lundi 5 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2106730 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | PUIGRENIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 juillet 2021 et 21 mai 2022, M. B A, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de la commune de Marseille sur sa demande de protection fonctionnelle du 27 mars 2021 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Marseille de lui accorder la protection fonctionnelle ;
3°) d'enjoindre à la commune de procéder au réexamen de sa situation administrative ;
4°) de prononcer la suppression d'écrits injurieux et diffamatoires contenus dans le mémoire en défense de la commune et mentionner cette suppression dans le jugement à venir ;
5°) de mettre à la charge de la commune la somme de 10 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision implicite de rejet de sa demande de protection fonctionnelle, dont il a demandé la communication des motifs sans avoir obtenu de réponse, méconnaît, en conséquence, les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il est victime d'agissements de harcèlement moral ;
- il a été privé de toute activité à compter du 12 novembre 2019 et la directrice des opérations funéraires n'a jamais validé sa nouvelle fiche de poste annoncée le 18 novembre 2019 ;
- il n'a pas eu d'entretien professionnel en 2019 et 2020 ;
- une sanction de blâme lui a été infligée à tort ;
- l'absence de communication de sa fiche de poste modifiée a généré une discrimination qui a eu un impact sur sa rémunération ;
- il n'a pas été rémunéré pour ses interventions des 23 et 24 novembre 2019, son compte épargne temps n'a pas été régularisé et la reprise de ses droits à congés annuels au titre de l'année 2020 n'a pas été faite ;
- il n'a pas été récipiendaire de la médaille départementale pour trente-cinq ans de services effectués au 7 septembre 2019 ;
- il n'a pas été répondu à sa demande de rupture conventionnelle du 12 mai 2020 ;
- il n'a pas la garantie qu'un dossier exposant la matérialité exacte des faits ait pu être valablement présenté à la commission de lutte contre le harcèlement auprès de laquelle son ancienne supérieure hiérarchique est chargée de mission, et s'est trouvé discriminé de ce fait ;
- l'arrêté du 14 juin 2021 le plaçant en position de congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 28 août 2020 au 29 mai 2021 inclus a méconnu le processus de maintien dans l'emploi puisque son médecin avait dans un certificat du 5 novembre 2020 proposé sa reprise ;
- le refus de sa demande de protection fonctionnelle est entaché d'erreur de fait ;
- il est entaché de détournement de procédure.
Par deux mémoires en défense, enregistré le 5 mai et 5 septembre 2022, la commune de Marseille, représentée par Me Puigrenier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 7 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 avril 2023.
Les parties ont été informées par courrier du 11 janvier 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du caractère tardif et donc irrecevable du moyen soulevé par M. A dans son mémoire en réplique du 21 mai 2022 et tiré de ce que la décision implicite de rejet de sa demande de protection fonctionnelle, dont il a demandé la communication des motifs sans avoir obtenu de réponse, méconnaît les dispositions de l'article L 232-4 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que ce moyen a été soulevé pour la première fois alors que le délai de recours était expiré et que la requête contenait uniquement des moyens relatifs à la légalité interne de cette décision relevant ainsi d'une cause juridique distincte (CE, Section, 20 février 1953, Société Intercopie).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des communes ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hétier-Noël, rapporteure,
- les conclusions de Mme Sarac-Deleigne, rapporteure publique,
- et les observations de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A a été recruté par la commune de Marseille le 7 septembre 1984 et a été titularisé dans le grade de technicien territorial le 1er décembre 2010. S'estimant victime de faits de harcèlement moral, il a, par un courrier du 27 mars 2021, sollicité du maire de la commune de Marseille le bénéficie de la protection fonctionnelle. Du silence gardé par le maire de Marseille sur cette demande est née une décision implicite de rejet. M. A demande au tribunal d'annuler cette décision de rejet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, après l'expiration du délai de recours contre un acte administratif, sont irrecevables, sauf s'ils sont d'ordre public, les moyens soulevés par le demandeur qui relèvent d'une cause juridique différente de celle à laquelle se rattachent les moyens invoqués dans sa demande avant l'expiration de ce délai.
3. M. A soutient que la décision implicite de rejet de sa demande de protection fonctionnelle, dont il a demandé la communication des motifs sans avoir obtenu de réponse, méconnaît, en conséquence, les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Ce moyen, qui se rattache à la légalité externe de la décision attaquée, a été soulevé pour la première fois après l'expiration du délai de recours, dans le mémoire en réplique du 21 mai 2022, alors que la requête introductive d'instance contenait uniquement des moyens relatifs à la légalité interne de cette décision, et relève ainsi d'une cause juridique distincte. Par suite, un tel moyen doit être écarté comme étant irrecevable.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, désormais codifié aux articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique : " () / IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. () ".
5. D'une part, les dispositions de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 établissent à la charge des collectivités publiques, au profit des fonctionnaires et des agents publics non titulaires lorsqu'ils ont été victimes d'attaques dans l'exercice de leurs fonctions, une obligation de protection à laquelle il ne peut être dérogé, sous le contrôle du juge, que pour des motifs d'intérêt général.
6. D'autre part, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction applicable au litige : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; () ".
7. Il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
8. M. A soutient tout d'abord qu'il a fait l'objet d'une privation d'activité depuis le 12 novembre 2019 et que la directrice des opérations funéraires n'a pas validé sa nouvelle fiche de poste annoncée le 18 novembre 2019. Toutefois, la correspondance électronique du 12 novembre 2019 de son supérieur hiérarchique qu'il produit au soutien de ses allégations ne fait nullement état d'une privation de toute activité. Par ailleurs, si dans un échange électronique du 27 mai 2020, M. A évoque un " placard dans lequel je suis rangé depuis le 12 novembre 2019 ", la seule circonstance que son supérieur hiérarchique, qui répond par ailleurs sur ses questions relatives à sa fiche de poste, ne lui ait pas répondu expressément sur ce point ne permet pas davantage d'établir une telle mise à l'écart. Il résulte par ailleurs des échanges électroniques du 18 novembre 2019 qu'à la suite de la souffrance au travail qu'il avait exprimée les supérieurs hiérarchiques du requérant, lui ont présenté de nouvelles tâches susceptibles d'être mieux adaptées et ont proposé de modifier sa fiche de poste. Il ne résulte d'aucune pièce que l'absence de communication de sa fiche de poste modifiée ait généré une discrimination qui aurait eu des conséquences sur sa rémunération. Enfin, l'absence de notification de ses convocations aux entretiens professionnels ou évaluations au titre des années 2019 et 2020 n'est pas non plus de nature à établir sa privation d'activité, alors au demeurant qu'à la suite du confinement du printemps 2020 résultant de la crise sanitaire liée à l'épidémie de covid-19, M. A a été placé en arrêt de travail à compter du 30 mai 2020 et n'a pas repris son activité en 2020.
9. Si M. A considère ensuite que la sanction de blâme infligée par arrêté du 5 mars 2020 l'a été à tort, il ne justifie pas en toute hypothèse que cette sanction constituerait un élément susceptible de faire présumer l'existence de faits de harcèlement moral. La circonstance qu'elle serait en contradiction avec son évaluation favorable de 2018 est sans incidence dès lors que la sanction se fonde sur le reproche fait au requérant d'avoir eu une altercation le 21 février 2020 avec son nouveau supérieur hiérarchique. De même, M. A ne peut utilement faire état d'une évocation indue d'un prétendu état d'ébriété, alors qu'un tel fait n'a pas été retenu dans le rapport hiérarchique sur lequel l'administration s'est fondée pour le sanctionner. L'existence de cette sanction n'est ainsi pas non plus de nature à établir que le requérant ferait l'objet de harcèlement moral de la part de ses supérieurs hiérarchiques.
10. M. A soutient également que l'absence de paiement d'interventions qu'il a réalisées le 23 et 24 novembre 2019, et le défaut de régularisation de son compte épargne temps et de reprise de ses droits à congés annuels au titre de l'année 2020 font présumer des agissements de harcèlement moral à son encontre. Il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que son employeur se serait abstenu à tort de lui verser une partie de sa rémunération. Par ailleurs, la commune de Marseille justifie par la production d'une extraction du logiciel " connect " que son compte épargne temps a été régularisé pour l'année 2020.Les allégations du requérant sur ces points ne sont dès lors pas établies.
