lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2107312 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 10eme Chambre |
| Avocat requérant | LAURIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 juillet 2021, le 13 février 2023, M. A peut être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 mai 2021 par laquelle le maire de Gréoux-les-Bains s'est opposé à la déclaration préalable n° DP 004 094 21 00032 déposée le 26 mars 2021 ;
2°) de lui délivrer l'autorisation d'urbanisme sollicitée.
Il soutient que son dossier de demande préalable, élaboré avec l'aide du service d'urbanisme de la commune de Gréoux-les-Bains, était complet.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2023, la commune de Gréoux-les-Bains conclut au rejet de la requête à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne contient aucun moyen et aucune conclusion ;
- la requête est irrecevable dès lors que ses conclusions tendant à ce que le juge lui délivre l'autorisation sollicitée, à les supposer identifiables, sont irrecevables ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 24 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 12 juin 2023 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Juste,
- et les conclusions de Mme Noire, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé une déclaration préalable n° DP 004 094 20 00065 auprès des services de la commune de Gréoux-les-Bains le 1er décembre 2020, en vue de la construction d'un cabanon de jardin d'une superficie de 5 m2 sur la parcelle G 1920 située au 78 rue du chemin neuf à Gréoux-les-Bains, dont il est propriétaire. Par décision du 30 décembre 2020, le maire de la commune s'est opposé à cette demande. M. A a alors déposé une nouvelle déclaration préalable n° DP 004 094 21 00032 le 26 mars 2021 à laquelle le maire de Gréoux-Les-Bains a opposé un nouveau refus le 5 mai 2021. C'est cette dernière décision que conteste M. A.
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "
3. Il ressort des pièces du dossier qu'à l'appui de ses conclusions, M. A s'est borné à mentionner qu'il avait sollicité l'aide du service d'urbanisme de la commune pour élaborer son dossier de demande préalable et qu'à ce titre, il paraissait incompréhensible que sa demande soit rejetée au motif de l'incomplétude dudit dossier. Si sa requête mentionne ses nom, prénom et domicile, et peut être regardée comme contenant l'exposé des faits litigieux, les conclusions de M. A, qui ne citent aucune disposition légale ou règlementaire, ne s'appuient toutefois sur aucun fondement juridique. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative doit être accueillie.
4. Il n'appartient pas à la juridiction administrative de délivrer une autorisation d'urbanisme. Par suite, la fin de non-recevoir opposée sur ce fondement doit être accueillie et les conclusions de M. A tendant à ce que le tribunal lui délivre une autorisation d'urbanisme doivent être rejetées.
5. Enfin et en tout état de cause, d'une part, il ressort des mentions mêmes de l'arrêté attaqué, comme de l'avis de l'architecte des bâtiments de France en date du 29 avril 2021, que le projet de M. A a bien été instruit en tant que " construction d'un abri de jardin " et non comme une " petite maison de campagne " comme il le soutient. Par suite, le moyen, qui peut être regardé comme tiré de l'erreur de fait, est infondé et ne peut qu'être écarté. D'autre part, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Or, il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande préalable déposé le 26 mars 2021 par M. A ne comprenait ni la notice DP11 prévue par les dispositions de l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme, ni un plan de masse coté dans ses trois dimensions, que seule la pièce DP6 était cotée et, par suite, identifiable, et qu'en tout état de cause cette pièce n'était qu'une photographie de sa propriété sur laquelle M. A s'est contenté de dessiner au stylo un cabanon non représentatif du projet, de son aspect, de son volume et non figuratif des matériaux utilisés. Ainsi, en l'état du dossier présenté par M. A, l'appréciation portée par l'autorité administrative sur l'insertion du projet de construction dans son environnement aurait pu être faussée et le maire était fondé à s'opposer à la déclaration préalable n° DP 004 094 21 00032 déposée le 26 mars 2021.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est irrecevable et en tout état de cause infondée et ne peut qu'être rejetée.
7. Toutefois, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme demandée par la commune de Gréoux-les-Bains sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Gréoux-les-Bains en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et à la commune de Gréoux-les-Bains.
Délibéré après l'audience du 4 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pecchioli, président,
M. Juste, premier conseiller,
Mme Houvet, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
C. JUSTE
Le président,
Signé
J.-L. PECCHIOLI
La greffière,
Signé
S. BOUCHUT
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-de-Haute-Provence en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026