mardi 6 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2004123 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP GOBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 mai 2020 et 14 juin 2021, M. C A, représenté par Me Morabito, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) des Hautes-Alpes à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis ;
2°) d'enjoindre au SDIS des Hautes-Alpes de régulariser sa situation administrative sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du SDIS des Hautes-Alpes la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Il soutient que :
- le SDIS des Hautes-Alpes a commis une faute à raison du délai anormalement long d'instruction de ses demandes de placement en congé de longue maladie et de mise à la retraite pour invalidité ;
- l'administration a commis une faute en le plaçant à la retraite pour invalidité un mois et demi avant la date à laquelle il aurait pu bénéficier de la bonification de la durée d'assurance attribuée aux sapeurs-pompiers et prévue par le 2° du II de l'article 15 du n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;
- elle a commis une autre faute en refusant de rembourser à sa mutuelle le complément de rémunération versé du 19 juin 2016 au 14 mars 2017, dont celle-ci est fondée à demander le reversement en raison de son placement en congé de longue maladie ;
- l'administration a refusé de communiquer à sa mutuelle les documents nécessaires confirmant son invalidité et son âge à la date de liquidation de sa pension de retraite, ce qui entraîne un manque à gagner ;
- il n'aurait pas subi de perte de revenus s'il avait été placé en congé de longue maladie dès le 15 juin 2016 ;
- l'administration est à l'origine de ses difficultés financières liées au règlement de son emprunt immobilier et des incidents de paiement qu'il a connus ;
- il subit un préjudice psychologique et moral.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 18 novembre 2020 et 16 septembre 2021, le SDIS des Hautes-Alpes, représenté par Me Ducrey-Bompard, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que des dépens de l'instance.
Il fait valoir que :
- les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A sont irrecevables dès lors qu'elles sont présentées à titre principal ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 8 décembre 2021, Me Morabito a informé le tribunal du décès de M. A survenu le 23 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Me Cournand, représentant le requérant, et de Me Ducrez-Bompard, représentant le SDIS des Hautes-Alpes.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été sapeur-pompier professionnel à compter de 1986 et a exercé au sein du SDIS des Hautes-Alpes à compter du mois de novembre 1999. Il a été placé en congé de maladie ordinaire à plein traitement du 21 mars au 30 juin 2016, puis à demi-traitement du 1er juillet 2016 au 31 janvier 2017. Il a demandé à bénéficier d'un congé de longue maladie le 15 mars 2017 et d'une mise à la retraite pour invalidité le 12 décembre 2018. Il a été placé en congé de longue maladie à compter du 15 mars 2016 par un arrêté du 13 décembre 2019 et en retraite pour invalidité à compter du 27 septembre 2019 par un arrêté du 7 février 2020. Il a demandé au tribunal de condamner le SDIS des Hautes-Alpes à lui verser la somme de 10 000 euros au titre des préjudices qu'il aurait subis du fait de la gestion fautive de ses demandes de placement en congé de longue maladie et de mise à la retraite pour invalidité ainsi que d'enjoindre au SDIS de régulariser sa situation administrative.
Sur la responsabilité :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 18 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa rédaction applicable au litige : " Le fonctionnaire qui est dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions par suite d'une maladie grave et invalidante nécessitant un traitement et des soins prolongés est mis en congé de longue maladie, selon la procédure définie à l'article 25 ci-dessous () ". Aux termes de l'article 25 du même décret, dans sa rédaction applicable au litige : " Pour bénéficier d'un congé de longue maladie () le fonctionnaire en position d'activité () doit adresser à l'autorité territoriale une demande appuyée d'un certificat de son médecin traitant spécifiant qu'il est susceptible de bénéficier des dispositions de l'article 57 (3° ou 4°) de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 susvisée. / Le médecin traitant adresse directement au secrétaire du comité médical compétent un résumé de ses observations et les pièces justificatives qui peuvent être prescrites dans certains cas par l'arrêté visé à l'article 39 du présent décret. / Au vu de ces pièces, le secrétaire du comité médical fait procéder à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé compétent pour l'affection en cause. / Le dossier est ensuite soumis au comité médical. Si le médecin agréé qui a procédé à la contre-visite ne siège pas au comité médical, il peut être entendu par celui-ci. / L'avis du comité médical est transmis à l'autorité territoriale qui, en cas de contestation de sa part ou du fonctionnaire intéressé, le soumet pour avis au comité médical supérieur visé à l'article 5 du présent décret. / Si la demande de congé est présentée au cours d'un congé antérieurement accordé dans les conditions prévues à l'article 57 (2°, 1er alinéa) de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 susvisée, la première période de congé de longue maladie ou de longue durée part du jour de la première constatation médicale de la maladie dont est atteint le fonctionnaire ". Aux termes de l'article 37 du même décret : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé dans un autre emploi, en application du décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 susvisé, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales. / Pendant toute la durée de la procédure requérant soit l'avis du comité médical, soit l'avis de la commission de réforme, soit l'avis de ces deux instances, le paiement du demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite ".
