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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2104903

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2104903

mardi 28 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2104903
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELARL ENARD-BAZIRE COLLIOU

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 2 juin 2021, sous le numéro 2104903, Mme E A, représentée par Me Enard-Bazire, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 7 mai 2021 par laquelle le directeur général de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM) a fixé la date de consolidation de l'accident de service du 13 octobre 2016 au 14 janvier 2020 avec retour à l'état antérieur et décide que les arrêts de travail à compter du 15 janvier 2020 seraient traités au titre de la maladie ordinaire ;

2°) d'enjoindre à l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille de rétablir Mme A dans ses droits statutaires dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'erreur de droit au regard de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 ;

- elle est entachée d'incompétence négative, l'administration n'étant pas liée par l'avis médical ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, ses problèmes de santé ultérieurs à la date de consolidation retenue par l'administration étant imputables à l'accident de service.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2022, l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille, représentée par Me Grimaldi, conclut au rejet de la requête et demande en outre le versement par la requérante d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

II. Par une requête enregistrée le 13 août 2021, sous le numéro 2107227, Mme E A, représentée par Me Enard-Bazire, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 30 juin 2021 par laquelle le directeur général de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille l'a placée en congé maladie ordinaire du 15 janvier 2020 au 14 janvier 2021, puis en disponibilité d'office pour raison de santé du 15 janvier 2021 au 14 octobre 2021 ;

2°) de mettre à la charge de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- elle n'est pas motivée ;

- elle a été prise à la suite d'une procédure irrégulière, en l'absence de consultation de la commission de réforme

- elle est irrégulière, l'AP-HM ayant refusé de faire droit à sa demande de contre-expertise ;

- elle n'a pas été précédée d'une invitation préalable à présenter une demande de reclassement ;

- elle est entachée d'erreur de droit, les arrêts objets de la décision devant être reconnus imputables à l'accident de service dont elle a été victime ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, l'administration se basant sur une date de consolidation erronée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2022, l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille, représentée par Me Grimaldi, conclut au rejet de la requête et demande en outre le versement par la requérante d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n°88-386 du 19 avril 1988 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Derollepot, rapporteur,

- les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure publique,

- et les observations de Me Belahouane, substituant Me Grimaldi, pour l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, titulaire du grade d'aide-soignante exerçant ses fonctions au sein de l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) depuis le 9 mai 1994, a été victime d'un accident le 13 octobre 2016 reconnu imputable au service par une décision du 8 décembre 2016. Par une décision en date du 7 mai 2021, le directeur général de l'AP-HM a fixé la date de consolidation au 14 janvier 2020 et a décidé que les arrêts de travail à compter du 15 janvier 2020 seraient traités au titre de la maladie ordinaire. Par une nouvelle décision de cette même autorité du 30 juin 2021, Mme A a été placée en congé de maladie ordinaire de plus de six mois du 15 janvier 2020 au 14 janvier 2021 puis en disponibilité d'office du 15 janvier 2021 au 14 octobre 2021. Par les présentes requêtes, Mme A demande au tribunal d'annuler les décisions en date des 7 mai et 30 juin 2021.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°2104903 et °2107227 présentent à juger des questions semblables au sujet de la situation d'un même agent et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de la décision du 7 mai 2021 :

3. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme B C, directrice adjointe des ressources humaines de l'AP-HM, laquelle disposait d'une délégation de signature établie le 15 décembre 2020, dont l'exemplaire régulièrement signé par M. F D, directeur général, est publiée sur le site internet de l'AP-HM où il est accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, si la décision attaquée est notamment fondée sur l'avis émis le 3 mars 2021 par le médecin spécialiste agréé, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, qui mentionne cet avis dont il s'approprie les termes, ni des autres pièces du dossier que le directeur général de l'AP-HM se serait estimé lié par cet avis et aurait méconnu l'étendue de sa compétence.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, désormais codifié aux articles L. 822-21, L. 822-22, L. 822-23 et L. 822-24 du code général de la fonction publique : " I.-Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service (). / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. L'autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service. () ". Le droit, prévu par ces dispositions, de conserver l'intégralité du traitement est soumis à la condition que la maladie mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'accomplir son service soit en lien direct, mais non nécessairement exclusif, avec un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions.

6. Il ressort des pièces du dossier que le médecin expert spécialiste agréé a conclu à l'absence de lien direct et certain entre l'intervention chirurgicale réalisée le 15 janvier 2020 pour greffe cartilagineuse de type mosaïque plastie pour une lésion ostéochondrale externe du dôme astragalien et le fait accidentel. Si le chirurgien orthopédique et traumatologique que Mme A a consulté pour des douleurs périmalléolaires internes mentionne que celles-ci font suite à une chute au travail en octobre 2016 et constate une lésion ostéochondrale postéroexterne du dôme du talus, il relève que le mécanisme du traumatisme de la cheville reste assez flou et n'a pas été pris en charge immédiatement. De même, si les médecins consultés le 31 janvier 2019, puis les 28 mai 2020, 26 février 2021 et 20 mai 2021, précisent que la requérante se présente pour sa lésion ostéochondrale du dôme astragalien suite à l'accident du 13 octobre 2016, il ne ressort pas de leurs écrits qu'ils aient entendus se prononcer sur l'imputabilité de la lésion audit accident. Dès lors, les documents médicaux produits par la requérante ne permettent pas d'établir que l'intervention chirurgicale du 15 janvier 2020 et les soins qui ont suivi celle-ci auraient un lien direct et certain avec son accident de service survenu le 13 octobre 2016 et ne résulteraient pas de son état antérieur. Il s'ensuit que l'administration a pu légalement considérer que les arrêts de travail à compter du 15 janvier 2020 et les soins consécutifs à l'intervention chirurgicale du même jour n'était pas imputables au service.

7. En dernier lieu, la consolidation de l'état de santé correspond au moment où les lésions se fixent et prennent un caractère permanent, tel qu'un traitement n'est plus nécessaire, si ce n'est pour en éviter l'aggravation.

8. Il ressort des pièces du dossier que le médecin expert spécialiste agréé a fixé au 14 janvier 2020 la date de consolidation de l'état de santé de Mme A à la suite de l'accident survenu le 13 octobre 2016. Les nombreux documents médicaux, dont ceux mentionnés précédemment, au sujet de la prise en charge de sa lésion ostéochondrale postéroexterne du dôme du talus ne sont pas de nature à établir que son état de santé n'était pas consolidé à la date précitée. Par suite, le directeur général de l'AP-HM n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni d'erreur de droit en fixant au 14 janvier 2020 la date de consolidation de son état de santé et en décidant que les arrêts de travail ultérieurs seraient traités au titre de la maladie ordinaire.

9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme A à fin d'annulation de la décision du 7 mai 2021 doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision du 30 juin 2021 :

10. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme C, directrice adjointe des ressources humaines de l'AP-HM, laquelle disposait à cet effet d'une délégation de signature établie le 4 juin 2021, produite en défense et régulièrement publiée au recueil des actes administratifs N° 13-2021-06-04-00029. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

11. En deuxième lieu, l'article 7 du décret du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière tel qu'applicable au litige prévoit que " Les comités médicaux sont chargés de donner un avis à l'autorité compétente sur les contestations d'ordre médical qui peuvent s'élever à propos de l'admission des candidats aux emplois de la fonction publique hospitalière, de l'octroi et du renouvellement des congés de maladie, de longue maladie et de longue durée et de la réintégration à l'issue de ces congés. / Ils sont consultés obligatoirement en ce qui concerne : /1. La prolongation des congés de maladie au-delà de six mois consécutifs ;() / 6. La mise en disponibilité d'office pour raisons de santé, son renouvellement et l'aménagement des conditions de travail après la fin de la mise en disponibilité () ; " L'article 36 du même décret mentionne que : " La mise en disponibilité prévue aux articles 17 et 35 du présent décret est prononcée après avis du comité médical ou de la commission départementale de réforme sur l'inaptitude du fonctionnaire à reprendre ses fonctions. / Elle est accordée pour une durée maximale d'un an et peut être renouvelée à deux reprises pour une durée égale. () ". Enfin, l'article 17 du même décret prévoit que " Lorsque le fonctionnaire est dans l'incapacité de reprendre son service à l'expiration de la première période de six mois consécutifs de congé de maladie, le comité médical est saisi pour avis de toute demande de prolongation de ce congé dans la limite des six mois restant à courir. / Lorsqu'un fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service qu'après l'avis favorable du comité médical. / Si l'avis du comité médical est défavorable, le fonctionnaire est soit mis en disponibilité, soit admis au bénéfice de la période de préparation au reclassement ou reclassé dans les conditions prévues par le décret n° 89-376 du 8 juin 1989 pris pour l'application de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière et relatif au reclassement des fonctionnaires pour raisons de santé () ".

12. Il ressort des termes de la décision attaquée que le directeur général a accordé à Mme A un congé de maladie ordinaire du 15 janvier 2020 au 14 janvier 2021 puis une première mise en disponibilité d'office pour raison de santé du 15 janvier 2021 au 14 octobre 2021 après l'avis du comité médical départemental des Bouches-du-Rhône daté du 10 juin 2021. De même, il ne ressort pas des pièces du dossier que le comité médical départemental se soit prononcé, dans sa séance du 10 juin 2021, sur l'aptitude de la requérante à ses fonctions. Aussi, la requérante ne peut utilement invoquer le bénéfice des dispositions applicables au reclassement de fonctionnaire déclaré définitivement inapte à occuper son emploi. Enfin, il ne résulte d'aucune disposition légale ou règlementaire que l'administration serait tenue d'ordonner une contre-expertise à la demande du fonctionnaire afin de contester la date de consolidation qu'elle a retenue. Dès lors, les moyens tirés de vices de procédure en l'absence de consultation de la commission de réforme, en l'absence d'une invitation adressée à la requérante de présenter une demande de reclassement et en l'absence de réponse favorable à une demande de contre-expertise doivent être écartés comme inopérants.

13. En troisième lieu, il ressort de son examen que la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision doit être écarté.

14. En quatrième lieu, la requérante qui invoque le moyen tiré de l'erreur d'appréciation de la date de consolidation retenue au 14 janvier 2020 doit être regardée comme excipant l'illégalité de la décision du 7 mai 2021 pour erreur d'appréciation. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 8, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation de la date de consolidation de son état de santé résultant de son accident de service du 13 octobre 2016 doit être écarté.

15. En dernier lieu, aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, désormais codifié aux articles L. 822-1, L. 822-2, et L. 822-3 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () ". Suivant l'article 29 du décret du 13 octobre 1988 tel qu'applicable au litige : " La mise en disponibilité d'office prévue à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ne peut être prononcée que s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues par la section 3 du chapitre V de cette loi () ". Enfin, le droit, prévu par l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 cité précédemment, de conserver l'intégralité du traitement est soumis à la condition que la maladie mettant l'intéressée dans l'impossibilité d'accomplir son service soit en lien direct, mais non nécessairement exclusif, avec un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions.

16. Il ressort des pièces du dossier que le médecin expert spécialiste agréé a conclu à l'absence de lien direct et certain entre l'intervention chirurgicale réalisée le 15 janvier 2020 et le fait accidentel. Si la requérante produit des documents médicaux, aucun ne permettent d'établir que l'intervention chirurgicale du 15 janvier 2020 et les soins qui ont suivi celle-ci auraient un lien direct et certain avec son accident de service. Il s'ensuit que l'administration n'a pas méconnu les dispositions précitées en considérant que les arrêts de travail à compter du 15 janvier 2020 et les soins consécutifs à l'intervention chirurgicale du même jour n'étaient pas imputables au service, en plaçant la requérante en congé de maladie ordinaire à compter du 15 juin 2020 puis, à l'expiration de ses droits statutaires à congés de maladie et en l'absence de possibilité immédiate de procéder à son reclassement, en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 15 juin 2021.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme A à fin d'annulation de la décision du 30 juin 2021 ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des décisions attaquées, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.

Sur les frais du litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que la requérante demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille tendant à la condamnation de Mme A à ce même titre.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n°s 2104903 et 2107227 de Mme A sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions de l'AP-HM présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A et à l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

M. Derollepot, premier conseiller,

Mme Journoud, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2023.

Le rapporteur,

signé

A. Derollepot

La présidente,

signé

M. Lopa Dufrénot

La greffière,

signé

A. Vidal

La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en cheffe,

La greffière,

2, 2107227

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