mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2101372 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PONCELET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 17 février 2021 et le 24 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Poncelet, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner le rectorat de l'académie d'Aix-Marseille à lui verser une provision d'un montant, à titre principal, de 24 232,24 euros, assorti des intérêts de retard, au titre d'heures supplémentaires non versées, ou, à titre subsidiaire, d'un montant de 16 244, 58 euros assorti des intérêts de retard ;
2°) de mettre à la charge du rectorat de l'académie d'Aix-Marseille la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-affecté en qualité d'AT-DDFPT au sein du lycée Diderot à Marseille en 2018-2019, avec un service régulier de 39 heures, il n'a cependant pas régulièrement bénéficié du statut attaché à ces fonctions ;
-ayant conservé en fait le statut de TZR, il peut prétendre au paiement d'heures supplémentaires pour le temps de travail excédant celui de 18 heures lié à son emploi statutaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2021, le recteur de l'académie d'Aix Marseille conclut au rejet de la requête de M. A.
Il fait valoir que :
- le requérant a effectivement exercé au cours de l'année en litige les fonctions relevant d'un emploi d'assistant technique pour un horaire hebdomadaire de 39 heures et il ne peut prétendre au paiement d'heures supplémentaires au titre de son statut antérieur de titulaire sur zone de remplacement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le décret 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel ;
-le décret n° 99-823 du 17 septembre 1999 relatif à l'exercice des fonctions de remplacement dans les établissements d'enseignement du second degré ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, M. d'Hervé, magistrat honoraire, pour statuer en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".
2. Il résulte de ces dispositions, que pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude.
Sur l'existence d'une obligation non sérieusement contestable :
3. Il résulte de l'instruction que M. A, professeur de lycée professionnel qui exerçait en dernier lieu depuis 2010 en qualité de titulaire sur zone de remplacement (TZR) rattaché au lycée professionnel Poinso Chapuis à Marseille a exercé, avec son accord, au cours de l'année scolaire 2018-2019 des fonctions d'assistant au directeur délégué aux formations professionnelles et technique du lycée Diderot à Marseille, qui sont au nombre de celles que peuvent normalement assurer les professeurs de lycée professionnel. Il a, à cette occasion, été informé que, comme le rappelle la fiche de poste qui lui a été remise et qu'il a signée, l'exercice de ces fonctions s'effectuait dans un cadre horaire hebdomadaire de 39 heures, et il n'est pas contesté que le requérant a perçu une rémunération pour cette quotité de travail au titre de l'année scolaire en litige.
4. Dans ces conditions, la circonstance qu'une lettre de mission n'aurait pas été remise à M. A qui n'aurait pas été par ailleurs " habilité " pour les fonctions qu'il a cependant exercées au Lycée Diderot, ne permet pas en l'état de l'instruction de considérer que la créance dont se prévaut le requérant, qui demande à l'administration le paiement des heures supplémentaires auxquelles les professeurs assurant effectivement un service incomplet en qualité de " TZR ", qualité qu'il soutient être demeurée la sienne, peuvent prétendre lorsque que leur volume horaire hebdomadaire excède celui de 18 heures, ne peut être qualifiée de non sérieusement contestable.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Les conclusions de M. A, partie perdante au sens des dispositions précitées, ne peuvent qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Fait à Marseille, le 14 février 2023.
Le juge des référés
signé
J-L d'HERVE
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026