mercredi 6 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2105908 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | HAZZAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 juillet 2021 et 26 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Hazzan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 avril 2021 par lequel le maire de la ville de Marseille a rejeté sa demande tendant au bénéfice d une allocation temporaire d'invalidité (ATI) en fixant un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 0 % pour les séquelles de l'accident de service du 16 avril 2019 ;
2°) d'ordonner une mesure d'expertise médicale ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que l'arrêté du 20 avril 2021 en litige est entaché d'une erreur d'appréciation eu égard à l'importance des séquelles résultant de l'accident du 16 avril 2019, de sorte que le taux d'IPP retenu est erroné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2022, la ville de Marseille conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2005-442 du 2 mai 2005 ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision de renvoi en formation collégiale.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gaspard-Truc,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Me Hazzan, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, adjoint technique territorial principal, exerçant ses fonctions au funérarium de Marseille, a été victime le 16 avril 2019 d'un accident reconnu imputable au service. A la suite de l'expertise médicale du 7 janvier 2020, la commission départementale de réforme, dans sa séance du 25 mars 2021, a estimé qu'il n'existait aucune séquelle imputable à l'accident de service et a retenu un taux d'IPP consécutif de 0 % et un taux préexistant de 6 %. Par un arrêté du 20 avril 2021 dont M. B demande l'annulation, le maire de Marseille a rejeté sa demande tendant au bénéficie d'une ATI en fixant un taux d'IPP de 0 % pour les séquelles de son accident du 16 avril 2019.
2. Aux termes de l'article 2 du décret du 2 mai 2005 relatif à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité aux fonctionnaires relevant de la fonction publique territoriale et hospitalière : " L'allocation est attribuée aux fonctionnaires maintenus en activité qui justifient d'une invalidité permanente résultant : / a) Soit d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'un taux au moins égal à 10 % () ". Aux termes de l'article 6 du même décret : " La réalité des infirmités invoquées par le fonctionnaire, leur imputabilité au service, la reconnaissance du caractère professionnel des maladies, leurs conséquences ainsi que le taux d'invalidité qu'elles entraînent sont appréciés par la commission de réforme prévue par l'article 31 du décret du 26 décembre 2003 susvisé. Le pouvoir de décision appartient, sous réserve de l'avis conforme de la Caisse des dépôts et consignations, à l'autorité qui a qualité pour procéder à la nomination ".
3. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise du 11 mars 2020, que M. B a été victime, le 16 avril 2019, d'une chute dans les escaliers ayant causé une contusion du genou et de la hanche du côté droit. A la suite de cet accident de service, l'intéressé a présenté des lombalgies et sciatalgies avec cruralgie. Si le requérant soutient qu'il souffre encore de séquelles consécutives à cet accident, notamment une gêne motrice de l'hémicorps droit avec des difficultés d'écriture et des céphalées quasi continuelles depuis fin novembre 2019, il résulte de l'instruction, en particulier des conclusions de l'expertise du 11 mars 2020, que l'état actuel de M. B ne présente pas de lien direct avec son accident de service, que la date de consolidation doit être fixée au 2 mai 2019, avec un retour à l'état antérieur, soit avant l'intervention chirurgicale subie par l'agent le 18 novembre 2019, et qu'il existe un taux d'IPP préexistant de 6 %. Il résulte également de l'instruction, notamment du courrier de la collectivité du 29 janvier 2021, que l'expert, qui avait omis de fixer dans ses conclusions le taux d'IPP résultant de l'accident, a proposé de retenir à ce titre un taux d'IPP consécutif de 0 %. Ces taux ont été confirmés par la commission de réforme dans son avis du 25 mars 2021. Au regard des antécédents médicaux de M. B, qui présente une lourde pathologie lombaire ayant justifié une première intervention chirurgicale en 2013 en raison d'une sciatique L5-S1 et d'une importante hernie discale sur discopathie L5-S1, les pièces médicales produites par l'intéressé ne permettent pas de contredire utilement les conclusions de l'expertise du 11 mars 2020. Si M. B soutient que cette expertise médicale n'a pas tenu compte du syndrome parkinsonien dont il souffre, les certificats médicaux des 22 mars 2021 et 7 juin 2021 n'établissent pas davantage que ce syndrome, diagnostiqué postérieurement à l'expertise, serait imputable à son accident du 16 avril 2019. Enfin, alors que M. B fait valoir que la commission de réforme n'aurait pas pris en compte les certificats médicaux des 22 mars 2021 et 7 juin 2021 qu'il a transmis à la commune pour contester les taux retenus, d'une part, le certificat du 7 juin 2021 est postérieur à la séance du 25 mars 2021 au cours de laquelle l'instance médicale s'est prononcée, et d'autre part, alors que la ville de Marseille soutient dans ses écritures avoir transmis à la commission le certificat du 22 mars 2021, la seule circonstance que le procès-verbal de séance du 25 mars 2021 ne mentionne pas une telle transmission n'est pas de nature à établir que cette commission n'aurait pas examiné ce certificat. Dans ces conditions, en retenant un taux d'IPP consécutif à l'accident de 0 % pour refuser l'allocation d'invalidité sollicitée, le maire de Marseille n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner une mesure d'expertise médicale, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par M. B soit mise à la charge de la ville de Marseille, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ville de Marseille.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jorda-Lecroq, présidente de chambre,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Forest, première conseillère,
Assistées de Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
F. Gaspard-Truc
La présidente,
Signé
K. Jorda-Lecroq
La greffière
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026