mardi 11 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2101072 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DESFOUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 février 2021 et 21 mars 2022, M. C B, représenté par Me Desfour, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 août 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours suivant la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement, et de lui délivrer, durant ce délai, une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence négative dès lors que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée par l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français d'immigration et d'intégration (OFII) ;
- il est insuffisamment motivé, révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il est entaché d'un vice de procédure, à défaut pour le préfet de justifier de la régularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII en ce qui concerne la nature et la durée du traitement dont il bénéficie ;
- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence de consultation de la commission du titre de séjour ;
- il méconnaît l'article L. 311-11-11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 30 novembre 2020.
Par ordonnance du 21 mars 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 5 avril 2022.
Un mémoire, enregistré pour M. B le 23 septembre 2022, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant ukrainien, est entré en France en le 19 juin 2019. Il a sollicité l'asile le 26 juillet 2019, demande qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 30 décembre 2019, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 25 janvier 2022. Le 1er octobre 2019, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 10 août 2020, dont il demande l'annulation, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment l'article L. 313-11-11°. Il mentionne les principaux éléments de la situation administrative et personnelle de M. B, indiquant notamment que son état de santé ne nécessite pas son maintien sur le territoire français et qu'il s'est vu refuser le statut de réfugié, le préfet n'étant pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle du requérant. Il est ainsi suffisamment motivé en fait et en droit. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite, ce moyen doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 313-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". L'article 6 de l'arrêté interministériel du 27 décembre 2016 dispose que l'avis du collège de médecins de l'OFII précise : " a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. () ".
5. M. B ne peut utilement se prévaloir d'un vice de procédure en l'absence de communication de l'avis du collège de médecins de l'OFII dès lors qu'aucune disposition n'impose au préfet de communiquer à l'étranger cet avis préalablement à l'édiction de sa décision et qu'en tout état de cause M. B ne justifie pas avoir sollicité la communication de cet avis. Par ailleurs, il ressort de l'avis émis le 30 décembre 2019, produit par le préfet des Bouches-du-Rhône, que le collège de médecins de l'OFII a estimé que si l'état de santé de M. B nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Dans ces conditions, le collège n'était pas tenu de se prononcer sur la durée prévisible du traitement, dont l'indication n'est pertinente que lorsque ce traitement doit être poursuivi en France. Par ailleurs, aucune disposition de l'arrêté ministériel précité ne fait obligation au collège de mentionner la nature du traitement médical. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
6. En quatrième lieu, si la décision attaquée est notamment fondée sur l'avis émis le 30 décembre 2019 par le collège de médecins de l'OFII, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône se serait estimé lié par cet avis et aurait méconnu l'étendue de sa compétence.
7. En cinquième lieu, aux termes des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables :" () la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : () A l'étranger () si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.() ".
8. Il ressort de l'avis du collège des médecins de l'OFII émis le 30 décembre 2019 que si l'état de santé de M. B, atteint du VIH et d'une hépatite C, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut toutefois bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Ukraine, eu égard à l'offre de soin et aux caractéristiques du système de santé de ce pays à la date à laquelle ce collège a émis son avis, et voyager sans risque vers son pays d'origine. M. B fait état de son suivi au service d'immuno-hématologie de l'hôpital Sainte-Marguerite en produisant plusieurs comptes-rendus, postérieurs à la décision attaquée, ainsi qu'un certificat médical daté du 17 mars 2022 émis par un médecin de ce service. Toutefois, ce certificat, qui indique que M. B est suivi dans ce service depuis septembre 2019 pour une infection par le VIH1 diagnostiquée en 2016 et que sa pathologie nécessite la poursuite de son traitement antirétroviral quotidien sans interruption avec un suivi médical et biologique spécialisé régulier, ne permet pas d'infirmer l'avis du collège de l'OFII. Si le requérant produit plusieurs articles de presse évoquant les discriminations subies par les personnes atteintes de VIH dans le monde, notamment en Ukraine, ainsi qu'un rapport de l'UNAIDS datant de 2019 évoquant les restrictions de déplacement appliquées par 48 pays pour les personnes atteintes du VIH, parmi lesquels figurent l'Ukraine, ces éléments ne sont pas suffisants pour contredire l'avis du collège des médecins de l'OFII. Le requérant soutient également, s'appuyant sur plusieurs rapports d'organisations humanitaires, que le conflit ukrainien, qui a éclaté en février 2022, rend désormais impossible l'accès effectif des populations à des soins et traitements appropriés en Ukraine ainsi que son voyage vers ce pays, précisant que la ville dont il est originaire se trouve sous contrôle russe depuis le début du conflit. D'une part, l'appréciation portée par l'administration le 30 décembre 2019 suivant laquelle il peut voyager sans risque vers son pays d'origine n'est pas liée à la situation dans ce pays mais à son état de santé. D'autre part, la circonstance tenant au conflit ukrainien, postérieure à la décision attaquée, est sans influence sur l'appréciation portée par l'administration sur les conditions permettant de bénéficier du titre de séjour sollicité. Par suite, en estimant qu'à la date de l'arrêté contesté, l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour en raison de son état de santé, le préfet n'a pas méconnu les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Pour les mêmes motifs, la décision portant refus de titre de séjour n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de son état de santé.
9. En sixième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicables, la commission du titre de séjour " est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer () une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 () ".
10. Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par les dispositions de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité. Ainsi qu'il a été dit, M. B ne remplit pas les conditions pour prétendre à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 de ce code. Le préfet des Bouches-du-Rhône n'était, par suite, pas tenu de soumettre sa demande à la commission du titre de séjour et le moyen tiré du vice de procédure doit donc être écarté.
11. En septième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 ".
12. La légalité du refus de titre séjour s'apprécie à la date de la décision attaquée. Dès lors l'existence d'une situation de guerre en Ukraine depuis le mois de février 2022 est sans influence sur la légalité de la décision attaquée et le moyen tiré de l'existence de considérations humanitaires doit être écarté.
13. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".
14. M. B, arrivé en France récemment, a vécu jusqu'à l'âge de 39 ans en Ukraine où son épouse et ses deux enfants mineurs résidaient à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé une atteinte disproportionnée, quand bien même il réside en France avec sa mère en situation régulière depuis 2021. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation de l'intéressé.
15. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 2 et de l'article 3 de de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur est inopérant à l'encontre de la décision contestée portant refus de titre de séjour, laquelle n'a pas pour objet de fixer un pays de destination.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de M. B doivent être rejetées, ainsi que ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gonneau, président,
Mme Simeray, première conseillère,
Mme Devictor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé
C. ALe président,
Signé
P-Y. Gonneau
La greffière,
Signé
A. Martinez
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026