prendrait pas en compte son état général et serait ainsi erronée.
5. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'ordonner une mesure d'expertise, les conclusions en annulation formées par M. A contre la décision du 24 janvier 2019 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gonneau, président,
Mme Simeray, première conseillère,
Mme Bruneau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2022.
La rapporteure,
Signé
C. SimerayLe président,
Signé
P-Y. Gonneau
La greffière,
Signé
A. Martinez
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026