mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007235 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CLAUZADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 septembre 2020 et 5 juillet 2022,
M. A B, représenté par Me Clauzade, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2020 par lequel le maire de la commune de la Ciotat a refusé de lui délivrer un permis de construire une maison d'habitation et une piscine sur un terrain situé 23 parc de Sainte-Croix ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la Ciotat de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de la Ciotat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige doit être regardé comme une décision de retrait d'un permis de construire tacite ;
- il méconnaît le principe du contradictoire ;
- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors que les dispositions des articles 4, 5 et 10 du règlement du plan local d'urbanisme adopté le 19 décembre 2019 n'étaient opposables à la date de délivrance du permis de construire tacite ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme est entaché d'une erreur d'appréciation ;
- le maire de la Ciotat n'était pas en situation de compétence liée pour retirer la décision en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2022, la commune de la Ciotat, représentée par Me Del Prete, conclut au rejet de la requête, et à ce qu'il soit mis à la charge de
M. B une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Une ordonnance de clôture immédiate a été émise le 13 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code forestier ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cabal, rapporteur,
- les conclusions de M. Trébuchet rapporteur public,
- et les observations de Me Clauzade représentant M. B, et de Me Baillargeon, représentant la commune de la Ciotat.
Une note en délibéré présentée pour M. B a été enregistrée le 26 novembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a déposé le 23 décembre 2019 une demande de permis de construire une maison d'habitation et une piscine sur un terrain situé 23 parc de Sainte-Croix. Par un courrier du 31 octobre 2019, le maire de la Ciotat lui a demandé de compléter la notice architecturale du projet et de produire la copie de la lettre par laquelle le préfet avait fait connaître au demandeur que son dossier de demande d'autorisation de défrichement était complet, si le défrichement était ou non soumis à reconnaissance de la situation et de l'état des terrains et si la demande devait ou non faire l'objet d'une enquête publique et l'a informé que le délai d'instruction de sa demande était majoré. M. B a transmis la notice architecturale complétée le 31 octobre suivant. Par un arrêté du 14 février 2020, le maire de la Ciotat a opposé un refus à sa demande. Par un courrier du 12 avril 2020, M. B a formé un recours gracieux qui a été implicitement rejeté. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la nature de la décision attaquée :
2. Tout d'abord, aux termes de l'article R. 423-19 du code de l'urbanisme : " le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet. ". Aux termes de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction de droit commun est de : () / b) Deux mois pour les demandes de permis de démolir et pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; () ". Aux termes de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : b) Permis de construire, permis d'aménager ou permis de démolir tacite. ".
3. En outre, l'article L. 423-38 du code de l'urbanisme dispose que : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes. ". Aux termes de l'article L. 423-39 du même code : " L'envoi prévu à l'article R. 423-38 précise : () / c) Que le délai d'instruction commencera à courir à compter de la réception des pièces manquantes par la mairie. ". Aux termes de l'article R. 423-41 du même code : " Une demande de production de pièce manquante notifiée après la fin du délai d'un mois prévu à l'article R*423-38 ou ne portant pas sur l'une des pièces énumérées par le présent code n'a pas pour effet de modifier les délais d'instruction définis aux articles R*423-23 à R*423-37-1 et notifiés dans les conditions prévues par les articles R*423-42 à R*423-49. ". Aux termes de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : / a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; / b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. * 431-33-1 ; () ". Selon les dispositions de l'article R. 431-19 de ce code : " Lorsque les travaux projetés nécessitent une autorisation de défrichement en application des articles L. 341-1, L. 341-3 ou L. 214-13 du code forestier, la demande de permis de construire est complétée par la copie de la lettre par laquelle le préfet fait connaître au demandeur que son dossier de demande d'autorisation de défrichement est complet, si le défrichement est ou non soumis à reconnaissance de la situation et de l'état des terrains et si la demande doit ou non faire l'objet d'une enquête publique. ".
4. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 423-18 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction est déterminé dans les conditions suivantes : () / b) Le délai de droit commun est modifié dans les cas prévus par le paragraphe 1 de la sous-section 3 ci-dessous. La modification est notifiée au demandeur dans le mois qui suit le dépôt de la demande ; () ". Et selon l'article R. 423-29 du même code : " Lorsque le permis doit être précédé d'une autorisation de défrichement en application des articles L. 341-1, L. 341-3 et L. 214-13 du code forestier, le délai d'instruction de droit commun prévu par le b et le c de l'article R*423-23 est porté à : / a) Cinq mois lorsque le défrichement est soumis à reconnaissance de la situation et de l'état des terrains ; / b) Sept mois lorsque le défrichement fait l'objet d'une enquête publique ; / c) Trois mois dans les autres cas. ".
5. Enfin, aux termes de l'article L. 341-1 du code forestier : " Est un défrichement toute opération volontaire ayant pour effet de détruire l'état boisé d'un terrain et de mettre fin à sa destination forestière. () ".
6. Il résulte des articles R. 423-22, R. 423-23, R. 423-38, R. 423-39, R. 423-41 et R. 424-1 du code de l'urbanisme qu'à l'expiration du délai d'instruction tel qu'il résulte de l'application des dispositions du chapitre III du titre II du livre IV du code relatives à l'instruction des déclarations préalables, des demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir, naît une décision de non-opposition à déclaration préalable ou un permis tacite. En application de ces dispositions, le délai d'instruction n'est ni interrompu, ni modifié par une demande, illégale, tendant à compléter le dossier par une pièce qui n'est pas exigée en application du livre IV de la partie réglementaire du code de l'urbanisme. Une demande tendant à compléter le dossier ne peut ainsi interrompre le délai d'instruction que si elle porte sur une pièce absente du dossier alors qu'elle est exigible en application du a) de l'article R. 431-4 du code ou sur une pièce complémentaire ou une information apparemment exigible, compte tenu de la nature et/ou de la consistance du projet, en application du b) et du c) de cet article, ou sur une pièce qui, bien que présente, ne comporte pas l'ensemble des informations requises par les dispositions réglementaires de ce même livre ou dont le contenu est entaché d'insuffisances ou d'incohérences telles qu'elle ne peut être regardée comme ayant été produite par le pétitionnaire. En outre, une modification du délai d'instruction notifiée après l'expiration du délai d'un mois prévu à l'article R*423-18 de ce code ou qui, bien que notifiée dans ce délai, ne serait pas motivée par l'une des hypothèses de majoration prévues aux articles R*423-24 à R*423-33 du même code, n'a pas davantage pour effet de modifier le délai d'instruction de droit commun à l'issue duquel naît un permis tacite ou une décision de non-opposition à déclaration préalable. Dans ce cas, une décision de non-opposition à déclaration préalable ou un permis tacite naît à l'expiration du délai d'instruction, sans qu'une telle demande puisse y faire obstacle.
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse du terrain avant travaux, de la notice architecturale, laquelle précise explicitement que le projet n'entraine la coupe d'aucun arbre, et de la photographie " Vue 1 " joints à la demande de permis de construire, ainsi que de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 19 décembre 2019, que le projet ne prévoit aucun déboisement. Dans ces conditions, en l'absence manifeste de destruction de l'état boisé du terrain, au sens et pour l'application de l'article L. 341-1 du code forestier, la production de la copie de la lettre prévue à l'article R. 431-19 du code de l'urbanisme ne pouvait être regardée comme apparemment exigible. Dès lors, le courrier du 29 octobre 2019 du maire de la Ciotat n'a pas eu pour effet d'interrompre le délai d'instruction. Il n'a pas davantage eu pour effet de majorer le délai d'instruction en application de l'article R. 423-29 précité. Il s'ensuit que le dossier de demande de permis de construire doit être réputé complet à compter du 31 octobre 2019, date à laquelle l'intéressé a complété la notice architecturale de son projet, de sorte que M. B était bénéficiaire d'un permis de construire tacite intervenu le 31 décembre 2019.
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire ".
9. Ainsi qu'il a été dit au point 7, M. B était bénéficiaire à compter du 31 décembre 2019 d'un permis de construire tacite, qui constitue une décision créatrice de droits. Il suit de là que l'arrêté du 14 février 2020 doit être regardé comme ayant procédé à son retrait.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 14 février 2020 :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ". La décision portant retrait d'un permis de construire est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle doit, par suite, être précédée d'une procédure contradictoire, permettant au titulaire du permis de construire d'être informé de la mesure qu'il est envisagé de prendre, ainsi que des motifs sur lesquels elle se fonde, et de bénéficier d'un délai suffisant pour présenter ses observations. Les dispositions précitées font également obligation à l'autorité administrative de faire droit, en principe, aux demandes d'audition formées par les personnes intéressées en vue de présenter des observations orales, alors même qu'elles auraient déjà présenté des observations écrites. Ce n'est que dans le cas où une telle demande revêtirait un caractère abusif qu'elle peut être écartée.
11. En l'espèce, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que M. B ait été informé par le maire de la Ciotat qu'il était envisagé de remettre en cause les droits acquis résultant du permis tacite dont il était bénéficiaire et qu'il a été invité à présenter ses observations sur la mesure envisagée. Par suite, en l'absence d'engagement d'une procédure contradictoire préalable, la décision contestée est entachée d'un vice de procédure.
12. Cependant, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou s'il a privé les intéressés d'une garantie. Dans les circonstances de l'espèce, le non-respect de la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration a privé M. B d'une garantie de pouvoir présenter ses observations sur la mesure envisagée, ce qui a été, en outre, susceptible d'exercer une influence sur le sens de l'arrêté contesté. Par suite, le requérant est fondé à demander pour ce motif l'annulation de la décision en litige.
13. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le plan local d'urbanisme de la commune de la Ciotat approuvé le 19 décembre 2019 n'est entré en vigueur que le 28 janvier 2020. Dès lors que M. B était titulaire d'un permis de construire tacite depuis le 31 décembre 2019, il est fondé à soutenir que les dispositions de ce plan local d'urbanisme ne pouvaient lui être opposées. Par suite, la décision en litige est entachée d'erreur de droit.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".
15. Pour refuser le projet en litige, le maire de la Ciotat a considéré que le décaissement du terrain apparaissait comme " très invasif ". Toutefois, il ressort des documents d'insertion et de la notice architecturale que le décaissement, qui s'effectue dans un talus ne présentant aucun intérêt naturel ou paysager, a pour effet d'intégrer la construction projetée dans le profil du terrain. Par suite, dès lors que le maire s'est fondé sur la seule existence de ce décaissement pour apprécier l'insertion du projet en litige dans son environnement, M. B est fondé à soutenir que la décision est entachée d'une erreur d'appréciation.
16. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du maire de la Ciotat du 14 février 2020 ainsi que le rejet implicite du recours gracieux de M. B doivent être annulés.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ". Aux termes de l'article L. 911-3 du code de justice administrative : " Saisie de conclusions en ce sens, la juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet ". Aux termes de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants-droit () ".
18. Il y a lieu, sur le fondement de ces dispositions, d'enjoindre à la commune de la Ciotat de délivrer, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, un certificat attestant de l'obtention par le requérant d'un permis de construire tacite né le 31 décembre 2019.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de la Ciotat demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la commune de la Ciotat une somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté 14 février 2020 ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. B sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la Ciotat de délivrer à M. B un certificat de permis tacite dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de la Ciotat versera à M. B la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié M. A B et à la commune de la Ciotat.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Marseille.
Délibéré après l'audience du 25 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Salvage, président,
M. Cabal, conseiller,
M. Guionnet Ruault, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
P.Y. CABAL
Le président,
Signé
F. SALVAGE
La greffière,
Signé
S. BOUCHUT
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026