jeudi 1 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2005824 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP GOBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2020, la société anonyme Progereal et la société civile immobilière Vita Verde, représentées par Me Fouilleul, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération datée du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du Territoire Marseille Provence, ainsi que le rejet implicite du recours gracieux formé à l'encontre de cette décision ;
2°) d'enjoindre à la métropole Aix-Marseille-Provence de réviser le plan local d'urbanisme intercommunal en modifiant le zonage contesté ;
3°) de mettre à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
S'agissant de la légalité externe de la délibération :
- la délibération, qui n'est pas signée, est entachée d'incompétence ;
- il n'est pas établi que la délibération a été affichée dans les 18 communes de la métropole Aix-Marseille-Provence ;
- elle est entachée d'un manque de clarté et d'intelligibilité de la norme ;
S'agissant de la légalité interne de la délibération :
- le classement des parcelles cadastrées B 233 et B234 en zone AU est incompatible avec le SCoT ;
- il est incohérent avec le PADD ;
Par un mémoire, enregistré le 1er décembre 2020, la métropole Aix-Marseille-Provence, représentée par Me Eard-Aminthas, conclut au rejet de la requête, et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérantes au titre des frais d'instance.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 janvier 2021, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Un mémoire, présenté pour les requérantes, a été enregistré le 12 janvier 2021 après la clôture de l'instruction et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Busidan, première conseillère,
- les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public,
- et les observations de Me Jounier, représentant la métropole Aix-Marseille-Provence.
Considérant ce qui suit :
1. Il est constant que la société civile immobilière Vita Verde, dont la société Progereal se présente comme la gérante, est propriétaire de deux parcelles contigües, cadastrées B n° 233 et 234, situées sur le territoire de la commune de Marseille dans le quartier dit B ". Elle demande l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du Territoire Marseille Provence.
Sur la légalité externe de la délibération attaquée :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 212-1 du code général de la fonction publique, qui a repris en substance les dispositions de l'article 4 de la loi du 12 avril 2000 abrogée depuis le 1er janvier 2016, " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". D'autre part, l'article L. 2121-23 applicable du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 5211-1 du même code relatif au fonctionnement de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale, dispose que : " Les délibérations sont inscrites par ordre de date. / Elles sont signées par tous les membres présents à la séance, ou mention est faite de la cause qui les a empêchés de signer ".
3. S'agissant du respect des formalités afférentes à leur signature, les délibérations d'un conseil métropolitain ne sont pas soumises aux dispositions générales de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, mais aux dispositions spéciales de l'article L. 2121-23 du code général des collectivités territoriales, qui prévoit la signature de tous les membres présents à la séance, lesquelles ne sont pas prescrites à peine de nullité de ces délibérations. Par suite, les moyens tirés, d'une part, de la méconnaissance de l'article 4 de la loi du 12 avril 2000, d'autre part de la méconnaissance de l'article L. 2121-23 du code général des collectivités territoriales, enfin de l'incompétence alléguée de l'auteur de la mention " certifié conforme " apparaissant sur l'exemplaire versé au dossier de la délibération en litige doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, les conditions déterminant le caractère exécutoire de la délibération contestée sont sans incidence sur sa légalité. Par suite le moyen tiré de ce que la délibération attaquée n'aurait pas fait l'objet d'un affichage dans les dix-huit communes couvertes par le PLUi en litige doit également être écarté.
Sur la légalité interne de la délibération attaquée :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'inintelligibilité de la norme :
5. Si les dispositions de l'article 2 de la délibération attaquée sont reprises à l'identique par l'article 3 et si deux articles différents sont numérotés " article 3 ", ces erreurs purement matérielles n'ont pas d'influence sur la clarté des dispositions édictées. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en raison de ces erreurs, la délibération méconnaîtrait l'objectif à valeur constitutionnelle de clarté et d'intelligibilité de la norme doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation :
6. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait fondée sur des faits matériellement inexacts ou entachée d'une erreur manifeste au regard du parti d'aménagement et de la vocation de la zone retenus.
7. Les auteurs du PLUi ont classé les parcelles propriétés de la société Vita Verde en zone à urbaniser AU1 à vocation principale d'habitat, zone à urbaniser dite " stricte " c'est-à-dire dont l'ouverture à urbanisation nécessitera une évolution du PLUi. Observant que leur propriété, incluse dans le périmètre d'une zone d'aménagement concerté (ZAC) dite B " et réservée dans ce cadre, depuis 2008, pour la réalisation d'un programme de logements en petits collectifs d'environ 7 000 m² A, figurait par suite en zone urbaine directement constructible dans le précédent document d'urbanisme, les requérants font valoir que la mise à l'arrêt pour un temps indéfini de toute urbanisation sur leurs parcelles préjudicie à leurs intérêts. Cependant, ces circonstances ne suffisent pas, par elles-mêmes, à établir qu'au regard des perspectives envisagées par le document d'urbanisme le classement en litige serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. A cet égard, le rapport de présentation du PLUi, dans son volume D.4 relatif à l'explication des choix pour le zonage, indique que le zonage AU1 " est défini sur des fonciers très peu construits situés sur () la ZAC B ", car ces zones présentent " des caractéristiques de campagne entre friche et parcelles exploitées " et ont " été définies en prévision d'évolution des quartiers à moyen terme, dans le cadre d'opérations d'aménagement d'ensemble de grande ampleur ", et nécessitent d'être " fermées à l'urbanisation en attendant la réalisation d'études d'aménagement et d'OAP de composition urbaine pour leur ouverture à l'urbanisation ". Les auteurs du PLUi poursuivent en expliquant que ces études " devront notamment prendre en compte les sensibilités paysagères, environnementales et préserver au mieux les qualités agricoles des sites dans les aménagements proposés, en compatibilité avec le PADD. C'est particulièrement le cas des zones AU sur la ZAC B où la qualité des terres agricoles est particulièrement reconnue. // A noter qu'afin de préserver la biodiversité et le cadre de vie des habitants certains boisements ont été protégés. A ce titre, un périmètre d'impact de la trame verte et bleue est d'ailleurs dessiné sur les zones AU, B, afin de garantir la réalisation d'études environnementales nécessaires à la prise en compte et la préservation de la trame verte et bleue au moment de l'ouverture à l'urbanisation ". Dans un chapitre 11.2 intitulé " principes de localisation des zones AU " inclus dans ce même volume D.4 du rapport de présentation, un paragraphe 11.2.4 consacré aux ZAC classées en zone AU indique en outre, s'agissant précisément de la ZAC des Hauts de Sainte- Marthe, que si elle a connu un premier temps de développement dans sa partie Sud, " la programmation importante de logements génère, malgré la qualité des aménagements, des interrogations quant au fonctionnement global du quartier ", constat auquel s'ajoutent d'autres interrogations tenant à la réalisation d'une voie de contournement et au diagnostic de la chambre d'agriculture révélant la qualité et la sensibilité des espaces agricoles au nord de la ZAC, susceptibles d'influencer grandement le projet initialement envisagé sur la moitié Nord de la ZAC.
9. Dans ces conditions, alors que les parcelles en litige se trouvent au sein de la partie Nord de la ZAC B, qui couvre une zone largement non construite et identifiée par les auteurs du PLUi comme " trame verte et bleue " à étudier, c'est-à-dire, selon l'article 5.5 des dispositions générales et particulières du règlement écrit du PLUi comme " ne pouvant être ouvertes à l'urbanisation qu'après conclusions favorables d'une étude spécifique démontrant l'absence d'impacts significatifs sur la biodiversité et les corridors écologiques et/ou précisant les dispositions et moyens à mettre en œuvre pour éviter ou réduire ces impacts ", le choix du zonage AU1 pour la propriété de la société Vita Verde est justifié, contrairement à ce que soutiennent les requérantes, et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en l'y classant, les auteurs du PLUi auraient entaché la délibération attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompatibilité du zonage contesté avec le SCoT :
10. En vertu de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme dans sa version applicable au litige, les plans locaux d'urbanisme sont compatibles avec les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 du même code. Il résulte de ces dispositions qu'à l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les plans locaux d'urbanisme sont soumis à une simple obligation de compatibilité avec ces orientations et objectifs. Si ces derniers peuvent être en partie exprimés sous forme quantitative, il appartient aux auteurs des plans locaux d'urbanisme, qui déterminent les partis d'aménagement à retenir en prenant en compte la situation existante et les perspectives d'avenir, d'assurer, ainsi qu'il a été dit, non leur conformité aux énonciations des schémas de cohérence territoriale, mais leur compatibilité avec les orientations générales et les objectifs qu'ils définissent. Pour apprécier la compatibilité d'un plan local d'urbanisme avec un schéma de cohérence territoriale, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.
11. Il ressort des écritures mêmes des requérantes que la densification, notamment résidentielle, des secteurs existants sur le secteur de Sainte-Marthe, prônée par le document d'orientations générales (DOG) du SCoT de Marseille Provence approuvé en juin 2012, doit s'effectuer en vue de " préserver l'espace et promouvoir ainsi un rapport exemplaire entre ville et nature " et que ce même DOG prévoit qu'une " disposition [des PLU] visant à limiter la densité des opérations " peut être " justifiée par des " considérations d'ordre paysagère, écologique, patrimoniale, de desserte et de stationnement ". Par suite, alors qu'outre les caractéristiques de campagne relevées ci-dessus relatives à la zone où se trouvent les parcelles en litige, il est constant que les conditions de leur desserte doivent être repensées en raison de l'annulation de la déclaration d'utilité publique de la principale infrastructure prévue dans le secteur, le classement des parcelles en litige, d'une superficie de moins de 5 000 m², modeste au regard de l'ensemble du territoire couvert, n'est pas incompatible avec les orientations et objectifs du SCoT.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incohérence du zonage contesté avec le PADD :
12. Pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.
13. Au sein du chapitre qu'il consacre à la stratégie de structuration du développement, le cahier global du PADD se fixe pour objectif d'" articuler le développement urbain et les conditions de la mobilité ", en considérant notamment que " la qualification du niveau de desserte globale du territoire constitue une clé d'entrée pour déterminer les lieux de développement urbain futur ", et qu'" un bon niveau de desserte, particulièrement par les transports collectifs, constitue un argument fort en faveur de l'urbanisation, alors que le développement sera limité dans le cas contraire ". S'agissant plus précisément de Marseille, le cahier communal du PADD précise vouloir " maîtriser la production de logement à l'aune de l'évolution des conditions de déplacements et d'équipements " et " privilégie[r] une programmation évolutive des objectifs de production de logements ", la " programmation pren[ant] en compte les capacités d'accueil actuelles du territoire et les perspectives de mise en œuvre des grands projets d'infrastructures et de transports en commun ". Comme il a été dit plus haut, la desserte du secteur en litige doit faire l'objet d'une nouvelle réflexion, alors qu'il ressort des pièces du dossier que les parcelles en litige ne sont actuellement desservies que par un chemin de faible gabarit. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le zonage en litige serait incohérent avec le PADD.
14. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête en tant qu'elle émane de la société Progereal, que les requérantes ne sont pas fondées à demander l'annulation de la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole Aix Marseille Provence a adopté le plan local d'urbanisme intercommunal du Territoire Marseille Provence.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérantes sur ce fondement. En revanche, dans les circonstances de l'espèce et sur le même fondement, il y a lieu de mettre à la charge des requérantes prises ensemble une somme de 1 000 euros à verser à la métropole au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête des sociétés Progereal et Vita Verde est rejetée.
Article 2 : Les sociétés Vita Verde et Progereal prises ensemble verseront la somme de 1 000 euros à la métropole Aix-Marseille-Provence au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société anonyme Progereal, à la société Vita Verde et à la métropole Aix-Marseille-Provence.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Hogedez, présidente,
- Mme Busidan, première conseillère,
- Mme Arniaud, conseillère,
assistées de M. Alloun, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.
La rapporteure,
signé
H. BusidanLa présidente,
signé
I. HogedezLe greffier,
signé
S. Alloun
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026