jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007730 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | HUBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 octobre 2020 et un mémoire complémentaire enregistré le 14 avril 2023, Mme A B, représentée par Me Hubert, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 août 2020 par laquelle la ministre du travail a annulé la décision de l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle du Pays d'Aix du 23 décembre 2019 et autorisé son licenciement pour motif disciplinaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- elle renonce au moyen relatif à la prescription, au vu des arguments contenus dans le mémoire en défense du ministre du travail ;
- la décision du 4 août 2020 est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mai 2021, la société par actions simplifiée Gestion et maintenance technique GEMTECH Provence, représentée par Me Hascoet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par Mme B ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2022, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 17 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- et les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée le 10 février 2014 par la société Gestion et maintenance technique GEMTECH Provence, spécialisée dans l'activité de nettoyage courant de bâtiments, appartenant au groupe France Propreté Services (FPS), en qualité d'agent de service. Elle occupait en dernier lieu les fonctions de chef d'équipe. Elle bénéficie de la protection attachée à son mandat de membre titulaire du comité social et économique (CSE) depuis le 15 mai 2019. Mme B a été convoquée par son employeur à un entretien préalable à une procédure de licenciement, fixé le 9 décembre 2019. Par courrier reçu le 11 décembre 2019, la société GEMTECH Provence a sollicité de la part de l'inspection du travail l'autorisation de procéder au licenciement de Mme B pour motif disciplinaire, lui reprochant la mésentente constatée entre les collaborateurs de la société ayant eu de graves répercussions sur l'ensemble du personnel, ainsi qu'une volonté de nuire à la direction de la société et à ses collaborateurs et un comportement irrespectueux des clients, de la direction et des collaborateurs. Par une décision du 23 décembre 2019, l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle du Pays d'Aix a accordé à la société GEMTECH Provence l'autorisation de licenciement sollicitée. Par courrier du 21 février 2020, Mme B a formé un recours hiérarchique devant la ministre du travail contre la décision de l'inspectrice du travail du 23 décembre 2019. Par une décision du 4 août 2020, la ministre du travail a, d'une part, annulé la décision de l'inspectrice du travail du 23 décembre 2019 et, d'autre part, autorisé le licenciement pour motif disciplinaire de Mme B. Mme B demande au tribunal d'annuler cette dernière décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. Lorsqu'il est saisi d'un recours hiérarchique contre une décision d'un inspecteur du travail statuant sur une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé, le ministre chargé du travail doit, soit confirmer cette décision, soit, si celle-ci est illégale, l'annuler puis se prononcer de nouveau sur la demande d'autorisation de licenciement compte tenu des circonstances de droit et de fait à la date à laquelle il prend sa propre décision. Dans le cas où le ministre, ainsi saisi d'un recours hiérarchique, annule la décision par laquelle un inspecteur du travail a autorisé le licenciement d'un salarié protégé, il est tenu de motiver l'annulation de cette décision ainsi que le prévoit l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration pour les décisions de retrait ou d'abrogation de décisions créatrices de droit. Il doit en particulier indiquer les considérations pour lesquelles il estime que la décision de l'inspecteur du travail est illégale.
3. Il ressort des termes de la décision en litige du 4 août 2020 qu'elle énonce les motifs de fait et de droit pour lesquels la ministre du travail a considéré que les manquements reprochés à la salariée, relatifs à la circulation au sein de la société de fausses informations et critiques, étaient matériellement établis et que ces faits étaient suffisamment graves pour justifier son licenciement. La décision indique qu'une sanction avait été précédemment adoptée, et précise également la raison pour laquelle la ministre annule la décision de l'inspectrice du travail du 23 décembre 2019, en l'espèce la méconnaissance du principe du contradictoire. Elle retient également qu'aucun élément soumis à son appréciation ne permet de conclure à l'existence d'un lien entre la procédure de licenciement engagée et les mandats exercés par la salariée. En autorisant le licenciement de la requérante, la ministre a nécessairement écarté le moyen tiré de la prescription des faits reprochés à l'intéressée sans qu'il ait été nécessaire d'en faire mention. Par suite, et alors qu'aucune disposition légale ou réglementaire ne contraint l'administration à viser la totalité des éléments produits par les parties, il ne ressort pas de cette décision que la ministre n'aurait pas examiné les pièces et les arguments produits par la salariée. Ainsi, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision contestée doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
4. En premier lieu, en vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives ou de fonctions de conseiller prud'homme, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi. Le caractère contradictoire de l'enquête menée conformément aux dispositions de l'article R. 436-4 du code du travail impose à l'inspecteur du travail, saisi d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé fondée sur un motif disciplinaire, de mettre à même l'employeur et le salarié de prendre connaissance de l'ensemble des éléments déterminants qu'il a pu recueillir, y compris des témoignages, et qui sont de nature à établir ou non la matérialité des faits allégués à l'appui de la demande d'autorisation.
