LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2006343

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2006343

lundi 18 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2006343
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantCARMIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 23 août 2020 et les 22 février et 7 mars 2022, Mme E D, représentée par Me Carmier, demande au tribunal :

1°) de désigner avant-dire droit un expert afin de l'examiner, de fixer la date de sa consolidation, de préciser l'existence de séquelles et de fixer le taux de son incapacité physique permanente (IPP) consécutif à son accident de service ;

2°) d'annuler les décisions du 16 novembre 2018 et du 21 novembre 2019 par lesquelles le directeur général de l'Assistance Publique- Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a fixé la date de consolidation de son accident de service au 15 novembre 2018, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux à l'encontre de la décision du 16 novembre 2018 ;

3°) d'enjoindre au directeur général de l'AP-HM de procéder à un nouvel examen de sa situation au regard de la date de consolidation et de son taux d'IPP ;

4°) de mettre à la charge de l'AP-HM la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- sa requête n'est pas tardive ;

- le signataire des décisions en litige n'était pas compétent pour ce faire ;

- la date de consolidation du 15 novembre 2018 retenue par le directeur de l'AP-HM est erronée dès lors qu'elle présentait toujours des douleurs à cette date et qu'elle a bénéficié de soins jusqu'à la fin de l'année 2020 ;

- ses séquelles n'ont pas été prises en compte postérieurement à la date de consolidation ;

- les décisions sont erronées dès lors qu'elles ne fixent aucun taux d'IPP ouvrant droit à l'allocation temporaire d'invalidité ;

- l'administration a refusé à tort de procéder à une contre-expertise et s'est prononcée de manière contestable en prenant en compte le rapport d'expertise du Docteur B.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2021, l'AP-HM conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- les autres moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 février 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Martin, rapporteur public.

1. Mme D, aide-soignante affectée à l'hôpital de la Conception, a été victime d'un accident le 11 septembre 2017 reconnu imputable au service par décision du 13 octobre 2017. Le 16 novembre 2018, le directeur général de l'AP-HM a fixé la date de consolidation de son état de santé au 15 novembre 2018. A la suite de la consultation de la commission de réforme, ledit directeur général a pris une nouvelle décision le 21 novembre 2019 confirmant la date de consolidation de son état de santé au 15 novembre 2018. Estimant que l'évaluation de son taux d'IPP et de la date de la consolidation de son état de santé étaient erronées, l'intéressée demande au tribunal, à titre principal, de diligenter une expertise et, à titre subsidiaire, d'annuler les décisions des 16 novembre 2018 et 21 novembre 2019.

Sur la fin de non-recevoir opposée par l'AP-HM tirée de la tardiveté de la requête :

En ce qui concerne la décision du 16 novembre 2018 :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision " et aux termes de l'article 38 du décret du 19 décembre 1991 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique applicable au litige : " Lorsqu'une action en justice doit être intentée avant l'expiration d'un délai devant la juridiction du premier degré, [] l'action est réputée avoir été intentée dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai () "

3. Il est constant que la décision du 16 novembre 2018, notifiée à Mme D le 28 novembre 2018, mentionnait les voies et délais de recours. Le recours gracieux exercé par la requérante, reçu le 28 janvier 2019 par l'administration, a conservé le délai de recours contentieux. La décision implicite de rejet de ce recours gracieux, opposée par le directeur de l'AP-HM le 28 mars 2019, a été de nature à rouvrir le délai de recours contentieux. Or, la requête présentée par Mme D n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 23 août 2020, soit après l'expiration du délai du recours contentieux intervenue, en l'absence d'interruption par une saisine en temps utile du bureau d'aide juridictionnelle, le 29 mai 2019. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 16 novembre 2018, doivent être rejetées comme irrecevables en raison de leur tardiveté.

En ce qui concerne la décision de rejet du recours gracieux à l'encontre de la décision du 16 novembre 2018 :

4. Dès lors qu'est demandée l'annulation d'une décision initiale et de la décision rejetant le recours gracieux formé contre cette décision, les moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision rejetant le recours gracieux ne peuvent être utilement invoqués, au soutien des conclusions dirigées contre cette décision. Par suite, à supposer que la requérante ait entendu soulever les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation du directeur de l'AP-HM à l'encontre de cette décision, ceux-ci doivent être écartés comme inopérants.

En ce qui concerne la décision du 21 novembre 2019 :

5. Aux termes de l'article 38 du décret du 19 décembre 1991 portant application de la loi ndu 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique applicable au litige : " Lorsqu'une action en justice doit être intentée avant l'expiration d'un délai devant la juridiction du premier degré, [] l'action est réputée avoir été intentée dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice est introduite dans un nouveau délai de même durée à compter : / a) De la notification de la décision d'admission provisoire ; / b) De la notification de la décision constatant la caducité de la demande ; / c) De la date à laquelle la décision d'admission ou de rejet de la demande est devenue définitive ; / d) Ou, en cas d'admission, de la date, si elle est plus tardive, à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné ". En vertu des articles 23 de la loi du 10 juillet 1991 et 56 du décret du 19 décembre 1991, le ministère public ou le bâtonnier peuvent former un recours contre une décision du bureau d'aide juridictionnelle dans un délai " de deux mois à compter du jour de la décision ".

6. Lorsque le demandeur de première instance a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, seuls le ministère public ou le bâtonnier ont vocation à contester, le cas échéant, cette décision, qui devient ainsi définitive, en l'absence de recours de leur part, à l'issue d'un délai de deux mois. Toutefois, en raison de l'objet même de l'aide juridictionnelle, qui est de faciliter l'exercice du droit à un recours juridictionnel effectif, les dispositions précitées de l'article 38 du décret du 19 décembre 1991 selon lesquelles le délai de recours contentieux recommence à courir soit à compter du jour où la décision du bureau d'aide juridictionnelle devient définitive, soit, si elle est plus tardive, à compter de la date de désignation de l'auxiliaire de justice, ne sauraient avoir pour effet de rendre ce délai opposable au demandeur tant que cette décision ne lui a pas été notifiée ainsi que l'a jugé le Conseil d'Etat par une décision n° 397598 du 28 décembre 2016.

7. Il en résulte que l'AP-HM ne peut utilement soutenir que le nouveau délai du recours contentieux ouvert à la requérante, admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 20 février 2020, courait pour en déduire que sa requête introduite le 23 août 2020 était tardive, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier, et ainsi que Mme D le soutient, que cette décision lui ait été régulièrement notifiée. Par suite, la fin de non-recevoir doit être écartée.

Sur la légalité de la décision du 21 novembre 2019 :

8. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme A, directrice adjointe des ressources humaines de l'AP-HM, qui bénéficiait d'une délégation de signature n°197-2019 de l'AP-HM du 13 mai 2019 régulièrement publiée, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme G H, dont il ne ressort pas des pièces du dossier que cette dernière n'aurait pas, en l'espèce, été absente ou empêchée, à l'effet notamment de signer tout acte administratif concernant les affaires de la direction des ressources humaines pour les personnels non médicaux. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte en litige doit être écarté.

9. En second lieu, aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée dans sa rédaction applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. "

10. La date de consolidation de l'état de santé d'un agent correspond au moment où son état de santé est stabilisé, ce qui permet d'évaluer, s'il y a lieu, l'incapacité permanente en résultant. Elle est donc sans incidence sur la persistance de l'affection dont peut souffrir la victime et, partant, sans incidence sur l'imputabilité à un accident de service des troubles consécutifs et qui ont persisté après cette date. Le droit à la prise en charge au titre de l'accident de service des arrêts de travail et des frais de soins postérieurs à la consolidation demeure, toutefois, subordonné au caractère direct du lien entre l'affection et l'accident de service.

11. D'une part, il ressort des termes mêmes de la décision en litige que l'AP-HM, en décidant de fixer la date de consolidation de l'état de santé de Mme D au 15 novembre 2018, doit être regardée comme refusant à cette dernière, par cette décision, le bénéfice de la reconnaissance de l'imputabilité au service de se son état de santé postérieur à cette date.

12. D'autre part, il ressort des pièces du dossier et notamment d'un certificat médical établit par le docteur F le 5 novembre 2021 que Mme D souffre encore à cette date d'une aggravation de la ténosynovite de Quervain à la main droite dont le médecin estime qu'il est en rapport avec son accident de travail du 11 septembre 2017. D'autres pièces médicales, comme le compte rendu d'une échographie réalisée le 16 septembre 2019, établissent la présence d'un volumineux kyste synovial et de douleurs persistantes au niveau du pouce que la présence du kyste n'explique pas. Il ressort également de pièces du dossier que l'AP-HM, pour décider, le 21 novembre 2019, de la date de consolidation de l'état de santé de Mme D, s'est exclusivement fondée sur le rapport d'expertise du docteur B du 8 octobre 2018.

13. Il résulte de ce qui précède que l'état du dossier ne permet au tribunal ni de statuer sur la date de consolidation de l'accident de service subi par Mme D le 11 septembre 2017 ni de se prononcer sur le point de savoir si l'évolution de l'état de Mme D postérieurement à cette date est imputable à l'accident de service ou la conséquence d'une pathologie antérieure évoluant pour son propre compte. Par suite, il y a lieu d'ordonner avant dire droit une expertise médicale confiée à un expert en chirurgie orthopédique et traumatologie sur ces points et de réserver, jusqu'en fin d'instance, les droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement.

DECIDE :

Article 1er : Il sera, avant de statuer sur la requête de Mme D, procédé à une expertise médicale confiée à un expert chirurgien orthopédique et traumatologue en présence de Mme D et de l'AP-HM.

Article 2 : L'expert sera désigné par le président du tribunal. Il accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il se fera communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme D. Il pourra entendre toute personne des services hospitaliers ayant donné des soins à Mme D.

Article 3 : L'expert aura pour mission de :

1°) se faire communiquer l'entier dossier médical de Mme D ;

2°) procéder à la description de l'état de santé de Mme D, décrire son état de santé actuel et antérieur, en ne retenant que les seuls antécédents qui peuvent avoir une incidence sur les séquelles en lien avec l'accident de service du 11 septembre 2017 ;

3°) déterminer si les douleurs et difficultés fonctionnelles de la main droite de Mme D sont imputables à l'accident de service du 11 septembre 2017 ou si elles sont la conséquence d'une pathologie indépendante, et dans ce cas décrire cette pathologie ;

4°) déterminer la date de consolidation des dommages résultant pour Mme D de l'accident de service du 11 septembre 2017.

Article 4 : L'expert, qui pourra avec l'autorisation du président du tribunal se faire assister par tout sapiteur de son choix, se fera communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de

Mme D et, notamment, tous documents relatifs aux examens et soins pratiqués sur l'intéressé. Il pourra entendre toute personne du service hospitalier lui ayant donné des soins et appréciera l'utilité, pour lui, de soumettre au contradictoire des parties un pré-rapport.

Article 5 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe en deux exemplaires et des copies en seront adressées aux parties par l'expert dans les conditions prévues par l'article R. 621-9 du code de justice administrative, dans un délai de quatre mois.

Article 6 : Les conclusions de Mme D tendant à l'annulation de la décision du 16 novembre 2018, ensemble celle portant rejet de son recours gracieux exercé à son encontre, sont rejetées.

Article 7 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme D et à l'Assistance Publique- Hôpitaux de Marseille.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Simon, présidente,

M. Ricard, premier conseiller,

Mme Fabre, première conseillère,

Assistés de Mme Ibram, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.

La rapporteure,

signé

E. C La présidente,

signé

F. SIMON

La greffière,

signé

S. IBRAM

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en cheffe,

La greffière

N°2006343

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions