LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2105080

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2105080

jeudi 5 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2105080
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 juin 2021 et le 29 août 2022, la commune de Mimet, représentée par la SCP Béranger, Blanc, Burtez, Doucède et associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé la carence de la commune de Mimet et fixé à 10 % le taux de majoration pour la période 2017-2019, au titre de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, ensemble la décision de la même autorité du 14 avril 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté du 22 décembre 2020 méconnaît les dispositions du II de l'article L. 302-9-1-1 du code de la construction et de l'habitation ;

- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation ;

- l'arrêté en cause est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable, en l'absence de production de l'arrêté du maire pris en application de la délibération du conseil municipal du 15 juin 2020 autorisant le maire à agir en justice contre l'arrêté attaqué ;

- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est fondé.

L'instruction a été close trois jours francs avant la date de l'audience, en application de l'article R. 613-2 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ollivaux,

- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public,

- et les observations de Me Reboul pour la commune de Mimet, et les observations de M. A pour le préfet des Bouches-du-Rhône.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé, par arrêté du 22 décembre 2020, la carence, au regard de ses objectifs de production de logements sociaux au titre de la période triennale 2017-2019, de la commune de Mimet, telle que définie par l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, et a fixé le taux de majoration à appliquer au prélèvement effectué sur ses ressources fiscales à 10 %. Par sa requête, la commune de Mimet demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur le cadre juridique applicable :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " Lorsque, dans les communes soumises aux obligations définies aux I et II de l'article L. 302-5 au terme de la période triennale échue, le nombre de logements locatifs sociaux à réaliser en application du I de l'article L. 302-8 n'a pas été atteint ou lorsque la typologie de financement définie au III du même article L. 302-8 n'a pas été respectée, le représentant de l'Etat dans le département informe le maire de la commune de son intention d'engager la procédure de constat de carence. Il lui précise les faits qui motivent l'engagement de la procédure et l'invite à présenter ses observations dans un délai au plus de deux mois. / En tenant compte de l'importance de l'écart entre les objectifs et les réalisations constatées au cours de la période triennale échue, des difficultés rencontrées le cas échéant par la commune et des projets de logements sociaux en cours de réalisation, le représentant de l'Etat dans le département peut, par un arrêté motivé pris après avis du comité régional de l'habitat et de l'hébergement et, le cas échéant, après avis de la commission mentionnée aux II et III de l'article L. 302-9-1-1, prononcer la carence de la commune () Cet arrêté peut aussi prévoir les secteurs dans lesquels le représentant de l'Etat dans le département est compétent pour délivrer les autorisations d'utilisation et d'occupation du sol pour des catégories de constructions ou d'aménagements à usage de logements listées dans l'arrêté. Par le même arrêté et en fonction des mêmes critères, il fixe, pour une durée maximale de trois ans à compter du 1er janvier de l'année suivant sa signature, la majoration du prélèvement défini à l'article L. 302-7. Le prélèvement majoré ne peut être supérieur à cinq fois le prélèvement mentionné à l'article L. 302-7. Le prélèvement majoré ne peut excéder 5 % du montant des dépenses réelles de fonctionnement de la commune figurant dans le compte administratif établi au titre du pénultième exercice. Ce plafond est porté à 7,5 % pour les communes dont le potentiel fiscal par habitant est supérieur ou égal à 150 % du potentiel fiscal médian par habitant sur l'ensemble des communes soumises au prélèvement défini à l'article L. 302-7 au 1er janvier de l'année précédent ".

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 302-9-1-1 du même code, dans sa version applicable à l'espèce : " " I. Pour les communes n'ayant pas respecté la totalité de leur objectif triennal, le représentant de l'Etat dans le département réunit une commission chargée de l'examen du respect des obligations de réalisation de logements sociaux. Cette commission, présidée par le représentant de l'Etat dans le département, est composée du maire de la commune concernée, du président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d'habitat si la commune est membre d'un tel établissement, des représentants des bailleurs sociaux présents sur le territoire de la commune et des représentants des associations et organisations dont l'un des objets est l'insertion ou le logement des personnes défavorisées, œuvrant dans le département. / () Si la commission parvient à la conclusion que la commune ne pouvait, pour des raisons objectives, respecter son obligation triennale, elle saisit, avec l'accord du maire concerné, une commission nationale placée auprès du ministre chargé du logement. / II.- La commission nationale () entend le maire de la commune concernée ainsi que le représentant de l'Etat du département dans lequel la commune est située. / () / Les avis de la commission sont motivés et rendus publics. / III. Préalablement à la signature par les représentants de l'Etat dans les départements des arrêtés de carence dans les conditions définies à l'article L. 302-9-1, dans le cadre de la procédure de bilan triennal, la commission nationale peut se faire communiquer tous les documents utiles et solliciter les avis qu'elle juge nécessaires à son appréciation de la pertinence d'un projet d'arrêté de carence, de l'absence de projet d'arrêté de carence et de la bonne prise en compte des orientations nationales définies par le ministre chargé du logement. Elle peut, dans ce cadre, de sa propre initiative ou sur saisine du comité régional de l'habitat et de l'hébergement, émettre des avis et des recommandations aux représentants de l'Etat dans les départements. Elle transmet ses avis au ministre chargé du logement. / () "

4. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que, lorsqu'une commune n'a pas respecté son objectif triennal de réalisation de logements sociaux, il appartient au préfet, après avoir recueilli ses observations et les avis prévus à l'article L. 302-9-1, d'apprécier si, compte tenu de l'écart existant entre les objectifs et les réalisations constatées au cours de la période triennale, des difficultés rencontrées le cas échéant par la commune et des projets de logements sociaux en cours de réalisation, il y a lieu de prononcer la carence de la commune, et, dans l'affirmative, s'il y a lieu de lui infliger une majoration du prélèvement annuel prévu à l'article L. 302-7, en en fixant alors le montant dans la limite des plafonds fixés par l'article L. 302-9-1.

5. Lorsqu'une commune demande l'annulation d'un arrêté préfectoral prononçant sa carence et lui infligeant un prélèvement majoré en application de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, il appartient au juge de plein contentieux, saisi de moyens en ce sens, de déterminer si le prononcé de la carence procède d'une erreur d'appréciation des circonstances de l'espèce et, dans la négative, d'apprécier si, compte tenu des circonstances de l'espèce, la sanction retenue est proportionnée à la gravité de la carence et d'en réformer, le cas échéant, le montant.

Sur le constat de carence :

En ce qui concerne les vices de procédure :

6. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du compte-rendu de la réunion du 10 juillet 2020 produit par le préfet, que la commission départementale prévue par les dispositions du I précité de l'article L. 302-9-1-1 du code de la construction et de l'habitation s'est réunie pour l'examen du respect des obligations de la commune de Mimet au titre du bilan triennal 2017-2019. Il ressort du compte-rendu de cette réunion que les représentants de la commune ont été entendus sur les raisons pour lesquelles l'objectif triennal n'avait pas été atteint, et que le maire n'a pas souhaité formuler de corrections s'agissant du bilan chiffré de la commune. La commission départementale a constaté que la commune n'avait, sur la période envisagée, réalisé que 42,98 % de l'objectif quantitatif 2017-2019, 44,44 % de prêt locatif aidé d'intégration et 29,17 % de prêt locatif social et, à l'issue de cette commission départementale, la saisine de la commission nationale sur le fondement des dispositions citées ci-dessus du II de l'article L. 302-9-1-1 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été décidée, de telle sorte que la commune de Mimet ne peut utilement soutenir que la procédure prévue par les dispositions précitées aurait été méconnue. Par suite, le moyen tiré de ce que le maire n'a pas été entendu par la commission nationale solidarité et renouvellement urbain et de l'absence de publicité des avis de la commission devra donc être écarté.

7. En second lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du compte-rendu de sa séance plénière du 16 décembre 2020 produit par la requérante, que le comité régional de l'habitat et de l'hébergement a bien été consulté. L'avis du comité a été rendu sur la base de documents de synthèse et de bilans chiffrés par commune (taux de réalisation des logements locatifs sociaux au niveau quantitatif et qualitatif) ainsi que des éléments de contexte local, et il ne résulte pas de l'instruction que la situation particulière de la commune de Mimet n'aurait pas été examinée. A cet égard, il ne résulte pas des dispositions de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation précitées, ni d'aucune autre disposition applicable, que le comité soit tenu, avant d'émettre son avis, de débattre de chacune des situations communales envisagées. La seule circonstance que le comité s'est borné dans son avis à émettre un avis global sur l'ensemble des communes sans faire état d'éléments propres à la situation de la commune de Mimet, n'est pas davantage de nature à le faire regarder comme n'ayant pas examiné sa situation particulière. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure au regard de l'avis émis par ce comité régional doit être écarté.

En ce qui concerne le bien-fondé de l'arrêté de carence :

8. Aux termes des dispositions précitées de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, le préfet tient compte, pour prononcer la carence de la commune, des critères des logements construits par la commune pendant la période triennale examinée, des logements en cours de réalisation et des difficultés rencontrées le cas échéant par la commune.

9. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'objectif global de réalisation de logements sociaux de la commune de Mimet pour la période triennale 2017-2019 était de 121 logements locatifs sociaux. Or, le bilan triennal de la période fait état d'une réalisation globale de cinquante-deux logements, soit un taux de réalisation de l'objectif triennal de 42,98 %. La commune a réalisé seize logements sociaux financés en prêt locatif aidé d'intégration alors que l'objectif sur la période était de trente-six logements et a réalisé sept logements financés en prêt locatif social, alors que l'objectif était de vingt-quatre logements. Ainsi, le taux de réalisation sur les cinq périodes triennales précédentes est de 9,01 % des objectifs triennaux cumulés sur ces périodes.

10. En second lieu, la commune soutient que le préfet n'a pas tenu compte des difficultés restreignant l'utilisation du foncier, liées d'une part aux fortes contraintes topographiques, telles que la couverture de 38 % du territoire communal par la zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique " Chaîne de l'étoile " et de 45% par le site Natura 2000 " Chaîne de l'étoile - massif du Garlaban ". D'autre part, elle se prévaut des risques naturels existant sur son territoire, 100 % des zones urbanisées et à urbaniser étant affecté par le plan de prévention des risques naturels relatif aux mouvements de terrain lié au retrait et gonflement des argiles, 94 % des espaces urbanisés et à urbaniser étant soumis à un risque subi d'incendie allant de faible à exceptionnel, et 91 % des espaces urbanisés et à urbaniser, soit 187 hectares, à un risque minier, glissements de terrains et de chutes de rochers. A cet égard, la commune verse aux débats les refus de bailleurs sociaux d'initier des programmes de construction neufs au regard du surcoût généré par ces contraintes. Enfin, elle souligne qu'un plan de prévention des risques miniers est en cours d'élaboration par les services de la Direction départementale des territoires et de la mer. Toutefois, le préfet fait valoir sans être contredit que si ces difficultés, au demeurant non contestées, sont de nature à rendre plus difficile la construction de logements locatifs sociaux neufs, elles n'ont pas d'incidence sur les autres outils mobilisables, tels que les opérations d'acquisition-amélioration, ou le conventionnement de logements dans le parc privé, En outre, il a tenu compte de ces difficultés en limitant le taux de majoration à seulement 10 %. De plus, il est constant que le transfert de la compétence en matière d'élaboration des documents d'urbanisme à la métropole Aix-Marseille-Provence est sans incidence sur l'absence de déploiement par la commune des alternatives mobilisables précitées. Enfin, la commune ne peut utilement invoquer son absence de compétence en matière de politique locale de l'habitat, dès lors qu'elle n'est couverte par aucun programme de l'habitat. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de l'erreur d'appréciation du préfet.

Sur la majoration :

11. Il résulte en l'espèce de ce qui a été dit précédemment que, contrairement à ce que soutient la commune de Mimet, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a, en prononçant sa carence, pas commis d'illégalité. Dès lors, la commune n'est pas fondée à soutenir qu'en procédant, sur le fondement des dispositions de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, à la majoration du prélèvement annuel prévu par l'article L. 302-7 du même code, dont le taux n'est pas disproportionné, le préfet a entaché l'arrêté en litige d'une erreur d'appréciation.

12. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de la commune de Mimet doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions relatives aux frais de l'instance doivent être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la commune de Mimet est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Mimet et à la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales.

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.

Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa-Dufrénot, présidente,

Mme Niquet, première conseillère,

Mme Ollivaux, première conseillère,

Assistés de M. Giraud, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 octobre 2023.

La rapporteure,

signé

J. Ollivaux

La présidente,

signé

M. B

Le greffier,

signé

P. Giraud

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions