jeudi 21 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2102286 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MOULDAÏA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 mars 2021, la société HMTP Groupe, venant aux droits de la société HMTP, représentée par Me Mouldaïa, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 janvier 2021 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a infligé une amende administrative d'un montant de 15 000 euros pour le non-respect de l'arrêté de la même autorité du 4 juin 2019 la mettant en demeure de régulariser l'exploitation illégale d'une installation de stockage de déchets inertes située lieudit " digue de Vauclaire ", sur les parcelles cadastrées section A 999, 1004 et 1819 sur la commune du Puy-Sainte-Réparade (13610) ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 janvier 2021 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé à son encontre une astreinte administrative journalière de 800 euros jusqu'à satisfaction de la mise en demeure prescrite le 4 juin 2019 par la même autorité ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire des décisions attaquées ;
- les arrêtés en litige sont entachés d'illégalité par voie de conséquence de l'illégalité de l'arrêté préfectoral portant mise en demeure du 4 juin 2019 ;
- il n'est pas justifié que les inspecteurs de l'environnement auteurs du rapport du 18 février 2019 sur la base duquel l'arrêté du 4 juin 2019 a été édicté ont été régulièrement commissionnés et assermentés ;
- les constats des 29 novembre 2018 et 8 janvier 2019 ont été effectués irrégulièrement, en méconnaissance des articles L. 171-1 et L. 171-2 du code de l'environnement ;
- les constats préalables à l'édiction de la mise en demeure du 4 juin 2019 sont entachés d'un vice de procédure en raison de l'absence du propriétaire des parcelles où ont été commis les manquements ;
- les décisions contestées sont entachées d'erreur matérielle dès lors qu'elles ne déterminent pas de manière précise les volumes et les hauteurs des déchets, qu'il est impossible d'identifier sa part de responsabilité, qu'elle n'est intervenue que ponctuellement sur le chantier, sur instructions directes du propriétaire du terrain, alors que la responsabilité de ce dernier n'a pas été recherchée et que les faits reprochés ont pu être commis par des tiers ;
- la requérante n'est ni maître d'ouvrage ni propriétaire du terrain, elle ne disposait donc pas de la qualité pour déposer un dossier de demande d'enregistrement d'une installation classée.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 mars 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 5 juin 2023 par une ordonnance du 3 mai précédent.
Vu :
- l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille n° 21MA04405 du 3 février 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ollivaux,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public,
- et les observations de M. C pour le préfet des Bouches-du-Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 4 juin 2019, le préfet des Bouches-du-Rhône a mis la société HMTP en demeure de régulariser sa situation administrative pour avoir exploité une installation de stockage de déchets inertes (ISDI) sans enregistrement préalable sur les parcelles cadastrées section A n° 999, 1004 et 1819 sur le territoire de la commune du Puy-Sainte-Réparade, soit en déposant une demande d'enregistrement d'une exploitation d'une installation classée pour la protection de l'environnement relevant de la rubrique 2760-3 de la nomenclature prévue aux articles R. 512-46-1 et suivants du code de l'environnement, dans un délai de trois mois, soit en cessant son activité par la mise à l'arrêt définitif de l'ISDI, dans un délai d'un mois, en procédant à l'élimination des déchets déposés vers une installation dûment autorisée, puis à la remise en état du site. La légalité de cet arrêté a été contestée par la société HMTP. Par arrêt n° 21MA04405 du 3 février 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel interjeté par l'entreprise. Suite à une visite de l'inspection de l'environnement du 11 décembre 2019, constatant l'absence de mise en œuvre de ces prescriptions, le préfet des Bouches-du-Rhône a, par deux arrêtés du 15 janvier 2021 dont la société HMTP demande l'annulation, infligé à cette dernière les sanctions administratives d'amende de 15 000 euros et prononcé une astreinte à hauteur de 800 euros par jour jusqu'à remise en état du site.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 541-1-1 du code de l'environnement : " Au sens du présent chapitre, on entend par : / Déchet : toute substance ou tout objet, ou plus généralement tout bien meuble, dont le détenteur se défait ou dont il a l'intention ou l'obligation de se défaire () ". Aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Sont soumis aux dispositions du présent titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, soit pour l'utilisation économe des sols naturels, agricoles ou forestiers, soit pour l'utilisation rationnelle de l'énergie, soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique". Aux termes de l'article L. 512-7 de ce même code : " I. - Sont soumises à autorisation simplifiée, sous la dénomination d'enregistrement, les installations qui présentent des dangers ou inconvénients graves pour les intérêts mentionnés à l'article L. 511-1, lorsque ces dangers et inconvénients peuvent, en principe, eu égard aux caractéristiques des installations et de leur impact potentiel, être prévenus par le respect de prescriptions générales édictées par le ministre chargé des installations classées. () L'enregistrement porte également sur les installations, ouvrages, travaux et activités relevant de l'article L. 214-1 projetés par le pétitionnaire que leur connexité rend nécessaires à l'installation classée ou dont la proximité est de nature à en modifier notablement les dangers ou inconvénients () ". L'article R. 511-9 de ce code dispose que : " La colonne "A" de l'annexe au présent article constitue la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement ". Selon cette annexe, la rubrique 2760-3 relative aux installations de stockage de déchets inertes est soumise à un enregistrement. Aux termes de l'article R. 512-46-1 : " Toute personne qui se propose de mettre en service une installation soumise à enregistrement adresse, dans les conditions de la présente sous-section, une demande au préfet du département dans lequel cette installation doit être implantée. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 171-7 du code de l'environnement : " I. -Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, lorsque des installations ou ouvrages sont exploités, () ou des travaux, opérations, activités ou aménagements sont réalisés sans avoir fait l'objet de l'autorisation, de l'enregistrement, de l'agrément, de l'homologation, de la certification ou de la déclaration requis en application du présent code, () l'autorité administrative compétente met l'intéressé en demeure de régulariser sa situation dans un délai qu'elle détermine, et qui ne peut excéder une durée d'un an. / Elle peut, par le même acte ou par un acte distinct, suspendre le fonctionnement des installations ou ouvrages (). / L'autorité administrative peut, en toute hypothèse, édicter des mesures conservatoires aux frais de la personne mise en demeure () / II.- S'il n'a pas été déféré à la mise en demeure à l'expiration du délai imparti, () l'autorité administrative ordonne la fermeture ou la suppression des installations ou ouvrages, la cessation de l'utilisation ou la destruction des objets ou dispositifs, la cessation définitive des travaux, opérations, activités ou aménagements et la remise des lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par le présent code. / Elle peut faire application du II de l'article L. 171-8 aux fins d'obtenir l'exécution de cette décision () ". Aux termes du II de l'article L. 171-8 du même code : " Si, à l'expiration du délai imparti, il n'a pas été déféré à la mise en demeure, aux mesures d'urgence mentionnées à la dernière phrase du I du présent article ou aux mesures ordonnées sur le fondement du II de l'article L. 171-7, l'autorité administrative compétente peut arrêter une ou plusieurs des sanctions administratives suivantes : 1° Obliger la personne mise en demeure à s'acquitter entre les mains d'un comptable public avant une date déterminée par l'autorité administrative du paiement d'une somme correspondant au montant des travaux ou opérations à réaliser. () /4° Ordonner le paiement d'une amende administrative au plus égale à 45 000 €, recouvrée comme en matière de créances de l'Etat étrangères à l'impôt et au domaine, et une astreinte journalière au plus égale à 4 500 € applicable à partir de la notification de la décision la fixant et jusqu'à satisfaction de la mise en demeure ou de la mesure ordonnée. Les deuxième et troisième alinéas du même 1° s'appliquent à l'astreinte / Les amendes et les astreintes sont proportionnées à la gravité des manquements constatés et tiennent compte notamment de l'importance du trouble causé à l'environnement ".
4. En premier lieu, il résulte de l'instruction que les arrêtés en litige ont été signés par Mme Juliette Trignat, secrétaire générale, à qui le préfet des Bouches-du-Rhône a régulièrement délégué sa signature, par un arrêté du 24 août 2020 n° 13-2020-MCP1, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Bouches-du-Rhône du même jour, les actes en cause. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés contestés doit par conséquent être écarté.
5. En deuxième lieu, si la requérante conteste la compétence de l'autorité ayant constaté les manquements, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, la requérante ne produisant pas le rapport de l'inspection des installations classées du 18 février 2019 qui s'est fondé, pour constater les manquements, sur les conclusions des visites d'inspection du 29 novembre 2018 et du 8 janvier 2019. Elle n'établit ainsi pas que, comme elle le soutient, ce rapport et ces constats ont été établis par M. D et M. A. En tout état de cause, la requérante ne conteste pas que, comme le fait valoir le préfet des Bouches-du-Rhône, le signataire du rapport d'inspection du 18 février 2019, M. B D, exerçant les missions d'inspecteur des installations classées, a été commissionné par arrêté du ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer du 12 juillet 2016 et a prêté serment le 24 mai 2016 devant le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence, ainsi qu'en justifient les pièces qui sont produites en défense. Par suite, même à la considérer établie, la circonstance que ce rapport aurait été signé par un autre agent n'est pas de nature, par elle-même, à entacher d'irrégularité la procédure préalable à l'édiction de l'arrêté en litige.
6. En troisième lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.
7. La société requérante excipe de l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 4 juin 2019, qui n'était pas définitif à la date à laquelle elle a été invoquée eu égard au recours contentieux pendant, et dont il est constant qu'il constitue la base légale des arrêtés contestés dans le présent litige. La société requérante est donc recevable à exciper de l'illégalité de cet arrêté de mise en demeure à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation des décisions prononçant à son encontre une amende et une astreinte journalière.
8. Tout d'abord, dès lors que les parcelles où ont été commis les manquements ne constituent ni le domicile de l'intéressé, ni un local d'habitation, la circonstance que le propriétaire des parcelles ait été absent lors des constats préalables à l'édiction de la mise en demeure du 4 juin 2019 est sans influence sur la légalité des décisions en litige, l'accord du propriétaire n'étant pas requis conformément aux dispositions des articles L. 171-1 et L. 171-2 du code de l'environnement.
9. Ensuite, la société requérante soutient que les arrêtés en litige et l'arrêté de mise en demeure du 4 juin 2019 sont entachés d'inexactitude matérielle des faits, en ce qu'ils ne déterminent pas de manière précise les volumes et les hauteurs des déchets, qu'ils ne se fondent sur aucun élément précis et ne font état d'aucun outil de mesure, et qu'il est impossible d'identifier sa part de responsabilité alors qu'elle n'est intervenue que ponctuellement sur le chantier sur instructions directes du propriétaire du terrain, dont la responsabilité n'a pas été recherchée. Toutefois, il résulte de l'instruction que le gérant de la société HMTP a reconnu lui-même lors de la première visite sur les lieux du 29 novembre 2018 que les travaux dataient de plusieurs mois et affirmé que les déchets provenaient de chantiers dont la société était gestionnaire. En outre, lors de la visite inopinée du 11 décembre 2019, l'inspecteur a constaté la présence d'une plate-forme de déchets majoritairement inerte, constituée de terre, blocs de béton avec ou sans armature d'acier, de gravats issus de la démolition d'immeubles et de corps de chaussée, ainsi que de la ferraille, du bois et du plastique en moindre quantité, pour un volume de près de 240 000 mètres cube, 500 mètres de long, 80 mètres de large et 6 mètres de haut, n'ayant pas évolué depuis la dernière visite.. Dès lors, la société doit être regardée comme ayant entreposé les déchets pour des volume et hauteur précités, sans avoir fait l'objet de l'autorisation, de l'enregistrement, de l'agrément, de l'homologation, de la certification ou de la déclaration. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet a commis une erreur de fait et ce moyen devra être écarté dans l'ensemble de ses branches.
10. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que la société requérante n'a pas déféré aux prescriptions de la mise en demeure du 4 juin 2019 et que le volume des déchets entreposés n'a pas évolué. Dès lors, en l'absence de respect des prescriptions de l'arrêté de mise en demeure du 4 juin 2019, le préfet des Bouches-du-Rhône pouvait édicter les sanctions administratives contestées, sur le fondement de l'article L. 171-8 du code de l'environnement. Ainsi, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation et du caractère disproportionné des sanctions devra être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés du 15 janvier 2021 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requérante tendant à leur application et dirigées contre l'Etat, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société HMTP est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société HMTP Groupe, venant aux droits de la société HMTP et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistées de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
J. Ollivaux
La présidente,
Signé
M. Lopa Dufrénot
Le greffier,
Signé
P. Giraud
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026