5. Mme B qui a renoncé, dans son mémoire en réplique, au moyen tiré de la prescription des faits qui lui sont reprochés, conteste la matérialité des faits relatifs à la mésentente constatée entre les collaborateurs de la société ayant eu de graves répercussions sur l'ensemble du personnel liées à la circulation de fausses informations et aux critiques dont elle serait à l'origine, dès lors que les attestations produites par son employeur seraient partiales et insuffisamment précises et par suite, dépourvues de valeur probante. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le comportement qui lui a été reproché est corroboré par de multiples témoignages relayant des propos de plusieurs personnes tierces, mais également par deux témoins ayant été destinataires d'allégations directes et désobligeantes de la part de Mme B, la circonstance que ceux-ci n'aient pas fait mention des dates de ces propos ne permettant pas de remettre en cause la validité ni la force probante de leur témoignage et la réalité des faits qu'ils rapportent. Ainsi, il ressort de l'ensemble de ces témoignages concordants que la requérante a porté atteinte à l'honneur de diverses personnes, à savoir des collègues de travail ou des supérieurs hiérarchiques, en leur imputant tour à tour l'organisation d'un vol de véhicule de service, une situation d'alcoolisme et de détournement de bouteilles d'alcool au sein de la société Ricard, cliente de l'entreprise, une situation de prostitution, et qu'elle a accusé d'autres salariés d'escroquerie. En outre, il ressort tant des échanges intervenus lors de la réunion organisée le 4 septembre 2019 par l'employeur, matérialisés par les attestations produites au dossier, que des pièces produites lors de l'enquête administrative, qu'un climat délétère et anxiogène lié à la circulation de propos diffamatoires dont Mme B est à l'origine s'est également instauré au sein de la communauté de travail, rendant les relations entre salariés particulièrement difficiles, et provoquant une dégradation des conditions de travail du personnel. Si la requérante fait état de cinq attestations qui n'évoquent pas les rumeurs précitées mais relatent le caractère professionnel de son comportement, ces documents ne suffisent pas à établir que les faits constatés par l'administration seraient matériellement inexacts, de sorte que Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'un doute subsisterait sur les agissements qui lui sont reprochés et devrait par conséquent lui profiter. Par suite, le moyen tiré de l'inexactitude matérielle des faits doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 1152-1 du code du travail : " Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ". Aux termes de l'article L. 1152-2 du même code, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Aucun salarié, aucune personne en formation ou en stage ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi ou refusé de subir des agissements répétés de harcèlement moral ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés ". Aux termes de l'article L. 1152-3 de ce code : " Toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 1152-1 et L. 1152-2, toute disposition ou tout acte contraire est nul ". Il résulte de ces dispositions que dans le cas où l'autorité administrative est saisie d'une demande d'autorisation de licenciement pour faute d'un salarié protégé qui a subi ou refusé de subir des agissements répétés de harcèlement moral ou qui en a témoigné ou les a relatés, il lui appartient de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, s'il est établi que ce salarié a subi, refusé de subir, témoigné ou relaté de tels agissements. Lorsque tel est le cas, l'autorité administrative doit refuser d'autoriser ce licenciement.
7. Si la requérante soutient qu'elle a été victime d'une situation de harcèlement moral, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier qu'elle aurait fait l'objet d'agissements répétés de cette nature. En particulier, comme le fait valoir la société GEMTECH Provence sans être contestée, l'absence de paiement de ses heures supplémentaires relève d'un litige lié au dépassement de la durée du travail que l'employeur ne pouvait légalement indemniser. Mme B fait encore valoir une situation de discrimination de la part de son employeur qui serait liée à un congé de maladie de plusieurs mois entre juillet et décembre 2018, mais n'apporte aucun élément de nature à étayer cette allégation. Si l'intéressée se prévaut enfin du témoignage d'un ancien salarié faisant état de sa mise à l'écart et ajoute que son employeur souhaitait qu'elle quitte l'entreprise, la proposition de rupture conventionnelle de son contrat de travail que celui-ci a formulée est intervenue alors qu'il avait déjà demandé à Mme B, qui adoptait une attitude malveillante à l'égard de ses collègues et sa hiérarchie, de changer de comportement. Au demeurant, la requérante n'a pas engagé d'action judiciaire pour dénoncer une telle situation de harcèlement ou obtenir la condamnation de ses auteurs éventuels. Il s'ensuit que le moyen, à le supposer invoqué, tiré de ce que la ministre du travail ne pouvait légalement autoriser son licenciement en raison du harcèlement moral dont elle avait fait l'objet ne peut qu'être écarté.
8. En outre, alors que l'autorité ministérielle a pris en considération l'ensemble des éléments déterminants produits par les parties, y compris ceux relatifs à la situation dénoncée par Mme B rappelés au point précédent, il ressort des pièces du dossier que le comportement de diffusion de fausses informations qui avait déjà été reproché à Mme B par avertissement du 13 août 2018, a perduré et a été aggravé par de nouvelles calomnies et rumeurs entretenues par l'intéressée concernant ses collègues et sa hiérarchie. Par suite, le caractère fautif des faits reprochés à la salariée devant être retenu, c'est sans erreur d'appréciation que la ministre du travail a estimé que ces manquements étaient d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement.
9. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision du 4 août 2020 par laquelle la ministre du travail a annulé la décision de l'inspectrice du travail du 23 décembre 2019 et autorisé son licenciement pour motif disciplinaire serait entachée d'illégalité. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme B la somme de 800 euros au bénéfice de la société par actions simplifiée GEMTECH Provence sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera à la société par actions simplifiée GEMTECH Provence la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à la société par actions simplifiée GEMTECH Provence.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2007730
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026