jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007285 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CANDON |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête, enregistrée le 25 septembre 2020 sous le numéro 2007285, et un mémoire complémentaire, enregistré le 2 septembre 2022, Mme A, représentée par Me Candon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 septembre 2020 par laquelle le maire de Rognes l'a mutée du poste de responsable administrative des services techniques sur le poste de secrétaire chargée du service à la population à compter de son retour de congé de maladie ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Rognes une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée, qui a pour effet de changer sa situation et de la priver de ses responsabilités, et réduit ses missions et ses perspectives d'évolution, lui fait grief et est susceptible de recours ;
- elle se trouve affectée sur un poste de moindre responsabilité et la privant d'un régime indemnitaire de 333 euros par mois ;
- la commune n'a pas respecté son droit à communication de son dossier en violation de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;
- cette mutation ainsi que la réorganisation des services devaient être soumises pour avis au comité technique paritaire ;
- elle n'est pas justifiée par un motif d'intérêt général ;
- elle constitue une sanction disciplinaire déguisée.
Par un mémoire enregistré le 5 janvier 2022, la commune de Rognes, représentée par Me Grimaldi, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que la mesure de changement d'affectation contestée ne constitue pas une décision faisant grief ;
- la requérante n'établit pas l'absence de diminution de salaire ou de perte de responsabilités ;
- aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par une ordonnance du 5 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 octobre 2022.
II- Par une requête, enregistrée le 25 septembre 2020 sous le numéro 2007288, et un mémoire complémentaire, enregistré le 2 septembre 2022, qui n'a pas été communiqué, Mme A, représentée Me Candon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 septembre 2020 par lequel le maire de Rognes a fixé le régime indemnitaire de Mme B ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Rognes une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la vacance du poste n'a fait l'objet d'aucune publicité préalable ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit, le poste ne pouvant être regardé comme vacant dès lors qu'elle était en congé de maladie ;
- la mutation de Mme B n'est pas motivée par l'intérêt du service dès lors qu'elle-même donnait satisfaction sur ce poste et que Mme B ne présentait pas plus d'aptitudes pour la remplacer ;
- la mutation attaquée est illégale du fait de l'illégalité de sa propre mutation.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 janvier 2022, la commune de Rognes, représentée par Me Grimaldi, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que la mesure de changement d'affectation contestées ne constituent pas des décisions faisant grief ;
- Mme A est dépourvue d'intérêt à agir contre la décision individuelle prise à l'égard d'un autre agent public qui ne lèse pas ses propres intérêts ;
- aucun des moyens invoqués n'est fondé.
La requête a été communiquée à Mme C B qui n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 25 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 septembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public,
- les observations de Me Candon, représentant Mme A,
- et les observations de Me Piquet, représentant la commune de Rognes.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D A, adjointe administrative territoriale principale de 2ème classe, employée par la commune de Rognes, occupait depuis le 1er janvier 2016 le poste de responsable administrative des services techniques. Par un courrier du 2 septembre 2020, reçu par l'intéressée alors qu'elle se trouvait en congé de maladie ordinaire depuis le 13 juillet 2020, le maire de Rognes l'a informée de son affectation sur le poste de secrétaire chargée du service à la population à compter de son retour. Par un arrêté du même jour, le maire de Rognes a fixé le régime indemnitaire de Mme C B, adjointe administrative principale précédemment chargée de la communication. Par la requête enregistrée sous le numéro 2007285, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision de mutation du 2 septembre 2020 la concernant. Par une seconde requête enregistrée sous le numéro 2007288, Mme A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du même jour révélant l'affectation de Mme B sur le poste de responsable administrative des services techniques.
2. Les requêtes de Mme A enregistrées sous les numéros 2007285 et 2007288 présentent à juger la situation d'une même fonctionnaire territoriale et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de mutation de Mme A sur le poste de secrétaire chargée du service à la population :
3. Les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Il en va ainsi des mesures qui, tout en modifiant leur affectation ou les tâches qu'ils ont à accomplir, ne portent pas atteinte aux droits et prérogatives qu'ils tiennent de leur statut ou à l'exercice de leurs droits et libertés fondamentaux, ni n'emportent perte de responsabilités ou de rémunération. Le recours contre de telles mesures, à moins qu'elles ne traduisent une discrimination, est irrecevable.
4. En premier lieu, Mme A soutient que son affectation dans ses nouvelles fonctions conduirait à une perte de responsabilités. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la fiche de poste décrivant les missions précédemment confiées à la requérante en qualité de responsable administrative des services techniques prévoit que ce responsable assure, outre l'accueil des administrés et l'appui à tous les agents du service technique, des fonctions de secrétariat et de gestion administrative et comptable, notamment le suivi des marchés, l'émission de bons de commande, et le suivi des plannings au sein d'un service rattaché au directeur des services techniques comme au directeur général des services et comprenant, selon la requérante, 25 des 58 agents de la commune concentrant la grande majorité des achats et budgets. Les missions relevant du poste de secrétaire chargée du service à la population consistent quant à elles à participer au fonctionnement du service de l'état civil, appuyer le secrétariat général et assurer l'achat des fournitures courantes et la gestion du service des archives, et remplacer l'agent chargé du scolaire en son absence. Il ne ressort ni de l'organigramme des services ni des autres éléments produits par la requérante que ces dernières missions ne correspondraient pas à une activité conforme aux responsabilités susceptibles d'être confiées à un agent de son grade. Si la requérante soutient que les tâches confiées au service de l'état civil supposent peu de travail dans une collectivité de taille modeste telle que Rognes dès lors que peu d'actes seraient réalisés, que les tâches du service scolaire ne sont effectuées qu'à titre de remplacement, et que l'achat de fournitures courantes et l'appui au secrétariat général sont des fonctions résiduelles sans grand intérêt puisque le suivi des contrats et assurances est déjà confié à d'autres agents et notamment au responsable administratif des services techniques, elle n'apporte aucun élément de nature à caractériser l'atteinte que l'acte en litige porterait aux droits ou prérogatives qu'elle détient de son statut ou la perte de responsabilités qu'elle allègue, alors par ailleurs qu'elle indique elle-même que le poste est seulement de moindre intérêt. D'autre part, si Mme A soutient encore qu'elle a régulièrement remplacé la directrice des services techniques pendant ses absences, y compris pendant une période allant de six à sept semaines, puis entre février et octobre 2016, cette circonstance ancienne et ponctuelle est sans incidence sur le niveau de responsabilités qui lui était confié avant sa mutation et par conséquent sur la qualification de la mesure attaquée, de même que la circonstance selon laquelle elle estime qu'au regard de ses précédentes fonctions, son grade devrait être regardé comme étant celui de rédacteur, relevant de la catégorie B, dès lors qu'elle ne détient pas ce grade et ne peut s'en prévaloir.
5. Par ailleurs, si Mme A soutient que la décision de mutation entraîne une perte mensuelle de rémunération de 333 euros par diminution de son régime indemnitaire et la perte d'une indemnité liée à des fonctions de régisseur, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette mutation remette en cause la perception de son traitement indiciaire d'un montant mensuel de 1 780 euros ni qu'elle porte atteinte à un droit acquis de l'intéressée. Mme A n'établit pas davantage qu'elle avait conservé, à la date de la décision en litige, les fonctions de régisseur du foyer qui lui ont été confiées en janvier 2016 et celles de régisseur du prêt de matériel exercées depuis septembre 2017 et pour lesquelles elle percevait une bonification de 15 points par mois. En tout état de cause, la commune fait valoir sans être utilement contestée que Mme A exerce toujours les fonctions de régisseur de la régie de recettes " repas foyer du 3ème âge " puisque cette mission relève du pôle service à la population, au sein duquel l'intéressée est nouvellement affectée. La requérante n'apporte en outre aucun élément, à l'exception d'une fiche de paie de septembre 2020 faisant figurer un montant de 1 654,83 euros nets, de nature à permettre d'apprécier la différence de rémunération résultant de sa mutation, à la reprise de son activité dans son nouveau poste à l'issue de son congé de maladie ordinaire qui avait été prolongé jusqu'au 12 octobre 2020 par arrêté du 9 septembre 2020. Mme A ne démontre pas non plus que ses perspectives d'évolution seraient réduites, dès lors qu'elle n'assortit cet argument d'aucune précision suffisante. Ainsi, contrairement à ce que soutient la requérante qui ne peut utilement se prévaloir de circonstances postérieures et des conditions de travail sur ce nouveau poste, le changement d'affectation en cause n'a entraîné pour la requérante aucune perte de responsabilité, implique le même positionnement hiérarchique que dans son précédent poste avec un rattachement au directeur général des services, ainsi que l'exercice de missions administratives de même nature relevant d'un poste administratif avec accueil du public comportant des tâches administratives d'exécution au sein de la commune, et dans un emploi correspondant au même grade, et n'a pas plus entraîné de perte de rémunération.
6. En second lieu, il résulte de l'instruction que la commune a décidé, à l'occasion d'une réorganisation des services municipaux, de pourvoir le poste de secrétaire chargée du service à la population à la suite d'absences importantes dans ce service. La circonstance avancée par la requérante que le titulaire de ce poste, démissionnaire, n'occupait plus ses fonctions depuis le 9 mars 2020 est de nature à conforter l'existence de nécessités de service justifiant qu'il y soit pourvu. Si Mme A fait encore valoir qu'elle a été " mise au placard " par le maire compte tenu de ses fonctions syndicales et celles exercées au sein du comité technique dans le cadre desquelles elle se serait opposée à plusieurs reprises aux décisions du maire, et fait également état de sa participation, à la demande de l'ancienne directrice générale des services, à l'élaboration d'un dossier d'alerte sur le fonctionnement de la police municipale qui aurait été transmis au procureur de la République mais n'aurait pas reçu l'approbation du maire, les éléments versés au dossier ne permettent pas de démontrer une volonté du maire de sanctionner l'intéressée pour ses activités syndicales. La décision du 2 septembre 2020 est ainsi motivée par l'intérêt du service, n'a pas été prise au regard de considérations tenant à la situation personnelle de Mme A et ne constitue pas une sanction déguisée.
7. Il résulte de ce qui précède que le changement d'affectation contesté par Mme A, qui n'a au demeurant pas impliqué de changement de résidence administrative, présente ainsi le caractère d'une mesure d'ordre intérieur, qui ne fait pas grief et n'est donc pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.
En ce qui concerne la décision d'affectation de Mme B sur le poste de responsable administrative des services techniques :
8. Si Mme A soutient que l'arrêté du maire du 2 septembre 2020 fixant le régime indemnitaire de Mme C B et révélant la décision d'affecter celle-ci sur le poste de responsable administrative des services techniques est illégale, d'une part, les atteintes à sa situation personnelle et financière qu'elle invoque, précédemment mentionnées aux points 4 et 5, sont sans lien direct avec la nomination de Mme B sur ce poste, et, d'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que son éviction du poste de responsable administrative des services techniques aurait été motivée par le souhait d'y nommer Mme B. Il ressort du courrier adressé à Mme A que cette affectation, ainsi qu'il a été dit au point 6, est intervenue dans le cadre d'une réorganisation des services nécessitée par l'absence d'un grand nombre d'agents et par le souci d'assurer la continuité des services. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la nouvelle affectation de Mme B, qui détient un grade lui donnant vocation à occuper l'emploi sur lequel elle a été nommée, serait de nature à porter atteinte aux intérêts de la requérante ni ne la léserait de manière directe et certaine. Par suite, Mme A ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour demander l'annulation de la décision du 2 septembre 2020 attribuant un nouveau régime indemnitaire à Mme B et l'affectant en tant que responsable des services techniques.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requêtes de Mme A sont irrecevables, ainsi que l'oppose la commune et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres fins de non-recevoir, et doivent pour ce motif être rejetées.
Sur les frais liés aux litiges :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Rognes qui n'est pas, dans les présentes instances, la partie perdante. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A les sommes demandées par la commune de Rognes en application des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Rognes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, à la commune de Rognes et à Mme C B.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jorda-Lecroq, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
K. Jorda-Lecroq
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2007285
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026