jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2008235 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CHALAND GIOVANNONI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 octobre 2020 et 18 novembre 2021, la SELARL Laugier-Matte, représentée par Me Belenet et Me Büsch, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 août 2020 par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur (ARS PACA) a autorisé le transfert de l'officine de pharmacie de la SELARL Pharmacie Vonsensey du 28 rue Francis Davso dans le 1er arrondissement de Marseille au 20 rue Montgrand dans le 6ème arrondissement ;
2°) de mettre à la charge de l'ARS PACA une somme de 1 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est dépourvue des mentions prévues par les dispositions de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique ;
- elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a pas été précédée des avis prévus par l'article L. 5125-18 du code de la santé publique concernant les organisations professionnelles mentionnées à l'article L. 5125-6-1 du même code ;
- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur la décision elle-même illégale par laquelle l'ARS PACA a fixé le périmètre du quartier de Marseille concerné par le transfert en litige ;
- ce transfert ne remplit pas les conditions prévues par les dispositions de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2021, l'ARS PACA conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors de la SELARL Laugier-Matte ne dispose pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir suffisant ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré les 16 septembre 2021, et un mémoire, enregistré le 19 octobre 2020 et non communiqué en application du dernier alinéa de l'article R. 611-1 du code de justice administrative, la SELARL Pharmacie Vonsensey, propriétaire de la " Pharmacie Sibourg ", conclut au rejet de la requête, demande au tribunal de déclarer légale la décision attaquée et de mettre à la charge de la SELARL Laugier-Matte la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors de la SELARL Laugier-Matte ne dispose pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir suffisant ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 21 décembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée le même jour en application de l'article R. 611-11-1 et du dernier alinéa de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur trois moyens relevés d'office, tirés de :
- l'irrecevabilité des conclusions à fin de déclaration de légalité de la décision attaquée présentées par la SELARL Pharmacie Vonsensey dès lors qu'il n'appartient pas au tribunal de faire une telle déclaration ;
- l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision du 15 mai 2019 de l'ARS PACA en tant qu'elle fixe le périmètre du quartier " Saint-Ferréol " au motif de l'absence d'intérêt donnant qualité pour agir à la SELARL Laugier-Matte contre cette décision ;
- l'irrecevabilité du moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision du 15 mai 2019 de l'ARS PACA en tant qu'elle fixe le périmètre du quartier " Saint-Ferréol " à l'encontre de la décision attaquée du 19 août 2020 portant transfert de l'officine " Pharmacie Sibourg " (CE sect., 30/12/2013, Mme A, 367615, A).
Les observations de la SELARL Laugier-Matte, enregistrées le 26 octobre 2022, ont été communiquées le 2 novembre 2022 aux autres parties.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Me Busch, représentant la SELARL Laugier-Matte.
Considérant ce qui suit :
1. Le 29 janvier 2020, la SELARL Pharmacie Vonsensey a demandé à l'ARS PACA de l'autoriser à transférer l'officine " Pharmacie Sibourg " qu'elle exploitait du 28 rue Francis Davso dans le 1er arrondissement de Marseille au 20 rue Montgrand dans le 6ème arrondissement. Cette demande a été rejetée dans un premier temps par une décision du 19 juin 2020. La société ayant complété sa demande, celle-ci a finalement été autorisée par une décision du 19 août 2020. La SELARL Laugier-Matte qui exploite la " Pharmacie Place de Rome " demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté n° R93-2020-03-30-001 du 30 mars 2020, publié au recueil des actes administratifs n° R93-2020-037 du 1er avril 2020 de la préfecture de la région PACA, M. C de Mester, alors directeur général de l'ARS PACA, a donné délégation à M. D de Beaumont, directeur général adjoint de l'agence, à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement du directeur général, tous actes et décisions relevant des missions et compétences de l'agence à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions de transfert d'officines pharmaceutiques. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait et doit par suite être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique : " Lorsqu'ils permettent une desserte en médicaments optimale au regard des besoins de la population résidente et du lieu d'implantation choisi par le pharmacien demandeur au sein d'un quartier défini à l'article L. 5125-3-1, d'une commune ou des communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1, sont autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé, respectivement dans les conditions suivantes : / 1° Les transferts et regroupements d'officines, sous réserve de ne pas compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier, de la commune ou des communes d'origine. / L'approvisionnement en médicaments est compromis lorsqu'il n'existe pas d'officine au sein du quartier, de la commune ou de la commune limitrophe accessible au public par voie piétonnière ou par un mode de transport motorisé répondant aux conditions prévues par décret, et disposant d'emplacements de stationnement ; () ". Aux termes de l'article L. 5125-3-1 du même code : " Le directeur général de l'agence régionale de santé définit le quartier d'une commune en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente. L'unité géographique est déterminée par des limites naturelles ou communales ou par des infrastructures de transport. / Le directeur général de l'agence régionale de santé mentionne dans l'arrêté prévu au cinquième alinéa de l'article L. 5125-18 le nom des voies, des limites naturelles ou des infrastructures de transports qui circonscrivent le quartier ". Aux termes du 5ème alinéa de l'article L. 5125-18 de ce code : " [Le directeur général de l'agence régionale de santé] peut déterminer le ou les secteurs de la commune dans lequel l'officine devra être située. La décision d'autorisation ou de refus de la demande est prise par arrêté du directeur général de l'agence régionale de santé ".
4. Il ne ressort ni des dispositions précitées de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique ni d'aucune autre disposition législative ou réglementaire que les autorisations de transfert des officines de pharmacie devraient comporter les informations désignées par l'article précité. Par ailleurs, dès lors qu'elles ne constituent pas des décisions défavorables au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, elles n'ont pas à être motivées sur ce fondement. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté comme inopérant.
5. En troisième lieu, aux termes du 4ème alinéa de l'article L. 5125-18 du code de la santé publique : " Lorsqu'il est saisi d'une demande de création, de transfert ou de regroupement, le directeur général de l'agence régionale de santé consulte les organisations professionnelles mentionnées à l'article L. 5125-6-1 () ". Il ressort des dispositions de l'article L. 5125-6-1 du même code que les demandes de transfert d'officine d'une pharmacie sont soumises pour avis au conseil de l'Ordre des pharmaciens territorialement compétent et au représentant régional désigné par chaque syndicat représentatif de la profession au sens de l'article L. 162-33 du code de la sécurité sociale.
6. La SELARL Laugier-Matte reproche à l'ARS PACA de ne pas avoir saisi les instances consultatives conformément aux dispositions précitées des articles L. 5125-6-1 et L. 5125-18 du code de la santé publique avant d'autoriser le transfert de la " Pharmacie Sibourg " le 19 août 2020. Si cette décision a emporté la disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de la décision du 19 juin 2020 rejetant le transfert sollicité, elle n'a pas fait disparaitre la procédure d'instruction mise en œuvre avant son retrait. Il ressort des pièces du dossier que la fédération des syndicats pharmaceutiques de France et le conseil régional de l'ordre des pharmaciens ont émis leur avis les 23 avril et 14 mai 2020. Quant à l'union des syndicats de pharmaciens d'officines, il a réceptionné la saisine de l'ARS aux fins d'obtenir son avis sur le transfert d'officine envisagé le 5 février 2020 sans toutefois y répondre. Il est constant que ces organisations professionnelles n'ont pas été consultées à nouveau lors du deuxième examen de la demande de transfert de la " Pharmacie Sibourg ". Toutefois, elles ne sont invitées principalement, eu égard aux intérêts qu'elles défendent, qu'à apprécier si le transfert répond de façon optimale aux besoins en médicaments de la population résidant dans le quartier d'accueil, s'il compromet l'approvisionnement en médicaments de la population résidente du quartier d'origine, l'incidence de ce transfert sur la zone de chalandise, si les locaux satisfont aux conditions d'accessibilité et aux conditions minimales d'installation et s'ils permettent la réalisation des missions assignées aux pharmacies d'officine. Il ressort des pièces du dossier que la décision de rejet du 19 juin 2020 a été prise au seul motif que le bail commercial pour l'exploitation de l'officine contenait une clause suspensive relative à l'accord de l'ARS devant être réalisée le 10 avril 2020 et que dans ces conditions, il n'était pas possible de considérer que le demandeur disposerait du local à la date de cette décision. La régularisation de la demande sur ce point étant intervenue, et ce motif n'appartenant pas à ceux sur lesquels les organisations professionnelles doivent impérativement émettre un avis, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, tel qu'il est soulevé et dans les circonstances de l'espèce, doit être écarté comme inopérant.
7. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique, dans sa version applicable à la date de la décision attaquée : " Le caractère optimal de la desserte en médicaments au regard des besoins prévu à l'article L. 5125-3 est satisfait dès lors que les conditions cumulatives suivantes sont respectées : / 1° L'accès à la nouvelle officine est aisé ou facilité par sa visibilité, par des aménagements piétonniers, des stationnements et, le cas échéant, des dessertes par les transports en commun ; / 2° Les locaux de la nouvelle officine remplissent les conditions d'accessibilité mentionnées aux articles L. 164-1 à L. 164-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les conditions minimales d'installation prévues par décret. Ils permettent la réalisation des missions prévues à l'article L. 5125-1-1 A du présent code et ils garantissent un accès permanent du public en vue d'assurer un service de garde et d'urgence ; / 3° La nouvelle officine approvisionne la même population résidente ou une population résidente jusqu'ici non desservie ou une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs ". Aux termes de l'article L. 5125-3-3 du même code : " Par dérogation aux dispositions de l'article L. 5125-3-2, le caractère optimal de la réponse aux besoins de la population résidente est apprécié au regard des seules conditions prévues aux 1° et 2° du même article dans les cas suivants : / 1° Le transfert d'une officine au sein d'un même quartier () ".
8. D'autre part, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou si celui-ci en constitue la base légale.
9. Il ressort des pièces du dossier que l'ARS PACA a considéré que le transfert sollicité a pour effet de déplacer l'officine de la " Pharmacie Sibourg " au sein d'un même quartier du centre-ville de Marseille dit " quartier Saint-Ferréol ". Ce quartier a été délimité antérieurement à la demande de transfert déposée le 29 janvier 2020, par une décision du 15 mai 2019 qui a retenu un périmètre allant de la Canebière au Quartier de Belges au Nord, de la rue de Rome à l'Est, du cours Pierre Puget et du boulevard Paul Peytral au Sud et de la rue Breteuil à l'Ouest. La décision attaquée qui accorde le transfert d'une officine de pharmacie n'est pas prise en application de la décision du 15 mai 2019 en tant qu'elle fixe le périmètre du quartier Saint-Ferréol, cette décision ne constituant pas par ailleurs la base légale de la première. Ainsi, la société requérante ne peut utilement se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision du 15 mai 2019.
10. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que le transfert de l'officine de pharmacie de la SELARL Pharmacie Vonsensey a été réalisé au sein du quartier Saint-Ferréol. D'une part, la société requérante ne conteste pas que la demande de transfert en litige remplissait les conditions fixées au 1° et 2° de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique et d'autre part, elle ne saurait utilement soutenir que celles fixées par le 3° du même article n'étaient pas respectées dès lors qu'elles sont exclues de celles devant être remplies pour les opérations de transfert d'officine intra-quartier. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision du 19 août 2020 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 19 août 2020 autorisant le transfert de l'officine de la SELARL Pharmacie Vonsensey doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt donnant qualité à la SELARL Laugier-Matte pour agir contre la décision attaquée.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit allouée à la SELARL Laugier-Matte, partie perdante dans la présente instance. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros à verser par la SELARL Pharmacie Vonsensey au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SELARL Laugier-Matte est rejetée.
Article 2 : La SELARL Laugier-Matte versera à la SELARL Pharmacie Vonsensey la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SELARL Laugier-Matte, à la SELARL Pharmacie Vonsensey et à l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rousselle, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Balussou, première conseillère,
Assistées par Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
E.-M. B
La présidente,
Signé
P. RousselleLa greffière,
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026