mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2107132 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PASSET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 août 2021 et 12 octobre 2022,
M. B C, représenté par Me François Susini, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Ventabren du 9 février 2021 portant octroi du permis de construire n° PC 01311421F0003 ;
2°) d'annuler la décision implicite du maire de cette commune en date du 12 juin 2021 portant rejet de son recours gracieux ;
3°) de mettre à la charge de cette commune la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2021, la commune de Ventabren, représentée par Me Éric Passet, conclut à titre principal au rejet de la requête et à titre subsidiaire de surseoir à statuer dans l'attente de la régularisation de la situation en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et en tout état de cause de mettre à la charge des requérants la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2021, Mme D A et
M. E F, représentés par Me Frédéric Beranger, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge des requérants la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 26 septembre 2024, la Commune de Ventabren, demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur les demandes de M. C.
Par un mémoire, enregistré le 21 octobre 2024, M. C demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur ses demandes d'annulation et persiste à demander que soit mis à la charge des défendeurs la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la commune a édicté le 21 mars 2024 un arrêté portant retrait dudit permis de construire ;
- dès lors que cet arrêté de retrait de permis de construire est définitif, le litige a effectivement perdu son objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () "
2. M. C reconnait que le litige a perdu son objet, dès lors que par un arrêté du 21 mars 2024, le maire de la commune de Ventabren a retiré le permis de construire litigieux. Compte tenu qu'il est établi que la décision de retrait du permis de construire est devenue définitive, la requête de M. C a effectivement perdu son objet. Il n'y a donc pas lieu pour le tribunal d'y statuer.
3.Il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Ventabren une somme globale de 1 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. C.
Article 2 : La commune de Ventabren versera à M. C la somme de 1 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
de M. B C.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à la commune de Ventabren, à D A et M. E F.
Fait à Marseille, le 26 février 2025.
Le président de la 10ème chambre
Signé
J-L. PECCHIOLI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
N°210713
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026