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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2101433

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2101433

mercredi 20 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2101433
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantMANENTI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 février 2021 et 2 novembre 2022, M. C D et Mme I D, représentés par Me Dumont-Scognamiglio, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Marseille a délivré à M. A F un permis de construire portant surélévation d'un immeuble et création d'une piscine, sur une parcelle cadastrée section A n° 90, 76 rue Charras dans le 7ème arrondissement de Marseille, ainsi que la décision portant rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Marseille et de M. F une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils disposent d'un intérêt à agir ;

- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;

- le dossier est incomplet en méconnaissance de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et les dispositions du Plan de Prévention des Risques (PPR) mouvement de terrain-retrait/gonflement des argiles ;

- il méconnaît l'orientation d'aménagement et de programmation multi-sites " qualité d'aménagement et des formes urbaines " (OAP QAFU).

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2021, la commune de Marseille conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens présentés par les requérants ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, M. A F, représenté par Me Manenti, conclut au rejet de la requête et demande la mise à la charge des requérants d'une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les requérants ne disposent pas d'un intérêt à agir ;

- les moyens présentés par les requérants ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de faire application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme en retenant les vices tirés de la méconnaissance du f) de l'article R. 431-16 du code l'urbanisme, en l'absence d'attestation de prise en compte des prescriptions du Plan de Prévention des Risques (PPR) " retrait/gonflement des argiles " ou d'éléments permettant d'établir la profondeur des fondations, et, dès lors, la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et des règles forfaitaires du PPR.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Arniaud,

- les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public,

- les observations de Mme E, représentant la commune de Marseille, et celles de Me Manenti, représentant M. F.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme D, propriétaires de deux appartements, respectivement situés au premier et deuxième étage d'un immeuble sis 72-74 rue Charras dans le 7ème arrondissement de Marseille, demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 20 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Marseille a délivré à M. F un permis de construire portant surélévation d'un immeuble et création d'une piscine, sur une parcelle cadastrée section A n° 90, situé au 76 rue Charras.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous les éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat, justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

4. Il ressort des pièces du dossier que les requérants, propriétaires de deux appartements mitoyens à l'immeuble objet du permis de construire en litige, sont voisins immédiats du projet. Ce dernier porte sur la surélévation de cet immeuble par deux étages, au-dessus du niveau des appartements mitoyens des requérants. Ces derniers peuvent dès lors se prévaloir d'une perte de luminosité, mais également des nuisances sonores compte tenu de la création d'une piscine dans la cour sur laquelle donnent leurs appartements, pour justifier de leur intérêt à agir dans le cadre de la présente instance. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. En premier lieu, l'arrêté du 25 septembre 2020 a été signé par Mme H G, 10ème adjointe au maire en charge de l'urbanisme et du développement harmonieux de la ville, qui disposait d'une délégation de signature consentie par le maire de Marseille par arrêté du 20 juillet 2020, régulièrement publié et affiché, à l'effet de signer notamment les actes relatifs à l'urbanisme et au droit du sol. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté litigieux doit être écarté.

6. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () f) Lorsque la construction projetée est subordonnée par un plan de prévention des risques naturels prévisibles ou un plan de prévention des risques miniers approuvés, ou rendus immédiatement opposables en application de l'article L. 562-2 du code de l'environnement, ou par un plan de prévention des risques technologiques approuvé, à la réalisation d'une étude préalable permettant d'en déterminer les conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation, une attestation établie par l'architecte du projet ou par un expert certifiant la réalisation de cette étude et constatant que le projet prend en compte ces conditions au stade de la conception ; () ".

7. D'autre part, selon le règlement du plan de prévention des risques (PPR) " mouvements différentiels de terrain " de la ville de Marseille du 27 juin 2012, s'agissant de la construction de maisons individuelles et de leurs extensions : " A défaut de la réalisation d'une série d'études géotechniques sur la parcelle, définissant les dispositions constructives et environnementales nécessaires pour assurer la stabilité des bâtiments vis à vis du risque de tassement différentiel et couvrant les missions géotechniques adaptées à la norme en vigueur (à titre indicatif ; de type G12 (étude d'avant projet), de type G2 (étude géotechnique de projet) et de type G3 (étude et suivi géotechniques d'exécution) au sens de la norme géotechnique NF P 94-500), il est prescrit la réalisation de l'ensemble des règles forfaitaires définies ci-après aux articles II-2.1 et II-2.2 ". L'article II-2.2.1 du règlement du plan de prévention des risques " retrait/gonflement des argiles " prévoit qu'en B1 : " toute nouvelle plantation d'arbres ou d'arbustes à une distance de tout bâtiment existant ou du projet inférieure à leur hauteur à maturité (1,5 fois en cas de rideau d'arbres ou d'arbustes), sauf mise en place d'un écran anti-racines d'une profondeur minimale de 2 mètres entre l'arbre et toute construction. Cette mesure est à la charge du propriétaire de l'arbre planté ". L'article II-2.1.2 prévoit que : " la profondeur minimum des fondations est fixée à () 1,20 mètres en zone B1, sauf rencontre de sols durs non argileux à une profondeur inférieur ". Les prescriptions d'un plan de prévention des risques naturels prévisibles, destinées notamment à assurer la sécurité des personnes et des biens exposés aux risques en cause et valant servitude d'utilité publique, s'imposent directement aux autorisations de construire, sans que l'autorité administrative soit tenue de reprendre ces prescriptions dans le cadre de la délivrance du permis de construire. Il incombe à l'autorité compétente pour délivrer une autorisation d'urbanisme de vérifier que le projet respecte les prescriptions édictées par le plan de prévention et, le cas échéant, de préciser dans l'autorisation les conditions de leur application.

8. Le projet en litige, qui est situé en zone B1 du PPR et porte sur l'extension d'une habitation par la création de deux étages, constitue une extension de maison individuelle, nécessitant la réalisation d'une série d'études géotechniques sur la parcelle, définissant les dispositions constructives et environnementales nécessaires pour assurer la stabilité des bâtiments vis-à-vis du risque de tassement différentiel et couvrant les missions géotechniques adaptées à la norme en vigueur, ou, à défaut, devant respecter les règles forfaitaires mentionnées aux articles II-2.1 et II-2.2 du PPR. En l'espèce, le dossier de permis de construire ne comporte pas d'attestation établie par l'architecte du projet ou par un expert certifiant la réalisation de cette étude et constatant que le projet prend en compte les conditions de réalisation au stade de la conception. Par ailleurs, aucune pièce du dossier ne permet de déterminer la profondeur des fondations existantes, la nature du sol et les modalités des plantations prévues, de sorte que le respect effectif des règles forfaitaires du PPR n'est pas non plus établi. A cet égard, si la commune de Marseille a imposé, dans l'arrêté attaqué, une prescription tendant au respect du PPR " mouvement de terrain argile retrait gonflement ", une telle prescription, compte tenu de son caractère imprécis et non limité, et alors que la nature du sol et la profondeur des fondations étaient inconnues, n'était pas de nature à permettre à l'autorité compétente de s'assurer de la faisabilité du projet dans le respect des dispositions du PPR mentionnées au point 7. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que le projet méconnaît en l'état l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme ainsi que les règles forfaitaires du PPR.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. Si les particularités de la situation l'exigent et sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, l'autorité compétente peut subordonner la délivrance du permis de construire sollicité à des prescriptions spéciales, s'ajoutant aux prescriptions édictées par le plan de prévention dans cette zone, si elles lui apparaissent nécessaires pour assurer la conformité de la construction à l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

10. Le projet se situe en zone B1 du PPR " mouvements différentiels de terrain " soit une zone " fortement exposée au risque " mouvement de terrain, retrait et gonflement des argiles. Compte tenu de ce risque élevé, de l'impact de la réalisation d'un tel risque pour la sécurité des personnes et des biens, et en l'absence de prescriptions précises et concrètes d'évitement d'un tel risque, les requérants sont également fondés à soutenir que le projet méconnaît en l'état l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ".

12. D'une part, l'orientation d'aménagement et de programmation multi-sites " qualité d'aménagement et des formes urbaines " (OAP QAFU) indique, pour la zone UA1 dans laquelle s'insère le projet en litige, qu'une construction mitoyenne est implantée de façon à ne pas laisser apparaître depuis les espaces publics ou privés de mur aveugle de plus de 3 mètres de profondeur. Cette orientation tend à accompagner les ruptures d'alignement de construction.

13. En l'espèce, le projet en cause n'est pas mitoyen d'un immeuble en retrait de la voie et poursuit l'alignement du seul immeuble qui lui est mitoyen. Au demeurant, compte tenu de la taille limitée du projet et de l'environnement dans lequel il s'insère, le projet ne rompt pas l'alignement actuel, lequel fait déjà apparaître des murs aveugles.

14. D'autre part, l'OAP QAFU prévoit, en présence d'une séquence architecturale à dominante classique vouée à perdurer, c'est-à-dire une séquence composée à majorité de petits immeubles de rapport, hôtels particuliers ou 3 " fenêtres marseillais " et constituant un front bâti d'hauteur médiane de R+2 à R+5, d'adapter la hauteur des façades des constructions et la volumétrie du projet aux caractéristiques morphologiques de la séquence architecturale, en veillant à ne pas créer de nouveaux murs aveugles. L'OAP prévoit toutefois de ne pas prendre en compte les constructions basses pour définir les hauteurs de façade lorsque le projet s'insère dans une séquence architecturale basse ou hétérogène vouée à muter, soit une séquence composée de constructions basses, composites et sans intérêt architectural (maisons de bourg, entrepôt) pouvant comprendre des immeubles modernes de plus grande hauteur.

15. Selon le lexique du PLUi, la séquence architecturale " constitue un ensemble de constructions implantées à proximité immédiate du terrain* d'assiette du projet. Elle constitue une référence, notamment en matière de volumétrie et d'implantation. Elle permet de favoriser l'intégration des projets dans leur environnement urbain en prenant bien en compte les particularités morphologiques et typologiques des tissus ". Selon les précisions apportées par " les modalités de calcul ", le périmètre de la séquence architecturale comporte les terrains faisant face au terrain assiette du projet ainsi que ceux situés sur le même alignement et à moins de 40 mètres des limites séparatives du terrain assiette du projet, de part et d'autre de ce terrain.

16. En l'espèce, le projet est mitoyen d'un immeuble moderne en R+5 lui-même mitoyen d'une maison de bourg en R+1, constructions sans intérêt architectural, et, de l'autre côté, d'un espace dépourvu de construction mitoyenne. Dans le prolongement de cet espace vide, sont présentes des parcelles construites de maisons de bourg sans intérêt architectural. Face au projet, sont implantés une maison de bourg en rez-de-chaussée, quelques immeubles de type 3 fenêtres marseillais en R+1 ou R+2, et d'autres maisons de bourg en R+1 ou en rez-de-chaussée. Cette séquence architecturale ne constitue pas une séquence architecturale à dominante classique vouée à perdurer, au sens de l'OAP mentionnée au point 14, mais une séquence architecturale basse ou hétérogène vouée à muter. Dès lors, les constructions basses n'ont pas à être prises en considération pour la hauteur du projet en litige. Par ailleurs, le projet implique un immeuble fini en R+4, correspondant à la hauteur du seul immeuble qui lui est mitoyen et qui s'insère dans sa séquence architecturale. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompatibilité du projet avec l'OAP doit être écarté.

Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

17. Aux termes des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées () contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ".

18. Ces dispositions permettent au juge, lorsqu'il constate un vice qui entache la légalité de l'autorisation d'urbanisme attaquée mais qui peut être régularisé par une décision modificative, de rendre un jugement avant-dire droit par lequel il fixe un délai pour cette régularisation et sursoit à statuer sur le recours dont il est saisi. Le juge peut préciser, par son jugement avant-dire droit, les modalités de cette régularisation.

19. Les vices, mentionnés aux points 8 et 10 du présent jugement, tendant à la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 431-16 du code de l'urbanisme et des règles forfaitaires prévues aux articles II-2.2.1 et II-2.1.2 du PPRN, entachent d'illégalité le permis de construire en litige et apparaissent susceptibles de faire l'objet d'un permis de construire de régularisation. Dans ces conditions, il y a lieu de surseoir à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et de fixer à M. F et à la commune de Marseille un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de produire les mesures de régularisation nécessaires.

D É C I D E :

Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, imparti à M. F et à la commune de Marseille, pour notifier au tribunal un permis de construire régularisant les vices mentionnés aux points 8 et 10 du présent jugement.

Article 2 : Tous droits et moyens sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, Mme I D, M. A F et à la commune de Marseille.

Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Hogedez, présidente,

Mme Arniaud, première conseillère,

Mme Ridings, conseillère,

Assistées de M. Brémond, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2024.

La rapporteure,

signé

C. Arniaud

La présidente,

signé

I. Hogedez

Le greffier,

signé

A. Brémond

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

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