11. En se bornant à affirmer qu'il n'a pas été récipiendaire de la médaille d'honneur départementale pour trente-cinq ans de services effectués au 7 septembre 2019, M. A n'invoque pas davantage une circonstance de nature à faire présumer des faits de harcèlement moral à son encontre, l'attribution de la médaille d'honneur en application des dispositions de l'article R. 411-43 du code des communes relatives à la " médaille d'honneur régionale, départementale et communale " étant au demeurant facultative.
12. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'affirme M. A, sa demande de rupture conventionnelle du 12 mai 2020 n'est pas restée sans réponse, l'administration lui ayant opposé un refus après l'avoir reçu en entretien le 16 juin 2020. Cette circonstance n'est dès lors pas davantage de nature à faire présumer l'existence d'un agissement de harcèlement moral alors de surcroît que la rupture conventionnelle ne constitue pas un droit pour l'agent.
13. Si M. A soutient en outre être victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral révélés par la procédure d'instruction de son dossier par la commission de lutte contre le harcèlement instituée par la commune de Marseille, dans des conditions qui n'auraient pas permis de garantir l'impartialité de cette commission, il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de sa saisine du 27 janvier 2020 dont l'administration a accusé réception le 2 mars 2020, et postérieurement aux périodes de confinement en raison de la crise sanitaire et d'absence de M. A, celui-ci a été reçu en entretien par l'inspection générale des services de la commune de Marseille le 10 février 2021 afin d'exposer sa situation et qu'il a adressé de nouvelles pièces le 12 février suivant, la commission s'étant prononcée le 16 avril 2021 en estimant qu'il n'y avait pas de manquement caractérisé du service. Il ne résulte d'aucun élément circonstancié que l'ancienne supérieure hiérarchique du requérant, qui serait devenue chargée de mission au sein de cette commission, ait de quelque manière que ce soit interféré en sa défaveur lors de l'instruction de son dossier et qu'il ait ainsi été discriminé.
14. Enfin, en se bornant à affirmer que l'arrêté du 14 juin 2021 le plaçant en position de congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 28 août 2020 au 29 mai 2021 inclus aurait méconnu le " processus de maintien dans l'emploi " puisque son médecin avait proposé sa reprise dans un certificat du 5 novembre 2020, M. A n'établit pas que ces faits pourraient être constitutifs de harcèlement moral.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'apporte pas d'éléments précis et concordants suffisants de nature à faire présumer l'existence d'agissements constitutifs de harcèlement moral à son encontre. Dès lors il n'est pas fondé à soutenir que la décision de rejet de sa demande de protection fonctionnelle méconnaîtrait les dispositions précitées de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983, ni qu'elle serait entachée d'erreur de fait.
16. En troisième et dernier lieu, M. A n'établit pas que la décision implicite de rejet de sa demande de protection fonctionnelle serait constitutive d'un détournement de procédure, alors qu'il s'agit d'une réponse à une demande qu'il a lui-même formée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de la décision implicite de rejet née du silence de la commune sur sa demande de protection fonctionnelle du 27 mars 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. La présente décision, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A doivent être également rejetées.
Sur les conclusions à fin de suppression d'écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires :
19. Aux termes de l'article L. 741-2 du code de justice administrative : " Sont également applicables les dispositions des alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-après reproduites : / " Art. 41, alinéas 3 à 5.-Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux. / Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts. / Pourront toutefois les faits diffamatoires étrangers à la cause donner ouverture, soit à l'action publique, soit à l'action civile des parties, lorsque ces actions leur auront été réservées par les tribunaux et, dans tous les cas, à l'action civile des tiers" ".
20. Les passages des écritures de la commune de Marseille relatifs aux sanctions disciplinaires de M. A au point 15 de ses écritures et à la note de M. C du 19 juin 2020 en page 16, qui n'excèdent pas le droit à la libre discussion des parties, ne sont ni injurieux, ni outrageants ni diffamatoires. Il n'y a dès lors pas lieu de faire usage des pouvoirs tirés de l'article L. 741-2 du code de justice administrative et d'en ordonner la suppression.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Marseille, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Marseille.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la commune de Marseille une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Marseille.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Fabre, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2024.
La rapporteure,
signé
C. Hétier-Noël
La présidente,
signé
M-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2106730
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026