jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2008164 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MIALOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 22 octobre 2020 ainsi que les 30 mars et 10 juin 2021, M. H K, Mme C I, M. G A, M. D J et M. B F, doivent être regardés comme demandant au tribunal d'annuler la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le bureau du conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence a approuvé l'engagement de la procédure de déclaration d'utilité publique, au profit de l'établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d'Azur, en vue de créer une réserve foncière portant sur les immeubles sis n° 65 à 83 inclus de la rue d'Aubagne à Marseille (1er arrondissement), ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Ils soutiennent que :
- contrairement à ce que fait valoir la métropole, la requête est recevable ;
- la délibération est insuffisamment motivée ;
- la note de synthèse rédigée à l'appui de la délibération méconnaît les dispositions des articles L. 112-5 et suivants du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
- le choix d'une procédure de maîtrise foncière et d'expropriation, qui ne sert pas l'intérêt général, résulte d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, ainsi qu'un détournement de procédure.
Par des mémoires en défense enregistrés les 15 février et 31 mai 2021, la métropole Aix-Marseille-Provence, représentée par Me Mialot et Me Poulard, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est irrecevable dès lors d'une part qu'elle est tardive et d'autre part que la délibération en litige est un acte préparatoire insusceptible de recours.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme Beyrend, rapporteure publique,
- et les observations de Me Poulard pour la métropole Aix-Marseille-Provence.
Considérant ce qui suit :
1. Propriétaires et copropriétaires d'immeubles sis rue d'Aubagne à Marseille, dans laquelle plusieurs immeubles se sont effondrés en novembre 2018, M. K, Mme I, M. A, M. J et M. F contestent la délibération du 19 décembre 2019 par laquelle le bureau du conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence a approuvé l'engagement de la procédure de déclaration d'utilité publique au profit de l'établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d'Azur sur les parcelles comprises entre les numéros 65 et 83 (inclus) de la rue d'Aubagne à Marseille, en vue de créer une réserve foncière, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 112-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Lorsque la déclaration d'utilité publique est demandée en vue de l'acquisition d'immeubles, ou lorsqu'elle est demandée en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement ou d'urbanisme importante et qu'il est nécessaire de procéder à l'acquisition des immeubles avant que le projet n'ait pu être établi, l'expropriant adresse au préfet du département où sont situés les immeubles, pour qu'il soit soumis à l'enquête, un dossier () ".
3. La délibération par laquelle le bureau du conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence " approuve l'engagement de la procédure de déclaration d'utilité publique ", et habilite, en application des dispositions précitées, sa présidente aux fins d'adresser le dossier au préfet des Bouches-du-Rhône en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement, ne permet pas, par elle-même, la réalisation des opérations d'aménagement, lesquelles ne pourront être engagées qu'à la suite de leur déclaration d'utilité publique ou d'une autre décision de les réaliser. Dès lors, la métropole Aix-Marseille-Provence est fondée à soutenir que cette délibération revêt le caractère d'une mesure préparatoire, insusceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.
4. Il résulte de ce qui précède que M. K, Mme I, M. A, M. J et M. F ne sont pas fondés à demander l'annulation de la décision qu'ils contestent.
Sur les frais liés au litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que la métropole Aix-Marseille-Provence présente en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. K, Mme I, M. A, M. J et M. F est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la métropole Aix-Marseille-Provence au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H K, premier dénommé en application de l'article R. 751-3 du code de justice, pour l'ensemble des requérants, et à la métropole Aix-Marseille-Provence.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistés de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
A. E
Le président,
Signé
J-M. Laso
Le greffier,
Signé
P. Giraud
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026