vendredi 24 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2102571 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DAVID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mai 2021, Mme C D, représentée par Me David, demande au Tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 21 décembre 2020 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes a rejeté sa demande de permis de visiter M. E A, ainsi que la décision du 9 mars 2021 prise sur recours hiérarchique par le directeur interrégional des services pénitentiaires ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer le permis de visite demandé dans le délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, à défaut, avec un dispositif de séparation physique ;
4°) de mettre à la charge de l'État, au bénéfice de son conseil, une somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 19 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision du 21 décembre 2020 est entachée d'un vice d'incompétence dès lors que, d'une part, il n'est pas établi que son auteur aurait disposé d'une délégation de signature régulière et que, d'autre part, son nom et sa qualité étant illisibles, il n'est pas possible de savoir s'il est compétent ;
- elle est insuffisamment motivée en fait et en droit ;
- les décisions attaquées méconnaissent les dispositions de l'article 35 de la loi pénitentiaire et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant et celles de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
La requête a été communiquée au garde des sceaux, ministre de la justice, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le convention relative aux droits de l'enfant ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 ;
- la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales ;
- le décret n° 2020-1640 du 21 décembre 2020 renforçant l'efficacité des procédures pénales et les droits des victimes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Boidé, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D a sollicité auprès du chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes la délivrance d'un permis de visiter M. E A, détenu dans cet établissement pénitentiaire. Cette demande a été rejetée par une décision du 21 décembre 2020. Par une décision du 9 mars 2021, le directeur interrégional des services pénitentiaires a rejeté le recours hiérarchique formé par l'intéressée. Mme D demande au Tribunal l'annulation pour excès de pouvoir de ces deux décisions.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Mme D ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juin 2021, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 21 décembre 2020 :
4. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. Les décisions tendant à restreindre ou supprimer les permis de visite sont au nombre de celles qui constituent une mesure de police au sens des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et doivent être, par suite, motivées en application de ce code.
6. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée du 21 décembre 2020, qui rejette la demande de permis de visiter son conjoint, présentée par Mme D, indique que " par arrêt du 28/10/2020 de la Cour d'Appel d'Aix en Provence, il apparaît que la personne détenue A E a été condamnée pour violence sur [sa] personne] " et ne comporte aucun fondement textuel. En s'abstenant de préciser les éléments de droit qui sont à la base de sa décision, le chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes n'a pas satisfait aux exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration précitées. À cet égard, la circonstance que la décision du 9 mars 2021 du directeur interrégional des services pénitentiaires, prise sur recours hiérarchique, dûment motivée, expose les considérations de droit, notamment l'article D. 403 du CPP et l'article 35 de la loi pénitentiaire sur lesquels se fonde la décision du chef d'établissement du 21 décembre 2020 qu'elle entendait confirmer, n'est pas de nature à régulariser le vice tiré de l'absence de motivation en droit de cette première décision. Par suite, le moyen tiré de l'absence de motivation en droit doit être accueilli.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme D est fondée, pour ce motif, à demander l'annulation de la décision du 21 décembre 2020.
En ce qui concerne la décision du 9 mars 2021 :
8. Aux termes de l'article 22 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 : " L'administration pénitentiaire garantit à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits. L'exercice de ceux-ci ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles résultant des contraintes inhérentes à la détention, du maintien de la sécurité et du bon ordre des établissements, de la prévention de la récidive et de la protection de l'intérêt des victimes. Ces restrictions tiennent compte de l'âge, de l'état de santé, du handicap et de la personnalité de la personne détenue ". Aux termes de l'article 35 de la même loi : " Le droit des personnes détenues au maintien des relations avec les membres de leur famille s'exerce soit par les visites que ceux-ci leur rendent, soit, pour les condamnés et si leur situation pénale l'autorise, par les permissions de sortir des établissements pénitentiaires. Les prévenus peuvent être visités par les membres de leur famille ou d'autres personnes, au moins trois fois par semaine, et les condamnés au moins une fois par semaine. / L'autorité administrative ne peut refuser de délivrer un permis de visite aux membres de la famille d'un condamné, suspendre ou retirer ce permis que pour des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité ou à la prévention des infractions. / L'autorité administrative peut également, pour les mêmes motifs ou s'il apparaît que les visites font obstacle à la réinsertion du condamné, refuser de délivrer un permis de visite à d'autres personnes que les membres de la famille, suspendre ce permis ou le retirer. / Les permis de visite des prévenus sont délivrés par l'autorité judiciaire. / Les décisions de refus de délivrer un permis de visite sont motivées ". Aux termes des dispositions de l'article R. 57-8-10 du code de procédure pénale : " Pour les personnes condamnées, incarcérées en établissement pénitentiaire ou hospitalisées dans un établissement de santé habilité à recevoir des personnes détenues, les permis de visite sont délivrés, refusés, suspendus ou retirés par le chef de l'établissement pénitentiaire. () " et aux termes de l'article D. 403 du même code : " Le permis délivré en application des articles R. 57-8-8 et R. 57-8-10 est soit permanent, soit valable pour un nombre limité de visites. / Il précise, le cas échéant, les modalités particulières prévues pour son application, notamment en ce qui concerne le lieu et l'heure de la visite. / Pour des motifs de bon ordre, de sécurité et de prévention des infractions, et spécialement en cas de crime ou de délit relevant de l'article 132-80 du code pénal, le permis de visite peut être refusé à la personne victime de l'infraction pour laquelle la personne prévenue ou condamnée est incarcérée, y compris si la victime est membre de la famille du détenu () ".
9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il résulte des dispositions citées aux points précédents que les décisions tendant à restreindre, supprimer ou retirer les permis de visite relèvent du pouvoir de police des chefs d'établissements pénitentiaires. Ces décisions affectant directement le maintien des liens des détenus avec leurs proches, elles sont susceptibles de porter atteinte à leur droit au respect de leur vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il appartient en conséquence à l'autorité compétente de prendre les mesures nécessaires, adaptées et proportionnées à assurer le maintien du bon ordre et de la sécurité de l'établissement pénitentiaire ou, le cas échéant, la prévention des infractions sans porter d'atteinte excessive au droit des détenus.
11. Il résulte des pièces du dossier que M. A a été condamné, par jugement correctionnel du 3 août 2020, à une peine de trente-six mois d'emprisonnement, assortie, à hauteur de six mois, du sursis probatoire pendant deux ans pour des faits de " violence habituelle n'ayant pas entraîné une incapacité supérieure à huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité commis en récidive sur la personne de Marine D, les 14 octobre 2014, 31 août 2015, 1er janvier 2019 et 2 août 2020. ", ce jugement ayant été confirmé par la cour d'appel d'Aix-en- Provence par un arrêt 28 octobre 2020. Pour refuser le permis de visite que sollicitait Mme D, le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille s'est fondé, dans sa décision du 9 mars 2021, sur la circonstance que celle-ci a été la victime des faits de violence pour lesquels son conjoint a été condamné et qu'il existe un risque d'incident aux parloirs et de réitération de l'infraction. Eu égard aux faits ayant motivé la condamnation pénale de M. A, à leur caractère répété et récent s'agissant des dernières violences, et aux risques que la présence de Mme D peut constituer pour elle-même et pour le maintien du bon ordre et de la sécurité de l'établissement, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille aurait fait une inexacte application des dispositions précitées ou commis une erreur d'appréciation en refusant d'accéder à sa demande de délivrance d'un permis de visite.
12. La décision en litige n'a ni pour objet ni pour effet de priver la requérante de tout contact avec M. A, compte tenu de la possibilité de maintenir les liens familiaux par courrier, dans les conditions prévues à l'article R. 57-8-16 du code de procédure pénale, ou par téléphone, dans les conditions prévues par l'article R. 57-8-21 du même code. Par suite, le refus de permis de visite pour des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité ou de la prévention des infractions, n'a pas porté au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu regard des buts poursuivis, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Aux termes de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu'ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
14. La mesure contestée n'a pas pour effet de séparer les enfants de M. A de leur père détenu, les parents pouvant solliciter un permis de visite par l'intermédiaire d'un autre accompagnant ou recourir à une association habilitée assurant un relais entre les enfants et leurs parents détenus. Dans ces conditions, la décision attaquée, qui a été prise dans le but de prévenir tout risque d'infractions et de préserver le maintien de l'ordre et de la sécurité au sein de l'établissement, ne méconnaît pas le principe de l'intérêt supérieur de l'enfant et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de celles de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 9 mars 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Le présent jugement, qui annule pour défaut de motivation en droit la décision du 21 décembre 2020 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes a rejeté la demande de permis de visite à M. A présentée par Mme D, et rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme D dirigées contre la décision du 9 mars 2021 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaire de Marseille a rejeté le recours hiérarchique formé par Mme D et confirmé le rejet de sa demande de permis de visite à M. A, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme D demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La décision du chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes du 21 décembre 2020 est annulée.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Copies en seront adressées au directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille et au chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aix-Luynes.
Délibéré après l'audience du 27 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Markarian, présidente,
M. Secchi, premier conseiller,
Mme Charpy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2023.
La rapporteure,
Signé
C. B
La présidente,
Signé
G. Markarian
La greffière,
Signé
D. Dan
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026