LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2004868

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2004868

lundi 5 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2004868
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantMIALOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires complémentaires enregistrés les 1er juillet 2020, 8 janvier 2021 et 17 février 2021, l'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique, représentée par la SCP Berenger Blanc Burthez-Doucède, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole d'Aix-Marseille-Provence a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal du territoire Marseille Provence, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la Métropole Aix-Marseille-Provence la somme de 2 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la délibération du 22 mai 2015 prescrivant l'élaboration du PLUi et définissant les objectifs et les modalités de concertation n'a pas fait l'objet des mesures de publicité imposées par l'article R.153-21 du code de l'urbanisme ;

- le rapport rendu par la commission d'enquête à l'issue de l'enquête publique est insuffisamment motivé ;

- le classement la parcelle cadastrée section B n°218 située sur le territoire de la commune de Marseille en zone UP3 se fonde sur des faits matériellement inexacts et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- ce classement est en outre incohérent au regard des objectifs poursuivis par le projet d'aménagement et de développement durable (PADD).

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 27 novembre 2020 et 28 janvier 2021, la métropole Aix-Marseille-Provence, représentée par Me Mialot et Me Ehrenfeld, conclut au rejet de la requête, et à ce qu'il soit mis à la charge de l'association requérante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, à titre principal, que l'association requérante ne justifie pas de la qualité à agir en son nom de son président.

Elle soutient, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par lettre du 18 septembre 2020, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de ce que l'instruction était susceptible d'être close par l'émission d'une ordonnance de clôture à compter du 1er novembre 2020.

Une ordonnance de clôture immédiate de l'instruction a été émise le 26 mars 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Peyrot,

- les conclusions de M. Terras, rapporteur public,

- et les observations de Me Claveau pour l'association Hebrew Academy of Provence et Me Sophie pour la métropole Aix-Marseille-Provence.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 19 décembre 2019, le conseil de la Métropole Aix-Marseille-Provence a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal du territoire Marseille-Provence. L'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique, propriétaire de la parcelle cadastrée section B n° 218 située 40 chemin du Vallon de Toulouse à Marseille, en demande l'annulation.

Sur les conclusions en annulation :

En ce qui concerne la légalité externe de la délibération attaquée :

2. En premier lieu, l'article R. 123-24 du code de l'urbanisme alors en vigueur énonce que la délibération qui prescrit l'élaboration ou la révision du plan local d'urbanisme et définit les modalités de la concertation fait l'objet des mesures de publicité et d'information édictées à l'article R. 123-25, lequel prévoit un affichage pendant un mois en mairie et l'insertion d'une mention de cet affichage, en caractères apparents, dans un journal diffusé dans le département. Ces mêmes dispositions, aujourd'hui codifiées aux articles R. 153-20 et R. 153-21, soumettent le caractère exécutoire de la délibération à l'exécution de ces formalités.

3. Les irrégularités ayant affecté le déroulement de la concertation au regard des modalités définies par la délibération prescrivant l'élaboration ou la révision du document d'urbanisme sont invocables à l'occasion d'un recours contre le plan local d'urbanisme (PLU) approuvé.

4. Eu égard toutefois à l'objet et à la portée de la délibération prescrivant l'élaboration ou la révision du PLU et définissant les modalités de la concertation, l'accomplissement des formalités de publicité conditionnant son entrée en vigueur ne peut être utilement contesté à l'appui du recours pour excès de pouvoir formé contre la délibération approuvant le PLU. Par suite le moyen tiré de ce que, faute qu'il soit établi que les formalités de publicité requises aient été dûment accomplies, la délibération prescrivant l'élaboration du PLU n'aurait pas été exécutoire ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la délibération qui a approuvé le plan.

5. En second lieu, l'article R. 123-19 du code de l'environnement, auquel renvoie l'article L. 153-19 du code de l'urbanisme, dispose que : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête établit un rapport qui relate le déroulement de l'enquête et examine les observations recueillies.// Le rapport comporte le rappel de l'objet du projet, plan ou programme, la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions produites durant l'enquête et, le cas échéant, les observations du responsable du projet, plan ou programme en réponse aux observations du public.// Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête consigne, dans une présentation séparée, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet.// () ".

6. Il résulte des dispositions précitées que le commissaire enquêteur doit, d'une part, établir un rapport relatant le déroulement de l'enquête et procéder à un examen des observations recueillies lors de celle-ci, en résumant leur contenu et qu'il doit, d'autre part, indiquer ses conclusions motivées sur l'opération, en tenant compte de ces observations mais sans être tenu de répondre à chacune d'elles.

7. A l'issue de l'enquête publique, la commission d'enquête a rendu un avis favorable au projet de PLUi, assorti de 17 réserves et de 32 recommandations. Il ressort des pièces du dossier que 5 410 observations ont été recueillies correspondant à 7 787 demandes distinctes. Le rapport de la commission d'enquête a classé ces nombreuses observations par localisation et thématique, classement qui répond à la volonté de les rendre plus lisibles. Il comporte, en outre, un avis motivé de 143 pages, distinct du résumé des observations, ainsi qu'un procès-verbal de synthèse des observations dans lequel la commission d'enquête fait une analyse synthétique des demandes individuelles de constructibilité. L'association requérante, dont la demande de modification du zonage concernant la parcelle en litige a été dûment enregistrée en page 365 du tableau des observations n°1 " par site et par auteur " annexé au rapport, n'est, par suite, pas fondée à se plaindre de ce que ses observations précises sur le zonage n'auraient pas eu de réponse, et n'est pas davantage fondée à soutenir que le rapport de la commission d'enquête serait insuffisamment motivé.

