jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007169 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | PEISSE DUPICHOT LAGARDE BOTHOREL ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 septembre 2020 et 11 juillet 2022, l'association comité de liaison du camping-car (CLC), représentée par Me Meininger Bothorel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses conclusions :
1°) d'annuler et abroger l'arrêté du maire de Cassis n° 511.2019 du 25 juin 2019 portant règlement général de circulation et de stationnement notamment en ses articles 9-2-5 " dispositions particulières concernant les caravanes, camping-cars et véhicules assimilés " et 6-10 " caravanes, camping-cars, véhicules assimilés " et la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de la commune de Cassis sur sa demande du 25 mai 2020 tendant à l'abrogation de cet arrêté, ainsi que tous actes subséquents dont la délibération municipale du 5 juillet 2018 approuvant la convention supposément à conclure avec le camping " Les cigales ".
2°) d'enjoindre à la commune de Cassis de faire procéder à la dépose des panneaux de signalisation et des portiques et barres de hauteur à l'entrée du parking Bestouan / avenue de l'Amiral Ganteaume et du parking des Gorguettes, se rapportant à la circulation et au stationnement des autocaravanes, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Cassis une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'autorité de la chose jugée le 19 février 2015 par le tribunal impose l'abrogation de l'arrêté du 25 juin 2019, notamment en raison du caractère disproportionné de l'interdiction ;
- l'arrêté du 25 juin 2019 est insuffisamment motivé ;
- l'article 9-2-5 de l'arrêté, qui prévoit une interdiction de circulation des autocaravanes dans le centre-ville et la presqu'île, et l'article 6-10 constituent des restrictions apportées à la liberté de circulation et de stationnement qui présentent un caractère de généralité excessif par rapport aux fins recherchées ;
- l'interdiction de circulation, dans le centre-ville et la presqu'île, est générale et arbitraire ;
- l'interdiction de stationnement édictée sur l'ensemble du territoire communal et de manière générale et absolue sur toutes les voies publiques du territoire communal, hormis dans un camping privé et payant, et à supposer qu'il soit complet, sur dix places sur la seule avenue des Gorguettes, démontre le caractère disproportionné de la mesure ;
- elle est en outre contraire à la liberté de stationnement sur la voie publique, accessoire de la liberté de circulation ;
- la commune n'allègue ni ne justifie d'aucune circonstance nouvelle qui nécessiteraient de réglementer la circulation et le stationnement des autocaravanes sur l'ensemble de l'espace public du territoire communal, de manière plus contraignante ;
- les usagers ne peuvent avoir accès à l'ensemble du territoire de la commune, ce qui constitue une rupture d'égalité manifeste ;
- l'arrêté est discriminatoire à l'encontre des véhicules terrestres habitables alors que les règles de stationnement issues des articles R. 417-9, R. 417-10 et R. 417-11 du code de la route, s'appliquent indifféremment aux véhicules de la catégorie " M1 " ;
- les camping-cars ne sauraient être privés du droit de stationner sur le domaine public, dès lors que leur arrêt ou leur stationnement n'est ni dangereux au sens de l'article R. 417-9 du code de la route, ni gênant au sens des articles R. 417-10 et R. 417-11 du même code, ni abusif ;
- la signalisation et les portiques mis en place sont basés sur un arrêté illégal, et sont, au surplus, contraires à la réglementation applicable, et notamment aux dispositions de l'article R. 411-25 du code de la route et de l'arrêté du 24 novembre 1967, ainsi qu'à l'instruction interministérielle modifiée sur la signalisation routière (IISR) du 7 juin 1977, et à la directive européenne n° 92/23/CEE.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2022, la commune de Cassis, représentée par Me Sindres, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du comité de liaison du camping-car " CLC " une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le principe de sécurité juridique implique de ne pas remettre en cause les effets d'un arrêté qui réglemente la circulation et le stationnement sur son territoire et dont 90 % du contenu n'est pas critiqué par le comité requérant, de sorte qu'il apparaît nécessaire de considérer que les conclusions tendent uniquement à l'abrogation de ce dernier ;
- l'arrêté attaqué et plus particulièrement ses articles 6-10 et 9-2-5 ne présentent aucune identité d'objet avec l'arrêté du 5 juillet 2012, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité de chose jugée en 2012 ne peut qu'être écarté ;
- les autres moyens invoqués par l'association requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 1er septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public,
- les observations de Me Guillet, représentant le comité de liaison du camping-car,
- et celles de Me Chavalarias, représentant la commune de Cassis.
Considérant ce qui suit :
1. L'association comité de liaison du camping-car a présenté, le 25 mai 2020, au maire de la commune de Cassis une demande tendant, d'une part, à l'abrogation de l'arrêté municipal n°511.2019 du 25 juin 2019 portant règlement général de circulation et de stationnement, et d'autre part, à la dépose des panneaux de signalisation et des portiques et barres de hauteur se rapportant à la circulation et au stationnement des autocaravanes mis en place en application dudit arrêté. Cette demande a été implicitement rejetée par le maire de la commune de Cassis. Eu égard à la portée des conclusions et moyens de sa requête, l'association comité de liaison du camping-car doit être regardée, dans le dernier état de ses écritures, comme demandant seulement au tribunal l'annulation des articles 9-2-5 du titre 2 intitulé " Circulation " et 6-10 du titre 3 intitulé " Stationnement " de l'arrêté du maire de Cassis du 25 juin 2019, ainsi que l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation de ces deux articles, et de " tous actes subséquents dont la délibération municipale du 5 juillet 2018 d'approbation de la convention supposément à conclure avec le camping Les cigales ".
Sur l'office du juge de l'excès de pouvoir :
2. Lorsqu'il est saisi de conclusions tendant à l'annulation d'un acte réglementaire, le juge de l'excès de pouvoir apprécie la légalité de cet acte à la date de son édiction. S'il le juge illégal, il en prononce l'annulation. Ainsi saisi de conclusions à fin d'annulation recevables, le juge peut également l'être, à titre subsidiaire, de conclusions tendant à ce qu'il prononce l'abrogation du même acte au motif d'une illégalité résultant d'un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à son édiction, afin que puissent toujours être sanctionnées les atteintes illégales qu'un acte règlementaire est susceptible de porter à l'ordre juridique. Il statue alors prioritairement sur les conclusions à fin d'annulation. Dans l'hypothèse où il ne ferait pas droit aux conclusions à fin d'annulation et où l'acte n'aurait pas été abrogé par l'autorité compétente depuis l'introduction de la requête, il appartient au juge, dès lors que l'acte continue de produire des effets, de se prononcer sur les conclusions subsidiaires. Le juge statue alors au regard des règles applicables et des circonstances prévalant à la date de sa décision. S'il constate, au vu des échanges entre les parties, un changement de circonstances tel que l'acte est devenu illégal, le juge en prononce l'abrogation. Il peut, eu égard à l'objet de l'acte et à sa portée, aux conditions de son élaboration ainsi qu'aux intérêts en présence, prévoir dans sa décision que l'abrogation ne prend effet qu'à une date ultérieure qu'il détermine.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable à la date de l'arrêté en cause : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : 1° Interdire à certaines heures l'accès de certaines voies de l'agglomération ou de certaines portions de voie ou réserver cet accès, à certaines heures, à diverses catégories d'usagers ou de véhicules ; 2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains () ". Aux termes de l'article L. 2213-4 de ce code : " Le maire peut, par arrêté motivé, interdire l'accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre () la tranquillité publique () ".
4. En premier lieu, l'article 9-2-5 intitulé " dispositions particulières concernant les caravanes, camping-cars et véhicules assimilés " du titre 2 de l'arrêté prévoit une interdiction de circulation des autocaravanes dans le centre-ville et la presqu'île sauf dans le secteur 4, avenue de Verdun, dans le secteur 5, route de Marseille, avenue de la Marne et avenue Colbert, dans le secteur 6, avenue Monseigneur de Belsunce et avenue Abbé A, dans le secteur 10, route Pierre Imbert et avenue Maréchal Foch et dans le secteur 13, avenue des Gorguettes, avant la zone de stationnement réglementé, et parc Régis Vidal, dans la zone désignée. Il ne permet ainsi la circulation des caravanes, camping-cars et véhicules assimilés que sur 9 des 143 voies que la commune de Cassis comporte. Si celle-ci fait valoir en défense que l'interdiction prescrite ne s'applique pas sur tout le territoire communal et que les voies les plus larges peuvent être empruntées par ces véhicules, elle ne contredit pas utilement le fait que les dispositions de cet article ont pour effet, dès lors que les secteurs cités s'étendent au-delà du centre-ville et de la presqu'île, d'interdire aux camping-cars d'emprunter, à toute heure et à toute période de l'année, ainsi que l'association requérante le fait valoir sans être contestée, près de 94% des voies de la commune, soit une très grande partie du territoire communal.
5. Si la commune allègue que ces limitations ont été décidées en urgence au début de l'été 2019 au vu de la dégradation des conditions de circulation sur son territoire pour réguler la circulation des véhicules de livraison, dans l'hypercentre et, en particulier, sur les quais du port, elle ne fournit aucun élément, concernant notamment l'accroissement de la circulation automobile dans le centre-ville et les alentours ou l'éventuelle saturation des voies, de nature à justifier l'atteinte ainsi portée à la liberté de circulation des véhicules visés par l'interdiction prévue à l'article 9-2-5. En outre, ainsi qu'il ressort notamment du " rapport sur la circulation et le stationnement " établi le 13 mai 2022 par le chef de service de la police municipale de Cassis, produit en défense, les voies interdites à la circulation des caravanes, camping-cars et véhicules assimilés, notamment celles desservant la presqu'île, sont néanmoins ouvertes à la circulation de véhicules de grand gabarit tels que camionnettes et camions, et véhicules de livraison. De même, la commune ne démontre pas la réalité du risque de perturbation de la circulation des autres véhicules, y compris ceux des services d'incendie et de secours, qu'impliquerait l'absence d'une telle limitation apportée à la circulation des camping-cars et véhicules assimilés.
6. Enfin, s'il est constant que l'intérêt environnemental qui s'attache à limiter la circulation automobile à proximité du littoral et à limiter toute nuisance dans ce périmètre, visé par l'arrêté contesté, est de nature à fonder les dispositions en litige, il ne ressort ni du rapport précédemment mentionné du 13 mai 2022 ni du constat du 24 octobre 2019 de la police municipale que la limitation, prévue par l'arrêté, de l'accès des véhicules polluants tels que les camping-cars à neuf voies seulement du territoire de la commune serait nécessaire et proportionnée à cet objectif.
7. En second lieu, l'article 6-10 du titre 3 relatif au stationnement des caravanes, camping-cars, véhicules assimilés prévoit que : " A titre exceptionnel et uniquement lorsque l'offre du camping est saturée, le stationnement des caravanes, camping-cars et assimilés est limité à 10 places dans l'avenue des Gorguettes sur un périmètre défini par les services de la police municipale chaque saison. Ce stationnement est strictement limité à 24 heures ". Il implique par conséquent une interdiction de stationnement pour les véhicules de ce type sur l'ensemble des voies et du domaine public communal, ces véhicules ne conservant pas selon cet article, contrairement à ce que soutient la commune en défense, la faculté de stationner sur les artères non interdites à la circulation des camping-cars dans les limites applicables à tous véhicules légers en fonction de la disponibilité des places et dans la limite de sept jours conformément à la règlementation commune pour tous les véhicules terrestres à moteur se trouvant sur la voie publique. La commune fait valoir qu'il existe une trentaine de places de stationnement pour ces véhicules, consistant en vingt emplacements spéciaux et payants dans l'enceinte du camping " Les cigales " et dix emplacements gratuits mais non aménagés sur l'avenue des Gorguettes. Si la circonstance que les possibilités de stationnement ainsi offertes soient payantes demeure par elle-même sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté dès lors que les usagers des voies publiques ne disposent pas d'un droit d'y stationner gratuitement, il ressort des pièces du dossier que cette offre de stationnement est limitée, soumise au paiement d'une redevance à verser au camping et, pour le surplus, réduite à dix places, pour une durée limitée de 24 heures et dans la seule hypothèse où les emplacements du camping seraient tous déjà occupés. Par ailleurs, la commune de Cassis n'établit ni même n'allègue que l'ensemble des voies situées sur son territoire seraient caractérisées par la rareté ou l'étroitesse des places de stationnement, ou que celles-ci seraient inadaptées au stationnement des camping-cars du fait de leur configuration et de leur encombrement, ni ne met en avant d'autres risques éventuels impliqués notamment pour les piétons par un tel stationnement.
8. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que les inconvénients résultant de la circulation et du stationnement des camping-cars sur le territoire communal présenteraient un caractère de gravité tel pour la sécurité, la tranquillité et la sûreté publique qu'ils seraient de nature à justifier légalement les limites apportées aux libertés de circulation et de stationnement ainsi édictées dans l'espace et le temps, les articles contestés de l'arrêté du 25 juin 2019 s'appliquant sans aucune distinction d'heure, de jour ou de période de l'année. Dans ces conditions, et alors même que, contrairement à ce que soutient le comité de liaison du camping-car, l'arrêté en cause ne comporte pas d'interdiction générale et absolue sur l'ensemble du territoire de la commune de Cassis, les restrictions qu'il apporte à la liberté de circulation et de stationnement présentent en l'espèce un caractère de généralité excessif par rapport aux fins recherchées, alors que la commune ne démontre pas qu'elle ne pouvait réglementer la circulation et le stationnement des caravanes, camping-cars et véhicules assimilés en portant une atteinte moindre à ces libertés.
9. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'association requérante est fondée à demander l'annulation des articles 9-2-5 du titre 2 et 6-10 du titre 3 de l'arrêté du maire de Cassis du 25 juin 2019 et, dans une même mesure, de la décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation de ces dispositions présentée le 25 mai 2020.
10. En revanche, les conclusions présentées par l'association tendant à l'annulation des " décisions subséquentes dont la délibération municipale du 5 juillet 2018 d'approbation de la convention supposément à conclure avec le camping " Les cigales " ne sont en tout état de cause pas assorties de précisions suffisantes, et doivent en conséquence être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. En premier lieu, dès lors que le présent jugement prononce l'annulation des articles 9-2-5 du titre 2 et 6-10 du titre 3 de l'arrêté du 25 juin 2019, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de Cassis d'abroger ces dispositions de l'arrêté se trouvent privées d'objet. Il n'y a donc pas lieu de faire droit aux conclusions de l'association requérante sur ce point. En second lieu, il résulte de l'annulation des dispositions des articles 9-2-5 du titre 2 et 6-10 du titre 3 de l'arrêté du 25 juin 2019 qu'il doit être mis fin à la signalisation qui en constitue la matérialisation sur la voie publique. Par suite, il y a seulement lieu d'enjoindre à l'autorité compétente de mettre fin à la signalisation matérialisant les dispositions annulées dans le délai de deux mois suivant le prononcé du jugement. Le surplus des conclusions présentées par la requérante à fin d'injonction, qui n'est pas nécessairement impliqué par le présent jugement, doit en revanche être rejeté.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'association comité de liaison du camping-car, qui n'a pas dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme que la commune de Cassis demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Cassis une somme de 1 500 euros à verser à l'association comité de liaison du camping-car sur le fondement des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Les articles 9-2-5 du titre 2 et 6-10 du titre 3 de l'arrêté du maire de la commune de Cassis du 25 juin 2019 et la décision du maire de Cassis refusant d'abroger cet arrêté en tant qu'elle concerne ces articles sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Cassis de mettre fin à la signalisation matérialisant sur la voie publique les dispositions de l'arrêté du 25 juin 2019 annulées par l'article 1er, dans un délai de deux mois à compter du présent jugement.
Article 3 : La commune de Cassis versera à l'association comité de liaison du camping-car la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association comité de liaison du camping-car et à la commune de Cassis.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026