mercredi 20 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2005314 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juillet 2020 et un mémoire en réplique enregistré le
18 décembre 2020, la société Azur et la société Best Immo Sud, représentées par Me Burtez-Doucede, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du Territoire Marseille Provence, ainsi que le rejet implicite du recours gracieux formé contre cette délibération ;
2°) de mettre à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme de
2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
Sur la légalité externe :
- la délibération du 22 mai 2015 prescrivant l'élaboration du PLUi n'a pas fait l'objet des mesures de publicité imposées par l'article R.153-21 du code de l'urbanisme ;
- le rapport de présentation est insuffisant et méconnaît les dispositions de l'article L.123-1-2 du code de l'urbanisme ;
- une nouvelle enquête publique était nécessaire compte tenu des modifications effectuées après l'enquête publique ;
Sur la légalité interne :
- le classement en zone Nh des parcelles cadastrées CH90, CH91 et CH92 et le classement en zone Ns de la parcelle cadastrée CH 93 sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement des parcelles en litige en zone inconstructible au regard du risque incendie n'est pas justifié ;
- l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) " La Ciotat-Athélia V " est entachée d'illégalité en tant qu'elle identifie " la ferme de Roumagoua comme un espace naturel à préserver ou à réhabiliter ".
Par des mémoires en défense enregistrés les 19 novembre 2020 et 22 janvier 2021, la métropole Aix-Marseille-Provence, représentée par Me Guillini, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des sociétés requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 février 2021, a été prononcé en application des articles
R. 6111-11-1 et R. 613-1 du code de justice admisnirative la clôture immédiate de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme Ridings, rapporteure,
-les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public,
-et les observations de Me Reboul, représentant les sociétés Azur et Best Immo Sud.
Considérant ce qui suit :
1. La société Azur, propriétaire des parcelles cadastrées CH90 et CH93 sur le territoire de la commune de La Ciotat, et la société Best Immo Sud, propriétaire des parcelles cadastrées CH91 et CH92 sur ce même territoire, demandent l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du Territoire Marseille Provence, qui a classé en zones Nh et Ns leurs parcelles, ainsi que la décision de rejet implicite du recours gracieux formé contre cette délibération.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, ainsi que le prévoient les dispositions de l'article L. 300-2 du code de l'urbanisme, désormais codifiées aux articles L. 153-11 et L. 600-11 du même code, les irrégularités ayant affecté le déroulement de la concertation au regard des modalités définies par la délibération prescrivant l'élaboration ou la révision du document d'urbanisme sont invocables à l'occasion d'un recours contre le plan local d'urbanisme (PLU) approuvé.
3. Eu égard toutefois à l'objet et à la portée de la délibération prescrivant l'élaboration ou la révision du PLU et définissant les modalités de la concertation, l'accomplissement des formalités de publicité conditionnant son entrée en vigueur ne peut être utilement contesté à l'appui du recours pour excès de pouvoir formé contre la délibération approuvant le PLU. Par suite le moyen tiré de ce que, faute qu'il soit établi que les formalités de publicité requises aient été dûment accomplies, la délibération prescrivant l'élaboration du PLUi n'aurait pas été exécutoire ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la délibération en litige approuvant ce plan.
4. En second lieu, en vertu des dispositions de l'article L.123-1-2 du code de l'urbanisme depuis lors reprises à l'article L. 151-4 du même code, le rapport de présentation " établit un inventaire des capacités de stationnement de véhicules motorisés, de véhicules hybrides et électriques et de vélos des parcs ouverts au public et des possibilités de mutualisation de ces capacités ".
5. D'une part, la circonstance que l'inventaire prévu par le dernier alinéa des dispositions précitées se trouve dans une annexe au rapport de présentation, et non dans le rapport lui-même, n'est pas de nature à le vicier au regard des dispositions précitées.
6. D'autre part, les inexactitudes, omissions ou insuffisances de l'inventaire établi par le rapport ne sont susceptibles d'entraîner l'illégalité de la délibération adoptant le plan local d'urbanisme que dans le cas où ces omissions, inexactitudes ou insuffisances ont été de nature à fausser l'appréciation, portée par les conseillers amenés à se prononcer sur cette délibération, des besoins répertoriés par ce même rapport, notamment en matière d'aménagement de l'espace, de transports, et d'équipements et à influer ainsi sur les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement.
7. Si les sociétés requérantes soutiennent que l'inventaire des capacités en stationnement des parcs publics serait partiel en ce qu'il n'a pas été mené sur l'ensemble des communes couvertes par le PLUi, il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est au demeurant pas démontré que ces insuffisances auraient été de nature à fausser l'appréciation des conseillers métropolitains dans les choix retenus pour établir les orientations du PADD ou l'expression de celles-ci dans les OAP et le règlement. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de l'inventaire exigé par les dispositions précitées n'est pas de nature à entraîner l'illégalité de la délibération attaquée et doit être écarté.
Quant à la méconnaissance des dispositions de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme :
6. Aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale à la majorité des suffrages exprimés après que les avis qui ont été joints au dossier, les observations du public et le rapport du commissaire ou de la commission d'enquête aient été présentés lors d'une conférence intercommunale rassemblant les maires des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale ; 2° Le conseil municipal dans le cas prévu au 2° de l'article L. 153-8 ".
7. Il résulte de ces dispositions que le projet de plan ne peut subir de modifications, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.
8. Les sociétés requérantes soutiennent que de nombreuses modifications apportées au projet du PLUi ne procèdent pas de l'enquête publique et qu'eu égard à leur nombre et à leur nature, un nouvel arrêt du projet aurait dû intervenir et une nouvelle enquête aurait dû être organisée. Toutefois, en se bornant à soutenir que ces dernières modifications seraient nombreuses, elles n'établissent pas que ces modifications remettraient en cause l'économie générale du projet, alors qu'au demeurant elles ne tiennent compte que des remarques du public pendant le déroulé de l'enquête publique et des avis des personnes publiques associées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 153-21 doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
Quant à l'erreur manifeste d'appréciation entachant le classement en zone Ns et Nh des parcelles en litige :
9. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; () 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; () ".
10. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait fondée sur des faits matériellement inexacts ou entachée d'une erreur manifeste au regard du parti d'aménagement et de la vocation de la zone retenus.
11. Le règlement du PLUi définit la zone Ns comme " Zones couvrant la grande majorité des secteurs naturels du territoire qui requiert une protection forte du fait des enjeux paysagers (des massifs emblématiques, des lignes de crêtes majeures) et écologiques (ces espaces constituent, pour partie, des réservoirs de biodiversité) et du fait également de la nécessaire gestion des risques naturels (feux de forêts, ruissellement) " et la zone Nh comme correspond à une zone " couvrant des secteurs naturels qui sont occupés par un habitat diffus existant dans lesquels est notamment admise l'extension des constructions légales* existantes, à la date d'approbation du PLUi, dans des proportions limitées ".
12. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles en litige s'ouvrent sur un très grand massif boisé, en l'occurrence le massif du Grand Caunet, classé en espace boisé classé et identifié par le plan d'aménagement et de développement durable (PADD) comme " Cœur de Nature " à préserver. Le PADD précise que les " Cœur de Nature " jouent un rôle de réservoirs de biodiversité et des continuités écologiques (trame verte). Les dispositions du PADD traduisent les ambitions du schéma de cohérence territorial Marseille Provence qui entend favoriser un développement équilibré du territoire métropolitain. Si les sociétés requérantes soutiennent que le secteur au sein duquel leurs parcelles s'implantent serait largement bâti, les photographies aériennes de Géoportail, site officiel accessible tant au juge qu'aux parties montrent, au contraire, que ce secteur est très largement boisé, que les parcelles en cause sont elles-mêmes essentiellement boisées, que seules les parcelles CH90, CH91 et CH92, classées en zone Nh, supportent une même construction, soit la ferme du Roumagoua et que la parcelle CH93, dépourvue de toute construction et jouxtant le massif du Grand Caunet, est classée en zone Ns. Les sociétés requérantes ne peuvent ainsi utilement se prévaloir du classement antérieur de leurs parcelles, les auteurs d'un PLU n'étant pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'occupation et d'utilisation des sols, ni même du classement en zone UE de la zone d'aménagement concertée Athélia à proximité de laquelle ces parcelles se situent. La circonstance, à la supposer même avérée, que les parcelles en litige soient desservies par les réseaux publics ne fait pas, par elle-même, obstacle aux classements contestés. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en classant les parcelles CH90, CH91 et CH92 en zone Nh et la parcelle CH93 en zone Ns, les auteurs du PLUi auraient entaché les classements contestés d'une erreur manifeste d'appréciation.
Quant au classement de la ferme Roumagoua comme espace naturel à préserver ou à réhabiliter par l'OAP " La Ciotat-Athélia V " :
13. Les sociétés requérantes soutiennent, sans au demeurant le démontrer, que le classement de la ferme Roumagoua en espace naturel à préserver ou à réhabiliter par l'OAP " La Ciotat-Athélia V " est illégal dès lors que la ferme ne peut être qualifiée d'espace naturel. Toutefois, il ressort des termes de cette OAP que le secteur concerné se situe dans la continuité des zones d'activités existantes Athélia I, II, II et IV sur la commune de La Ciotat, qu'il est inscrit dans un espace à caractère paysager, comprenant des collines et des vallons en partie boisés, avec la présence d'activités diverses et que certains espaces à l'intérieur du périmètre sont protégés compte tenu de leur intérêt écologique ou paysager. Par suite, les sociétés requérantes ne sont pas fondées à soutenir que le classement de la ferme Roumagoua en espace naturel à préserver ou à réhabiliter par l'OAP " La Ciotat-Athélia V " serait entaché d'illégalité.
Quant au classement en zone inconstructible au regard du risque incendie de forêt :
14. Aux termes de l'article R. 151-31 du même code dispose : " Dans les zones U, AU, A et N, les documents graphiques du règlement font apparaître, s'il y a lieu ://()//2° Les secteurs où les nécessités du fonctionnement des services publics, de l'hygiène, de la protection contre les nuisances et de la préservation des ressources naturelles ou l'existence de risques naturels, de risques miniers ou de risques technologiques justifient que soient interdites les constructions et installations de toute nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et exhaussements des sols ".
15. Les sociétés requérantes soutiennent que le classement de leurs parcelles au sein d'un périmètre inconstructible au titre du risque incendie feu de forêt serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au seul motif que la ferme de Roumagoua n'était pas classée au sein de ce périmètre dans le cadre du projet de PLUi arrêté. Il est constant que les parcelles en litige ne sont pas comprises dans un plan de prévention des risques " incendie de forêt ", mais que par un avis du représentant de l'Etat du mois d'octobre 2018 il est expressément indiqué que le zonage UP2b (nouvelles constructions permises) du secteur de la ferme du Roumagoua est à revoir, que seule une gestion de l'existant pourra être admise sur cet espace et qu'un principe d'inconstructibilité doit être maintenu au titre du risque feu de forêt, le secteur figurant en aléa très fort à exceptionnel. Les circonstances que la ferme Roumagoua n'était pas initialement classée au sein du périmètre contesté et que les parcelles bénéficient d'une desserte suffisante et d'une borne à incendie, ne font pas, par elles-mêmes, obstacle à un classement en zone inconstructible au regard du risque incendie de forêt. Alors que, comme il a été dit plus haut, les parcelles en litige sont principalement boisées et s'ouvrent sur un grand massif boisé, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en incluant les propriétés des sociétés requérantes en zone inconstructible à raison d'un risque d'incendie de forêt, les auteurs du PLUi auraient entaché leur classement d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que la SAS Azur et autre demandent sur ce fondement. Il y a lieu, en revanche de mettre à la charge des sociétés requérantes une somme globale de 1 000 euros à verser à la métropole Aix-Marseille-Provence au titre de ces mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Azur et autre est rejetée.
Article 2 : La SAS Azur et la SARL Best Immo Sud verseront à la métropole Aix-Marseille-Provence une somme globale de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Azur, à la SARL Best Immo Sud et à la métropole Aix-Marseille-Provence.
Délibéré après l'audience du 20 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Hogedez, présidente,
Mme Arniaud, première conseillère,
Mme Ridings, conseillère,
Assistées de M. Brémond, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2024.
La rapporteure,
signé
M. Ridings
La présidente,
signé
I. Hogedez
Le greffier,
signé
A. Brémond
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026