jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2006544 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | EUTEDJIAN |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 31 août et 19 novembre 2020 sous le n° 2006544, M. C B, représenté par Me Moulinas, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 juin et du 8 juillet 2020 par lesquelles le directeur de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur l'a radié de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de 6 mois et a supprimé ses allocations ;
2°) d'annuler l'indu de 984,87 euros dont il est redevable ;
3°) de mettre à la charge de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- contrairement à ce que soutient Pôle emploi, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 17 juin 2020 et de l'indu sont recevables ;
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de la décision du 8 juillet 2020 ;
- les décisions des 2 juin, 17 et 22 juin et 8 juillet 2020 sont insuffisamment motivées ;
- les décisions des 17 juin et 8 juillet 2020 ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'elles n'ont pas été précédées de la procédure contradictoire prévue par l'article R. 5412-7 du code du travail ;
- la décision du 8 juillet 2020 est irrégulière car rétroactive.
Par des mémoires en défense enregistrés le 2 novembre 2020 et le 17 mai 2022, Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur, représenté par Me Andreani, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre la décision du 17 juin 2020 sont irrecevables dès lors que la décision du 8 juillet 2020, prise après recours administratif préalable obligatoire, s'y est substituée ;
- les conclusions tendant à l'annulation de l'indu sont irrecevable dès lors qu'elles n'ont pas été précédées du recours préalable obligatoire prévu par l'article R. 5426-19 du code du travail ;
- les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Par lettre du 2 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi.
Une réponse a été enregistrée pour Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur le 6 septembre 2022, et n'a pas été communiquée.
II. Par une requête enregistrée le 22 décembre 2020 sous le n° 2010090, M. C B, représenté par Me Moulinas, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 juin et du 8 juillet 2020 par lesquelles le directeur de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur l'a radié de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de 6 mois et a supprimé ses allocations ;
2°) d'annuler l'indu de 984,87 euros dont il est redevable ;
3°) de mettre à la charge de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient des moyens identiques à ceux présentés dans la requête n° 2006544.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 février 2021, Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur, représenté par Me Andreani, conclut par des moyens identiques à ceux soulevés dans la requête n° 2006544, au rejet de la requête.
Par lettre du 2 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi.
Une réponse a été enregistrée pour Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur le 6 septembre 2022, et n'a pas été communiquée.
Vu les pièces des dossiers ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Beyrend, rapporteure publique,
- et les observations de Me Tosi pour Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2006544 et n° 2010090 de M. B sont dirigées contre les mêmes décisions, soulèvent les mêmes moyens et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Par une décision du 17 juin 2020, confirmée par une décision du 8 juillet suivant qui s'y est substituée, à la suite du recours administratif préalable obligatoire formé par l'intéressé, le directeur de l'agence de Pôle emploi de Château-Gombert à Marseille a radié M. B de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six mois à compter du 17 juin 2020 et lui a supprimé le bénéfice de son revenu de remplacement. M. B demande au tribunal d'annuler les décisions du 17 juin et du 8 juillet 2020, ainsi que l'indu de 984,87 euros émis pour recouvrer une dette d'allocation de retour à l'emploi.
Sur les conclusions dirigées contre l'indu d'allocation de retour à l'emploi :
3. En vertu de l'article L. 5312-1 du code du travail, Pôle emploi est une institution nationale publique dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière qui a pour mission de : " 4° Assurer, pour le compte de l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage, le service de l'allocation d'assurance () et, pour le compte de l'Etat, le service des allocations de solidarité () ". L'article L. 5312-12 du même code prévoit que : " Les litiges relatifs aux prestations dont le service est assuré par l'institution, pour le compte de l'organisme chargé de la gestion du régime d'assurance chômage ou de l'Etat sont soumis au régime contentieux qui leur était applicable antérieurement à la création de cette institution ". Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux préparatoires de la loi du 13 février 2008 relative à la réforme de l'organisation du service public de l'emploi dont elles sont issues, que le législateur a souhaité que la réforme, qui s'est notamment caractérisée par la substitution de Pôle emploi à l'Agence nationale pour l'emploi et aux associations pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Assedic), reste sans incidence sur le régime juridique des prestations et sur la juridiction compétente pour connaître du droit aux prestations, notamment sur la compétence de la juridiction judiciaire s'agissant des prestations servies au titre du régime d'assurance chômage.
4. M. B demande l'annulation de l'indu de 984,87 euros qui résulte d'un trop-perçu d'allocations d'aide au retour à l'emploi. Il résulte des dispositions citées ci-dessus qu'il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de connaître d'un tel recours, portant sur un indu de prestations servies au titre du régime d'assurance chômage. Par suite, les conclusions présentées par M. B dirigées contre l'indu d'allocation de retour à l'emploi se rapportent à un litige qui ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative.
Sur les conclusions dirigées contre la décision du 8 juillet 2020 :
5. Aux termes de l'article R. 5412-8 du code du travail dans sa version alors applicable : " Le demandeur d'emploi intéressé forme, lorsqu'il entend contester la décision de suppression du revenu de remplacement, un recours préalable devant le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 () ". M. B a exercé le 17 juin 2020 un recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision du même jour, auquel le directeur de l'agence de Pôle emploi a répondu par la décision du 8 juillet 2020. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 17 juin 2020 doivent être regardées comme étant exclusivement dirigées contre la décision du 8 juillet 2020 qui s'est substituée à la précédente.
6. Aux termes de l'article R. 5412-1 du code du travail : " Le directeur régional de Pôle emploi radie les personnes de la liste des demandeurs d'emploi dans les cas prévus aux articles L. 5412-1 et L. 5412-2 () ". Aux termes de l'article R. 5412-7 de ce code : " Lorsqu'il envisage de prendre une décision de radiation, le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 informe préalablement par tout moyen donnant date certaine l'intéressé des faits qui lui sont reprochés et de la durée de radiation envisagée, en lui indiquant qu'il dispose d'un délai de dix jours pour présenter des observations écrites ou, s'il le souhaite, pour demander à être entendu, le cas échéant assisté d'une personne de son choix ". Et aux termes de l'article R. 5412-7-1 du même code : " Le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 se prononce dans un délai de quinze jours à compter de l'expiration du délai de dix jours dans lequel l'intéressé peut présenter des observations écrites ou, si l'intéressé demande à être entendu, à compter de la date de l'audition. / La décision, notifiée à l'intéressé, est motivée. Elle indique la durée de la radiation et mentionne les voies et délais de recours ".
7. Par décision du 24 juin 2020 publiée au bulletin officiel de Pôle emploi du 26 juin suivant, le directeur régional de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur a délégué sa signature à la directrice de l'agence de Marseille Château Gombert aux fins de signer les décisions de sanction à l'encontre des demandeurs d'emploi. Dans ces conditions, et alors que le requérant ne peut utilement se prévaloir de l'incompétence du signataire de la décision du 17 juin 2020, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'avertissement du 2 juin 2020 et de la décision du 8 juillet suivant doit être écarté.
8. A l'appui de sa demande, M. B expose que l'avertissement du 2 juin 2020 et la décision du 8 juillet 2020 sont insuffisamment motivés en fait. Il résulte toutefois de l'instruction que le courrier du 2 juin 2020 exposait le grief fondé sur l'absence de déclaration de changement dans la situation de l'intéressé, ainsi que les sanctions envisagées. M. B, à qui avaient été antérieurement notifiés plusieurs indus d'allocation d'aide au retour à l'emploi pour le même motif, tiré de l'absence de déclaration de son activité professionnelle, successivement pour les mois de janvier, mai, juillet, et août à décembre 2019 ainsi que janvier et mars 2020, a fait valoir ses observations le même jour. La décision du 8 juillet 2020, qui mentionne le fait que l'intéressé n'a apporté aucun justificatif à l'appui de ses observations, en rappelant l'historique de la décision, permet suffisamment à M. B de connaître les griefs qui étaient formulés à son encontre. Dans ces circonstances, et alors que le courrier du 22 juin 2020 constitue seulement l'accusé de réception de son recours administratif préalable obligatoire, et que la décision du 8 juillet 2020 s'est substituée à celle du 17 juin, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
9. M. B a été averti, par courrier du 2 juin 2020, qu'une sanction de radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six à douze mois et de suppression de son allocation pourrait être prise à son encontre, et a été informé de son droit à présenter des observations écrites ou orales. Par courriel du même jour, M. B a demandé un rendez-vous afin de " faire le point sur (sa) situation d'indemnisation ", et il a également fait valoir ses observations quant à la sanction envisagée, en indiquant qu'il n'avait pas travaillé pendant les mois d'avril et mai 2020. Dès lors, la circonstance qu'il n'a pas été reçu par Pôle emploi alors que l'intéressé, qui a pu faire valoir ses observations par courriel en français, langue qu'il maitrisait, ainsi qu'il résulte de l'instruction et notamment des mentions portées sur son curriculum vitae, n'a pas pu priver le requérant d'une garantie et n'a pas été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision, qu'il a ensuite contestée par un recours administratif préalable obligatoire du 17 juin 2020. Le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être écarté.
10. D'une part, aux termes de l'article L. 5412-2 du code du travail : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui a fait de fausses déclarations pour être ou demeurer inscrite sur cette liste ". Aux termes de l'article R. 5412-5 du même code : " Le directeur régional de Pôle emploi radie les personnes de la liste des demandeurs d'emploi dans les cas prévus aux articles L. 5412-1 et L. 5412-2 () ". Aux termes de l'article R. 5412-5 de ce même code : " La radiation de la liste des demandeurs d'emploi entraîne l'impossibilité d'obtenir une nouvelle inscription : () / 3° Pendant une période dont la durée est comprise entre six et douze mois consécutifs lorsque sont constatées les fausses déclarations mentionnées à l'article L. 5412-2 () ". Il résulte de ces dispositions que la radiation d'une personne de la liste des demandeurs d'emploi prononcée sur le fondement de l'article L. 5412-2 du code du travail a le caractère d'une sanction que l'administration inflige à un administré. Par suite, elle ne peut légalement prendre effet avant la notification à l'intéressé de la décision initiale par laquelle le directeur régional de Pôle emploi la prononce.
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 5426-2 du code du travail : " Le revenu de remplacement est supprimé par Pôle emploi dans les cas mentionnés aux 1° à 3° de l'article L. 5412-1, à l'article L. 5412-2 et au II de l'article L. 5426-1-2. / Il est également supprimé en cas de fraude ou de fausse déclaration () ". Aux termes de l'article R. 5426-3 du même code ; " I.- Le directeur mentionné à l'article R. 5312-26 supprime le revenu de remplacement mentionné à l'article L. 5421-1 pour une durée limitée ou définitivement selon les modalités suivantes : () / 3° En cas de manquement mentionné à l'article L. 5412-2 et, en application du deuxième alinéa de l'article L. 5426-2, en cas d'absence de déclaration, ou de déclaration mensongère du demandeur d'emploi, faites en vue de percevoir indûment le revenu de remplacement, il supprime ce revenu de façon définitive. Toutefois, lorsque ce manquement est lié à une activité non déclarée d'une durée très brève, le revenu de remplacement est supprimé, en cas de premier manquement, pour une durée de deux à six mois et, en cas de manquements répétés, de façon définitive. / L'appréciation du caractère répété des manquements tient compte des nouveaux manquements constatés dans un délai de deux ans à compter du jour de la notification de la décision de radiation ou de suppression du revenu de remplacement concernant le premier manquement. () ". Une mesure de suppression du revenu de remplacement, prise sur le fondement des dispositions précitées des articles L. 5426-2 et R. 5426-3 du code du travail, qui ne se borne pas à tirer les conséquences de ce que l'intéressé ne satisfait pas aux conditions légales auxquelles le revenu de remplacement est subordonné, revêt, en raison de ses motifs et des effets qui lui sont attachés, le caractère d'une sanction administrative. Par suite, et sans préjudice du reversement par l'intéressé des allocations indûment perçues, elle ne peut légalement prendre effet avant la notification à celui-ci de la décision initiale par laquelle Pôle emploi la prononce.
12. Il résulte de l'instruction que les sanctions de radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six mois et de suppression du revenu de remplacement ont été prises à compter du 17 juin 2020, date à laquelle M. B a reçu la décision initiale, et à laquelle il a exercé un recours administratif préalable. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige serait entachée de rétroactivité illégale.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 8 juillet 2020 prononçant les sanctions de radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de six mois et suppression du revenu de remplacement.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions dirigées contre l'indu de 984,87 euros sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à Pôle emploi.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. Boidé, premier conseiller,
Mme Niquet, première conseillère,
Assistés de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La rapporteure,
Signé
A. A
Le président,
Signé
J-M. Laso
Le greffier,
Signé
P. Giraud
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier, - 2010090
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026