jeudi 2 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007460 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2020, et un mémoire complémentaire enregistré le 16 novembre 2021, l'association syndicale libre du domaine de Pierrelongue, représentée par Me de Fenoyl, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération affichée le 31 juillet 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Durance Lubéron Verdon Agglomération a adopté le budget de la régie des eaux pour l'année 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon Agglomération la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en l'absence de note de synthèse adressée en même temps que leur convocation, les conseillers communautaires n'ont pas été suffisamment informés préalablement à leur vote ;
- la délibération méconnaît le principe d'égalité de traitement des usagers du service public, dès lors que le document budgétaire adopté n'intègre pas les dépenses d'entretien correspondant à son réseau interne, alors que de telles dépenses y sont prévues pour d'autres lotissements comparables de la commune d'Esparron.
Par un mémoire en défense enregistré 4 octobre 2021, la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon Agglomération, représentée par Me Berguet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association syndicale libre du domaine de Pierrelongue la somme de 1 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par l'association syndicale ne sont pas fondés.
Par un courrier du 18 novembre 2021, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.
Par une ordonnance du 26 avril 2022, a été prononcée, en application des articles R. 613-1 et R. 611-11-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public,
- et les observations de Me de Fenoyl pour la requérante.
Une note en délibéré, enregistrée le 13 février 2023, a été présentée pour l'association syndicale libre du domaine de Pierrelongue.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon Agglomération (DLVA) a été créée par arrêté interpréfectoral du 16 novembre 2012. A compter du 1er janvier 2013, la compétence " Eau " sur le territoire de la commune d'Esparron-de-Verdon, commune membre de la communauté d'agglomération DLVA, a été transférée à celle-ci de plein droit en application de l'article L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales. Par un courrier du 24 janvier 2019, l'association syndicale libre (ASL) du domaine de Pierrelongue, lotissement bordant les rives du lac de retenue d'Esparron-de-Verdon sur le territoire de la commune du même nom, a demandé à la communauté d'agglomération DLVA de reconnaître que la gestion et l'entretien du réseau de distribution d'eau potable situé dans le périmètre du domaine de Pierrelongue lui incombaient. Par courrier du 23 mai 2019, le président de la communauté d'agglomération DLVA a rejeté cette demande. Le recours contentieux formé par l'association syndicale contre cette décision a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Marseille n° 1909981 du 6 mai 2021. Par la présente requête, l'ASL demande au tribunal d'annuler la délibération affichée le 31 juillet 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Durance Lubéron Verdon Agglomération a adopté le budget de la régie des eaux pour l'année 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 2224-1 du code général des collectivités territoriales : " Les budgets des services publics à caractère industriel ou commercial exploités en régie, affermés ou concédés par les communes, doivent être équilibrés en recettes et en dépenses ". L'article L. 2224-11-1 du même code précise que : " Les services publics d'eau et d'assainissement sont financièrement gérés comme des services à caractère industriel et commercial ". Aux termes de l'article L. 2311-1 de ce code : " Le budget de la commune est l'acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles de la commune./ Le budget de la commune est établi en section de fonctionnement et section d'investissement, tant en recettes qu'en dépenses. / Le budget de la commune est divisé en chapitres et articles dans les conditions qui sont déterminées par décret. ".
3. En premier lieu, en vertu du premier alinéa de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal ". Il résulte de ces dispositions, rendues applicables aux conseils communautaires des établissements publics de coopération intercommunale comportant au moins une commune de 3 500 habitants et plus par l'article L. 5211-1 du même code, que les documents joints à la convocation adressée par le président aux membres du conseil communautaire en vue de la séance doivent comprendre une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération afin de permettre aux membres de l'organe délibérant de disposer d'une information suffisante pour se prononcer en toute connaissance de cause.
4. L'association requérante, qui a indiqué dans son mémoire en réplique qu'elle prenait acte de la production, par la communauté d'agglomération DLVA, de la convocation adressée aux conseillers communautaires ainsi que ses pièces jointes, ne critique pas le caractère suffisant de la note explicative de synthèse. En tout état de cause, il ressort des mentions de ladite note qu'elle a permis aux conseillers communautaires de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Par suite, le moyen tiré de la violation des dispositions précitées de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, l'ASL requérante soutient que la délibération adoptée méconnaît le principe d'égalité devant les services publics dès lors, d'une part, qu'en n'intégrant pas au budget les dépenses d'entretien correspondant au réseau interne de son lotissement, elle fait peser sur les habitants du domaine de Pierrelongue la charge de ce réseau en plus de celle des réseaux intégrés à l'établissement de coopération intercommunale, d'autre part, que de telles dépenses pour d'autres lotissements comparables de la commune d'Esparron sont supportées par l'ensemble des usagers, à travers le prix de l'eau, alors qu'elle-même supporte seule la charge de son réseau interne.
6. Si l'ASL soutient que le réseau de distribution d'eau potable situé en amont des compteurs individuels de ses adhérents relève de la responsabilité de la DLVA et que les canalisations situées sur les propriétés privées mais en amont du compteur, compteur inclus, sont des ouvrages publics, il ressort des pièces du dossier, en particulier du cahier des charges du domaine de Pierrelongue adopté le 13 mai 1976, ainsi que le tribunal l'a au demeurant relevé par son jugement du 6 mai 2021 n° 1909981, que les réseaux, canalisations et ouvrages servant à la distribution de l'eau " qui ne sont pas la propriété des services de distribution et qui ne se trouvent pas compris entre le branchement ou les compteurs particuliers de chaque propriétaire et sa maison " sont des équipements communs à l'usage des propriétaires du groupe d'habitations. Il ressort également des statuts constitutifs de l'ASL du domaine de Pierrelongue que celle-ci a la charge de la gestion et de l'entretien des réseaux. Ainsi, il résulte de ces stipulations que, dès l'origine, le réseau de distribution d'eau en cause, qui devait desservir le seul lotissement du domaine de Pierrelongue, était à la charge de l'ASL requérante. S'il ressort des pièces du dossier qu'entre 2001 et 2008, la commune d'Esparron-de-Verdon, qui exerçait à cette époque la compétence " Eau ", a décidé d'installer un compteur à l'entrée du domaine de Pierrelongue, sur son domaine public, afin de pouvoir déceler les fuites sur le réseau de distribution d'eau du domaine, il ne ressort cependant d'aucune pièce que la commune aurait accepté ou décidé la rétrocession du réseau de distribution d'eau interne du lotissement dans son domaine public ni qu'elle aurait utilisé ce réseau pour l'exercice de sa compétence. Ainsi, à la date du transfert de la compétence " Eau " à la communauté d'agglomération DLVA, le réseau de distribution d'eau à l'intérieur du domaine n'a pas été mis de plein droit à la disposition de cette dernière ni intégré au réseau public de distribution d'eau potable, mais constituait toujours un équipement propre à ce domaine à la charge des habitants du lotissement. Par ailleurs, l'implantation de huit poteaux incendie alimentés par le réseau d'eau potable du domaine a été imposée par le service départemental d'incendie et de secours dans le cadre des aménagements du lotissement, à proximité des habitations qui le composent, et n'est pas susceptible de bénéficier aux constructions avoisinantes desservies par le chemin des Plèches, lieuxdits Couinet, Vau Crau et Crépin, situées à une centaine de mètres de dénivelé en amont du domaine de Pierrelongue, dont elles sont séparées par des barres rocheuses, et en tout état de cause au-delà de la distance de 200 mètres fixée par le règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie approuvé par arrêté du préfet des Alpes de Haute-Provence du 12 novembre 2018 qui prévoit que " Dans le cas de certains ensembles immobiliers (lotissements, copropriétés horizontales ou verticales, les indivisions ou associations foncières urbaines), placés ou regroupés sous la responsabilité d'un syndicat de propriétaires (dans le cadre d'une association syndicale libre ou autorisée), les PEI (point d'eau incendie) implantés sont à la charge des co-lotis, syndicats de propriétaires qui en restent propriétaires. Ces PEI ont la qualité de PEI privés, si bien que leur maintenance et la charge de leur contrôle sont supportées par les propriétaires, sauf convention contraire passée avec le maire ou le président de l'EPCI à fiscalité propre. ". Ainsi, la présence de ces équipements de lutte contre l'incendie ne caractérise pas davantage l'appartenance du réseau du domaine de Pierrelongue au domaine public. Par suite, les dépenses d'entretien de ce réseau sont à la charge des adhérents de l'association requérante, et l'ASL n'est pas fondée à soutenir que la communauté d'agglomération aurait dû prévoir les dépenses d'entretien de ce réseau dans le budget de la régie des eaux pour l'année 2020.
7. Si l'ASL soutient qu'elle est différemment traitée par rapport aux usagers d'autres lotissements se trouvant dans une situation comparable, et évoque l'intégration de plusieurs réseaux initialement privés, dont celui de l'ASL des Plèches et du Lourmant, à celui de la communauté d'agglomération DLVA et la prise en charge, par la délibération en litige, des dépenses afférents à leur entretien, le principe d'égalité ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général, pourvu que la différence de traitement qui en résulte soit, dans l'un comme l'autre cas, en rapport avec l'objet de la norme qui l'établit et ne soit pas manifestement disproportionnée au regard des différences de situation susceptibles de la justifier. Or la requérante ne démontre pas que les usagers du réseau d'eau du domaine de Pierrelongue seraient dans une situation identique à celle des usagers de l'ASL des Plèches et de celle du Lourmant, alors que la communauté d'agglomération DLVA fait valoir sans être utilement contestée que la canalisation desservant le lotissement du Lourmant dessert également plusieurs autres propriétés et ne constitue pas un équipement propre à celui-ci, nonobstant la circonstance que le " rapport final du schéma directeur d'alimentation en eau potable " indique que le réseau du lotissement du Lourmant, tout comme celui de l'ASL requérante, se situent en terrain privé et sont classifiés comme étant des réseaux privés. De même, il ressort de la délibération du 28 novembre 2017 de la communauté d'agglomération DLVA que celle-ci a approuvé une convention de transfert prenant acte de la rétrocession du réseau de l'ASL des Plèches à son profit pour un euro symbolique. Ainsi, il ressort des pièces du dossier que ces lotissements ne sont pas dans une situation identique, quand bien même la communauté d'agglomération aurait indiqué à la requérante, dans son courrier du 23 mai 2019 mentionné au point 1, qu'une " campagne d'installation de compteurs généraux est en cours, et tous les lotissements ou ensembles situés dans une situation similaire à celle du domaine de Pierrelongue ont été équipés, ou le seront très prochainement " et que celle-ci fait valoir que la communauté d'agglomération DLVA n'a à ce jour installé aucun compteur général sur des groupes d'habitations comparables à celui de Pierrelongue, tels que le Lourmant et les Plèches. Si l'ASL requérante soutient encore que le réseau des riverains du chemin de Bians est entretenu par la communauté d'agglomération DLVA, elle se borne à produire des photographies dont il ne résulte pas, en tout état de cause, que le réseau de ce chemin privé serait pris en charge par l'établissement de coopération intercommunale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité des usagers du service public au motif que le budget de la régie des eaux pour l'année 2020 prévoirait des dépenses d'entretien d'une partie du réseau public de distribution de l'eau qui dessert d'autres quartiers de la commune d'Esparron-de-Verdon doit être écarté.
8. Il résulte de tout ce qui précède que l'ASL du domaine de Pierrelongue, qui ne peut par ailleurs utilement faire valoir à l'appui de conclusions dirigées contre la délibération de la communauté d'agglomération adoptant le budget de la régie des eaux que la consommation d'eau ne peut lui être facturée sur la base des éléments du compteur situé à l'entrée du domaine, n'est pas fondée à soutenir que la délibération en litige méconnaîtrait le principe d'égalité et, par suite, à en demander l'annulation.
Sur les frais du litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération DLVA, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés par l'ASL du domaine de Pierrelongue et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, en application des mêmes dispositions, de mettre à la charge de l'ASL du domaine de Pierrelongue la somme de 1 300 euros, à verser à la communauté d'agglomération DLVA.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association syndicale libre du domaine de Pierrelongue est rejetée.
Article 2 : L'association syndicale libre du domaine de Pierrelongue versera à la communauté d'agglomération Durance Lubéron Verdon Agglomération la somme de 1 300 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association syndicale libre du domaine de Pierrelongue et à la communauté d'agglomération Durance Lubéron Verdon Agglomération.
Délibéré après l'audience du 8 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-de-Haute-Provence en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026