jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2100006 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | HANFFOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 janvier 2021, M. B A, représenté par Me Hanffou, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme globale de 12 000 euros en réparation des préjudices subis ;
2°) d'ordonner que la condamnation soit assortie du paiement des intérêts de retard et de la capitalisation de ces intérêts ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les deux fautes à l'origine de ses préjudices sont d'une part, le refus de lui communiquer les documents administratifs demandés ou leur communication tardive, d'autre part, la violation du secret médical ;
- ces fautes ont entraîné de manière directe un préjudice moral, un préjudice de réputation et d'atteinte à l'image et un préjudice financier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2022, le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les fautes alléguées n'ont pas été commises ;
- l'intéressé ne prouve ni le lien de causalité entre les fautes et les préjudices allégués, ni la réalité de ces préjudices.
Par ordonnance en date du 4 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 novembre 2022.
Par une lettre du 30 novembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté au regard de l'article R. 421-2 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Busidan, rapporteure ;
- les conclusions de M. Terras, rapporteur public ;
- les observations de Me Hanffou, représentant le requérant, présent à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, technicien supérieur de l'économie et de l'industrie affecté depuis le 5 janvier 2015 au sein de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) de Provence Alpes Côte d'Azur, demande au tribunal de condamner l'Etat à l'indemniser de préjudices consécutifs, selon l'intéressé, à deux fautes commises par l'administration tenant, d'une part, au refus de lui communiquer des documents administratifs ou à leur communication tardive, d'autre part à la violation du secret médical.
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. // Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". L'article R. 421-2 du code de justice administrative dispose : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la demande préalable indemnitaire présentée pour M. A, exigée par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, est parvenue le 12 mai 2020 dans les services du préfet de région (DREAL). En vertu des dispositions de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période, le rejet implicite de cette demande est intervenu le 24 août 2020, et il est devenu définitif le 25 octobre 2020. Si M. A a réitéré sa démarche auprès du préfet de la région Provence Alpes Côte d'Azur, qui a reçu le 27 octobre 2020 une seconde demande indemnitaire préalable tendant aux mêmes fins que le courrier reçu le 12 mai précédent, le rejet implicite de cette seconde demande est confirmatif du précédent et n'a pu rouvrir les délais de recours contentieux. Dès lors, la requête de M. A, tendant à la réparation des préjudices consécutifs aux fautes alléguées sus-évoquées, enregistrée le 4 janvier 2021, est tardive, et doit être rejetée pour ce motif.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la région Provence Alpes Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Hogedez, présidente,
- Mme Busidan, première conseillère,
- M. Peyrot, premier conseiller,
assistés de M. Brémond, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
H. BusidanLa présidente de la 2ème chambre,
signé
I. Hogedez
Le greffier,
signé
A. Brémond
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier.
7
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026