En ce qui concerne la légalité interne de la délibération attaquée :

8. En premier lieu, il est de la nature de toute réglementation d'urbanisme de distinguer des zones où les possibilités de construire sont différentes. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de définir des zones urbaines normalement constructibles et des zones dans lesquelles les constructions peuvent être limitées ou interdites. Ils ne sont pas liés par les modalités existantes d'utilisation du sol dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme ou par la qualification juridique qui a pu être reconnue antérieurement à certaines zones sur le fondement d'une réglementation d'urbanisme différente. L'appréciation à laquelle ils se livrent ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'erreur manifeste ou de détournement de pouvoir.

9. La parcelle de l'association requérante a été classée par la délibération attaquée en zone UP3, définie par le règlement du PLUi comme permettant " le développement de l'habitat individuel sous toutes ses formes (pavillonnaires, habitat individuel groupé) " dans lesquelles y sont limitées l'emprise au sol à 30 % et la hauteur de façade à 7 mètres.

10. L'association requérante soutient qu'un tel classement est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que sa parcelle aurait dû être classée dans la zone UC2 adjacente, définit par le règlement comme un zonage de développement des collectifs discontinus, pour laquelle l'emprise au sol est là encore limité à 30 % mais dans laquelle les hauteurs de façade maximales autorisées jusqu'à 16 mètres.

11. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des photographies aériennes produites par les parties, ainsi de la consultation du site Géoportail accessible tant au juge qu'aux parties, que la propriété de la requérante est incluse dans un secteur principalement composé d'habitat pavillonnaire, hormis un immeuble collectif en R+7 et d'une hauteur conséquente, situé au Nord de la parcelle, de l'autre côté du chemin du Vallon de Toulouse. Si elle est en outre bordée à son Ouest par un immeuble collectif en R+4, ce dernier, lui-même classé en zone UP3, est grevé d'un espace vert à protéger. La parcelle de la requérante, d'une superficie d'environ 5 300 m², se situe ainsi au cœur d'une secteur UP3 longeant la voie. Cette parcelle comporte de nombreux arbres contribuant à l'aération de ce secteur d'habitat individuel et de petit collectif, ainsi qu'une bastide à protéger pour des motifs d'ordre culturel, historique et architectural. Dans ces conditions, et sans que puisse être utilement alléguée la desserte satisfaisante de la parcelle par le boulevard Urbain Sud, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en classant la propriété en litige en zone UP3 les auteurs du PLUi se seraient fondés sur des faits matériellement inexacts ou auraient entaché la délibération en litige d'une erreur manifeste d'appréciation.

12. En second lieu, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ".

13. Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

14. L'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique, soutient que le classement de sa parcelle en zone UP3 serait incohérent avec l'objectif 4.1.1 du PADD " Dans les tissus urbains de transition entre centre-ville et périphérie, favoriser l'évolution urbaine dès lors que le contexte le permet relatif à l'évolution du tissu bâti, vers une densification plus importante ". Toutefois, la référence à une seule action du PADD ne permet, comme il a été énoncé au point précédent, de caractériser une incohérence entre ce classement et le projet d'aménagement. En outre, le rapport de présentation précise, dans son tome D, volume 4, relatif aux explications des choix retenus pour le zonage et leur cohérence avec le PADD, dans son chapitre 5.4 relatif aux abords du boulevard Urbain Sud concernant notamment le secteur de Saint-Tronc que, " dans le cœur des quartiers, les qualités et caractéristiques paysagères existantes (cœur d'îlot, espaces de pleine terre, plantations) doivent être préservées et que, s'agissant du potentiel de densification reste limité ". Le classement en zone UP répond au choix " de définir des règles de volumétrie (emprise au sol et hauteur) et d'insertion paysagère (obligation d'espaces verts et d'espaces de pleine terre, implantation) qui respectent l'environnement urbain existant. La hauteur maximale est commune à toutes les zones (7 mètres à l'égout du toit) et les emprises au sol varient de 20 à 40%. Dans ces secteurs, le règlement permet une densification mesurée ". Les auteurs du PLUi ont ainsi justifié ce classement au regard d'autres orientations du PADD, notamment un autre axe de l'orientation 4.1.1 " Réduire la vulnérabilité de la ville aux principaux impacts attendus du changement climatique " ainsi que l'orientation 4.3 " Articuler l'intensité du développement résidentiel et le potentiel des territoires selon une stratégie allant de la conservation à l'intensification ". Par suite, le moyen tiré de l'incohérence du classement critiqué avec le PADD ne peut qu'être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la métropole, que l'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique, n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que demande l'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique au titre de ces dispositions.

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique le paiement d'une somme de 1 500 euros à verser à la métropole Aix-Marseille-Provence au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de l'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique est rejetée.

Article 2 : L'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique versera à la métropole Aix-Marseille-Provence la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Hebrew Academy of Provence, institut d'études juives et de formation pédagogique et à la métropole Aix-Marseille-Provence.

Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Hogedez, présidente,

Mme Busidan, première conseillère,

M. Peyrot, premier conseiller,

Assistés de M. Brémond, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2023.

Le rapporteur,

signé

P. Peyrot

La présidente,

signé

I. HogedezLe greffier,

signé

A. Brémond

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions