LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2009791

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2009791

mardi 27 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2009791
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantARNAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 décembre 2020, et des mémoires enregistrés le 8 novembre 2021 et le 8 mars 2022, la société Aixia, représentée par Me Arnaud, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la société Aéroport de Marseille-Provence à lui verser la somme de 212 000, 40 euros correspondant au montant de factures impayées ;

2°) d'enjoindre à la société Aéroport de Marseille-Provence de lui communiquer les éléments relatifs aux taux horaires appliqués aux sociétés ONET et GSF pour la période de mars à décembre 2020 ;

3°) de mettre à la charge de la société Aéroport de Marseille-Provence la somme de 4 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Elle soutient que :

- la société Aéroport de Marseille-Provence a méconnu le principe d'égalité de traitement des candidats à l'attribution d'un contrat de la commande publique ;

- la société Aéroport de Marseille-Provence n'a pas réglé plusieurs factures émises entre le 31 juillet et le 31 décembre 2020 et elle est fondée à réclamer la somme de 212 000, 40 euros correspondante ;

- elle a méconnu l'article 6-3° de l'ordonnance du 25 mars 2020 en refusant de régler ces factures correspondant aux bons de commande qui ont été annulés en raison de l'état d'urgence sanitaire.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 10 septembre et 15 novembre 2021 et le 16 mars 2022, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la société Aéroport de Marseille-Provence conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- le juge administratif est incompétent pour connaître du litige ;

- la requête est irrecevable car tardive ;

- elle est irrecevable en raison de l'absence de mémoire de réclamation au sens de l'article 37.2 du cahier des clauses administratives générales de fournitures courantes ou de services ;

- les moyens soulevés par la société Aixia ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 13 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au même jour en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 ;

- l'ordonnance n° 2020-319 du 25 mars 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A ;

- les conclusions de M. Grimmaud, rapporteur public ;

- les observations de Mme B, élève avocate en présence de Me Valette et les observations de celui-ci représentant la société Aéroport de Marseille-Provence.

Considérant ce qui suit :

1. La société Aéroport de Marseille-Provence (AMP) a conclu avec la société Aixia, en 2017, trois marchés à bons de commande d'une durée d'un an ayant pour objet des prestations de nettoyage de la zone aéroportuaire, qui ont été reconduits respectivement le 17 mars 2020, le 2 décembre 2019 et le 1er mars 2019. La société Aixia a, par courrier du 8 juin 2020, fait part de difficultés relatives à la rémunération de ses prestations et réclamé une révision du taux horaire appliqué. Cette proposition a été rejetée par la société AMP par un courriel du 23 juin 2020. Par un courrier du 13 août 2020, auquel AMP n'a pas répondu, la société requérante a sollicité le paiement de cinq factures qu'elle estime dues par l'aéroport. La société Aixia demande au tribunal de condamner la société Aéroport de Marseille-Provence à lui verser la somme de 212 000, 40 euros correspondant au montant de factures qu'elle estime impayées au titre de ces marchés pour la période courant de mars à décembre 2020.

Sur l'exception d'incompétence :

2. Aux termes de l'article 9 de l'ordonnance du 23 juillet 2015, applicable aux trois marchés en cause dès lors que leur passation a été engagée avant le 1er avril 2019 : " Les acheteurs publics ou privés soumis à la présente ordonnance sont les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices définis respectivement aux articles 10 et 11. ". Aux termes de l'article 11 : " Les entités adjudicatrices sont : 1° Les pouvoirs adjudicateurs qui exercent une des activités d'opérateur de réseaux définies à l'article 12 () ". Aux termes de l'article 12 : " Sont des activités d'opérateur de réseaux : () 3° Les achats ou les activités d'exploitation destinés à l'organisation ou à la mise à la disposition des transporteurs des aéroports, des ports maritimes, des ports fluviaux ou d'autres terminaux ; "

