jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007532 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | COCHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 octobre 2020, Mme A B, représentée par Me Cochet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 juillet 2020 par laquelle la directrice générale des services de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde a décidé de ne pas renouveler son contrat de vacataire en qualité de professeur de gymnastique ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde de la réintégrer à son poste et de lui verser les salaires dus depuis le 29 juillet 2020 ;
3°) de condamner la commune à lui verser l'indemnité de licenciement et l'indemnité compensatrice de préavis dues, ainsi que la somme de 10 000 euros et celle de 20 000 euros en réparation de ses préjudices moral et financier ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 29 juillet 2020 est entachée d'incompétence au regard de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales ;
- elle occupait un poste permanent et doit être regardée comme ayant eu la qualité d'agent contractuel à durée indéterminée et non la qualité de vacataire ;
- en application des dispositions de l'article 3-4 de la loi du 26 janvier 1984, elle aurait dû se voir proposer un contrat à durée déterminée au terme de six années de services effectifs ;
- à titre principal, il doit être enjoint à la commune de la réintégrer sur son poste de professeur de sport et de lui verser les salaires dont elle a été privée depuis la date de la décision de la commune jusqu'au jugement ;
- à titre subsidiaire, elle a droit à l'indemnité de licenciement et à l'indemnité compensatrice de préavis, outre congés payés afférents ;
- au regard de la faute de la commune qui a eu recours de manière abusive aux contrats à durée déterminée pendant plus de huit ans, elle est fondée à demander le versement de la somme de 10 000 euros ;
- elle a subi des préjudices moral et financier pour la somme de 20 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2022, la commune de Saint-Marc-Jaumegarde, représentée par Mes Guin et Hecquet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- Mme B ne l'a pas saisie d'une demande préalable indemnitaire, ce qui rend ses conclusions à fin d'indemnisation irrecevables ;
- la décision dont la requérante demande l'annulation ne lui fait pas grief dès lors que l'arrêté du 12 août 2019, couvrant la période du 26 août 2019 au 31 juillet 2020, emporte contrat d'engagement d'un agent contractuel pour une durée de onze mois, allant du 26 août 2019 au 30 juillet 2020 et n'est donc pas susceptible de renouvellement tacite, de sorte que ce contrat est arrivé à son terme et n'a pas été résilié ;
- les moyens invoqués par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 27 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le décret n° 2015-1912 du 29 décembre 2015 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- et les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public.
Une note en délibéré, enregistrée le 30 mai 2023, a été présentée pour la commune de Saint-Marc-Jaumegarde.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée pour la période du 1er octobre 2006 au 30 juin 2007 par la commune de Saint-Marc-Jaumegarde pour exercer les fonctions de professeur de gymnastique, par un contrat de vacataire aux termes duquel elle devait dispenser de 1 à 20 heures de cours hebdomadaires. Cet engagement a été renouvelé régulièrement sous forme de vacations pour des fonctions identiques consistant à créer un contenu sportif et à présenter celui-ci, selon un agenda prédéterminé, aux usagers de la commune. Le dernier contrat conclu est arrivé à terme le 31 juillet 2020. Par un courriel du 29 juillet 2020, la directrice générale des services de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde, après avoir pris acte du refus de Mme B d'agréer le projet de contrat proposé et de son absence de réponse concernant l'organisation des cours de gymnastique, a décidé de ne pas renouveler son contrat de vacataire en qualité de professeur de gymnastique. Mme B demande au tribunal d'annuler cette décision, et de condamner la commune de Saint-Marc-Jaumegarde à lui verser une indemnité de 30 000 euros en réparation de ses préjudices ainsi que les sommes dues au titre des indemnités de licenciement et de l'indemnité compensatrice d'absence de préavis.