3. Il résulte de l'instruction que par une lettre du 15 mars 2017, reçue le 5 avril suivant, le SDIS des Hautes-Alpes a reçu la demande de M. A de se voir accorder un congé de longue maladie. Le 12 avril 2017, l'établissement a saisi le comité médical ainsi que le centre de gestion de cette demande, a désigné un médecin psychiatre pour procéder à l'expertise de l'état de santé du requérant et a informé celui-ci de la prochaine invitation à se rendre auprès de cet expert. Si l'expertise a bien été réalisée le 6 juin 2017, il résulte de l'instruction que le SDIS, même s'il la produit à l'instance, n'en a jamais été destinataire dans le cadre de l'examen de la demande de congé de longue maladie du requérant et que l'établissement n'a pris aucune mesure pour pallier ce manquement et assurer le bon déroulement de la procédure en litige dans un délai raisonnable. De plus, alors même que le comité médical réuni le 18 juillet 2019 a donné un avis favorable au placement en congé de longue maladie de l'intéressé, ce n'est que le 13 décembre 2019, soit près de deux ans et neuf mois après la demande de celui-ci, que le SDIS a pris un arrêté permettant à son agent de bénéficier de ce congé. Dans ces conditions, M. A était fondé à soutenir que la durée de l'instruction prise pour traiter sa demande de placement en congé de longue maladie est un délai anormalement long et, par suite, constitue une faute de nature à engager la responsabilité du SDIS. En tout état de cause, l'établissement ne saurait utilement, pour atténuer sa responsabilité, se prévaloir de la procédure d'instruction de la demande de mise à la retraite de M. A pour invalidité telle que décrite au point suivant dès lors que cette procédure est indépendante et se fonde sur des critères distincts de celle par laquelle un agent peut être placé en congé de longue maladie.
4. En deuxième lieu, d'une part, il résulte de l'instruction que M. A avait sollicité sa mise à la retraite pour invalidité auprès du SDIS des Hautes-Alpes par une lettre du 12 décembre 2018. Un expert médical, médecin psychiatre, a procédé à l'évaluation de son aptitude à exercer ses fonctions et a conclu à une inaptitude définitive à exercer toutes fonctions. Cette expertise a été communiquée à l'administration le16 juillet 2019. Le 26 septembre 2019, la commission de réforme a donné un avis favorable à la mise à la retraite du requérant pour invalidité et par un arrêté du 7 février 2020, le SDIS a placé celui-ci dans cette position à compter du 27 septembre 2019. Au regard de la durée d'un an et deux mois d'instruction de la demande de M. A, le délai pris par l'administration constitue un délai raisonnable et, par suite, le requérant n'était pas fondé à soutenir que le SDIS aurait commis une faute à ce titre.
5. D'autre part, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire ni d'aucun principe général de droit que le SDIS des Hautes-Alpes était tenu de prononcer la mise à la retraite de M. A pour invalidité à compter de la date à laquelle il pouvait bénéficier de la bonification de la durée d'assurance attribuée aux sapeurs-pompiers et prévue par le 2° du II de l'article 15 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003. L'administration n'a donc pas commis une telle faute.
6. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que M. A a bénéficié d'un complément de rémunération d'un montant de 15 930,99 euros de la part de sa mutuelle lors de la période pendant laquelle il a été placé en congé de maladie ordinaire à demi-traitement. Son placement en congé de longue maladie sur la même période étant à l'origine d'un trop-perçu, la mutuelle du requérant lui a demandé de lui reverser la somme servie. Il résulte de l'instruction qu'au mois de décembre 2019, le SDIS des Hautes-Alpes a versé au requérant le montant de rémunération à plein traitement qui lui était dû. Si le requérant conteste le montant versé par l'administration au motif qu'il est inférieur à celui versé par sa mutuelle, il ne résulte pas de l'instruction ni que l'administration aurait commis une erreur de liquidation ni que le requérant n'aurait pas perçu le montant réclamé par sa mutuelle. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le requérant, l'administration n'a pas commis de faute à refusant de rembourser la somme réclamée directement à sa mutuelle dès lors qu'une telle mesure serait dépourvue de fondement légal ou réglementaire ni ne pourrait être fondée sur un principe général du droit. De plus, si M. A soutient que le SDIS s'est opposé à ce que sa mutuelle complète le montant de sa pension de retraite en refusant de communiquer à la caisse de retraite des documents justifiant de son invalidité et de l'âge retenu pour la liquidation de sa pension, il ne l'établit pas. Par suite, le SDIS doit être regardé comme n'ayant commis aucune faute à ce titre.
Sur les préjudices :
7. En premier lieu, M. A a été placé en congé de maladie ordinaire à demi-traitement à compter du 1er juillet 2016 puis en disponibilité à demi-traitement à compter du 21 mars 2017. Il résulte de l'instruction que sa mutuelle lui a versé un complément de salaire équivalent à la régularisation financière réalisée par l'administration lorsque celle-ci a décidé de le placer en congé de longue maladie à plein traitement à compter du 15 mars 2016 et ce pour une année. Ainsi, le préjudice financier dont il est demandé réparation est dépourvu de lien de causalité avec la circonstance que l'arrêté ayant placé M. A en congé de longue maladie a été pris à une date à la supposer même tardive au regard de sa demande.
8. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que M. A connaissait une situation financière personnelle difficile notamment en raison de l'existence d'un crédit important avec un fort taux de d'emprunt courant sur vingt ans à la date du litige et n'a apporté aucun élément susceptible d'établir que ses difficultés auraient eu pour origine le comportement du SDIS des Hautes-Alpes dans la gestion administrative de sa situation.
9. En dernier lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la faute commise par l'administration à placer le requérant, victime d'une pathologie psychiatrique particulièrement invalidante, en congé de longue maladie au terme d'un délai anormalement long ait pu participer à l'aggravation de son état de santé.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
11. La personne qui subit un préjudice direct et certain du fait du comportement fautif d'une personne publique peut former devant le juge administratif une action en responsabilité tendant à ce que cette personne publique soit condamnée à l'indemniser des conséquences dommageables de ce comportement. Elle peut également, lorsqu'elle établit la persistance du comportement fautif de la personne publique responsable et du préjudice qu'elle lui cause, assortir ses conclusions indemnitaires de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d'en pallier les effets. De telles conclusions à fin d'injonction ne peuvent être présentées qu'en complément de conclusions indemnitaires.
12. Si le SDIS des Hautes-Alpes a commis une faute tenant au délai anormalement long pris à instruire la demande de M. A pour le placer en congé de longue maladie, il résulte de l'instruction que le requérant a été placé dans cette positions par un arrêté du 13 décembre 2019. Dans ces conditions, et en tout état de cause, les conclusions présentées à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le SDIS en défense.
Sur les frais liés au litige :
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des parties les sommes réclamées par chacune d'entre elles au titre des frais engagés par elles et non compris dans les dépens.
14. La présente instance n'ayant occasionné aucun des frais prévus par les dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées en ce sens par M. A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le SDIS des Hautes-Alpes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié aux héritiers de M. C A, au service départemental d'incendie et de secours des Hautes-Alpes et à Me Morabito.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jorda-Lecroq, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Balussou, première conseillère,
Assistées par Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
E.-M. B
La présidente,
Signé
K. Jorda-LecroqLa greffière,
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026