3. La société AMP est une société aéroportuaire, constituée sous la forme d'une société anonyme, ayant pour activité la réalisation, le développement, le renouvellement, l'entretien, l'exploitation, la gestion et la promotion des terrains, ouvrages, bâtiments, installations, matériels, réseaux et services de l'aéroport Marseille Provence. Elle exerce, pour les achats destinés à l'organisation ou à la mise à disposition des transporteurs de l'aéroport, une activité d'opérateur de réseaux et constitue une entité adjudicatrice au sens des dispositions de l'ordonnance du 23 juillet 2015 précitées. L'objet des trois accords-cadres conclus avec la société Aixia porte sur des prestations de nettoyages intérieurs, extérieurs et multiservices de l'aéroport, tenant à l'accueil des usagers et nécessaires au bon fonctionnement de l'aéroport mis à la disposition des transporteurs, et constituent ainsi une activité d'opérateur de réseaux. Dans ces conditions, les contrats en cause constituent, suivant l'ordonnance du 23 juillet 2015, des marchés publics soumis à cette ordonnance. Dès lors, l'exception d'incompétence opposée par la société AMP doit être écartée.

Sur les conclusions indemnitaires :

4. En premier lieu, la société Aixia soutient que la société AMP a méconnu le principe d'égalité de traitement des candidats dès lors que les tarifs horaires qui lui ont été appliqués suivant le bordereau des prix unitaires des marchés dont elle est bénéficiaire sont différents de ceux appliqués aux autres prestataires des marchés de nettoyage (Onet, GSF et OMA). Toutefois, la société requérante n'est pas fondée à invoquer une telle faute dès lors que le principe d'égalité de traitement des candidats, qui s'impose aux acheteurs, se rapporte à la méconnaissance de règles relatives à l'attribution des contrats administratifs et non à leur exécution. En tout état de cause, il n'est ni soutenu ni même allégué que la société AMP n'aurait pas appliqué les taux horaires fixés dans les bordereaux des prix unitaires des marchés conclus avec la société Aixia.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'ordonnance du 25 mars 2020 portant diverses mesures d'adaptation des règles de passation, de procédure ou d'exécution des contrats soumis au code de la commande publique et des contrats publics qui n'en relèvent pas pendant la crise sanitaire née de l'épidémie de covid-19 : " En cas de difficultés d'exécution du contrat, les dispositions suivantes s'appliquent, nonobstant toute stipulation contraire, à l'exception des stipulations qui se trouveraient être plus favorables au titulaire du contrat : () 3° Lorsque l'annulation d'un bon de commande ou la résiliation du marché par l'acheteur est la conséquence des mesures prises par les autorités administratives compétentes dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, le titulaire peut être indemnisé, par l'acheteur, des dépenses engagées lorsqu'elles sont directement imputables à l'exécution d'un bon de commande annulé ou d'un marché résilié () "

6. Contrairement à ce que soutient la société Aixia, s'il résulte de l'instruction que la société AMP a passée moins de commandes pour les marchés de nettoyage extérieur et de prestations multi-services en raison d'une diminution de ses besoins, AMP n'a toutefois pas annulé de bons de commande en raison de l'état d'urgence sanitaire. La société requérante, qui se borne à produire une liste des factures qu'elle estime impayées pour la période de juillet à décembre 2020, ne rapporte pas la preuve que des bons de commande auraient été annulés. Par suite, la société Aixia n'est pas fondée à soutenir qu'AMP aurait méconnu les dispositions de l'article 6 de l'ordonnance du 25 mars 2020 précitée.

7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées par la société AMP, que les conclusions indemnitaires de la société Aixia doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions en injonction.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la société Aéroport de Marseille-Provence, qui n'a pas la qualité de partie perdante, au titre des frais d'instance non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Aixia une somme de 2 500 euros à verser à la société Aéroport de Marseille-Provence au titre de ces mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de la société Aixia est rejetée.

Article 2 : la société Aixia versera une somme de 2 500 euros à la société Aéroport de Marseille-Provence au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Aixia et la société Aéroport de Marseille-Provence.

Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gonneau, président,

Mme Simeray, première conseillère,

Mme Bruneau, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2022.

La rapporteure,

Signé

C. ALe président,

Signé

P-Y. Gonneau

La greffière,

Signé

A. Martinez

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions