LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2101287

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2101287

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2101287
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCOURANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 février 2021 et 21 avril 2022, la société française du radiotéléphone (SFR), représentée par Me Cloëz, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 décembre 2020 par lequel le maire de Châteauneuf-les-Martigues s'est opposé à la déclaration préalable qu'elle avait déposée et portant sur l'installation de six antennes panneaux sur le toit du bâtiment G situé rue du Grand Jas sur le territoire de ladite commune ;

2°) d'enjoindre au maire de Châteauneuf-les-Martigues, à titre principal, de lui délivrer une décision de non-opposition dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de se prononcer à nouveau sur sa déclaration préalable dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Châteauneuf-les-Martigues la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est signée par une autorité incompétente ;

- cet arrêté de retrait est entaché d'une erreur de droit en ce que le projet querellé ne méconnait pas les dispositions du c) de l'article 5 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- la substitution de motif invoquée par la commune est infondée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2021, la commune de Châteauneuf-les-Martigues, représentée par Me Courant, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 100 euros soit mise à la charge de la société SFR en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir :

- à titre principal, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé ;

- à titre subsidiaire, qu'elle entend se prévaloir d'une substitution de motif, en ce qu'elle aurait été fondée à s'opposer à la déclaration préalable en ce que les travaux projetés ne rendent pas l'immeuble plus conformes aux règles méconnues du plan local d'urbanisme.

Par ordonnance du 2 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 juin 2022 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des postes et des communications électroniques ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de M. Terras, rapporteur public,

- et les observations de Me Courant pour la commune de Châteauneuf-les-Martigues.

Considérant ce qui suit :

1. Le 31 juillet 2020, la société française du radiotéléphone (SFR) a déposé une déclaration préalable pour l'installation de 6 antennes panneaux intégrées dans 3 fausses cheminées installées sur la toiture du Bâtiment G, Rue du Grand Jas, sur la parcelle cadastrée section BI N° 1, sur le territoire de la commune de Châteauneuf-les-Martigues. Par arrêté du 17 décembre 2020, le maire de la commune s'est opposé à cette déclaration préalable. La société SFR demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens soulevés par la société SFR :

2. En premier lieu, M. C B, premier adjoint au maire de Châteauneuf-les-Martigues, qui a signé l'arrêté attaqué, bénéficiait à cet effet d'une délégation de fonctions accordée par arrêté du maire du 26 mai 2020, sur le fondement de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales. Il ressort des mentions portées sur cet arrêté, mentions qui font foi jusqu'à preuve du contraire, non apportée en l'espèce, qu'il a été transmis en sous-préfecture le 26 mai 2020 et publié au recueil des actes administratifs de la commune le 27 mai 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement de la zone UC du plan local d'urbanisme, relatif à la hauteur des constructions : " () c) Peuvent surmonter une toiture plate (pente 10 %) des installations et constructions qui ne génèrent pas de surface de plancher telles que des éléments architecturaux (pergolas par exemple), des installations techniques ou encore des locaux techniques. Excepté pour les antennes nécessaires au fonctionnement de services publics (pompier, gendarmerie) et pour les cheminées, ces installations ou constructions doivent s'inscrire dans le volume de la 5e façade () ". Il ressort de la définition du volume de la cinquième façade donnée par le lexique du règlement du document d'urbanisme : " volume défini au-dessus d'une toiture plate dans lequel l'ensemble des éléments architecturaux (pergolas par exemple) et des installations techniques (à l'exception des cheminées, des antennes et des silos oui installations assimilées) qui surmontent la toiture doivent s'inscrire. ".

4. Il ne résulte pas des dispositions précitées du c) de l'article 5 du règlement de la zone UC que les auteurs du plan local d'urbanisme de Châteauneuf-les-Martigues n'aient entendu déroger à l'obligation de réaliser dans le volume de la cinquième façade que pour les seules antennes nécessaires au fonctionnement des services publics de secours et de gendarmerie. Il n'est en outre pas contesté par la commune que le projet en litige, qui porte sur l'installation de six antennes panneaux sur la toiture terrasse d'un bâtiment d'habitation, intégrées dans trois fausses cheminées ainsi que l'installation de douze modules techniques et d'un coffret technique, a pour objet d'assurer la couverture réseau du territoire concerné, et participe ainsi à la réalisation d'une mission reconnue par la loi comme de service public. Dans ces conditions, en s'opposant au projet en litige au motif qu'il ne pourrait bénéficier de la dérogation à l'obligation d'une implantation dans le volume de la cinquième façade de l'immeuble telle que prévue par le c) de l'article 5 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal, la commune a entaché sa décision d'une erreur de droit.

En ce qui concerne la demande de substitution de motifs présentée par la commune de Châteauneuf-les-Martigues :

5. D'une part, en vertu du a) de l'article 5 du règlement de la zone UC du plan local d'urbanisme, si ni la hauteur totale ni la hauteur de façade ne sont définies par le règlement graphique, la hauteur de façade des constructions, en secteur UC1, doit être inférieure à 13 mètres.

6. D'autre part, la circonstance qu'une construction existante n'est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d'un plan d'occupation des sols régulièrement approuvé ne s'oppose pas, en l'absence de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, à la délivrance ultérieure d'un permis de construire s'il s'agit de travaux qui, ou bien doivent rendre l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues, ou bien sont étrangers à ces dispositions.

7. La commune de Châteauneuf-les-Martigues fait valoir qu'elle aurait pu fonder la décision attaquée sur un autre motif, tiré de ce que le projet en litige ne rend pas l'immeuble existant, dont la hauteur de façade de 15 mètres est supérieure aux prescriptions du a) de l'article 5 précité, plus conforme aux dispositions du plan local d'urbanisme. Toutefois, des travaux tendant à l'installation, sur la toiture d'un bâtiment existant présentant une hauteur de façade non conforme au a) de l'article 5 précité, d'antennes de téléphonie mobile, ainsi que des armoires techniques nécessaires à leur fonctionnement, doivent être regardés comme étant étrangers à ces dispositions, c'est-à-dire comme étant sans effet à leur égard. Ainsi, les travaux litigieux n'entraînant l'édification d'aucun bâtiment et ne modifiant pas les caractéristiques du bâtiment en toiture duquel ils doivent être réalisés, la substitution de motif sollicitée par la commune ne peut dès lors qu'être rejetée.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la société SFR est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 17 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Châteauneuf-les-Martigues s'est opposé à sa déclaration préalable.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

9. Le présent jugement, qui annule la décision en litige et écarte la substitution de motif demandée par la commune en défense, implique nécessairement, compte tenu de ses motifs, qu'il soit enjoint à la commune de Châteauneuf-les-Martigues de délivrer à la société SFR une décision de non-opposition à sa déclaration préalable, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir. En revanche il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société SFR qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune de Châteauneuf-les-Martigues demande au titre des frais de procédure. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société SFR tendant à l'application de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 17 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Châteauneuf-les-Martigues s'est opposé à la déclaration préalable déposée par la société SFR est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Châteauneuf-les-Martigues de délivrer une décision de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la société SFR dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Châteauneuf-les-Martigues sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société française du radiotéléphone et à la commune de Châteauneuf-les-Martigues .

Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Hogedez, présidente,

Mme Busidan, première conseillère,

M. Peyrot, premier conseiller,

Assistés de M. Brémond, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.

Le rapporteur,

signé

P. A

La présidente,

signé

I. HogedezLe greffier,

signé

A. Brémond

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions