LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2102072

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2102072

mercredi 15 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2102072
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantWAHED

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 mars et 2 juillet 2021, la société Berakimmo, représentée par Me Wahed, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 novembre 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l'a mise en demeure, dans le délai d'un mois à compter de la notification de cet arrêté, de faire cesser, sur le fondement de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique, l'habitation des combles aménagées, dont elle est propriétaire, dans l'immeuble situé 13, rue Mathieu Stilatti à Marseille (13003), l'a informée de son obligation de reloger son occupant actuel et lui a ordonné, une fois le local libre de toute occupation, d'exécuter les travaux nécessaires pour empêcher toute utilisation des combles, ainsi que la décision du 11 janvier 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté d'insalubrité attaqué ;

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- les désordres révélant l'insalubrité du logement sont entachés d'erreurs de faits ainsi qu'en atteste le constat d'huissier produit, de sorte que le préfet a entaché ses décisions d'une erreur " manifeste " d'appréciation.

- le locataire ayant quitté les lieux et ne souhaitant pas relouer le logement tant que les désordres n'auront pas été résolus, la requête est devenue sans objet ;

- elle a la possibilité d'agrandir la pièce principale en supprimant la salle d'eau et en déplaçant la poutre centrale de la pièce principale, voire en rehaussant l'immeuble.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2021, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 96-1107 du 18 décembre 1996 ;

- l'ordonnance n° 2020-1144 du 16 septembre 2020 ;

- le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision de renvoi en formation collégiale.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gaspard-Truc,

- et les conclusions de M. Garron, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Berakimmo est propriétaire d'un immeuble situé 13, rue Mathieu Stilatti à Marseille. A la suite d'une plainte de l'occupant des combles, le service communal d'hygiène et de santé de Marseille s'est rendu sur place pour évaluer le niveau de salubrité du logement. Le rapport d'enquête du service communal d'hygiène et de santé de Marseille ayant été remis le 21 octobre 2020, le préfet a, par un arrêté du 26 novembre 2020, mis en demeure la société Berakimmo, dans le délai d'un mois à compter de la notification de cet arrêté, de faire cesser, sur le fondement de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique, l'habitation des combles aménagés dont elle est propriétaire, l'a informée de son obligation de reloger son occupant actuel et lui a ordonné, une fois le local libre de toute occupation, d'exécuter les travaux nécessaires pour empêcher toute utilisation des combles. Le recours gracieux formé par la société requérante a été rejeté par une décision du préfet du 11 janvier 2021. Par la présente requête, la société Berakimmo demande l'annulation de l'arrêté du 26 novembre 2020 ainsi que la décision du 11 janvier 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, entré en vigueur le 1er janvier 2021, en application de l'ordonnance du 16 septembre 2020 relative à l'harmonisation et à la simplification des polices des immeubles, locaux et installations : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes:/ ()4° L'insalubrité, telle qu'elle est définie aux articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique ". Aux termes de l'article L. 511-11 de ce code dans sa rédaction issue de l'ordonnance du 16 septembre 2020 précitée applicable à la date du jugement : " L'autorité compétente prescrit, par l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité, la réalisation, dans le délai qu'elle fixe, de celles des mesures suivantes nécessitées par les circonstances :/1° La réparation ou toute autre mesure propre à remédier à la situation y compris, le cas échéant, pour préserver la solidité ou la salubrité des bâtiments contigus ;/2° La démolition de tout ou partie de l'immeuble ou de l'installation ;/3° La cessation de la mise à disposition du local ou de l'installation à des fins d'habitation ;/4° L'interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accéder aux lieux, à titre temporaire ou définitif ".

3. Aux termes de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique : " Les caves, sous-sols, combles, pièces dépourvues d'ouverture sur l'extérieur et autres locaux par nature impropres à l'habitation ne peuvent être mis à disposition aux fins d'habitation, à titre gratuit ou onéreux. Le représentant de l'Etat dans le département met en demeure la personne qui a mis les locaux à disposition de faire cesser cette situation dans un délai qu'il fixe. Il peut prescrire, le cas échéant, toutes mesures nécessaires pour empêcher l'accès ou l'usage des locaux aux fins d'habitation, au fur et à mesure de leur évacuation. Les mêmes mesures peuvent être décidées à tout moment par le maire au nom de l'Etat. Ces mesures peuvent faire l'objet d'une exécution d'office. /La mise en demeure prévue au premier alinéa précise que, à l'expiration du délai fixé, en cas de poursuite de la mise à disposition des locaux impropres à l'habitation ou, le cas échéant, de non-réalisation des mesures prescrites, la personne qui a mis les locaux à disposition est redevable d'une astreinte par jour de retard dans les conditions prévues à l'article L. 1331-29-1. / Les dispositions de l'article L. 521-2 du code de la construction et de l'habitation sont applicables aux locaux visés par la mise en demeure. La personne qui a mis les locaux à disposition est tenue d'assurer le relogement des occupants dans les conditions prévues par l'article L. 521-3-1 du même code ; à défaut, les dispositions de l'article L. 521-3-2 sont applicables ". Aux termes de l'article L. 1331-23 de ce code : " Ne peuvent être mis à disposition aux fins d'habitation, à titre gratuit ou onéreux, les locaux insalubres dont la définition est précisée conformément aux dispositions de l'article L. 1331-22, que constituent les caves, sous-sols, combles, pièces dont la hauteur sous plafond est insuffisante, pièces de vie dépourvues d'ouverture sur l'extérieur ou dépourvues d'éclairement naturel suffisant ou de configuration exiguë, et autres locaux par nature impropres à l'habitation, ni des locaux utilisés dans des conditions qui conduisent manifestement à leur sur-occupation ".

4. Aux termes de l'article L. 512-2 du code de la construction et de l'habitation : " III.- Lorsque les locaux sont frappés d'une interdiction définitive d'habiter et d'utiliser, les baux et contrats d'occupation ou d'hébergement poursuivent de plein droit leurs effets, exception faite de l'obligation de paiement du loyer ou de toute somme versée en contrepartie de l'occupation, jusqu'à leur terme ou jusqu'au départ des occupants et au plus tard jusqu'à la date limite fixée par la déclaration d'insalubrité ou l'arrêté de péril. () Les occupants qui sont demeurés dans les lieux faute d'avoir reçu une offre de relogement conforme aux dispositions du II de l'article L. 521-3-1 sont des occupants de bonne foi qui ne peuvent être expulsés de ce fait ".

5. Le recours dont dispose le propriétaire ou le locataire d'un immeuble contre la décision par laquelle l'autorité préfectorale déclare le logement impropre à l'habitation, en application de ces dispositions, est un recours de plein contentieux. Il appartient par suite au juge saisi d'un tel recours de se prononcer sur le caractère impropre de l'habitation des locaux en cause d'après l'ensemble des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa décision.

En ce qui concerne la mise en demeure de faire cesser l'habitation et le relogement du locataire :

6. Il résulte de l'instruction, notamment du courrier du 2 juillet 2021 du locataire des combles, dont les énonciations ne sont pas contestées en défense, que ce dernier a quitté le local le 4 février 2021 et rendu les clés le 2 juillet suivant. Dans ces conditions, le local situé dans les combles est libre de toute occupation à la date du présent jugement et la société Berakimmo doit être regardée comme ayant satisfait à son obligation de relogement du locataire visée au point 3. Il en résulte que les articles 1 et 2 de l'arrêté attaqué, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés à leur encontre, mettant le propriétaire en demeure de faire cesser l'occupation aux fins d'habitation du local et l'obligeant à reloger le locataire doivent être annulés.

En ce qui concerne l'obligation de travaux pour empêcher toute utilisation des combles :

7. Mme C B, signataire de l'arrêté attaqué, bénéficiait, en sa qualité de secrétaire générale de la préfecture des Bouches-du-Rhône, par un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône n° 13-2020-MCP1 du 24 août 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, d'une délégation à l'effet de signer tous les actes administratifs, arrêtés, décisions, circulaires, rapports et correspondances relevant des attributions du représentant de l'Etat dans le département, à l'exception des réquisitions de la force armée, des actes de réquisition du comptable et des arrêtés de conflit. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté du 26 novembre 2020 attaqué doit être écarté.

8. L'arrêté en litige expose avec suffisamment de précision les considérations de fait qui en constituent le fondement compte tenu des éléments en possession de l'administration à la date de son édiction, permettant à son destinataire d'en comprendre le sens et la portée à sa seule lecture et, partant, de le contester utilement. Le moyen tiré de ce que l'arrêté serait insuffisamment motivé en fait doit dès lors être écarté.

9. Pour estimer que le local en litige, qui est situé sous les combles, était impropre à l'habitation et ordonner d'en faire cesser l'habitation et l'exécution de tous travaux nécessaires pour empêcher toute utilisation, le préfet des Bouches-du-Rhône s'est fondé sur la circonstance que la surface habitable était inférieure à 7 mètres carrés (m²), A défense, le préfet précise que si la pièce principale du local a une surface de 11,5 m² environ, elle est séparée au niveau du plafond par une poutre qui délimite la partie de la pièce dont la hauteur sous plafond est supérieure à 1,80 m², ce qui conduit à une surface de la pièce principale dite " loi Carrez " inférieure à 7 m².

10. En application de l'article 4 du décret du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains : " Le logement dispose au moins d'une pièce principale ayant soit une surface habitable au moins égale à 9 mètres carrés et une hauteur sous plafond au moins égale à 2,20 mètres, soit un volume habitable au moins égal à 20 mètres cubes ".

11. Si la société requérante conteste la surface habitable du local, dont il est constant qu'il comporte un couloir, une pièce principale et une salle de bains, en produisant des certificats de superficie du local des 10 septembre 2019 et 5 mars 2021, présentés par référence aux dispositions issues de la loi n° 96-1107 du 18 décembre 1996 améliorant la protection des acquéreurs de lots de copropriété, dite " loi Carrez ", ces certificats n'établissent pas que la pièce principale aurait une surface habitable d'au moins 9 m² avec une hauteur sous plafond égale ou supérieure à 2,20 m² ou un volume habitable d'au moins 20 mètres cubes, au sens de l'article 4 du décret du 30 janvier 2002 cité au point précédent. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.

12. Si la société requérante se prévaut de ce qu'elle pourrait agrandir la pièce principale en supprimant la salle d'eau pour l'installer au premier étage de l'immeuble et en déplaçant la poutre centrale de la pièce principale, voire en rehaussant l'immeuble, la procédure prévue par les articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique n'a pas pour objet d'enjoindre à un propriétaire de rendre habitable un local qui, par nature et eu égard à sa configuration, ne présente pas un tel caractère. Par suite, et à le supposer soulevé, ce moyen doit être écarté comme inopérant.

13. Par suite, et alors que la société requérante n'établit pas avoir réalisé les travaux prévus à l'article 3 de l'arrêté attaqué, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 26 novembre 2020 en tant qu'il prescrit l'exécution de travaux doivent être rejetées.

14. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante est seulement fondée à demander l'annulation des articles 1 et 2 de l'arrêté du 26 novembre 2020 en tant qu'ils la mettent en demeure de faire cesser l'occupation aux fins d'habitation du local dont elle est propriétaire et l'oblige à d'assurer le relogement du locataire.

Sur les frais liés à l'instance :

15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas principalement la partie perdante dans la présente instance, la somme que réclame la société Berakimmo sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les articles 1 et 2 de l'arrêté du 26 novembre 2020, en tant qu'ils mettent en demeure de faire cesser l'occupation aux fins d'habitation du local situé 13, rue Mathieu Stilatti et obligent au relogement du locataire, sont annulés.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Berakimmo et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Délibéré après l'audience du 23 avril 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Jorda-Lecroq, présidente de chambre,

Mme Gaspard-Truc, première conseillère,

Mme Forest, première conseillère,

Assistées de Mme Faure, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.

La rapporteure,

signé

F. Gaspard-Truc

La présidente,

signé

K. Jorda-Lecroq

La greffière,

signé

N. Faure

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions