mercredi 12 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2107476 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | TEYSSIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 août 2021 et un mémoire complémentaire enregistré le 7 juin 2023 qui n'a pas été communiqué, M. A B, représenté par Me Teyssier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 juillet 2021 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle Etoile-Aubagne-Huveaune a autorisé la société Fiducial Private Security à procéder à son licenciement pour motif disciplinaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence matérielle dès lors que, la réintégration qu'il a demandée n'ayant pas été effective en méconnaissance de l'article L. 2422-1 du code du travail, l'inspectrice du travail ne pouvait le licencier ;
- la procédure contradictoire n'a pas été respectée ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur de droit et de fait dès lors qu'il n'était pas réintégré, et par suite d'appréciation s'agissant de la faute reprochée ;
- la consultation du comité social et économique est irrégulière ;
- les faits sont prescrits ;
- la décision est entachée d'une discrimination syndicale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2021, la société par actions simplifiée Fiducial Private Security, représentée par Me Pelissier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2022, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Felmy, rapporteure,
- les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public,
- et les observations de Me Pelissier, avocat de la SAS Fiducial Private Security.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Fiducial Private Security a sollicité, le 30 novembre 2017, l'autorisation de licencier pour motif disciplinaire M. B, salarié sous contrat à durée indéterminée depuis le 3 avril 2006 ayant signé un avenant le depuis le 1er février 2016, qui exerçait les fonctions de responsable d'exploitation de l'agence de Marseille et avait la qualité de salarié protégé au titre de ses mandats de délégué syndical CFE CGC entre le 26 mai 2014 et le 30 janvier 2017 et de représentant syndical au comité d'établissement de la région Est entre le 1er février 2017 et le 18 avril 2018. L'inspecteur du travail du Bas-Rhin a refusé de faire droit à cette demande par une décision du 1er février 2018, à l'encontre de laquelle la SAS Fiducial Private Security a formé un recours hiérarchique Par une décision du 8 octobre 2018, la ministre du travail a retiré sa décision implicite de rejet de ce recours, annulé la décision de l'inspecteur du travail et autorisé le licenciement de M. B pour motif disciplinaire en relevant que l'intéressé avait, d'une part, entre les mois de décembre 2016 et de septembre 2017, utilisé à six reprises la carte de carburant mise à sa disposition par son employeur à des fins personnelles alors qu'il était en congés payés et, d'autre part, entre le 11 septembre 2017 et le 1er octobre 2017, utilisé cinquante-deux fois la carte de télépéage également mise à disposition par son employeur à des fins personnelles, et que ces faits étaient constitutifs de fautes qui, eu égard à leur caractère répétitif, étaient d'une gravité suffisante pour justifier une telle mesure. Par un jugement du 10 juin 2020, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision du 8 octobre 2018 de la ministre du travail, en considérant que les faits qui étaient reprochés à M. B ne revêtaient pas un caractère de gravité suffisant pour justifier son licenciement. Depuis le 3 août 2020, M. B a la qualité de représentant syndical de la CGT au sein du comité social économique unique. Par lettre du 16 juin 2020, M. B a demandé à être réintégré au sein de la société Fiducial Private Security, sans succès. Par ordonnance de référé du 5 novembre 2020, le conseil de prud'hommes de Marseille a ordonné à l'employeur de payer le salaire de M. B entre le 16 juin et le 16 juillet 2020 et a rejeté sa demande de réintégration. Saisie par l'intéressé, la cour d'Appel d'Aix-en-Provence statuant en référé, par un arrêt du 19 mars 2021, a ordonné à la société Fiducial Private Security de réintégrer M. B. Par courrier du 11 mai 2021, la SAS Fiducial Private Security a initié une nouvelle procédure de licenciement pour motif disciplinaire à l'encontre de M. B et l'a convoqué à un entretien préalable de licenciement avec mise à pied à titre conservatoire. Par une décision du 12 juillet 2021, l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle Etoile-Aubagne-Huveaune a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Cette autorisation est requise si le salarié bénéficie de la protection attachée à son mandat à la date de l'envoi par l'employeur de sa convocation à l'entretien préalable au licenciement.
3. En premier lieu, le caractère contradictoire de l'enquête menée conformément aux dispositions des articles L. 2421-4 et R. 2421-11 du code du travail impose à l'inspecteur du travail, saisi d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé fondée sur un motif disciplinaire, de mettre à même l'employeur et le salarié de prendre connaissance de l'ensemble des éléments déterminants qu'il a pu recueillir, y compris les témoignages, et qui sont de nature à établir ou non la matérialité des faits allégués à l'appui de la demande d'autorisation. C'est seulement lorsque l'accès à certains de ces éléments serait de nature à porter gravement préjudice à leurs auteurs que l'inspecteur du travail doit se limiter à informer le salarié protégé, de façon suffisamment circonstanciée, de leur teneur.
4. Il ressort des pièces du dossier que l'attestation de la directrice des ressources humaines de la SAS Fiducial Security ayant recueilli le témoignage d'un salarié de l'entreprise ONET selon lequel le requérant occupait un emploi dans cette entreprise concurrente, produite à l'appui de la demande de licenciement, a été transmise à M. B, anonymisée quant à l'identité du salarié de ladite entreprise ayant fourni ou confirmé cette information, par courriel de l'inspectrice du travail du 5 juillet 2021. Il ressort de ces mêmes pièces que le requérant a présenté ses observations le lendemain sur ce point. Par suite, dès lors qu'ainsi que la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur le fait valoir en défense, l'anonymisation de l'identité de l'auteur témoin, justifiée au regard du préjudice susceptible d'être porté à celui-ci, n'a pas privé M. B d'émettre ses observations, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que la procédure contradictoire préalable au licenciement n'a pas été respectée.
5. En deuxième lieu, si le requérant soutient que la décision d'autorisation de licenciement n'est pas suffisamment motivée en l'absence de mentions relatives à sa mise à pied à titre conservatoire, à l'intégralité des mandats qu'il occupait et notamment ses anciens mandats, au respect des règles de la procédure interne par l'employeur, et à l'absence de lien avec son mandat, il résulte des termes de cette décision que celle-ci rappelle les évènements survenus depuis le premier licenciement annulé de l'intéressé ainsi que la nouvelle procédure de licenciement suivie au sein de l'entreprise, mentionne dans ses visas les dispositions du code du travail applicables, la convocation du requérant à l'entretien préalable du 11 mai 2021 et l'avis défavorable émis par le comité social et économique le 26 mai 2021, ainsi que le dernier mandat en cours du requérant depuis le 3 août 2020. Elle analyse de manière détaillée les griefs formulés à l'encontre de M. B et relève l'absence de lien avec le mandat. L'inspectrice n'était pas tenue de mentionner l'existence d'anciens mandats du requérant, sans rapport avec la procédure diligentée en l'espèce, ni les raisons pour lesquelles elle estimait ne pas devoir retenir l'absence de lien avec son mandat. La décision attaquée comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée, alors même qu'elle ne fait pas mention de la mise à pied de l'intéressé.
6. En troisième lieu, si le requérant soutient que la consultation du comité social et économique n'aurait pas eu lieu dans le délai de dix jours à compter de la date de sa mise à pied à titre conservatoire, imparti par les dispositions de l'article R. 2421-14 du code du travail, les dispositions de cet article s'appliquent aux " membres de la délégation du personnel au comité social et économique et représentant de proximité ", dont le requérant ne relève pas. En tout état de cause, et alors que le comité social et économique s'est prononcé le 26 mai 2021 après la mise à pied du requérant intervenue le 11 mai précédent, soit dans un délai qui n'est pas excessif, le respect de ces dispositions n'est pas prescrit à peine de nullité. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 2422-1 du code du travail : " Lorsque le ministre compétent annule, sur recours hiérarchique, la décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un salarié investi de l'un des mandats énumérés ci-après, ou lorsque le juge administratif annule la décision d'autorisation de l'inspecteur du travail ou du ministre compétent, le salarié concerné a le droit, s'il le demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision, d'être réintégré dans son emploi ou dans un emploi équivalent. () ".
8. Il résulte de ces dispositions que, lorsque la décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un délégué du personnel est annulée par le ministre compétent ou par le juge administratif, le salarié concerné, à sa demande, doit être réintégré dans son emploi ou dans un emploi équivalent. Lorsque l'emploi n'existe plus ou n'est plus vacant, cette réintégration n'est effective qu'à compter du jour où l'employeur exécute son obligation de réintégration en proposant au salarié un emploi équivalent comportant le même niveau de rémunération, la même qualification et les mêmes perspectives de carrière que l'emploi initial et permettant l'exercice du mandat représentatif. Une telle réintégration est rendue matériellement impossible notamment lorsque le salarié a été reconnu coupable d'actes de concurrence déloyale postérieurement à son licenciement. Si ces dispositions impliquent que l'employeur qui n'a pas satisfait à l'obligation de réintégration effective et ne justifie pas d'une impossibilité d'y parvenir ne peut licencier le salarié en raison du refus par ce dernier d'une modification de son contrat de travail et que le licenciement prononcé en raison de ce refus est nul, elles n'ont ni pour objet ni pour effet, en revanche, d'empêcher l'employeur de demander à l'inspecteur du travail l'autorisation de licencier un salarié qui n'a pas été effectivement réintégré lorsque celui-ci n'a pas respecté l'obligation de loyauté qui découle de son contrat ou l'obligation d'exécuter celui-ci de bonne foi ainsi que le prévoient les dispositions de l'article L. 1222-1 du code du travail.
9. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de l'annulation prononcée le 10 juin 2020 par le tribunal administratif de Strasbourg, de l'autorisation qui avait été accordée le 8 octobre 2018 à la SAS Fiducial Private Security pour le licencier, M. B a demandé sa réintégration auprès de cette société par courrier recommandé avec accusé de réception du 16 juin 2020. En l'absence de poste disponible à Marseille, cette société lui a proposé le 9 juillet 2020 un poste de responsable d'exploitation à Lille dans des conditions identiques à son précédent poste, ainsi que trois autres postes, de chef de site à Ollioules et Paris et de planificateur à l'agence de Lyon, puis le 21 décembre 2020, un poste de responsable d'exploitation dans les Yvelines. Si la cour d'appel d'Aix-en-Provence statuant en référé a ordonné, le 19 mars 2021, la réintégration de M. B dans son emploi de responsable d'exploitation de l'agence de Marseille, sans que cette décision n'ait été effectivement exécutée par l'employeur, celui-ci avait néanmoins conservé la qualité de salarié de l'entreprise nonobstant la suspension de son contrat de travail durant la période de mise en œuvre de la procédure de réintégration à sa demande. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier et il n'est pas contesté que M. B a conclu et exécuté un autre contrat de travail en qualité de responsable du département paies et contrats au sein de la société ONET Sécurité, directement concurrente de la SAS Fiducial Private Security puisqu'intervenant dans un même secteur d'activité et un même périmètre géographique, à compter du 18 novembre 2019 jusqu'au 31 mai 2021, soit une période largement postérieure à sa demande de réintégration formée le 16 juin 2020, et à l'insu de la SAS Fiducial Private Security. Ainsi, et quand bien même les propositions de réintégration faites par la SAS Fiducial Private Security à l'intéressé, l'octroi d'une provision sur salaires à titre de dommages et intérêts par la cour d'appel d'Aix-en-Provence et la poursuite de l'exercice effectif de son mandat ne sauraient faire regarder M. B comme ayant été effectivement réintégré dans l'entreprise, la société Fiducial Private Security pouvait demander à l'administration l'autorisation de le licencier pour motif disciplinaire le 11 mai 2021 sans méconnaître les dispositions précitées de l'article L. 2422-1 du code du travail. Le requérant n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que l'inspecteur du travail aurait entaché sa décision d'une erreur de droit sur ce point ou méconnu les limites de sa compétence.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 1332-4 du code du travail : " Aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà d'un délai de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance, à moins que ce fait ait donné lieu dans le même délai à l'exercice de poursuites pénales. ". Un tel délai ne commence à courir qu'à compter du jour où l'employeur a eu connaissance de la réalité, de la nature et de l'ampleur des faits reprochés au salarié. M. B, qui ne conteste pas que la SAS Fiducial Private Security n'a été informée de la nature des faits fautifs que le 7 mai 2021, date du courriel transmis par le réseau Services ONET de Marseille, n'est pas fondé à soutenir que la procédure disciplinaire, engagée quatre jours après cette date, reposerait sur des faits prescrits. Par suite, le moyen doit être écarté.
11. En sixième lieu, M. B, qui avait demandé à être réintégré au sein de la société Fiducial Private Security le 16 juin 2020, n'a entrepris des démarches tendant à mettre fin à son contrat de travail avec la société ONET que le 5 mars 2021, soit plus de huit mois après sa demande de réintégration. Ainsi, et pour les motifs relevés au point 9, M. B a manqué à l'obligation de loyauté dont il relevait en vertu du contrat de travail qu'il avait conclu le 1er février 2016, qui n'était plus rompu à la suite de l'annulation de l'autorisation de licenciement, et qu'il était tenu de respecter après avoir demandé sa réintégration dans l'entreprise y compris durant la période de suspension de ce contrat. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation de l'inspectrice du travail quant au motif disciplinaire retenu pour autoriser le licenciement doit être écarté.
12. En dernier lieu, ainsi que le fait valoir la DREETS, la demande d'autorisation du 11 mai 2021 à l'origine de la décision en litige est fondée sur un fait nouveau non invoqué dans la demande d'autorisation précédente ayant conduit à une décision de refus d'autorisation de licenciement du 14 avril 2021 au motif du lien avec le mandat de M. B, en l'espèce l'existence d'un contrat de travail en cours conclu avec une société directement concurrente de la SAS Fiducial Private Security. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une illégalité due à la discrimination syndicale dont il ferait l'objet du seul fait que le lien d'une procédure de demande antérieure avec son mandat avait été précédemment retenu par l'administration.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision du 12 juillet 2021 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle Etoile-Aubagne-Huveaune a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire est entachée d'illégalité. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. B la somme que la société par actions simplifiée Fiducial Private Security demande en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société par actions simplifiée Fiducial Private Security tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à la société par actions simplifiée Fiducial Private Security.
Copie en sera adressée à la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Felmy, première conseillère,
Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2023.
La rapporteure,
signé
E. Felmy
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2107476
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026