jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2105956 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | ROUGEOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 2 juillet 2021 et le 27 mars 2023, la commune de Gémenos, représentée par Me Rougeot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé sa carence dans la réalisation de logements locatifs sociaux, a fixé à 200 % son taux de majoration du prélèvement annuel par logement manquant, à compter du 1er janvier 2021 pour une durée de trois ans et transféré à l'Etat les droits de réservation des logements actuels et futurs, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) à titre subsidiaire, de réformer l'arrêté du 22 décembre 2020 et de fixer le taux de majoration du prélèvement initial au taux de 0 %, ou, à titre infiniment subsidiaire, au taux de 10 % ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige est insuffisamment motivé ;
- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions des articles L. 302-9-1 et L. 302-9-1-1 du code de la construction et de l'habitation dès lors que les objectifs qui lui ont été assignés pour la période en cause n'étaient pas réalisables ;
- cet arrêté est entaché d'erreurs de fait et de droit dès lors que les difficultés de la commune n'ont pas été prises en compte, que les mesures qu'elle a mises en place étaient suffisantes au regard des besoins ;
- l'arrêté querellé est entaché d'une erreur de fait dès lors que la liste qu'il dresse des moyens que la commune aurait dû mettre en œuvre est erronée ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur d'appréciation et la sanction est disproportionnée ;
- l'instruction gouvernementale du 23 juin 2020, dont l'arrêté en litige fait application, est elle-même entachée d'illégalité faute de prévoir la possibilité d'un taux de majoration du prélèvement annuel à 0% ;
- le taux de majoration doit être réduit à 0% voire 10 %.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 mai 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la qualité pour agir du maire de la commune ;
- les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Niquet,
- les conclusions de Mme Beyrend, rapporteure publique,
- et les observations de Me Rougeot pour la commune de Gémenos, ainsi que celles de M. A pour le préfet des Bouches-du-Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Gémenos n'ayant que partiellement rempli ses objectifs de réalisation de logements locatifs sociaux pour la période triennale 2017-2019, le préfet des Bouches-du-Rhône a, par un arrêté du 22 décembre 2020, prononcé sa carence et fixé à 200 % son taux de majoration du prélèvement annuel par logement manquant, à compter du 1er janvier 2021 pour une durée de trois ans et transféré à l'Etat les droits de réservation des logements actuels et futurs prévus à l'article L. 441-1 du code de la construction et de l'habitation. La commune de Gémenos demande au tribunal d'annuler cet arrêté, ou, à titre subsidiaire de le réformer et de fixer le taux de majoration à 0 %, ou 10 %.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 302-5 du code de la construction et de l'habitation : " I. - Les dispositions de la présente section s'appliquent aux communes dont la population est au moins égale à () 3 500 habitants () qui sont comprises, au sens du recensement de la population, dans une agglomération ou un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants, et dans lesquelles le nombre total de logements locatifs sociaux représente, au 1er janvier de l'année précédente, moins de 25 % des résidences principales () ". Aux termes de l'article L. 302-8 de ce code dans sa version applicable au présent litige : " I.- Pour atteindre le taux mentionné, selon le cas, aux I ou II de l'article L. 302-5, le représentant de l'Etat dans le département notifie à la commune un objectif de réalisation de logements locatifs sociaux par période triennale () VII.- Pour les communes mentionnées au premier alinéa du I du présent article, l'objectif de réalisation pour la cinquième période triennale du nombre de logements sociaux ne peut être inférieur à 25 % des logements sociaux à réaliser pour atteindre en 2025 le taux mentionné, selon le cas, aux I ou II de l'article L. 302-5. Cet objectif de réalisation est porté à 33 % pour la sixième période triennale, à 50 % pour la septième période triennale et à 100 % pour la huitième période triennale. Ces chiffres sont réévalués à l'issue de chaque période triennale () ". Aux termes de l'article L. 302-9-1 de ce même code, dans sa version applicable au litige : " () En tenant compte de l'importance de l'écart entre les objectifs et les réalisations constatées au cours de la période triennale échue, des difficultés rencontrées le cas échéant par la commune et des projets de logements sociaux en cours de réalisation, le représentant de l'Etat dans le département peut, par un arrêté motivé pris après avis du comité régional de l'habitat et de l'hébergement et, le cas échéant, après avis de la commission mentionnée aux II et III de l'article L. 302-9-1-1, prononcer la carence de la commune. () ". Et aux termes de l'article L. 302-9-1-1 du même code, dans sa version alors applicable : " I.- Pour les communes n'ayant pas respecté la totalité de leur objectif triennal, le représentant de l'Etat dans le département réunit une commission chargée de l'examen du respect des obligations de réalisation de logements sociaux. () / Cette commission est chargée d'examiner les difficultés rencontrées par la commune l'ayant empêchée de remplir la totalité de ses objectifs, d'analyser les possibilités et les projets de réalisation de logements sociaux sur le territoire de la commune et de définir des solutions permettant d'atteindre ces objectifs. / Si la commission parvient à déterminer des possibilités de réalisation de logements sociaux correspondant à l'objectif triennal passé sur le territoire de la commune, elle peut recommander l'élaboration, pour la prochaine période triennale, d'un échéancier de réalisations de logements sociaux permettant, sans préjudice des obligations fixées au titre de la prochaine période triennale, de rattraper le retard accumulé au cours de la période triennale échue. / Si la commission parvient à la conclusion que la commune ne pouvait, pour des raisons objectives, respecter son obligation triennale, elle saisit, avec l'accord du maire concerné, une commission nationale placée auprès du ministre chargé du logement. / II. () Si la commission parvient à la conclusion que la commune ne pouvait, pour des raisons objectives, respecter son obligation triennale, elle peut recommander au ministre chargé du logement un aménagement des obligations prévues à l'article L. 302-8. / Si la commission parvient à déterminer des possibilités de réalisation de logements sociaux correspondant à l'objectif triennal passé, elle recommande l'élaboration, pour la prochaine période triennale, d'un échéancier de réalisations de logements sociaux permettant, sans préjudice des obligations fixées au titre de la prochaine période triennale, de rattraper le retard accumulé au cours de la période triennale échue et la mise en œuvre de l'article L. 302-9-1 () ".
3. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'une commune n'a pas respecté son objectif triennal de réalisation de logements sociaux, il appartient au préfet, après avoir recueilli ses observations et les avis prévus au I de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, d'apprécier si, compte tenu de l'écart existant entre les objectifs et les réalisations constatées au cours de la période triennale, des difficultés rencontrées le cas échéant par la commune et des projets de logements sociaux en cours de réalisation, il y a lieu de prononcer la carence de la commune, et, dans l'affirmative, s'il y a lieu de lui infliger une majoration du prélèvement annuel prévu à l'article L. 302-7 du même code, en en fixant alors le montant dans la limite des plafonds fixés par l'article L. 302-9-1.
4. Lorsqu'une commune demande l'annulation d'un arrêté préfectoral prononçant sa carence et lui infligeant un prélèvement majoré en application de l'article L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation, il appartient au juge de plein contentieux, saisi de moyens en ce sens, de déterminer si le prononcé de la carence procède d'une erreur d'appréciation des circonstances de l'espèce et, dans la négative, d'apprécier si, compte tenu des circonstances de l'espèce, la sanction retenue est proportionnée à la gravité de la carence et d'en réformer, le cas échéant, le montant.
5. Il résulte de l'instruction que l'objectif global de réalisation de logements sociaux de la commune de Gémenos pour la période triennale 2017-2019 était, en application de l'article L. 302-8 du code de la construction et de l'habitation, de 190 logements locatifs sociaux. Le bilan triennal de la période fait état d'une réalisation globale de 25 logements, soit un taux de réalisation de l'objectif triennal de 13,16 %.
6. A l'appui de sa contestation, la commune de Gémenos fait valoir que l'arrêté en litige est insuffisamment motivé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, la mention des articles pertinents du code de la construction et de l'habitation, le rappel de l'objectif de réalisation de logements locatifs sociaux assigné à la commune pour la période triennale en cause, la mention du nombre de logements réalisés et du taux de réalisation, et la mention des circonstances propres à la commune, ou encore des outils insuffisamment mobilisés, fussent-ils contestés par la commune, étaient de nature à renseigner suffisamment la commune sur la teneur et le fondement de l'arrêté en cause. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
7. La commune de Gémenos fait valoir que l'objectif de réalisation de logements locatifs sociaux qui lui a été assigné pour la période triennale 2017-2019 n'était pas réalisable, et que l'arrêté en litige méconnait les dispositions des articles L. 302-9-1 et L. 302-9-1-1 du code de la construction et de l'habitation, faute pour la commission nationale " solidarité et renouvellement urbain " d'avoir proposé d'aménager les obligations de réalisation de logements locatifs sociaux pour la période triennale en cause, et faute pour le préfet d'avoir aménagé ces objectifs. Toutefois, alors que la commune ne conteste pas les modalités de fixation du nombre de logements à réaliser conformément aux dispositions des articles L. 302-5 et L. 302-8 du code de la construction et de l'habitation, il ne résulte pas de l'instruction que la commission nationale prévue à l'article L. 302-9-1-1 précité ait constaté que la commune ne pouvait pas, pour des raisons objectives, respecter son obligation triennale. Au demeurant, même en présence d'un tel constat, elle n'aurait pas été tenue de proposer un aménagement des obligations triennales de réalisation de logements locatifs sociaux. Par ailleurs, alors que les dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation que les logements locatifs sociaux ont justement pour objet de porter la part de logements locatifs sociaux à 25 % des résidences principales, taux qui s'élevait seulement à 5,30 % au 1er janvier 2019 dans la commune de Gémenos, il résulte de l'instruction que les difficultés résultant de servitudes d'utilité publique notamment, ont été prises en considération par le préfet des Bouches-du-Rhône pour établir l'objectif de réalisation de logements locatifs sociaux pour la période triennale 2017/2019. Dans ces conditions, et alors qu'il résulte de l'article L. 302-9-1 précité que la décision de prononcer la carence de la commune est prise au regard de l'importance de l'écart entre les objectifs triennaux et la réalisation de logements sociaux, des difficultés rencontrées par la commune et des projets mis en œuvre, sans qu'il y ait lieu pour le préfet d'apprécier à nouveau la pertinence des objectifs fixés initialement, le moyen soulevé doit être écarté.
8. La commune de Gémenos soutient qu'elle se heurte à de nombreuses contraintes pour réaliser les objectifs fixés. Si la commune fait valoir que le coût et la disponibilité du foncier l'empêchent de mener une politique plus volontariste que les moyens qu'elle a déjà mis en œuvre, et que l'absence de mobilisation du droit de préemption par le préfet démontre qu'elle ne pouvait intervenir, il résulte de l'instruction que d'autres moyens que l'acquisition de foncier étaient mobilisables pour atteindre l'objectif fixé, en particulier des taux de logements sociaux supérieurs à 30% pour la zone " à urbaniser " du quartier du Coupier, la densification d'une partie du tissu urbain, la mobilisation de l'établissement public foncier par la signature d'une convention de partenariat ou encore le signalement à l'Etat des opportunités de préemption, dont il ne résulte pas de l'instruction qu'il ait été mobilisé par la commune pour la période triennale en cause. Par ailleurs, si le coût et la disponibilité du foncier ou encore les servitudes d'utilité publique liées notamment au risque incendie, au risque de gonflement-retrait d'argile, au risque inondations et au risque de mouvements de terrains peuvent expliquer certaines difficultés rencontrées, ces éléments, pris en considération par le préfet, ne permettent toutefois pas de justifier un taux de réalisation aussi faible de 13,16 %, soit 25 logements sociaux sur les 190 qu'elle s'était engagée à construire au titre de l'objectif fixé pour la période triennale 2017-2019. Enfin, le non-respect du contrat de mixité sociale peut être pris en considération pour apprécier le constat de carence. Dans ces conditions, l'arrêté litigieux prononçant sa carence n'est pas entaché d'une erreur d'appréciation.
9. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que la commune a accordé des garanties d'emprunt courant principalement jusqu'en juin 2058, à hauteur de plus de cinq millions d'euros, notamment pour la construction logements financés par le prêt locatif aidé d'intégration ou par le prêt locatif à usage social. Toutefois, si ces garanties d'emprunt facilitent la réalisation des projets des bailleurs sociaux et doivent dès lors être prises en considération pour la détermination du taux de majoration, il ne résulte pas de l'instruction, compte tenu notamment de ce qui a été dit aux points précédents, que cette seule circonstance soit de nature à exonérer la commune de ses obligations en matière de réalisation de logements sociaux. Il résulte par ailleurs de l'instruction que la commune a retenu, pour la zone à urbaniser du quartier du Coupier un taux de logements locatifs sociaux de 30 %, trop bas pour compenser le faible taux de logements locatifs sociaux dans la commune, et alors que seules quatre petites zones dans la commune sont réservées à des projets intégralement réservés à de tels logements, sept autres petites zones étant consacrées à 20 à 50 % de logements locatifs sociaux. Dans ces conditions, et alors que les subventions alléguées par la commune requérante ne sont étayées par aucune pièce, les seules garanties d'emprunt apportées à des bailleurs sociaux ne suffisent pas pour établir que la majoration de 200 % appliquée par le préfet, correspondant à une note comprise entre un et deux, selon la grille d'analyse du comité régional de l'habitat et de l'hébergement, serait disproportionnée.
10. Si la commune de Gémenos soutient que l'instruction gouvernementale du 23 juin 2020 est elle-même entachée d'illégalité faute de prévoir la possibilité d'un taux de majoration du prélèvement annuel à 0 %, il résulte de l'instruction que le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas fait usage de cette instruction pour prononcer la carence de la commune et fixer le taux de majoration du prélèvement à 200 %. Dans ces conditions, le moyen soulevé doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que le taux de majoration du prélèvement sur les recettes fiscales n'est pas disproportionné. Dans ces conditions, la commune de Gémenos n'est pas fondée à soutenir que le taux de majoration de ce prélèvement aurait dû, malgré le constat de carence, être limité à 0 voire 10 %.
12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet des Bouches-du-Rhône, que la commune de Gémenos n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 22 décembre 2020 qu'elle conteste.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requérante tendant à leur application et dirigées contre l'Etat, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la commune de Gémenos est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Gémenos et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 11 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistés de Mme Serbellone, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.
La rapporteure,
signé
A. Niquet
Le président,
signé
J-M. LasoLa greffière,
signé
A. Serbellone
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026