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale, de la police rurale et de l'exécution des actes de l'Etat qui y sont relatifs ". Il ne ressort aucunement de la décision du 29 juillet 2020 en litige, par laquelle la directrice générale des services de la commune n'a pas renouvelé le contrat de vacation de Mme B, que cet acte ait été édicté dans le cadre de l'exercice du pouvoir de police municipale, de police rurale ou l'exécution des actes de l'Etat. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut en toute hypothèse qu'être écarté comme inopérant. En outre, le directeur général des services d'une commune est chargé, sous l'autorité du maire, de diriger l'ensemble des services de la commune et d'en coordonner l'organisation. Dès lors que la décision de ne pas renouveler un contrat de vacations d'un professeur de gymnastique relève de l'organisation des services de la commune, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction issue de la loi du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique, fixe aux articles 3-1 à 3-3, et antérieurement à la date de publication de cette loi, à l'article 3, les cas dans lesquels les emplois permanents des collectivités territoriales peuvent par exception être pourvus par des agents non titulaires. L'article 136 de cette loi fixe les règles d'emploi de ces agents et précise qu'un décret en Conseil d'Etat déterminera les conditions d'application de cet article. Ces dispositions sont désormais codifiées aux articles L. 331-1 et suivants du code général de la fonction publique. Il résulte des dispositions du dernier alinéa de l'article premier du décret du 15 février 1988, pris pour l'application de l'article 136, que ces règles d'emploi s'appliquent aux agents contractuels sauf s'ils ont été " engagés pour un acte déterminé ". Un agent de droit public employé par une collectivité ou un établissement mentionné au premier alinéa de l'article 2 de la loi du 26 janvier 1984 doit être regardé comme ayant été engagé pour exécuter un acte déterminé lorsqu'il a été recruté pour répondre ponctuellement à un besoin de l'administration. La circonstance que cet agent a été recruté plusieurs fois pour exécuter des actes déterminés n'a pas pour effet, à elle seule, de lui conférer la qualité d'agent contractuel. En revanche, lorsque l'exécution d'actes déterminés multiples répond à un besoin permanent de l'administration, l'agent doit être regardé comme ayant la qualité d'agent non titulaire de l'administration. Un agent vacataire a ainsi droit à la requalification de son contrat en contrat d'agent non titulaire s'il a occupé de manière continue un emploi à caractère permanent correspondant à un besoin permanent de la collectivité.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a été recrutée aux termes de plusieurs arrêtés, ou de contrats d'engagement qu'elle a signés, pour exercer les fonctions de professeur de gymnastique. En particulier, elle a bénéficié le 19 septembre 2006 d'un contrat pour la période allant du 1er octobre 2006 au 30 juin 2007, le 30 août 2007 d'un contrat pour la période allant du 10 septembre 2007 au 11 juillet 2008, le 1er septembre 2009 d'un contrat pour la période allant du 20 septembre 2009 au 25 juin 2010. Elle a ensuite exercé ces mêmes fonctions aux termes de plusieurs contrats, pour les périodes allant du 12 septembre 2011 au 27 juin 2012, pour la journée du 13 juillet 2012, puis pour les périodes du 9 septembre 2013 au 27 juillet 2014, du 1er septembre 2014 au 31 juillet 2015, du 1er septembre au 17 octobre 2015, du 4 janvier au 1er avril 2016, du 22 août au 23 décembre 2016, du 28 août 2017 au 31 juillet 2018 et du 26 août 2019 au 31 juillet 2020. Dès lors que Mme B n'a produit aucun document permettant d'établir qu'elle aurait travaillé pour le compte de la commune pour les années 2008/2009, plus précisément entre le 12 juillet 2008 et le 19 septembre 2009, 2010/2011, entre le 26 mai 2010 et le 11 septembre 2011, 2012/2013, du 14 juillet 2012 au 8 septembre 2013, et 2018/2019, du 22 juillet 2018 au 25 août 2019, de même que pour les périodes allant du 18 octobre 2015 au 3 janvier 2016, et du 1er avril au 22 août 2016, cet engagement sous forme de vacations ne peut être regardé comme ayant été renouvelé sans discontinuité pendant douze années, jusqu'au 31 juillet 2019. Par suite, elle ne peut soutenir que son engagement aurait fait l'objet d'un renouvellement constant depuis 2006 à l'exception des périodes de vacances scolaires d'été. Il s'ensuit que, quelles qu'aient été les quotités horaires effectuées, Mme B ne saurait être regardée comme ayant été engagée pour répondre à un besoin permanent de la commune. Dès lors, elle doit être regardée comme ayant conservé la qualité de vacataire mentionnée sur ses contrats, et non comme un agent non titulaire de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde depuis son recrutement initial en 2006, et n'est pas fondée à se prévaloir de l'erreur de droit que la commune aurait commise en la maintenant dans ce statut et en s'abstenant de requalifier son engagement de vacataire, dans le cadre duquel elle avait été recrutée, en contrat d'agent non-titulaire, au sens du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-4 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Tout contrat conclu ou renouvelé pour pourvoir un emploi permanent en application de l'article 3-3 avec un agent qui justifie d'une durée de services publics de six ans au moins sur des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique est conclu pour une durée indéterminée. / La durée de six ans mentionnée au premier alinéa du présent II est comptabilisée au titre de l'ensemble des services accomplis auprès de la même collectivité ou du même établissement dans des emplois occupés sur le fondement des articles 3 à 3-3, à l'exception de ceux qui le sont au titre du II de l'article 3. Elle inclut, en outre, les services effectués au titre du deuxième alinéa de l'article 25 s'ils l'ont été auprès de la collectivité ou de l'établissement l'ayant ensuite recruté par contrat. / Pour l'appréciation de cette durée, les services accomplis à temps non complet et à temps partiel sont assimilés à des services effectués à temps complet. / Les services accomplis de manière discontinue sont pris en compte, sous réserve que la durée des interruptions entre deux contrats n'excède pas quatre mois. Pour le calcul de la durée d'interruption entre deux contrats, la période de l'état d'urgence sanitaire déclaré sur le fondement de l'article L. 3131-12 du code de la santé publique n'est pas prise en compte. / Lorsqu'un agent remplit les conditions d'ancienneté mentionnées aux deuxième à quatrième alinéas du présent II avant l'échéance de son contrat en cours, les parties peuvent conclure d'un commun accord un nouveau contrat, qui ne peut être qu'à durée indéterminée. En cas de refus de l'agent de conclure un nouveau contrat, l'agent est maintenu en fonctions jusqu'au terme du contrat à durée déterminée en cours. ".
6. Il ressort des précisions apportées au point 4 concernant les périodes d'engagement de Mme B que plusieurs interruptions supérieures à quatre mois se sont produites dans le cadre de l'exécution de ses contrats depuis 2006, et qu'aucune période continue de six ans sans interruption inférieure à ce délai ne peut être comptabilisée. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplit les conditions précitées de l'article 3-4 de la loi du 26 janvier 1984 et qu'elle aurait dû se voir proposer un contrat à durée indéterminée au terme de six années de services effectifs.
7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision du 29 juillet 2020 par laquelle la directrice générale des services de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde a décidé de ne pas renouveler son contrat de vacataire en qualité de professeur de gymnastique serait entachée d'illégalité. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
9. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
10. D'une part, en l'absence d'illégalité de la décision du 29 juillet 2020, les conclusions indemnitaires de Mme B relatives à la réparation de ses préjudices matériel et moral, qui n'ont au demeurant pas été précédées d'une demande préalable, ne peuvent qu'être rejetées.
11. D'autre part, dès lors que Mme B ne peut prétendre avoir été titulaire d'un contrat à durée indéterminée, elle ne peut être regardée comme ayant été licenciée par la commune de Saint-Marc-Jaumegarde. Par suite, elle n'est en tout état de cause pas fondée à demander l'indemnisation du préjudice né de l'absence de versement de l'indemnité de préavis et de l'indemnité de licenciement en raison d'une rupture de la relation de travail. Ses conclusions présentées à cette fin doivent, par suite, être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de ces dispositions au bénéfice de la commune.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Marc-Jaumegarde tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Saint-Marc-Jaumegarde.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2007532
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026